Domanova

Blog du Journal de l'Alliance

30 décembre 2012

DE LA COPIE DE DIEU ET SON CHANGEMENT…

Classé dans : THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE — domanova @ 18 h 13 min

 

DE LA COPIE DE DIEU

ET

SON CHANGEMENT

 

Alain Poret

 

La naissance est « Memoria Dei[1] » (St Augustin). Il y a ainsi présence de l’âme spirituelle dans le corps embryonnaire[2] : « L’âme n’existe pas avant le corps et le corps n’est pas formé avant l’âme, mais ils viennent simultanément à la vie[3] » (St Grégoire de Nysse). Il y a donc une capacité autonome de mémorisation individuée dans le zygote. Autrement dit, l’identification du zygote humain à une personne est une vérité assurée.

Comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ?

Dieu informe l’embryon de l’homme dans le ventre de sa mère : l’homme est informé par Dieu dans le sein maternel. Dès que l’ovule est fécondé par le spermatozoïde[4], sa vocation est déjà consignée dans le « livre de la vie ». L’image de Dieu se lit, en effet, à travers cette communion que l’homme et la femme constituent dès le début[5] : « Homme et femme, il les créa, il les bénit et leur donna le nom d’homme, le jour où ils furent créés« (Gn,5,1). C’est pourquoi, il n’est pas permis de considérer un embryon comme un simple objet ; nous sommes en présence d’un petit d’homme.

Pourquoi encore l’ovule énucléée du clonage humain ?

Pourquoi enfin supprimer le rapport entre générations: paternité, maternité et filiation ?

Le « séquençage du génome », la « sélection eugéniste » et la « brevetabilité du vivant », sans parler des « géno-dollards » inaccessibles aux pauvres insolvables du sud, n’est-ce pas un « crime contre l’humanité » ?

Avec les techniques de procréation médicalement assistée (PMA), on affronte déjà les paradoxes suivants : une grand-mère porte les enfants de sa fille ; une sœur prête son utérus à sa jumelle ; une veuve espère de la semence du mari récemment décédé ; une mère porteuse refuse de rendre le locataire de sa mère ; un embryon menace de disputer l’héritage d’un enfant naturel.

Pourquoi des gamètes anonymes voyageraient-ils à travers le monde en inaugurant des modes de parenté inconnus ? Comment résoudre l’inévitable question de l’origine de ces gamètes, qui circulent comme des marchandises, sans psychisme ?

C’est dire que le clonage humain introduit la création de matière première humaine. Avec son « bouturage humain », ses « transgéniques animaux », ce n’est plus de la science, mais du scientisme physicaliste (transgéniques et clonage). Après les « crimes contre l’humanité » tristement célèbres (camps d’extermination et goulags), voici poindre le crime contre l’Homme divinement humain par le Verbe devenu chair.

En voulant à tout prix « corriger la copie de Dieu », que devient alors le « battement de cœur de l’âme », où bat le « temps divin » ? Et que fera-t-on de « Femme, voici ton Fils, Homme voici ta Mère ? » (Jn)

Quant au Père (avec ou sans majuscule) il n’existera même plus…[6]


[1] La memoria dei est l’une des trois puissances ou agents qui forment l’être, le EST, le corps spirituel de st Paul.

[2] L’âme n’est pas une présence, elle est la cause directe de l’animation, de la vie ; elle est créée par Dieu, mais ce n’est pas Lui qui anime directement, c’est l’âme. Elle n’est donc pas une présence, mais elle est présente. L’intervention de Dieu Créateur, à l’instant de la formation du génome, est qu’Il crée le corps spirituel, le Est, et l’âme qui a pour unique mission d’animer la matière. L’animation est immédiate à la formation du génome ; il faut entre 20 mn à 24 heures pour former le génome cela dépend de la qualité d’union entre les époux, car tout se passe par le moyen de la grâce de sponsalité.

[3] C’est  l’âme qui informe la forme à la matière, morphogénèse, sans elle il n’y aurait pas d’animation et donc pas de forme.

[4] Il y a formation du génome. C’est une personne.

[5] Il s’agit de la grâce de sponsalité qui est essentielle à la procréation de l’enfant, il convient ici de conserver les distinctions, l’acte sexuel est ordonné à l’unité du couple hétérosexuel, tandis que l’amour entre les géniteurs est ordonné à la génération, malgré que ce soit l’union des corps qui permet la fécondation. C’est pourquoi, la fécondation in vitro est une abomination, car elle se fait indépendamment de l’amour, en dehors de la grâce de sponsalité.

[6] C’est une part pressentie des enfers  par les prophètes cyniques et blasphémateurs glaciaux que furent Valéry et Sartre.

Laisser un commentaire

 

Happyhelen74 |
Niketnrequinpascher88 |
Viens Christ |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Linklogdendcom
| Trenchhomme
| Grandmaitremaraboutkathaou