Domanova

Blog du Journal de l'Alliance

16 avril 2013

DU LEGISLATEUR ET DU BIEN COMMUN GENERAL

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 23 h 08 min

 

DU LEGISLATEUR ET DU BIEN COMMUN GENERAL dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU dix-commandements

LES DIX COMMANDEMENTS

 drapeau anthropologie dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU

DU LÉGISLATEUR

et du

Bien Commun Général

par

Pierre-Charles Aubrit St Pol

armoiries_royales_france-206x300 Aubrit

Le peuple Franc, jusqu’à l’émergence de la praxis révolutionnaire, ne concevait pas la séparation du Roi avec celle du législateur. Le Roi détenait une légitimité naturelle et spirituelle, il la détenait du Ciel, de Dieu. Sa Majesté avait une fonction sacrée, maintenir le peuple dans le respect et sous l’autorité de la loi morale naturelle et du droit moral naturel. Il en était le garant pour toute l’humanité.

La Révolution, sur le support philosophique et idéologique conjoint de la Réforme protestante et du Siècle des Lumières, a rompu cet équilibre1. Le principe de légitimité et la fonction du législateur reposent, aujourd’hui, sur le volontarisme ce qui induit le rejet de l’autorité de la vérité quelle qu’en soit sa nature, car le but demeure de détruire, d’annuler les grâces messianiques. C’est une évidence quant à la politique économique et sociale.

Il est toujours difficile de discerner le but recherché par le pouvoir politique républicain depuis la Révolution et d’en faire prendre conscience au peuple à cause de deux raisons dominantes : l’usage d’une sémantique faite pour masquer l’intention finale et le fait que le pouvoir cherche par tous les moyens d’appeler le peuple dans ses appétences les plus basses, les plus avilissantes en endormant sa vigilance.

Le résultat de cette involution ou décadence se révèle dans la succession de lois qui sont toutes un renversement programmé de la loi morale naturelle, mais surtout de la législation chrétienne qui est l’accomplissement des Dix Commandements et donc la substance essentielle de la liberté.

Je laisse la parole au Pape Benoît XVI pour conclure cette introduction :

benoit-xvi Ayrault« Comme je l’ai dit, ces pays ont souffert particulièrement sous la dictature, mais dans la souffrance, ils ont également développé des concepts de liberté qui sont actuels et qui doivent à présent être ultérieurement élaborés et réalisés. Je pense, par exemple, à un texte de Václav Havel qui dit:  « La dictature est fondée sur le mensonge et si le mensonge était dépassé, si personne ne mentait plus, et si la vérité venait à la lumière, il y aurait également la liberté ». Il a ainsi développé ce lien ente vérité et liberté, où la liberté n’est pas libertinage, arbitraire, mais liée et conditionnée par les grandes valeurs de la vérité et de l’amour et de la solidarité et du bien en général. Ainsi, je pense que ces concepts, ces idées mûries à l’époque de la dictature ne doivent pas être perdues; nous devons à présent précisément y revenir! Et dans la liberté parfois un peu vide et sans valeurs, il faut reconnaître à nouveau que liberté et valeur, liberté et bien, liberté et vérité vont de pair, sinon, l’on détruit également la liberté. Cela me semble être le message qui provient de ces pays et qui doit être actualisé en ce moment. » (extrait du dialogue informel avec les journalistes dans l’avion allant vers Prague)

A la lecture de cet extrait, une évidence s’impose ; la vérité est ce qui manque le plus à l’exercice du pouvoir politique depuis la Révolution, ce qui est conforme à l’influence tragique du Siècle des Lumières matrice avec le jansénisme de la progression des idéologies. Il s’ajoute à l’usage inflationniste du mensonge direct ou indirect, ce qui accable le plus notre société, le rejet systématique de l’autorité de la vérité quelle qu’en soit sa nature, objective, morale, intellectuelle et bien sur spirituelle ; c’est ce que confirme le concept de laïcité qui, dans notre pays, demeure un sujet obsessionnel et un outil idéologique à cause du rejet maladif de l’autorité de la vérité. Nous sommes gouvernés par une élite qui s’est constitué une idée de la vérité au point que l’idée qu’elle s’est faite de l’homme et de sa société est une inversion complète de ce qu’est l’homme dans toute sa vérité, car son outil de prédilection est une non-substance : le mensonge !

La pratique du mensonge est une cause implacable de puissance destructrice, elle détruit son auteur et ses collaborateurs, mais aussi ceux qui en sont victimes, elle désespère le peuple.

De la Loi du Mariage pour Tous !

L’attitude du législateur et sa volonté politique confirment que cette loi ne procède pas de l’intérêt général et s’oppose, ce faisant, au bien commun ; c’est donc un devoir que d’user de tous moyens légitimes pour exprimer son opposition à un tel projet.

Le refus du dialogue, la précipitation du législateur à accélérer le vote final, le mépris non-dissimulé envers les autorités religieuses et morales, la violence orchestrée au plus haut niveau contre les manifestants, les ingérences des sociétés maçonniques et autres éclairent nettement que cette loi est résolument dressée contre la culture chrétienne et contre l’ordre naturel de la société de l’homme. Elle poursuit un but qui prévaut sur tous les biens moraux, de justice et de liberté qu’un peuple se doit de défendre.

L’homme est méprisé, bafoué dans sa dignité et dans ses droits les plus élémentaires dont celui de vivre dans une société dans laquelle il retrouve et affirme son identité, dans laquelle il se sait reconnu dans tout ce qu’il est et dans l’intégrité de sa nature.

La société est mise en danger par ce projet de loi, car c’est un renversement anthropologique qui désorganisera le peuple et l’affaiblira, mais dont les dégâts faits à l’État en tant qu’il figure l’intégrité du peuple seront considérables. Le pouvoir politique sera inexorablement contesté dans sa légitimité, aucun régime dans la filiation révolutionnaire n’aura crédit auprès du peuple. La classe politique va connaître des jours de grandes ténèbres et des troubles violents… Elle devrait s’entraîner à courir vite.

Il est évident que cette majorité s’inscrit dans une page abominable de notre histoire au point qu’elle se frappe d’indignité et d’illégitimité. Une telle majorité sera sans doute renvoyée dans ses quartiers insalubres aux prochaines élections, évidence qui ne semble pas la préoccuper. On est donc amené à s’interroger sur les causes réelles d’un tel comportement. C’est une  majorité qui obéit à des ordres qui convergent vers la destruction de notre patrie ; ce gouvernement n’est qu’un exécuteur d’œuvres serviles, tombant en deçà de la condition d’esclave selon les hiérarchies antiques de la société.

Nous sommes au terme de la République, nous entrons dans une phase pré-révolutionnaire. Il est évident, qu’à moins d’un miracle, nous serons confrontés rapidement à une insurrection générale aux motifs multiples, avec cette singularité, cette fois, que les responsables ne s’en sortiront pas par une pirouette.

Ce gouvernement est un bateau « ivre », sans capitaine et dont la seule force réside dans la répression ; voilà le fruit abominable d’une constitution qui ne fut pas faite pour le peuple, mais pour une certaine idée de la France dont, à l’évidence, nous n’avons jamais réussi à distinguer les contours. Elle se terminera comme a commencé la République dans l’oppression et son rejet instinctif par mesure de sauvegarde…

Oui, la république se meurt, elle qui aura été le principal facteur de décadence de notre peuple. Il ne s’agit pas de la chute à la manière de l’Empire romain, non, c’est la fin d’une ère, ce sera la conclusion logique et implacable de la Révolution qui ronge l’âme et le cœur.

L’effondrement des économies va s’accélérer par la dévalorisation du dollar ce que semble indiquer le rapatriement des réserves d’or, entreposées aux USA, des États de l’Union européenne et l’achat massif de cette valeur refuge par la Chine qui est le pays possédant la plus grande réserve de dollars. La récession mondiale qui se dresse pourrait entraîner la chute de beaucoup de régimes politique y compris la République française et le renversement de démocraties apparemment stables.

1Le but de la Révolution et antérieurement à elle, le schisme de la Réforme, était le renversement de la royauté pour porter atteinte, voir renverser, détruire les grâces messianiques, mettre en échec la mission salvatrice du christianisme. Considérons que le Roi de France était le défenseur de ces grâces « Lieutenant de Dieu sur la Terre des Hommes ». Il était le meilleur garant des libertés individuelles et collectives.

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