Domanova

Blog du Journal de l'Alliance

12 décembre 2012

SERMON DE L’AVENT

Classé dans : THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE — domanova @ 9 h 23 min

 

AVERTISSEMENT

«Les notes de bas de page sont de la rédaction, en accord avec l’auteur. Le texte qui vous est proposé est d’un très riche enseignement ; il demeure abordable pour le plus grand nombre même s’il demande une attention soutenue. Vous pouvez et vous êtes encouragés à commenter  ce texte, il vous sera fait réponse selon la nécessité.»

«Le 12, 12 2011 à 12 heures, Benoît XVI condamne le clonage»

  

LE SERMON DE L’AVENT

[Le 3 décembre dernier, le Sénat vote pour la libération de toutes les formes et étapes de recherches embryonnaires pour le clonage humain, sans que les Français aient été préalablement consultés par des états généraux, comme le prévoit pourtant la loi de bioéthique du 7 juillet 2011. Une décision qui constitue une véritable régression éthique, scientifique et ontologique. C’est l’ouverture de la recherche sur le CLONAGE HUMAIN qui est désormais totalement légalisé à tous ses stades de développement en France : une abomination de la désolation.]

 

LE CRI

du

Père Nathan

Le troisième millénaire de l’ère des nations a commencé sa course voici douze années ; un temps nouveau arrive. Le temps existerait-il sans la trace de Dieu et de Sa grâce dans la profonde histoire de l’homme ? L’âme de cette histoire, c’est le retour du Messie, sa vie divine au milieu de nous.

« Le temps existerait-il sans l’âme ? » se demandait Aristote : la voix du philosophe entre en résonance avec celle du théologien de l’âme humaine. C’est cette âme que Dieu vient créer dans l’Un de la première cellule vivante de chaque enfant, neuf mois avant sa naissance à la lumière de l’espace et du temps communautaire… Or, « sache que Dieu a tout fait de rien et que la race des hommes est faite de la même manière[1]. » « Voici, vous êtes de rien, et votre œuvre est le néant… C’est une abomination que de se complaire en vous [2]».

Le « Me‘ayin » signifie rien en hébreu. (Le même mot est employé comme adverbe de temps : « où ? de quoi ? » ). « Nous sommes créés de rien » est en même temps une interrogation de temps et de lieu, qui dit : « de rien, mais alors d’où et à partir de quoi ?« . Telle est en effet la grande question de la Genèse-Création de l’âme humaine dans l’Un de son être incarné[3]… Ce « Me Ayin » lui-même ne nous laisse pas ignorer que « nous sommes de race divine« , comme l’affirme l’apôtre Paul à Athènes, au milieu de l’Aréopage[4] :

-          Nous sommes « Meym » la vie, l’existence, le réel solide.

-          « Aleph » du silence transcendant.

-                « Yod » de Dieu dans la fragilité de sa Droite, de Son Côté, et « Noun » en qui Il se prolonge, en qui Il se rend présent dans la durée, en qui Il se rend perpétuellement présent.

C’est dans cet Un de l’âme, dans l’image divine, noyau de toute innocence divine originelle, que nous venons de Lui-devenu-Rien-face-à-nous pour que nous soyons en la grâce du Saint NOM YHWH.

YHWH s’enracine dans le présent du verbe être hébreu : JE SUIS.

« JE SUIS », cet Acte Pur ; l’Instant éternel s’est fait Rien devant nous en nous assumant : Il est là en nous. Insaisissable, effacé ; Il nous fonde. En sa Grâce messianique, Il se laisse à nouveau saisir en Son Incarnation. En Jésus, Il se ressaisit Lui-même et nous recrée… et Il se laisse à nouveau saisir dans l’effacement crucifié de Sa Toute-puissance créatrice : « Avant qu’Abraham fut, JE SUIS[5]«  et « Ils se saisirent alors de Jésus[6]« . Tout être humain entré en résonance avec le « Je SUIS » de son être, avec « l’Un de sa source »[7] peut vivre ce que nous ne pouvons appeler qu’un « temps intérieur » dont le temps extérieur est l’incarnation, la face solide. La grâce de l’Incarnation et de la recréation messianique permet depuis 2000 ans à notre passé-présent-futur de rejoindre ce temps intérieur en nous, dans l’instant lui-même désormais réouvert à l’éternité.

L’éternité est un troisième temps, divin celui-là ; transcendant et source du créé, inconnaissable ; il se fait cependant immanent à lui dans la lumière surnaturelle et contemplative de chaque instant de grâce. Il vient surgir, nous le pressentons dès ce troisième millénaire, de la vie prolongée de Jésus dans les siens… Tel le monde nouveau… Ce temps intérieur, bien des langues archaïques en rendent compte ; chez les Hébreux comme chez les Grecs, il est appelé « accompli et inaccompli » ; ces deux pôles étant ceux du Paradis originel, dont l’Arbre de Vie rendu inaccessible au premier Adam déchu peut redonner sa sève que le Nouvel Adam transpercé par la lance a retrouvé et renouvelé. Jésus y fait couler la puissance de « l’Instant » et permet d’accomplir la promesse de l’Un retrouvé.

Pour le septième jour, pour l’Homme relevé après le grand Sabbat, l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal qu’il était n’est plus celui « du bien et du mal », mais celui « de ce qui est devenu porteur de la Lumière de Gloire ». Les Ténèbres de notre déchéance sont invitées au retournement radical vers ce devenir de lumière éternelle devant la Face de Dieu, en chaque Instant, dès maintenant… L’Homme du septième jour est « être de vie, âme vivante » ; il entre en Alliance avec sa source temporelle et avec sa Source éternelle, et construit en elle son « Je suis », sa « personne » véritable.

C’est le battement du cœur de l’âme où bat le temps divin qui est juste.

« Joseph, le juste jusque dans son être : « to dikaïos on [8]», a pu devenir prémices paternelle du Messie en Dieu et de Dieu en son Messie… Mais l’homme dés-inséré de son âme, sourd au cœur divin, totalement projeté à l’extérieur de lui-même, en exil de lui-même – et donc de Dieu – a pu sombrer dans les ténèbres de l’être, dans une déchéance du temps puisque l’instant ne s’y trouve plus : l’instant vide de Dieu est la proie du grand dragon et de la bête dévoreuse de l’être de vie, semeur d’homicide, l’antique serpent des premiers jours.

Déjà Kronos, le dieu du temps chez les grecs, dévorait ses enfants.

Dans la fuite existentielle de l’instant l’homme du monde ancien, qui sent sa disparition arriver, court de plus en plus vite, affolé, cherchant partout sauf au-dedans de la Grâce qui lui est faite l’absolu de son « être de vie » ! Il se donne une impression de puissance en ramassant, avide, le monde des quantités et des espaces qui lui sont extérieurs. Cette course intrépide dans l’efficacité dévorante et destructrice de la Vie est un aspect du tragique de l’agonie de ce monde du temps mort. Après la chute, la perspective de la mort ne lui laisse pas de repos, il rentre dans le monde des épines et des chardons…, épines appelées « Dardar » en hébreu (Gen. 3,18) ! . . . Elles sont témoins de l’aridité d’une terre stérile et desséchée, livrée aux pouvoirs de l’homicide. En arrivant au monde, nous naissons en cette nature de déchéance ; dans l’humanité adamique, collectivitée, affolée. Nous sommes celui que chaque instant voit plus profondément engoncé dans les épines du temps, dans une sorte de vertige qui le conduit, s’il s’obstine, vers l’Abomination-régression perpétuelle de la Babel de la Genèse, en laquelle l’homme n’a pas même fait alliance avec le premier JE SUIS de son être[9].

Dans les premiers jours de sa genèse, chaque être humain encore dépendant du troupeau des poissons, des oiseaux et des animaux des champs jusqu’au quatrième jour de la création est encore confondu avec les puissances animales qui constituent le potentiel des forces non accomplies de son « Adamah » ; il est alors soumis à la loi du psychisme, de son monde d’émotions non gérées qui maintient ses puissances derrière les grilles de la séparation de la grâce divine. Mais laissées à l’épuisement de leurs énergies douées d’autonomie, ces puissances peu à peu le désespèrent à moins qu’une rencontre prodigieuse ne lui redonne de pouvoir opérer en lui ses retrouvailles avec le monde nouveau de l’Un recréé, retournement radical de l’homme qui se ressaisit pour accomplir l’impératif de l’amour éternel incarné[10]. Ce dernier passe par l’Adam innocent transpercé et relevé de la terre, la Porte essentielle qui l’introduit dans une Vision du septième jour où il sort du conditionnement de chute et recouvre les normes de son Oui originel, toujours restées inscrites dans le Livre de Vie. C’est une nouvelle naissance proposée à chaque être humain dans la seconde partie de sa vie messianique : tout homme a devant lui le monde nouveau de son Corps spirituel.

Qu’il lui tarde de le mettre en place !!!…

N’est véritablement HOMME que « l’homme du septième jour[11]« .

Pour les rabbins, le sixième jour de l’histoire humaine touche sa fin à l’orée du troisième millénaire. Le quatrième jour, il y a 2000 ans, Jésus l’ouvrit aux dépassements pleins d’espérance de la vie animale… Au septième jour qui commence bientôt sous nos yeux, en ces temps nouveaux, instants chargés du Saint NOM, chargés d’éternité ; vont s’ouvrir les temps intérieurs du Jour du Seigneur. Noé, dixième descendant d’Adam  » marche avec Elohim…… » et en ce sens, il « est prémices du Messie à venir[12]« . Le peuple juif, depuis Abraham jusqu’au Christ, est gratifié de cette même grâce de préfiguration au titre de la collectivité. Puis le Christ, Jésus, envoie ses apôtres enseigner et plonger toutes les nations dans le germe divin du nom de la Divine Trinité, cette même préfiguration se communiquant alors aux nations, à chaque être humain au sein de tous les peuples de la terre. Il est alors important pour chacun d’ouvrir sa renaissance aux deux « Bereshit« , les deux commencements divins de notre Tradition : celui de la Genèse qui réintroduit à l’Un vivant de l’innocence originelle oubliée, celle que tout être porte secrètement en lui, en amont de la situation de déchéance, et celui du Prologue de saint Jean l’évangéliste qui ouvre, au-dedans du premier, une source nouvelle inscrite cette fois dans l’éternité, avant la Création du monde : « Dans le Bereshit est le Verbe« . « Dans le Bereshit[13] Dieu crée les cieux et la terre« , avait dit la Genèse.

Les cieux (« Shamaïm » ) sont à l’intérieur de l’Homme plein de grâce et de Vérité. Voyons-en encore ici l’exégèse rabbinique de chaque lettre qui le compose :

-          « Shem » : le Saint Nom, Acte Pur caché, vivant noyau de tout être participé

-          « Maïm » : caché dans l’océan des eaux de la vie

-          La terre :  » Eréts  » se décompose en rabbinique en    » Or  » : lumière

 » Rets  » : dont la tête (le roi messie) fait sortir des eaux par le travail des pécheurs qui jettent leurs filets dans un labeur venu d’En-Haut. « Dans le Bereshit est le Verbe« , dit Jean, et YHSHWH (Jésus) est le Saint NOM de l’Unité des deux commencements.

L’Histoire de l’humanité ne va vraiment commencer qu’à partir de ce monde nouveau, cette écoute, ce retournement qu’elle exige : « Et le Verbe est devenu chair et Il a habité parmi nous« . Toute vie obéit à ce grandiose schéma où le passage « du 6 au 7″ impose sa floraison nécessaire.

L’enfant NOUVEAU dans le ventre de sa mère se développe en obéissant à une première programmation inscrite en la mémoire secrète, mais encore agissante qui le fonde en son Père (comme l’annonce St Augustin sous l’heureux terme de  » Mémoria Dei »), et ceci jusqu’au sixième mois…

On est alors en droit de continuer à nous demander à quelle étape de cette gestation du Corps mystique Messianique correspond le début du troisième millénaire que nous vivons aujourd’hui, nous qui ne semblons pas sortis de notre désespérante « pré-Histoire » … A l’étape du 6ème mois de la gestation, l’enfant est anatomiquement construit. Les trois derniers mois de sa gestation ouvrent en lui les heures d’une croissance d’un autre type, de beaucoup plus subtile qui, tout en continuant de faire grandir l’enfant corporellement, le rendent aptes à recevoir la révélation mystique de la grâce qui lui est personnellement communiquée. Cette grâce personnelle le marquera même après sa naissance… Le premier « moi » conscient se construira une situation de « sixième jour », puis, dans sa personne, la conscience d’Amour vrai du « JE SUIS » de son être déroulera la sève de son inscription dans le Livre de Vie en la fécondité d’un septième jour.

L’heure des nations se termine dans l’ovule énucléé du clonage humain, dans la transgression suprême de l’Arbre de la vie humaine… L’irresponsabilité des décideurs, des chefs religieux et des peuples hébétés par le vide de sens, le vide de leur relation à L’Un, vient faire le plein d’une humanité énucléée.

« Le grand Adam des nations est sourd et aveugle »

Partout Caïn tue Abel ; il établit une culture et une cité meurtrière qu’il porte aux nues. Il compense son incapacité au divin par ses transgressions conquérantes. Spectacle d’une passion de fuite, d’une névrose furieuse compensatoire. Sans aucune gêne ni repentance, il stérilise le Germe divin qui le fonde, le Bereshit qui lui donne son élan même ; il ouvre le noyau du sanctuaire de la vie faute de pouvoir recevoir la révélation de sa propre liberté intérieure dans le « Shem » (présence vivante de son Principe vivant), de son « Shemem » (présence intensifiée de son oui vivant originel, de son « Me voici » rayonnant de la grâce). Il multiplie ses angoisses et ses abîmes sans fond[14].

Les valeurs qui s’effondrent et les anciennes structures qui agonisent s’accrochent en se cristallisant ou en s’étiolant en des lâchetés imprévisibles. Le monde nouveau n’a donc pas frappé à leur porte… Le « Jour du Seigneur » doit en effet présider à la disparition de cette surdité élevée à l’état de science collective. L’Avertissement est là sous le seuil du troisième millénaire. La révélation faite à Jean Baptiste au 6èmemois sonne joyeusement le glas de cette ère périmée et perdue. Dieu ne vient pas y détruire ceux qu’Il maintient dans l’existence, mais ce que leurs existences créées ont fait à partir d’elles-mêmes. Dieu ne peut pas laisser l’’Homme se perdre tout à fait ; son luxe de banquier et ses planches à billets sans devises cachent aujourd’hui sa totale défaite (dé-faite)[15].

L’heure d’un septième jour est-elle arrivée pour les nations ?

Aujourd’hui, la création toute entière vibre et tremble pour manifester à l’homme son mécontentement et son désir ; l’Esprit de Dieu exprime dans les cœurs ses apprêts. Le Corps des nations se mondialise, il trouve son unité physiologique sous un mode destructeur, mais en même temps il sait qu’un baptême va tout changer dans une unité toute différente, spirituelle. Le quatrième jour de la Genèse présidait à la création des premiers  » vivants  » ? L’Israël des premiers vivants a trouvé sa fleur à « Nazareth », en Marie, mère du Dieu vivant qui reçoit son Incarnation au sixième mois de l’année, après ce cinquième jour de la Grâce gratuite ? En toute hâte, ils apportèrent le « Jour du Seigneur » à Jean-Baptiste, qui en était au sixième mois de sa croissance… Comme au sixième mois de la vie embryonnaire, l’enfant prend contact avec le monde de son NOM secret qui le rend apte à éprouver la grâce nouvelle pour laquelle il a été créé : « Jusqu’à Jean vous avez eu la loi et les prophètes ; depuis Jean, le Royaume est annoncé, et chacun pour y entrer doit forcer [16]», dit Jésus à propos de Jean Baptiste et de ce qu’il préfigure pour chacun.

Pendant cette montée du sixième mois, une nouvelle visitation a sans doute commencé dans une très petite partie de l’Eglise chrétienne, nouvelle Marie – à qui le message a été donné en premier, a été entendu et vécu par anticipation et par appropriation. Mais les nations sont encore sourdes et muettes, comme Zacharie, le père de l’enfant (Jean le Baptiste) qui n’avait pas voulu croire ce qui lui était indiqué par l’Ange dans le Saint des Saints du Temple.

En choisissant le monde « idéo-logique » de l’agnosticisme ésotérique, leurs dirigeants ont cru trouver le chemin de la liberté. Mais aujourd’hui, l’absurde le dispute à l’ignorance en ces mêmes dirigeants et en leurs admirateurs… Toutes les nations se sont avachies et vautrées :

-          « Lève-toi ! » dit Jésus à la petite fille déjà morte.

-          « Marche ! » dit-Il au paralytique

-          « Sors d’ici ! » dit-Il encore à Lazare qui sentait déjà.

L’Avertissement nous le redira, dans une nouvelle visitation, un sursaut de nouvelle conception originelle… Voilà le sixième mois qui s’est achevé, voilà le troisième millénaire qui va faire entendre son sursaut incontournable. Se retournant vers l’unité profonde de son corps, de son âme, et de son esprit, l’homme sait-il que vont le visiter ses propres cieux intérieurs, l’innocence divine originelle pourra à nouveau triompher dans le NOM de JESUS ; il confessera son péché. Que l’Homme commence donc à demander pardon. Les violents vont s‘emparer du royaume de l’innocence éternelle…

De nombreux groupes de prières surgissent, les stages du « Nouvel Age » (malgré sa connotation péjorative) sont témoins de l’unique montée de sève d’un peuple assoiffé de Dieu, une sève qui s’égare hélas dans les énergies cosmiques du temps. Heureusement, les retrouvailles avec le corps spirituel, lequel est inséparable de l’esprit que Dieu y associa, sont un autre témoin. La sponsalité sait que sa joie va enfin apparaître. La royauté juvénile d’un unique troupeau et d’un unique Pasteur va faire bondir les troupeaux de Galaad.

-          Bien sûr il n’est pas encore l’heure de midi……..

-          Faut-il même parler d’aurore ?

-                La nuit encore profonde ne va-t-elle pas vers des ténèbres plus profondes encore ?

-                Les plaies d’Egypte nouvelles ne vont-elles pas se succéder ? Oui, mais dans des profondeurs insoupçonnées elles bâtiront notre nouveau cœur spirituel, le préparant à quitter la terre des esclaves « pour aller au désert entendre la Voix du Bien aimé« .

 

L’Homme d’aujourd’hui ne va-t-il pas retrouver son âme ? Moïse n’est-il pas déjà né ? Malgré tous les raidissements de pieuvre des synarchies secrètes, ceux qui refusent de mourir à ce qu’ils ont fait risquent d’en mourir … Dans une sorte de silence, l’Homme me semble avoir commencé à pressentir l’advenue soudaine vers sa véritable Histoire, celle dont l’oppression du temps soulève déjà le voile dans la respiration de l’Instant divin. L’énucléage et la glaciation préliminaire de son clonage « abominatoire[17] » sonnent son glas ; qui ne le perçoit ?

L’Heure du septième jour a sonné, « jour terrible » où Dieu détruit « l’égyptien » et revêt de Sa robe d’innocence les âmes qui ont été martyrisées et qui gémissent encore aujourd’hui sous l’Autel.

« Une robe blanche fut donnée à chacun d’eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères mis à mort comme eux. Je vis alors le moment où s’ouvrit le sixième sceau  » (Apo. 6, 11)

« Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. 2 Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. 3 Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville » (Apo. 22, 1)


[1] 2Mac. 7, 28

[2] Isaïe 41, 24

[3] L’âme est ce souffle qui vient donner l’animation à l’être, au est.

[4] Act. 147,28-29

[5] Jn 8,58

[6] Jn 8,12

[7] Aïn, la 16ème lettre de l’alphabet hébreu signifie : « source, centre d’où rayonne eau, vie, lumière, pureté, amour ».

[8] Mat. 1,19

[9] C’est la grande tentation de notre époque qui consiste à faire glisser le sujet dans l’infra-humain, c’est-à-dire en dessous de sa  dignité ;il s’agit de l’adoption de la régression absolue ou néant.

[10] Il s’agit ici de la description que produit l’accueil de la grâce du monde nouveau.

[11] C’est celui du repos, c’est l’union parfaite, c’est celui de la septième deùmeure.

[12] (St Hilaire de Poitiers, Traité des Mystères, XIII).

[13] Commencement

[14] Illustration optimale de cette descende dans l’infra-humain qui est le retour du joug de Lucifer sur une part importante de l’humanité.

[15] Ce qui se défait, se délite , se crée en dehors dela Création.

[16] Luc 16,16

[17] L’acte qui déverse l’abomination

2 réponses à “SERMON DE L’AVENT”

  1. Rastignac dit :

    Mes questions, mes remarques .

    1 « Le temps existerait-il sans l’âme »

    Ma question: D’abord qu’est-ce que le temps et pourquoi l’âme ferait-elle exister le temps ?

    2″Dans les premiers jours de sa genèse, chaque être humain encore dépendant du troupeau des poissons, des oiseaux et des animaux des champs jusqu’au quatrième jour de la création est encore confondu avec les puissances animales qui constituent le potentiel des forces non accomplies de son « Adamah »

    Ma remarque :Mais dès que Dieu a créé l’homme , celui-ci était pleinement homme ; dire le contraire c’est tomber dans le darwinisme .

    3. » La révélation faite à Jean Baptiste au 6ème mois sonne joyeusement le glas de cette ère périmée et perdu
    L’Heure du septième jour a sonné, « jour terrible » où Dieu détruit « l’égyptien » et revêt de Sa robe d’innocence les âmes qui ont été martyrisées et qui gémissent encore aujourd’hui sous l’Autel »

    Ma remarque, ma question :Il s’agit là d’une remarque théologico- biologique .En effet à six mois , l’enfant est viable , mais 5 mois aussi

    Ceci dit , votre remarque m’a frappé , car l’Ange Gabriel vient saluer Jésus dans le corps de la Sainte Vierge au sixième mois.Pourquoi à six mois et pas avant ce temps, à 5 mois ?

    Ma question : Quel rapport est-il établi entre le 6 ème mois de gestation et 7 ème jour .
    Le 7 ème jour, c’est quoi ?

    Respectueusement

    Rastignac

  2. domanova dit :

    1er: Le temps existe bien entendu avant le vivant, mais il a fallu l’animation pour que le vivant -l’homme – au demeurant prenne conscience du temps qui est conjoint à l’espace.
    2e: Le passage de la Genèse qui relate l’imposition des noms sur les espèces animales, marque le principe conscient de son identification par rapport à la Création; il marque son identification, sa place hiérarchique… Même s’il est immédiatement créé homme, entre le moment de sa création et la mise en mouvement de sa faculté de la parole, c’est-à-dire de la conscience de sa capacité d’intellection, il n’a pas conscience de sa particularité, de sa singularité dans la Création. Il ne l’a pas conceptualisé.
    3e: Vous auriez du lire plus attentivement ce passage; relisez-le.
    Prenez le temps de relire l’article.
    Le rédacteur.

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