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3 juin 2013

« Et après la manifestation, qu’est-ce qu’on fait ? » Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 21 h 04 min

 

LA CHRONIQUE DE PIERRE N°69

Mercredi 29 mai, à Montpellier, deux homosexuels, c’est-à-dire une paire, ne se sont pas mariés devant le maire, ils se sont taubiratisés ! La loi de madame Taubira ne marie pas, elle taubiratise !

Elle qui ne cache pas sa haine de la France, sa loi, conséquemment porte atteinte à l’honneur du peuple de France.[...]

Il est évident que le mouvement qui s’est opposé à la loi Taubira ne peut en rester là, pour autant nous commettrions une erreur en fondant un parti politique, nous y perdrions notre âme.

22 mai 2013

NOTRE DAME DE PARIS – DOMINIQUE VENNER

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 21 h 04 min

 

 

NOTRE DAME DE PARIS  -  DOMINIQUE VENNER

CHRONIQUE DE PIERRE N° 68

« Le suicide de Dominique Venner est certes un acte désespéré, un geste d’orgueil, mais il y a en lui une substance sacrificielle qui rejoint le suicide de l’écrivain japonnais Yukio Mishima et lui enlève sa dimension politique ; car tous les deux ont voulu alerter leurs contemporains de la décadence de l’esprit… Ils se sont trompés, ils n’ont pas su voir que l’expérience de leur impuissance face au désastre de civilisation pouvait devenir le levier de toute les espérances contenues dans le Magnificat que chante Marie lors de sa visite à Elisabeth. L’orgueil de ces deux esprits a permis à Lucifer de les enfermer momentanément dans sa nuit de blasphème… Pour la suite laissons à Dieu, dans sa puissance miséricordieuse, leur révéler le Salut… »

12 mai 2013

LE MARIAGE POUR TOUS ET LA FILIATION d’Alain Poret

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 17 h 42 min

 

Alain Poret

LE MARIAGE POUR TOUS

ET

LA FILIATION

 

LE MARIAGE POUR TOUS ET LA FILIATION d'Alain Poret dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU manife-pour-tous

Si le mariage pour tous est aussi le droit à l’enfant pour des parents de même sexe, que devient le droit de l’enfant ? Pourquoi dès lors ne pas déjà écouter ceux qui sont nés grâce à une insémination artificielle avec donneur anonyme ? N’a-t-on pas déjà dit à leur sujet qu’ils étaient « une génération d’abandonnés, orphelins de leurs origines« ?

Savoir qu’on détient à votre insu le secret de vos origines génétiques, que cette identité existe, mais qu’elle vous est interdite, fait immanquablement souffrir.

On peut donc plaider pour la reconnaissance du droit à la connaissance de ses origines pour les enfants conçus par don de gamètes avec l’accord du donneur. Pourquoi aussi ne pas avoir accès au dossier médical du donneur ? On ne peut évincer la question lancinante du secret des origines qui s’invite dans le débat du mariage pour tous. Car, les enfants élevés par une paire mâle ou femelle se poseront la question de leurs parents biologiques.

C’est le bouleversement de la parenté qui interpelle dans le mariage pour tous. Un enfant qui a une paire est privé de sa mère ou de son père. C’est faire de l’enfant un orphelin ! Comment nier cette réalité de la différence sexuée – altérité – qui est le fondement même de la vie ? Et la famille constitue le lien de filiation. Pourquoi cette loi « contre-nature » ?

Qu’est ce que la Gestation Pour Autrui (GPA), si ce n’est des « ventres que l’on loue et des enfants qu’on achète » ? La GPA signifie pour une femme que c’est porter un enfant au profit du couple ; à qui le nouveau-né sera-t-il remis à la naissance ; d’ailleurs est-ce systématiquement le cas ? La GPA soulève le problème de la régularisation des enfants nés de mères porteuses à l’étranger, puisqu’elle est interdite en France.

Pour les paires mâles, ils peuvent trouver une mère porteuse professionnelle, c’est-à-dire rémunérée, dans des pays où cette pratique est légale ou simplement tolérée pour cause de misère. Il existe d’ailleurs l’incroyable marché américain et ukrainien de mères porteuses1 ainsi que dans certains États du Moyen-Orient. C’est le nouvel esclavage, la traite des enfants. Concernant l’homosexualité, on peut rappeler que la théorie du genre est la dénégation de la sexualisation.

La théorie du « gender » estime l’identité sexuelle déconnectée du corps. Cette théorie dit que l’être humain est originellement indifférencié sexuellement. Mais pourquoi imposer la bi-sexualité comme norme du genre humain et l’institutionnaliser ? Pour cette pédagogie nouvelle, où plus rien n’est nature : tout est culture. Signalons que nos ministres actuels ont été obligés de suivre un séminaire sur la théorie du genre ! Pourtant la distinction entre l’homme et la femme n’est pas une « construction sociale ». N’en déplaise à Simone de Bauvoir (« On ne naît pas femme: on le devient…« ).

La loi qui autorise le mariage et l’adoption pour les homosexuels a pour dernier amendement la Procréation Médicalement Assistée (PMA). Cette loi, en France, entraînera automatiquement l’adoption de la PMA conformément aux juridictions européennes. Cela inclut de facto l’adoption, la PMA et ouvre la voie aux mères porteuses. La PMA recouvre plusieurs techniques médicales permettant de faire un enfant: l’insémination artificielle de sperme, la fécondation in vitro, le don de gamètes2. La PMA est l’extension de la possibilité d’insémination artificielle aux couples de lesbiennes. En France, les lesbiennes n’ont pas accès aux banques de sperme. Mais un trafic s’est développé sur Internet en toute illégalité, et dans des conditions sanitaires risquées.

Voilà, c’était l’occasion de faire le point sur une loi qui interroge gravement sur la famille qui constitue le lien naturel de filiation. Cette loi va bouleverser durablement l’anthropologie existante, nous allons vers une société monstrueuse.

Rappelons encore qu’à partir du sixième mois de grossesse de la mère, l’enfant mémorise les chansons qu’elle chante et reconnaît son odeur.

Enfin congeler des ovocytes à la demande est-ce vraiment une « avancée » ? Et, puis le « Même » est-il vraiment l’ »Autre » ?

Évidement il ne s’agit pas d’être homophobe, politicien, intégriste, la preuve étant que la PMA, même initialement admise par l’opinion, fait l’objet maintenant d’une forte hostilité, l’opinion s’inverse massivement, ce que les enquêtes montrent.

L’enfant a le droit de connaître son histoire et les conditions réelles de sa naissance; ce n’est pas un produit fabriqué à l’aide de matériaux biologiques anonymes. La dignité de l’enfant est une exigence inconditionnelle, la bafouer, c’est bafouer toute l’humanité, c’est saborder les fondements les plus sacrés de la démocratie.

1 C’est ce qui se passe déjà pour des Français ayant la double nationalité ; ils louent un ventre à l’étranger et ramène l’enfant en France ; c’est d’ailleurs eux qui sont les plus demandeurs du « mariage pour tous », ils représentent 60% des moins de 10% qui réclament cette loi maudite dans les milieux homosexuels.

2C’est aussi la possibilité d’implanter un utérus artificiel chez un homme qui peut ainsi porter l’embryon jusqu’à la naissance… La technique existe. C’est l’horreur et l’enfer au bout.

18 avril 2013

LETTRE OUVERTE AUX FRANCAIS : Un Printemps Français ! Un Printemps Chrétien !

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 17 h 35 min

 

(pour la vidéo cliquer sur le titre)

 LETTRE OUVERTE AUX FRANÇAIS

 par

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

PRINTEMPS FRANÇAIS !

PRINTEMPS CHRÉTIEN !

LETTRE OUVERTE AUX FRANCAIS : Un Printemps Français ! Un Printemps Chrétien ! dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU manife-pour-tous

Et si ce qui se passe en France était les vrais fruits du pontificat de Jean-Paul II ? Il est trop tôt pour le dire, mais quelque chose se lève ! C’est moins une espérance, qu’une prise de conscience tardive de la réalité. Le printemps de France est chrétien. La « Loi du Mariage pour Tous » est le déclencheur de ce réveil ; cette mauvaise majorité qui nous gouverne nous aura rendu un immense service.

Le printemps français est un printemps chrétien. Si les catholiques ne s’étaient levé contre ce projet de loi, il n’y aurait pas eu un Français qui se serait levé. Bien sûr, la hiérarchie de l’Église en France a pris ses responsabilités, et nous saluons cet engagement auquel nous n’étions pas habitués de sa part. Il est dommage que la même détermination n’ait pas été au rendez-vous lors de la loi « IVG », la « Loi Veil », loi qui nous a été imposée par les loges maçonniques et que le silence des évêques couvrit pour leur honte, une époque sinistre : « génération mauvaise ! ».

Je veux rendre hommage aux résistants de la première heure qui se sont levés, sans appui de la hiérarchie, quand elle ne les combattait pas en dessous de table, derrière les ors d’un État antichrétien. Je salue la mémoire du chanoine Jean Choulot, curé-doyen de Négrepelisse, fondateur de la Cité Catholique, de Jean Ousset, de Lucien Coté, d’Alexandre Gaillard qui passait ses dimanches à distribuer le journal « L’Homme Nouveau ». Ô combien généreuses furent ces personnalités ! Elles ont défendu avec héroïsme et abnégation les valeurs chrétiennes et la dignité des hommes, sous les quolibets d’une hiérarchie donnée à l’esprit du monde et dont la pastorale n’était rien de moins qu’un mécanisme trahissant l’Évangile.

Oui, le peuple de Dieu se lève aujourd’hui ! Oui, ce peuple de France retrouve le chemin héroïque de l’honneur ! Il le doit beaucoup à ces chrétiens d’après-guerre qui ont cru à l’instauration d’une société de justice, de vérité dans la charité. Je pense encore à Pierre Debré, l’évêque laïc, ses lettres furent une force spirituelle et sociale, gardien de l’essence de la France catholique. Je pense à ces accompagnateurs de groupes de pèlerins mis à l’index parce qu’ils se rendaient en des lieux non-reconnus d’apparitions, hâtivement condamnés. Ils conservaient, maintenaient les richesses les plus élevées de la tradition catholique quant à la vie spirituelle et morale. Ils furent des géants de la foi ; comme Yvette Boulnois, le Père Edouard Castaing et Janine Folloni, toute une vie d’apostolat.

Oui, s’il fallait le prouver encore, le bien ne se fait jamais seul, ce printemps est le fruit d’une convergence de beaucoup de héros qui en hérauts de Dieu et de l’homme auront semé…, semé sans cesse dans les déserts du cœur et de l’esprit, attendant la rosée compassionnelle du Ciel par l’Immaculée Conception.

Laissez-moi vous ouvrir mon cœur de Français, de fils de l’Église. Veillez à ce que ce Printemps Chrétien ne retombe pas, ne perdez pas une miette des grâces qui vous sont données, elles sont les fruits de tant de larmes, de tant d’humiliations et d’un si grand amour qu’il vous appartient d’en user pour un renouveau de foi, d’espérance et de charité, de justice et de liberté.

Donnez à votre Église en France la force opportune de se relever du chaos bien orchestré que produisit l’après-concile ; restez dans la filiation pastorale de J.P.II, de Benoît XVI et maintenant du Pape François. Engagez-vous par les portes infernales défoncées par Benoît XVI, dans les allées illuminées du Christ, avancez-vous avec générosité et avec l’armure du « N’ayez pas peur » de J.P. II, serrez dans vos mains les outils unis de la foi et de la raison de Benoît XVI, avancez d’un cœur de pauvre selon le Pape François. Opposez aux idéologies de ce monde, carcans désespérants pour notre peuple, la Sainte Doctrine de notre Église Catholique. Soyez généreux de votre cœur, Dieu vous le comblera.

Oui, ne rendez pas vain le sel de votre baptême ni celui de la France ! Je vous en prie, écoutez la prière de vos pères résistants dans les nuits d’une révolution antichrétienne, résistants dans les nuits des camps de concentration nazis, communistes et de toute dictature. Ils ont aimé leur patrie, servi Dieu et honoré l’homme pour vous, pour qu’aujourd’hui vous battiez la semelle sur le pavé de votre liberté, de votre dignité.

Aimez la France, aimez votre patrie, votre Église, votre Dieu ! Et par-dessus tout, aimez-vous pour demain ! Résistez, luttez sans vous décourager ; ne vous laissez pas ravir votre colère, votre authentique indignation. Ne faites pas honte à votre futur !

La « Loi du Mariage pour Tous » peut être votée, ne lâchez rien ! Ne cédons rien ! Maintenez la pression d’honneur et de liberté contre une politique de déshonneur, de mensonge, de honte ! Il n’appartient à personne de renverser l’anthropologie qui régit depuis toujours une humanité qui a le droit à la vérité, à la liberté. Mettez un arrêt aux manœuvres des puissants qui vous flattent et vous rendent esclaves des sens, vous attirent dans des appétences aliénantes, destructrices… N’ayez pas part au péché monstrueux de ce gouvernement ! La France, que ce gouvernement vous propose, n’est pas la France ; elle n’est pas celle pour qui des vies se sont sacrifiées ! Ne laissez pas à cette génération soixante-huitarde, cette vieillerie infâme, cette veille carne avoir raison de votre espérance, de votre honneur, de votre liberté, de votre destinée.

Ô Je vous en supplie, « obéissez à Dieu plutôt qu’aux hommes ! » Ne laissez pas vous voler la part du pauvre qui est en vous par des mains indignes, par des esprits contrefaits.

Soyez les défenseurs de l’homme !

Donnez gloire à Notre Dame de France !    [ LA LETTRE VOUS SERA GRATUITEMENT ADRESSÉE EN PDF, A VOTRE DEMANDE]

16 avril 2013

DU LEGISLATEUR ET DU BIEN COMMUN GENERAL

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 23 h 08 min

 

DU LEGISLATEUR ET DU BIEN COMMUN GENERAL dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU dix-commandements

LES DIX COMMANDEMENTS

 drapeau anthropologie dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU

DU LÉGISLATEUR

et du

Bien Commun Général

par

Pierre-Charles Aubrit St Pol

armoiries_royales_france-206x300 Aubrit

Le peuple Franc, jusqu’à l’émergence de la praxis révolutionnaire, ne concevait pas la séparation du Roi avec celle du législateur. Le Roi détenait une légitimité naturelle et spirituelle, il la détenait du Ciel, de Dieu. Sa Majesté avait une fonction sacrée, maintenir le peuple dans le respect et sous l’autorité de la loi morale naturelle et du droit moral naturel. Il en était le garant pour toute l’humanité.

La Révolution, sur le support philosophique et idéologique conjoint de la Réforme protestante et du Siècle des Lumières, a rompu cet équilibre1. Le principe de légitimité et la fonction du législateur reposent, aujourd’hui, sur le volontarisme ce qui induit le rejet de l’autorité de la vérité quelle qu’en soit sa nature, car le but demeure de détruire, d’annuler les grâces messianiques. C’est une évidence quant à la politique économique et sociale.

Il est toujours difficile de discerner le but recherché par le pouvoir politique républicain depuis la Révolution et d’en faire prendre conscience au peuple à cause de deux raisons dominantes : l’usage d’une sémantique faite pour masquer l’intention finale et le fait que le pouvoir cherche par tous les moyens d’appeler le peuple dans ses appétences les plus basses, les plus avilissantes en endormant sa vigilance.

Le résultat de cette involution ou décadence se révèle dans la succession de lois qui sont toutes un renversement programmé de la loi morale naturelle, mais surtout de la législation chrétienne qui est l’accomplissement des Dix Commandements et donc la substance essentielle de la liberté.

Je laisse la parole au Pape Benoît XVI pour conclure cette introduction :

benoit-xvi Ayrault« Comme je l’ai dit, ces pays ont souffert particulièrement sous la dictature, mais dans la souffrance, ils ont également développé des concepts de liberté qui sont actuels et qui doivent à présent être ultérieurement élaborés et réalisés. Je pense, par exemple, à un texte de Václav Havel qui dit:  « La dictature est fondée sur le mensonge et si le mensonge était dépassé, si personne ne mentait plus, et si la vérité venait à la lumière, il y aurait également la liberté ». Il a ainsi développé ce lien ente vérité et liberté, où la liberté n’est pas libertinage, arbitraire, mais liée et conditionnée par les grandes valeurs de la vérité et de l’amour et de la solidarité et du bien en général. Ainsi, je pense que ces concepts, ces idées mûries à l’époque de la dictature ne doivent pas être perdues; nous devons à présent précisément y revenir! Et dans la liberté parfois un peu vide et sans valeurs, il faut reconnaître à nouveau que liberté et valeur, liberté et bien, liberté et vérité vont de pair, sinon, l’on détruit également la liberté. Cela me semble être le message qui provient de ces pays et qui doit être actualisé en ce moment. » (extrait du dialogue informel avec les journalistes dans l’avion allant vers Prague)

A la lecture de cet extrait, une évidence s’impose ; la vérité est ce qui manque le plus à l’exercice du pouvoir politique depuis la Révolution, ce qui est conforme à l’influence tragique du Siècle des Lumières matrice avec le jansénisme de la progression des idéologies. Il s’ajoute à l’usage inflationniste du mensonge direct ou indirect, ce qui accable le plus notre société, le rejet systématique de l’autorité de la vérité quelle qu’en soit sa nature, objective, morale, intellectuelle et bien sur spirituelle ; c’est ce que confirme le concept de laïcité qui, dans notre pays, demeure un sujet obsessionnel et un outil idéologique à cause du rejet maladif de l’autorité de la vérité. Nous sommes gouvernés par une élite qui s’est constitué une idée de la vérité au point que l’idée qu’elle s’est faite de l’homme et de sa société est une inversion complète de ce qu’est l’homme dans toute sa vérité, car son outil de prédilection est une non-substance : le mensonge !

La pratique du mensonge est une cause implacable de puissance destructrice, elle détruit son auteur et ses collaborateurs, mais aussi ceux qui en sont victimes, elle désespère le peuple.

De la Loi du Mariage pour Tous !

L’attitude du législateur et sa volonté politique confirment que cette loi ne procède pas de l’intérêt général et s’oppose, ce faisant, au bien commun ; c’est donc un devoir que d’user de tous moyens légitimes pour exprimer son opposition à un tel projet.

Le refus du dialogue, la précipitation du législateur à accélérer le vote final, le mépris non-dissimulé envers les autorités religieuses et morales, la violence orchestrée au plus haut niveau contre les manifestants, les ingérences des sociétés maçonniques et autres éclairent nettement que cette loi est résolument dressée contre la culture chrétienne et contre l’ordre naturel de la société de l’homme. Elle poursuit un but qui prévaut sur tous les biens moraux, de justice et de liberté qu’un peuple se doit de défendre.

L’homme est méprisé, bafoué dans sa dignité et dans ses droits les plus élémentaires dont celui de vivre dans une société dans laquelle il retrouve et affirme son identité, dans laquelle il se sait reconnu dans tout ce qu’il est et dans l’intégrité de sa nature.

La société est mise en danger par ce projet de loi, car c’est un renversement anthropologique qui désorganisera le peuple et l’affaiblira, mais dont les dégâts faits à l’État en tant qu’il figure l’intégrité du peuple seront considérables. Le pouvoir politique sera inexorablement contesté dans sa légitimité, aucun régime dans la filiation révolutionnaire n’aura crédit auprès du peuple. La classe politique va connaître des jours de grandes ténèbres et des troubles violents… Elle devrait s’entraîner à courir vite.

Il est évident que cette majorité s’inscrit dans une page abominable de notre histoire au point qu’elle se frappe d’indignité et d’illégitimité. Une telle majorité sera sans doute renvoyée dans ses quartiers insalubres aux prochaines élections, évidence qui ne semble pas la préoccuper. On est donc amené à s’interroger sur les causes réelles d’un tel comportement. C’est une  majorité qui obéit à des ordres qui convergent vers la destruction de notre patrie ; ce gouvernement n’est qu’un exécuteur d’œuvres serviles, tombant en deçà de la condition d’esclave selon les hiérarchies antiques de la société.

Nous sommes au terme de la République, nous entrons dans une phase pré-révolutionnaire. Il est évident, qu’à moins d’un miracle, nous serons confrontés rapidement à une insurrection générale aux motifs multiples, avec cette singularité, cette fois, que les responsables ne s’en sortiront pas par une pirouette.

Ce gouvernement est un bateau « ivre », sans capitaine et dont la seule force réside dans la répression ; voilà le fruit abominable d’une constitution qui ne fut pas faite pour le peuple, mais pour une certaine idée de la France dont, à l’évidence, nous n’avons jamais réussi à distinguer les contours. Elle se terminera comme a commencé la République dans l’oppression et son rejet instinctif par mesure de sauvegarde…

Oui, la république se meurt, elle qui aura été le principal facteur de décadence de notre peuple. Il ne s’agit pas de la chute à la manière de l’Empire romain, non, c’est la fin d’une ère, ce sera la conclusion logique et implacable de la Révolution qui ronge l’âme et le cœur.

L’effondrement des économies va s’accélérer par la dévalorisation du dollar ce que semble indiquer le rapatriement des réserves d’or, entreposées aux USA, des États de l’Union européenne et l’achat massif de cette valeur refuge par la Chine qui est le pays possédant la plus grande réserve de dollars. La récession mondiale qui se dresse pourrait entraîner la chute de beaucoup de régimes politique y compris la République française et le renversement de démocraties apparemment stables.

1Le but de la Révolution et antérieurement à elle, le schisme de la Réforme, était le renversement de la royauté pour porter atteinte, voir renverser, détruire les grâces messianiques, mettre en échec la mission salvatrice du christianisme. Considérons que le Roi de France était le défenseur de ces grâces « Lieutenant de Dieu sur la Terre des Hommes ». Il était le meilleur garant des libertés individuelles et collectives.

GRAND CORPS MALADE

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 16 h 37 min

 

 

MA FRANCE, MA PATRIE

29 mars 2013

LES ILLUMINATI Alain PORET

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 20 h 57 min

LES ILLUMINATI

par

Alain Poret

LES ILLUMINATI Alain PORET dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU weishaupt

Weishaupt


Y aurait-il une vision paranoïaque du monde perçu comme une menace ? C’est-à-dire une conspiration planétaire, faite de complots fomentés par des sociétés secrètes avec la tentation diabolique qu’on nous cache tout ? Telle pourrait être la question posée au sujet des Illuminati. Or, comme nous le verrons, il s’agit d’un mythe réel même si la réalité peut être mythifiée.

C’est par un ordre para-maçonnique que tout commence, ordre qui a d’ailleurs infiltré la Franc-Maçonnerie par le recrutement de certains de ses membres1.

En effet, l’Ordre des « illuminés de Bavière » a historiquement existé entre 1776 et 1785, même s’il fut furtif à l’échelle de l’histoire et limité par ses effectifs ; il n’a jamais excédé 2000 membres2. A l’origine, l’association fut créée par le juriste bavarois Weishaupt (1743-1830), qui occupait la chaire de droit canon à l’université d’Ingolstadt, bastion des Jésuites en Bavière. Son but était de renverser les monarchies et d’éradiquer l’Église. Ainsi les « illuminés de Bavière » correspondraient à des groupes historiques réels ou fictifs ou d’existence controversée.

Mais cette confrérie occulte a-t-elle émigré aux États-Unis, essaimé en Angleterre, infiltré les Révolutions anglaise, française et bolchevique, ainsi que la Haute Finance quittant l’Angleterre et l’Europe pour les États-Unis, à la suite des deux guerres mondiales 3?

Aujourd’hui « la finance de l’ombre » (shadow banking) peut préparer l’apocalypse financière en ruinant tout le monde par l’endettement perpétuel et par les fonds de spéculation engendrant un krak boursier.

L’ONU vient d’annoncer récemment que, du fait de la hausse des denrées alimentaires de première nécessité, une crise alimentaire mondiale est prévue pour l’année en cours !

La dénomination « Illuminati », en ces temps-ci, est utilisée aux États-Unis dans les théories du complot pour désigner les conspirateurs du Nouvel Ordre Mondial. On passe ainsi du complot diabolique ourdi par des cénacles occultistes à un complot de technocrates internationaux et à un impérialisme de multinationales. Déjà se pose la question suivante : quelle est l’influence cachée qui agit derrière tous les mouvements subversifs qui nous entourent ? Y a-t-il plusieurs pouvoirs à l’œuvre ou un groupe invisible, qui dirige tout le reste ? On connaît la réponse du sociologue Karl Popper qui écrivait ainsi : « La théorie sociale de la conspiration est une conséquence du manque de référence à Dieu et de la conséquente question: Qu’y a-t-il à sa place ? »4.

La réponse pourrait-être : « un culte luciférien », puisque les Illuminés d’Allemagne étaient les « initiés » d’une organisation liée par un pacte secret, appelée la « Confrérie du Serpent ».

Selon l’abbé Augustin Barruel, les origines diaboliques et maçonniques de la Révolution française suivent les instructions secrètes de la secte des Illuminés de Bavière, celle qui désirait « étrangler le dernier prêtre avec les boyaux du dernier roi« . Est-ce encore la tendance athée de loges maçonniques qui fera écrire à Lafayette, dès le 24 juillet 1789 : « Une main invisible dirige la populace«  ; de même que Bailly, le maire de Paris, déclare dans ses Mémoires que, dès la prise de la Bastille  : « il y avait un moteur invisible qui semait, à propos, les fausses nouvelles pour perpétuer le trouble. Ce moteur a du avoir un grand nombre d’agents, et pour avoir suivi ce plan abominable, il faut un esprit profond et beaucoup d’argent. Dans quelques jours, on connaîtra le génie infernal et le bailleur de fonds« .

On distingue en général par le mot « illuminati »5 les chefs secrets de la subversion mondiale, visant à instaurer un gouvernement planétaire, de type totalitaire ; ce qui a failli être le cas avec « le nazisme par lequel est annoncé un Nouvel Ordre Mondial pour mille ans » (main noire du diable) et « le communisme qui prophétisait une révolution mondiale »(main rouge du diable). D’où la citation gravée sur le mur du Mémorial de Franklin Roosevelt: « Ceux qui cherchent à établir des gouvernements fondés sur une politique imposée à l’ensemble des êtres humains par une poignée de dirigeants appellent cela ordre nouveau. Ce n’est pas de l’ordre et cela n’a rien de nouveau« .

Or, l’insigne de l’Ordre des Illuminati inscrit sur la gauche du billet d’un dollar fut adopté par Weishaupt (ex-élève jésuite devenu franç-maçon), lorsqu’il fonda l’ordre, le 1er mai 1776. Cet événement est symbolisé en chiffres romains (MDCCLXXVI) à la base de la pyramide. D’ailleurs, la devise suivante est inscrite sur la pyramide du billet d’un dollar « Novus Ordo Seclorum« , en latin « Nouvel Ordre des Siècles », qu’on a réactualisé en « Nouvel Ordre Mondial ». De même figure « Annuit Coeptis » signifiant « Notre projet sera couronné de succès ». En haut, « l’œil qui espionne tout » symbolise « l’agence d’espionnage » que Weishaupt fonda sous le nom de « frères insinuants », afin de garder le « secret de l’ordre » ; cet insigne a été utilisé par la Franc-Maçonnerie après la fusion avec l’Ordre des Illuminati au Congrès de Wilhelmsbad, en 1782.

A travers un ouvrage intitulé « La foire aux illuminés« , le directeur de recherche au CNRS, Pierre-André Taguieff pose la question de savoir si le « Protocole de Toronto » est une fiction ou une réalité. Fin juin 1967, les « 6.6.6. », c’est ainsi qu’ils se nomment eux-mêmes (les 6 plus grandes banques mondiales, les 6 plus grands consortiums énergétiques et les 6 grands consortiums de l’agro-alimentaire) tiennent une « réunion confidentielle ». Le titre de leur document « Panem et circences » (« Du pain et des jeux ») a pour projet mondialiste « le génocide du Vital au profit du Rentable occulte« . A travers ce document, on insiste entre autres choses « à gommer toute référence au Bien et au Mal », « à détruire la base judéo-chrétienne et ses racines historiques« .

Quoi qu’il en soit, on peut dire qu’un Gouvernement Mondial développe des technologies pour garder le pouvoir, en diagnostiquant une « fracture numérique » et en nous maintenant dans l’ignorance. Son matérialisme individualiste aboutit à l’emprise totalitaire de la machine toute puissante avec une « pensée binaire », excluant le « Tiers Esprit » considéré désormais comme un « artefact ». On nous relie ainsi électroniquement les uns par rapport aux autres en immobilisant tout le monde, tout en étant à la fois identifiés, comptabilisés et rentabilisés. Aujourd’hui, la tyrannie est « prestidigitale ». On est parvenu à stocker holographiquement dix milliards de bits d’information dans un centimètre cube. On portera ainsi son code barre particulier imprimé de manière invisible, à l’aide d’un laser sur le front ou sur la main (ce qui est déjà le cas dans une boîte de nuit aux Baléares!). La nanotechnologie développera des implants sous-cutanés qui seront injectables dans le corps humain. Bientôt, on va téléguider des êtres humains par signal radio, à l’aide de puces implantées dans le cerveau. Dans l’actualité, l’Inde vient de montrer la voie, par le recensement biométrique de sa population. En résumé, l’on peut dire que le « Logos » est remplacé par le « logiciel », c’est-à-dire le « Verbe » par le « Chiffre ».

Mais « On » n’est qu’un pronom impersonnel. En anglais, c’est « Mister Nobody« , « Devil » qui est l’inverse de « Lived ». De là à réduire « On » à un groupe d’Illuminati : pourquoi pas ? Ainsi le pouvoir serait aux mains d’une oligarchie internationale dans laquelle se serait infiltrée l’influence du Prince des Ténèbres. En fait, la conspiration apocalyptique est commune à toutes les traditions. C’est « l’Age noir » dit « âge de fer » (d’enfer) correspondant à une décadence sous influence luciférienne, ou « Noir, c’est noir« . La « Bête » opprime de plus en plus les êtres humains.

Le président de l’Analyse Statistique du Marché Commun à Bruxelles avait annoncé lors d’une réunion du Comité composé de scientifiques, consultants, chefs d’entreprises de la CEE : « qu’on était en train de mettre en place un système électronique qui s’occupera de tout le globe et qu’une « Bête » de dimension gigantesque faite d’ordinateurs sera capable de contrôler tout le commerce mondial. Chaque être humain aura son nombre invisible inscrit sur le front ou sur la main à l’aide de lasers« . En fin de comptes, le »diabolos« , qui « divise »  » les peuples en camps opposés de plus en plus nombreux (et en les armant), finit par provoquer par des incidents ces camps amenés à se combattre et à s’affaiblir en détruisant petit à petit les gouvernements nationaux et les institutions religieuses. Et ce plan fut celui de l’athée Weishaupt qui se surnommait lui-même Spartacus6

1Les puissances occultes antichrétiennes, ceux peu nombreux qui ont l’exercice du pouvoir, se servent d’autres sociétés en parasites pour étendre leurs réseaux telles les tentacules d’une pieuvre.

2 Sa chute deviendra effective avec un édit du gouvernement bavarois, en 1785.

3Il est peu vraisemblable que le siège du pouvoir financier international-occulte se soit déplacé au États-Unis d’Amérique, la City de Londres reste la seule place forte, le cœur des décisions avec ses succursales plus ou moins puissantes, mais demeurant soumises à la City.

4Il y a nécessité de définir ce que nous entendons par complot ; le concept de complot universel n’est compréhensible que si nous admettons que c’est Lucifer qui en est à l’origine… Mais pour ce qui est du complot dans la société des hommes, il faut être prudent, car tout n’est pas complot et tout a pour origine le péché de l’homme. On peut parler de complot quand il y a intention ordonnée qui directement s’oppose aux grâces messianiques., car l’unité de penser des responsables des complots est d’éliminer les grâces messianiques, leur faire échec. Actuellement, nous constatons que certains événements sont amenés de façons à réduire le discernement de l’homme et le distraire de sa destinée.

5Il se pourrait que la « Fraternité Blanche » soit la plus proche du cercle décisionnaire des « Illuminati », mais il est possible que les liens organiques soient plus obscures encore.

6La collecte d’informations nous fait entrevoir que les Illuminati de Bavière furent, le temps nécessaire, une tête de pont pour permettre aux puissances occultes liées à la synagogue ébionite dont le siège économique se trouve toujours à la City de Londres d’achever leur emprise sur l’Europe chrétienne et catholique, après la mort de Louis XIV, qui avait eu la clairvoyance de ne pas s’en laisser compter vis à vis des Francs-maçons du rite écossais qui existait bien avant la maçonnerie française. Et en effet, ce terme générique désigne les pouvoirs occultes incarnés par un très petit nombre, mais d’une efficacité redoutable qui exercent leur autorité sur un réseau de succursales dont nous sentons l’emprise sur l’ensemble des articulations de la société.

26 mars 2013

LA FRANCE EST-ELLE A L’HEURE DE LA REVOLUTION ? par Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 16 h 43 min

LA FRANCE EST-ELLE A L'HEURE DE LA REVOLUTION ?  par Pierre-Charles Aubrit Saint Pol  dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU blason-de-france

LA FRANCE EST-ELLE A L’HEURE DE LA RÉVOLUTION ?

PAR

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol


Je reprends en partie le titre de l’excellent article de Cyril Brun paru dans la revue « Nouvelles de France » ; comment répondre à cette question ? Dans son sens étymologique, révolution est l’idée de renversement de toutes choses – la tête aux pieds – dans son sens historique ; le concept de révolution est antichrétien et radicalement de Gauche.

La Droite peut-elle avoir avec ce concept ? Non, cela ne peut pas être ! Un chrétien de confession catholique ou orthodoxe ne peut adhérer à la culture révolutionnaire ni en Occident, ni partout dans le monde. Pourquoi ne le peut-il pas ? Parce qu’il est esprit de doctrine ce qui induit l’obéissance à la vérité.

Il reconnaît à la vérité une autorité légitime ce que ne conçoit pas un homme ou une femme de Gauche et ce que ne peut que très difficilement concevoir un non-chrétien. C’est la même chose pour un protestant-réformé, car il est dans un prisme idéologique tant du point de vue religieux que du point de vue sociétal : « Les réformés ont toujours affirmé que la révolution de 1789 et ses conséquences étaient conformes à leurs choix ».

La réponse à la question posée en titre est oui ! La France non-chrétienne, la France de Gauche ou maçonnique marche vers une nouvelle et ultime étape révolutionnaire, car elle ne pourra pas supporter d’être confrontée à la vérité de ses choix, de ses actes ni leurs conséquences, à son échec. Comment le pourrait-elle ? Elle ne sait que se réfugier dans l’idéologie ; encore ce soir, ce 25/03/13, en entendant l’un des représentants de la Gauche radicale, nous nous sommes cru au moment du Front Populaire, toujours ce même mode accusateur et cet absurde entêtement « essayons ce qui n’a jamais fonctionné ». Certes, il ne fait pas de doute qu’il y ait parmi eux des « assoiffés de justice » sincères, mais nous le savons bien, le matérialisme athée n’est que la face cachée du désir insatiable de prendre à l’autre ce qu’on ne sait pas acquérir par soi-même. Le moteur de la société de Gauche est l’obsession de donner satisfaction à l’envie née de la jalousie : « Je veux ce que l’autre possède, cette envie justifie mes actes et si je ne peux l’avoir alors je le détruis et j’enlève la vie de celui qui le possédait, car je ne peux recevoir son regard. » Le sujet n’est plus dans la libération que produit la justice, mais dans l’aliénation du péché.

La Droite chrétienne n’est pas idéologique ce qui implique que son approche de la société est celle de l’équité par le mérite et par le droit. Sa conception de la justice n’a rien avoir avec le concept égalitaire qui est une perception hypertrophiée de la justice vue à travers l’idéologie. Nous sommes dans une réflexion où tout de l’homme est pris en compte dans toute son unité ; l’ordre de la justice est exhaussé par l’impératif de la charité qui se soucie de l’amour que Dieu porte à son prochain, son frère : « l’homme vivant est la gloire de Dieu. » C’est pourquoi vient en compte la gratuité non pas du don physique, mais du don de soi à l’autre, c’est l’attitude du cœur et de l’esprit.

La Droite chrétienne ne produit pas la révolution, mais elle a le devoir de la révolte, non pas pour elle-même, mais pour le plus pauvre, le plus fragile qui doit être secouru pour l’homme et la femme qu’ils sont et non pas dissous dans une société idéale qui ne peut être produite que dans la négation de la personne.

La France n’évitera pas son examen de conscience. La droite chrétienne peut éviter une révolution qui s’épanouira dans une guerre civile d’une cruauté pas encore atteinte si elle venait à éclater. Elle ne l’évitera qu’à la condition qu’elle entre en résistance. Elle ne peut pas se contenter de dire non, elle doit lui donner une substance morale et sociale et cela passe par une identification claire et l’abstention des électeurs pour peser dans les programmes et les champs politiques. Elle doit intégrer le fait de ne participer à aucun gouvernement et de réinvestir les corps intermédiaires, devrait-elle les réinventer, ce que n’a pas compris Christine Boutin.

L‘enjeu du combat qui est mené contre la loi du « Mariage pour tous » dépasse le sujet lui-même, sa lutte a un impact universel au meilleur sens et quand bien même nous n’obtenions pas le résultat escompté et qui est pourtant juste ; l’objectif est ailleurs, être le recours incontournable au bout des désespoirs. La Droite chrétienne a pour elle le temps de la vérité et de l’amour. Elle doit retrouver son rôle pivot : Être présente visiblement dans l’offrande.

Ai-je raison ? Voyez ce qui se prépare au Sénat pour leur première lecture de la loi du « Mariage pour tous » ; c’est la Droite maçonnique qui votera la loi. Pensez-vous que cette Droite-là soit la Droite ? Trop de nos élus de Droite et de confession chrétienne sont compromis ; ils ont altéré leur identité spécifique, ils ont obéi à des consignes de vote de leur parti à cause d’une lâcheté significative. Ils sont les fossoyeurs de l’identification du citoyen chrétien, de la Droite chrétienne.

En conclusion, il importe de nous interroger sur comment identifier la Droite vraie : il n’est de Droite que chrétienne, car ce qui n’est pas chrétien catholique ou orthodoxe est nécessairement idéologique, et ce qui est idéologique ne peut se réclamer de la Droite. J’ose reprendre à mon compte les propos du cardinal Pie : « libéralisme, progressisme, capitalisme, socialisme, communisme, étatisme, contre-révolutionnaire et fascisme sont de la révolution ».

La Droite chrétienne doit s’affranchir de la dialectique révolutionnaire, elle doit se réapproprier le sens spirituel et incarné du langage, être le Verbe au tour duquel les désordres des masses s’effondrent. Le peuple de France doit entrer en résistance, pour ce faire, la Droite chrétienne doit retrouver et donner de la substance à son « NON ».

21 mars 2013

QUAND LA LOI DE BIOETHIQUE PREPARE LE CLONAGE HUMAIN

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 7 h 30 min

 

QUAND LA LOI DE BIOETHIQUE PREPARE LE CLONAGE HUMAIN dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU les-coeurs-unis

Quand La Bioéthique Prépare Le Clonage Humain

de

Van Elder

avec la collaboration de

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

(Vous pouvez nous demander cet article en pdf, il vous sera adressé en pièce jointe gratuitement)

INTRODUCTION

L’article qui suit est une tentative de synthèse des différentes lois bioéthiques, de leur position quant au statut de l’embryon et aux différentes possibilités d’intervention sur celui-ci, y compris par clonage. Il n’est question que d’étudier uniquement la loi et ses applications à la lumière des activités parlementaires et de sa rédaction ce qui induit une approche historique et la mise en lumière de l’intention du législateur.

En aucun cas, il n’est question d’anticiper sur les activités internationales concernant le clonage, ni sur les activités « à la marge » des laboratoires français qui, selon toute vraisemblance, pratiquent déjà cette activité, en estimant que la cellule clonée n’est qu’une cellule et pas un embryon ou qu’ils ne sont pas dans l’interdit légal dans cette pratique de « constitution par clonage d’embryon humain » termes de la loi, mais dans la simple manipulation de cellule embryonnaire. Le terme – constitution – est pourtant clair : le dictionnaire définit la constitution comme : « l’Action de constituer quelque chose. L’Action, est le fait d’établir, de créer, d’organiser, de former quelque chose1. Ces manipulations, si elles venaient à être démontrées au grand jour, tomberaient sous le coup de la loi si un magistrat avait à se prononcer. Dire le contraire serait faire le jeu des « cloneurs », leur faisant croire qu’ils peuvent agir dans l’ambiguïté de la loi.

En 1979, le biologiste américain L.B. Shettles tente la première expérience de clonage humain, en greffant des spermatozoïdes dans des ovocytes sans noyau, ( des embryons se seraient développés pendant quelques divisions (8 à 12))2 ; cette tentative illustre que le silence de la loi encourage les chercheurs.

En 1994, alors que l’Américain Robert Stillman clone et cultive 17 embryons humains non-viables, jusqu’au stade de 32 cellules pour certains, les français sont les premiers à interdire ces pratiques, malgré l’opposition des milieux scientifiques.

En 1999, des chercheurs coréens clonent une cellule somatique de femme infertile. Ils laissent l’embryon résultant se développer jusqu’au stade de 4 cellules et en 2001, Advanced Cell Technology crée le premier clone d’embryon humain qui ne dépasse pas le stade précoce de 6 cellules. La firme insiste sur le caractère thérapeutique de ses recherches qui ont pour but d’obtenir des cellules souches capables de traiter des maladies incurables. C’est la première tentative de scinder cette pratique entre thérapeutique et reproductif3.

Les groupes de pressions, laboratoires, industries pharmaceutiques, mouvements progressistes et réseaux d’influences, insistent pour obtenir cette autorisation de clonage thérapeutique4.

Aujourd’hui, la loi ne l’autorise pas ; aucun article de loi ne dit : « le clonage thérapeutique est autorisé »5. Bien au contraire, même si elle pourrait être plus claire sur l’obligation d’utilisation de gamètes sexuées pour obtenir un embryon. Mais, elle a repris la distinction entre thérapeutique et reproductif ; ce qui présage une tentative du législateur, à moyen terme, de lâcher du leste sur le clonage thérapeutique. Il envisage de l’autoriser en l’encadrant. C’est une crainte légitime à la lecture des travaux parlementaire et des rapports produits.

Les scientifiques rêvent de cette autorisation6, et ils décrivent toute entrave à leur travaux comme un acte rétrograde, réactionnaire, intégriste. Si quand bien même leur vocabulaire est cloné depuis 40 ans, sans surprise ni innovation, ni imagination, bref d’un conformisme absolu, ces formules creuses ont encore un écho dans les médias qui raffolent de ce vocabulaire non-substantiel et soviétique. La lutte contre le fascisme est la seule grande cause qui vit encore dans les rangs des députés et dans les colonnes des journaux.

Nous utiliserons la chronologie afin de comprendre la levée progressive des interdits, qui est le trait dominant de la perception d’un droit à la traîne des pratiques, et sans aucune action normalisatrice. On ne dit plus le « devoir être », mais on court derrière le « déjà là », sans jamais oser le juger ni s’y opposer d’après un principe naturel qui est nié.

Les embryons surnuméraires

La naissance du premier bébé éprouvette en 1982 va clairement établir la nécessité d’encadrer ces pratiques par un texte de loi ; en effet, cette technique de procréation assistée ouvrit un espace de possibilités multiples : les congélations et autres manipulations.

La pratique des embryons surnuméraires se révélera désastreuse moralement et philosophiquement. Elle contraint à s’interroger sur leur conservation, leur manipulation, et les appétences7 de la recherche sur eux. Ce sujet avait déjà été au cœur des discussions sur la loi autorisant l’avortement en 1975. Elle précisait :

« La loi garantie le respect de tout être humain dès le commencement de la vie ». Avant de permettre : « Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu’en cas de nécessité ».

Encore une fois, l’exception législative prenait le pas sur le principe établit.

La grande interrogation qui domine la bioéthique ne sera concrétisée qu’en 1988 sous l’influence du rapport BRAIBANT. C’est la loi du 20 décembre 1988 sur les essais, études ou expérimentations organisés et pratiqués sur l’être humain en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales. Elle s’appliquera à l’embryon, celui-ci étant reconnu par la loi de 75 comme un être humain. Les recherches biomédicales sans finalité thérapeutique directe ne devaient comporter aucun risque prévisible sérieux pour la santé des personnes qui s’y prêtent. Et créé un article L 209-2 du code de la santé publique disposant :

« Aucune recherche biomédicale ne peut être effectuée sur l’être humain :

- si elle ne se fonde pas sur le dernier état des connaissances scientifiques et sur une expérimentation pré-clinique suffisante ;

- si le risque prévisible encouru par les personnes qui se prêtent à la recherche est hors de proportion avec le bénéfice escompté pour ces personnes ou l’intérêt de cette recherche ;

  • si elle ne vise pas à étendre la connaissance scientifique de l’être humain et les moyens susceptibles d’améliorer sa condition. »

Les lois de 1994

C’est la possibilité du diagnostic préimplantatoire d’embryon qui sera à l’origine des premières véritables lois bioéthiques. Le rapport LENOIR 1991 (aux frontières de la vie) est remis à Michel ROCARD puis le rapport BIOULAC en 92 sur la Bioéthique est rédigé.

La première annonce de la faisabilité du clonage est annoncée en 1993 par un laboratoire américain.

Le rapport MATTEI est remis en novembre de la même année à Édouard BALLADUR alors premier ministre.

Les lois de 94 vont voir le jour :

  • la loi n° 94-548 du 1er juillet 1994 relative au traitement des données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé et modifiant la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés

  • la loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain,

  • la loi n° 94-654 du 29 juillet 1994 relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale de la procréation et au diagnostic prénatal.

Le refus du statut de l’embryon ou l’embryon victime du volontarisme :

Le législateur pose la question de savoir si l’embryon, dès la fécondation, doit être considéré comme une personne humaine. La réponse pour le chrétien est claire : l’embryon est une personne dès la fécondation, dès que la fusion des gamètes haploïdes donne un gamète diploïde et que cette cellule enclenche la première division cellulaire, exprimant ainsi qu’elle est en vie8.

Jean-Paul II a été très clair sur ce point :

« Le génome humain n’a pas seulement une signification biologique ; il est porteur d’une dignité anthropologique qui a son fondement dans l’âme spirituelle qui l’envahit et le vivifie» Jean-Paul II, Discours aux participants à la IVe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la Vie, 24 février 1998.

Les parlementaires essayeront de déstabiliser cette conception de l’animation immédiate développée dans l’instruction DONUM VITAE, de la congrégation pour la doctrine de la Foi, le 22 février 1987, par le Cardinal Joseph Ratzinger :

« Dès le moment de sa conception9, la vie de tout être humain doit être absolument respectée, car l’homme est sur terre l’unique créature que Dieu a « voulue pour lui-même » et l’âme spirituelle de tout homme est « immédiatement créée » par Dieu ; tout son être porte l’image du Créateur. La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte « l’action créatrice de Dieu » et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Dieu seul est le Maître de la vie de son commencement à son terme: personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent. La procréation humaine demande une collaboration responsable des époux avec l’amour fécond de Dieu ; le don de la vie humaine doit se réaliser dans le mariage moyennant les actes spécifiques et exclusifs des époux, suivant les lois inscrites dans leurs personnes et dans leur union. »(Dans ce document, Ratzinger s’appuie sur l’encyclique Sui Geniri de Pie XII).

Les parlementaires évoqueront la position de saint Thomas d’Aquin qui, s’appuyant sur les connaissances embryologiques d’Aristote, fixe à 40 jours l’infusion de l’âme rationnelle dans le corps humain. Ils oublient bien vite que cette théorie, soutenue par Aristote puis par saint Thomas, dépendait essentiellement des connaissances biologiques limitées qui étaient disponibles au temps où ces auteurs écrivaient. Une application correcte des principes « aristotéliques-thomistes », tenant compte des connaissances scientifiques actuelles, porterait au contraire à soutenir la proposition philosophiquement démontrable de l’animation immédiate et à affirmer en conséquence la pleine humanité de l’être humain nouvellement formé. Il est évident qu’avec les connaissances biologiques actuelles, saint Thomas n’hésiterait pas à défendre l’animation immédiate.

C’est une vision essentielle pour l’avenir des lois bioéthiques, car l’animation différée permet de justifier toutes les manipulations des « premiers instants », clonage thérapeutique compris ; l’animation immédiate étant la seule vision métaphysique qui protège l’embryon dès sa conception, ce qui explique la véritable guerre que livrera le législateur pour enterrer définitivement cette vision respectueuse de la vie10.

En 1994, alors que le nombre d’embryons congelés se monte à 60. 000, le Comité National d’Éthique répond par une formule ambiguë :

« L’embryon doit être reconnu comme une personne humaine potentielle »

Une telle formule évite de donner à l’embryon un statut juridique, qui le protégerait de toute atteinte. En restant vague, le CNE11 permet aux lois futures de préparer : manipulation et clonage. Il est important ici d’entrer dans la conception philosophique que la majorité des politiques français ont de l’embryon.Ceux-ci s’accordent sur la perception que développe les thèses du professeur René Frydman, accoucheur du premier bébé issu d’un embryon congelé en 1986. (cf. Bioéthique Sénat 2ème lecture 10 décembre 2003). Il écrit, à propos de l’embryon :

« Porteur d’un projet parental, il est sacré ; tout doit être mis en jeu pour le sauver, comme s’il s’agissait déjà d’une personne. Sans projet parental, sans avenir, il n’est pas tout à fait rien, en raison du devenir qui aurait pu être le sien, mais il est presque rien. »

Et ce presque rien, bien entendu, peut être objet d’expérience ou être créé en laboratoire pour la recherche. Le clonage thérapeutique est présent dans cette perception du presque rien humain12.

Sartre aurait applaudit des deux mains. L’existence précède l’essence13, il n’y a pas l’embryon par nature, il y a l’affect, le projet que je mets dans l’embryon, et qui en fait un enfant potentiel. Le zygote est l’objet d’une visée intentionnelle du couple dont il est issu. Il n’a donc aucune essence par lui-même, il n’y a pas de statut de l’embryon. Il y a l’embryon objet d’un projet parental qui est enfant potentiel, et l’embryon sans projet parental qui est un amas de cellule livré à la destruction, au projet du chercheur ou au fabricant de cosmétique14.

L’homme est dans le rôle de Dieu, il se prend pour le Créateur. C’est l’homme qui décide de la création d’un enfant, en acceptant l’embryon ou en laissant la cellule fécondée dans le silence de l’éprouvette. C’est pourquoi Monsieur Matteï15 veut définir l’embryon par deux conditions : une production sexuée et l’implantation dans un utérus. M. Roger-Gérard Schwartzenberg, lui-même partisan d’une science débridée de type apprenti sorcier, mettra le ministre de la santé de l’époque, lors de la 2ème lecture de la loi de 2004 au parlement, devant ce paradoxe :

« Considérez-vous que la cellule souche qui provient d’embryons surnuméraires serait un embryon, alors que celle qui provient d’un clonage thérapeutique ne le serait pas ? Le statut d’embryon dépendrait de la provenance de la cellule ? »

La réponse de MATTEI est embarrassée et très approximative :

«  En ce qui concerne la situation nouvelle d’un ovocyte énucléé dans lequel on met un noyau à 46 chromosomes, ne résultant pas d’une fécondation sexuée, je m’interroge sur le statut que peut avoir cette cellule. En revanche, une cellule embryonnaire provient bien d’un embryon, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit elle-même un embryon. »

L’interrogation sur le statut de la cellule clonée à des fins thérapeutiques jette un doute effroyable sur le statut de l’ovocyte cloné en phase de première mitose de segmentation (première division cellulaire). Mais cette vision volontariste et existentialiste16 de l’embryon n’est possible que par refus de la philosophie essentialiste et réaliste, pour laquelle l’objet perçu a une qualité indépendante de celui qui le perçoit. Car si je prête à l’autre des qualités subjectives, c’est qu’il n’en a aucune. Si je le dit vivant et qu’un autre le dit mort, ou bien l’un de nous se trompe, ou il n’est ni l’un ni l’autre. C’est ce relativisme, nimbé de positivisme, qui permettra de préparer le glissement vers le clonage.

Une loi de transition :

Les lois de 1994 établissent que :

1- Les techniques de PMA ne sont accessibles qu’aux couples en âge de procréer.

2- Le diagnostic préimplantatoire, n’est possible que si les antécédents du couple font craindre une forte probabilité de maladie génétique.

3- L’expérimentation sur l’embryon est interdite, mais des études à finalité médicale ne portant pas atteinte à son intégrité sont permises, avec l’accord des parents.

Le décret d’application datant du 27 mai 1997 dispose dans son  Art. R.152-8-1. :

« Une étude sur des embryons humains in vitro, prévue à titre exceptionnel par l’article L. 152-8, ne peut être entreprise que si elle poursuit l’une des finalités suivantes : 

1er : Présenter un avantage direct pour l’embryon concerné, notamment en vue d’accroître les chances de réussite de son implantation.

2ème : Contribuer à l’amélioration des techniques d’assistance médicale à la procréation, notamment par le développement des connaissances sur la physiologie et la pathologie de la reproduction humaine.

Aucune étude ne peut être entreprise si elle a pour objet ou risque d’avoir pour effet de modifier le patrimoine génétique de l’embryon, ou est susceptible d’altérer ses capacités de développement. Les actes accomplis dans le cadre du diagnostic biologique effectué à partir de cellules prélevées sur l’embryon in vitro, tel que prévu à l’article L. 162-17, ne constituent pas des études au sens de la présente section. »

Le sort des embryons surnuméraires n’est pas réglé par cette loi, qui repousse l’échéance à son réexamen. Néanmoins, la destruction des embryons surnuméraires créés avant cette loi est possible s’ils ne font pas l’objet de projet parental.

La loi va également modifier l’article 16 du Code civil qui disposera que :

« La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. »

Le législateur reprend les termes de la loi Veil, mais l’on sait ce que signifie le respect de l’être humain pour la loi Veil…

Ici, encore une fois, le piège est structurel. Le législateur estime que ce principe de l’article 16 du code civil n’est pas applicable à l’embryon avant la fin de la douzième semaine de grossesse, car ce n’est pas une personne reconnue par le droit. Dans la nuit de cette douzième semaine, l’embryon n’est plus une « personne en devenir » mais une personne à part entière… !! » Et qu’en « l’état des connaissances et des techniques » personne ne peut apprécier cette décision du parlement, donc affirmer si l’embryon est une personne ou non.

Cette loi de 94 est assez conservatrice, elle ne permet pas la manipulation génétique, ni la création d’embryon en dehors des cellules gamètes des parents, ni clonage, ni recherche médicale sur des embryons humains. La règle est encore claire : aucune manipulation ni recherche ne peut porter atteinte à l’embryon. En loge17, il est connu (car il faut admettre que les lois françaises se font là) que la loi Veil, ayant permis l’avortement dans le respect de l’embryon, la recherche voire le clonage pourront être permis dans le respect de ce même embryon. L’embryon ne serait qu’ « Une personne humaine potentielle18 », « en processus continu d’hominisation » (rapport du Conseil d’État sur les lois de bioéthique, 1999 reprenant la définition du CNE).

La notion de « processus d’hominisation » est capitale dans la perception idéologique de l’homme par nos gouvernants et les lobbies qui les manipulent. Elle reprend le fameux « Comment l’homme devint humain » de Roger GARAUDY, et cette idée de l’évolutionnisme sociologique qui veut que l’homme soit un animal qui devient humain par évolution, se dotant de lois, d’une culture, d’un système politique qui le rendent humain, et en dehors duquel il n’est qu’un animal malfaisant. Si l’homme devient humain, c’est bien qu’avant de le devenir il ne l’est ni par nature, ni par essence. L’homme sans culture n’est qu’un animal.

C’est sur ce raisonnement que se construisit la folie des Anglais qui détruisirent les Tasmans au 18ème siècle jusqu’au dernier (le seul véritable génocide de l’histoire puisqu’il n’y a aujourd’hui aucun survivant de cette race) en les considérant comme le chaînon manquant de l’évolution (notion darwinienne d’un stade de l’évolution entre l’homme et l’animal, pur fantasme évolutionniste), et non comme des hommes. On se livra sur eux à des dissections et à des massacres d’une violence inouïe.

Ainsi, pour le pouvoir en place, l’embryon doit lui aussi « devenir homme » par la volonté d’un autre et son développement vers l’humanisation, mais ne l’est ni par essence, ni par nature. Il peut alors partager le sort des Tasmans.

Ce qui est sûr, et un peu rassurant, c’est que le médecin comme le législateur estiment la naissance de l’embryon dès la fécondation, dès l’union des gamètes haploïdes, le résultat est appelé « embryon ». C’est la fusion des membranes des deux gamètes qui marque le début de la vie, la vie commence à la conception19. Ainsi le Zygote n’est que le nom du premier stade de l’embryon. Mais encore une fois, c’est dans l’article 16-4 du code civil que l’exception va écraser la règle : 

« Nul ne peut porter atteinte à l’intégrité de l’espèce humaine. (…) Sans préjudice des recherches tendant à la prévention et au traitement des maladies génétiques, aucune transformation ne peut être apportée aux caractères génétiques dans le but de modifier la descendance de la personne ».

 L’objet de cet article est de tenter de concilier (mais est-ce vraiment possible ?) d’un côté le respect physique de l’embryon et de l’autre le progrès scientifique.

La loi de 94 portait en elle ses exigences de modification dans les cinq ans, afin notamment de régler le problème des embryons surnuméraires.

La révision de la loi de 2004

La révision est finalement intervenue par la loi n° 2004-800 du 6 août 2004 relative à la bioéthique. Elle a été discutée en 1ère lecture sous un gouvernement socialiste ; en 2ème lecture, elle a été modifiée sous le gouvernement Chirac, qui lui a donné sa forme définitive.

Les principales dispositions, contenues dans la loi 2004, concernent les manipulations génétiques prévues par le Titre V « RECHERCHE SUR L’EMBRYON ET LES CELLULES EMBRYONNAIRES »

La loi commence par un rappel du code civil :

Art. L. 2151-1. – Comme il est dit au troisième alinéa de l’article 16-4 du code civil ci-après reproduit : « - Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée. ”

Le ton est très vite donné, et les interdits fondamentaux sont rappelés :

Art. L. 2151-2. – La conception in vitro d’embryon ou la constitution par clonage d’embryon humain à des fins de recherche est interdite.

Art. L. 2151-3. – Un embryon humain ne peut être ni conçu, ni constitué par clonage, ni utilisé, à des fins commerciales ou industrielles.

Art. L. 2151-4. – Est également interdite toute constitution par clonage d’un embryon humain à des fins thérapeutiques.

Mais concentrons-nous sur les « articles de Troie », qui permettent les dérogations :

Art. L. 2151-5. – La recherche sur l’embryon humain est interdite.

A titre exceptionnel, lorsque l’homme et la femme qui forment le couple y consentent, des études ne portant pas atteinte à l’embryon peuvent être autorisées sous réserve du respect des conditions posées aux quatrième, cinquième, sixième et septième alinéas.

Nous restons là dans l’acceptable, et dans le respect de l’embryon.

Mais bien vite la dérogation à la dérogation apparaît :

Par dérogation au premier alinéa, et pour une période limitée à cinq ans à compter de la publication du décret en Conseil d’État prévu à l’article L. 2151-8, les recherches peuvent être autorisées sur l’embryon et les cellules embryonnaires lorsqu’elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivies par une méthode alternative d’efficacité comparable, en l’état des connaissances scientifiques. Les recherches dont les protocoles ont été autorisés dans ce délai de cinq ans et qui n’ont pu être menées à leur terme dans le cadre dudit protocole peuvent néanmoins être poursuivies dans le respect des conditions du présent article, notamment en ce qui concerne leur régime d’autorisation. 20»

Ici plus question de protéger la vie de l’embryon ; il est au service de la recherche, chosifié pour les besoins de la science. Une évolution qui poussera très vite à s’interroger sur ce qu’est un « progrès thérapeutique majeur  » ; ce qui amènera M. Serge Blisko, lors de la 2ème lecture de la loi devant le parlement, à dire :

« Pensez-vous que les chercheurs ou même l’Agence Biomédicale soient capables de définir ce qu’est « un progrès thérapeutique majeur ». Il arrive qu’un progrès mineur débouche sur une innovation majeure. En outre, la science ne progresse pas de manière linéaire. Elle prend parfois des chemins de traverse. La recherche sur les cellules souches peut être décevante sur le développement de l’embryon, mais capitale pour la cancérologie. »

Le décret du 6 février 2006 va venir encadrer ces dérogations :

« Art. R. 2151-1. – Sont notamment susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs, au sens de l’article L. 2151-5, les recherches sur l’embryon et les cellules embryonnaires poursuivant une visée thérapeutique pour le traitement de maladies particulièrement graves ou incurables, ainsi que le traitement des affections de l’embryon ou du fœtus. »

Notons l’emploi du « notamment », qui ouvre un peu plus la porte de la manipulation, car en fait, tout dépendra de l’autorité de l’Agence de Biomédecine.

« Art. R. 2151-2. – Le directeur général de l’Agence de la Biomédecine peut autoriser un protocole de recherche sur l’embryon ou sur les cellules embryonnaires, après avis du conseil d’orientation, pour une durée déterminée qui ne peut excéder cinq ans.

« Outre la vérification des conditions fixées à l’article L. 2151-5, l’Agence de la Biomédecine s’assure de la faisabilité du protocole et de la pérennité de l’organisme et de l’équipe de recherche. […] »

Il reste la question de la légitimité de la recherche sur l’embryon existant, et la loi maintient encore l’interdiction du clonage, puisqu’elle maintient le principe que :

Une recherche ne peut être conduite que sur les embryons conçus in vitro dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation qui ne font plus l’objet d’un projet parental. »

Sont exclusivement visés par l’exception au principe d’interdiction de la recherche sur les embryons, les embryons surnuméraires créés in vitro, et issus de gamètes humains mâles et femelles. Il suffit de relever les cris de M. Roger-Gérard Schwartzenberg dans la séance du 9 décembre 2003 à l’assemblée pour s’en convaincre :

« La nouvelle rédaction, adoptée par la majorité sénatoriale et inspirée par vous-même, proscrit formellement le transfert nucléaire à des fins de recherche et à des fins thérapeutiques et le rend passible de sept ans d’emprisonnement. Pourtant, le Comité national consultatif d’éthique, dès le 18 janvier 2001, et l’Académie des sciences, dans son rapport du 23 janvier 2003, ont préconisé son autorisation. »

Et le député Yves BUR défendra cette interdiction du clonage thérapeutique lors de la même séance, en précisant que :

« Ce clonage, à vocation thérapeutique, est une transgression de la règle de la reproduction sexuée, consubstantielle à l’humanité de l’être humain et à son caractère unique. Nous ne mesurons pas encore les conséquences d’une telle décision, qui serait une révolution anthropologique »

Afin de renforcer cette interdiction l’art. L. 2151-7. Dispose que :

« Tout organisme qui assure, à des fins scientifiques, la conservation de cellules souches embryonnaires doit être titulaire d’une autorisation délivrée par l’Agence de la Biomédecine.

La délivrance de l’autorisation est subordonnée au respect des dispositions du titre Ier du livre II de la première partie du présent code, des règles en vigueur en matière de sécurité des personnes exerçant une activité professionnelle sur le site et des dispositions applicables en matière de protection de l’environnement, ainsi qu’au respect des règles de sécurité sanitaire. »

On ne peut s’empêcher d’illustrer le propos par cette affaire de 2005 dans laquelle 440 corps entiers ou partiels de fœtus et d’enfants mort-nés ont été conservés illégalement à l’hôpital parisien Saint-Vincent de Paul, dont certains pendant 20 ans. Le ministre de la Santé de l’époque, Xavier Bertrand, avait annoncé que le chef du service d’anatomopathologie et son adjoint, les Prs Alain Pompidou et Jean-Patrick Barbet, avaient écopé d’un blâme. Le ministère avait précisé que ces blâmes avaient été infligés par la juridiction disciplinaire des Professeurs des universités praticiens hospitaliers. Le rapport de l’IGAS notait :

« Qu’une telle accumulation de corps depuis 1985 n’a été possible que par le souhait de certains médecins de conserver ces éléments et par des retards inacceptables dans la réalisation des autopsies ».

Enfin sur le plan judiciaire, le parquet de Paris avait annoncé le classement sans suite de l’enquête préliminaire ouverte en août 2005. L’enquête, qui avait été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, n’a révélé aucune infraction pénale… Nous sommes loin du respect annoncé dans la loi, et le parquet ne se sent visiblement pas concerné par ce genre d’affaire21.

C’était pourtant l’occasion rêvée pour le ministère public de montrer son attachement au respect de l’embryon exprimé par la loi. Une action aurait été un message fort vis-à-vis de la recherche, et de sa propension à chosifier l’homme, en commençant par l’embryon. Le message a été clairement un blanc-seing du pouvoir à la dérive « chosifiante ». Cela est particulièrement préoccupant pour l’application du volet pénal des lois bioéthique.

Car le volet pénal de la loi de 2004 est assez important. On y trouve :

- la qualification du clonage reproductif et de l’eugénisme comme « crime contre l’espèce humaine » et à la fixation des sanctions applicables aux infractions en matière d’éthique biomédicale, dont le délit de clonage à des fins thérapeutiques ou de recherche (articles 28 et 29) créant l’article 214-1 :

« L’Article 511-16 : « Le fait d’obtenir des embryons humains sans respecter les conditions prévues aux articles L. 2141-5 et L. 2141-6 du code de la santé publique est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 Euros d’amende. »

L’Article 511-17 : « Le fait de procéder à la conception in vitro ou à la constitution par clonage d’embryons humains à des fins industrielles ou commerciales est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 Euros d’amende. »

L’Article 511-18 : « Le fait de procéder à la conception in vitro ou à la constitution par clonage d’embryons humains à des fins de recherche est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. »

l’Article 511-1-2 : « Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 Euros d’amende le fait, par don, promesse, menace, ordre, abus d’autorité ou de pouvoir, de provoquer autrui à se prêter à un prélèvement de cellules ou de gamètes, dans le but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée.

Est punie des mêmes peines la propagande ou la publicité, quel qu’en soit le mode, en faveur de l’eugénisme ou du clonage reproductif. »

Monsieur Mattei s’exprimera lui-même sur ce danger en 2ème lecture:

« Le clonage thérapeutique n’est pas un processus sexué. Je continue de m’interroger sur le statut de cette cellule qui a un potentiel embryonnaire, mais n’est pas issue d’une fécondation. Il n’empêche que, transférée dans un utérus, elle se développe comme un embryon et devient un embryon.

Je m’interrogeais donc sur la différence entre une cellule embryonnaire parce que résultant d’une conception sexuée et une cellule issue d’un noyau unique. Mais vous ne m’avez cité que partiellement. J’ajoutais qu’au-delà des interrogations philosophiques sur le statut de la cellule, il persistait deux obstacles au clonage thérapeutique : d’abord, ce serait la porte ouverte au clonage reproductif. Ensuite, cela pose le problème de la marchandisation des ovules humains. On peut conserver un doute sur la nature de la cellule initiale asexuée, mais le clonage thérapeutique ne peut être accepté du fait des risques qu’il fait courir. »

Quoi qu’il en soit, l’amendement 132 demandant l’autorisation du clonage thérapeutique sera repoussé. Même l’amendement 160 qui cherchait à faire accepter la recherche sur l’embryon humain et les cellules embryonnaires si :

« Elle a une finalité médicale » et à condition « qu’elle ne puisse pas être poursuivie par une méthode alternative, d’efficacité comparable, en l’état des connaissances scientifiques.» a été repoussé par les parlementaires de l’époque. Mais ce bon sens ne durera pas.

La loi de 2011 antichambre du clonage :

Un rapport militant !

Dans son rapport sur l’évaluation de l’application de la loi du 6 août 2004, qui débouchera sur la révision de 2011, MM. Alain CLAEYS et Jean-Sébastien VIALATTE s’efforceront d’engager le parlement vers la lever des interdits pesant sur la recherche sur l’embryon. Leur rapport rappelle que l’embryon n’est pas considéré par le législateur comme une personne, mais comme une « chose sacrée » bénéficiant d’une protection objective dans la mesure où il est le désir d’un couple. Il n’a aucune existence juridique autonome en dehors de la personne de la femme ou de la volonté du couple pour les embryons in utero. L’enfant est enchaîné au désir de l’adulte.

Bien entendu, la référence à la puissance et à l’acte est inaudible, et le volontarisme tout puissant de l’homme finit par emporter le peu d’onto-axiologie restant à l’œuvre dans la loi française.

Le rapport s’appuie sur la communauté scientifique et sur les entreprises du médicament (LEEM Recherche) représentées par Bernard LEMOINE, il critique la complexité et l’exigence du régime dérogatoire de la loi de 2004 qui entraîne un manque de visibilité pour les « investisseurs étrangers  !!! ») et finit de chosifier l’embryon.

« Aujourd’hui, en termes de compétitivité et d’attractivité sur le territoire français, nous ne rassemblons pas les conditions optimales pour mener ces recherches. »

Et les professeurs HURIET et KAHN de surenchérir :

« Cette recherche doit être autorisée parce qu’il n’y a pas d’argument moral important pour l’interdire et que, même si l’on crée des cellules ayant nombre de propriétés des cellules souches embryonnaires, l’étude des maladies du développement humain aux premiers âges de la vie fait partie d’une recherche biologique et médicale totalement et complètement légitime ».

Et les rapporteurs de préciser :

« Pour la plupart des chercheurs comme pour les rapporteurs, les recherches sur les cellules souches se fertilisent mutuellement : sans les recherches sur les CESh, celles très prometteuses sur les cellules souches adultes n’auraient pas été possibles. »

Remarquons que l’acronyme CESh, signifiant Cellules Souches Embryonnaire humaines, permet de dédramatiser la situation, et de la banaliser.

La même technique de communication a été utilisée avec l’IVG.

Un petit lexique s’impose donc ici afin de bien comprendre les enjeux de la loi :

L’embryon humain est un petit être vivant et humain qui se développe dès le moment de la fécondation, car, dès la fécondation, tout le patrimoine génétique est présent. Il n’existe pas de stade pré-embryonnaire car, avant l’embryon, l’être humain n’existe pas, seules existent deux cellules sexuelles : l’ovule et le spermatozoïde.

Les Cellules souches embryonnaires sont les cellules qui composent l’embryon. Elles sont appelées « souches », car elles ont la possibilité de fabriquer toutes les autres cellules du corps humain pour produire muscle, peau, nerf… L’utilisation de ces cellules souches à des fins dites thérapeutiques suppose la destruction des embryons.

Les Cellules souches adultes sont des cellules du corps humain adulte et sont appelées « souches »car elles peuvent aussi fabriquer un grand nombre d’autres cellules. Ainsi, les cellules nerveuses peuvent générer des neurones ou se transformer en cellules musculaires, les cellules de pancréas se trans-différencier en cellules de foie…mais à la différence de la recherche sur les «cellules souches embryonnaires», la recherche sur les «cellules souches adultes» ne pose aucun problème éthique.

La Recherche sur l’embryon ne vise pas à soigner un embryon malade, mais à prélever les cellules d’un embryon (en le détruisant la plupart du temps) pour les utiliser comme matériau d’expérimentation.

Le Clonage humain, est une manipulation destinée à reproduire, de manière non sexuée un être humain identique à l’original. (Ne pas confondre avec le clonage cellulaire, simple culture de cellules comme on le fait pour la peau des grands brûlés).

Pour réaliser le clonage, on a impérativement besoin d’un ovocyte de la femme. On enlève le noyau de l’ovule et on le remplace par le noyau d’une cellule (non sexuelle et diploïde) prélevée sur le corps d’un donneur. On initie la division cellulaire par choc électrique. On obtient ainsi un embryon «jumeau» du donneur, à quelques années près.

Ce clonage est « thérapeutique » si l’on arrête la croissance de l’embryon à l’âge d’une semaine, pour utiliser ses cellules dans la recherche. Si on laisse l’embryon se développer jusqu’à la naissance, c’est du clonage reproductif. Dans les deux cas la technique est exactement la même, on reproduit un être humain.

Faire un clone pour la recherche, c’est donc créer un embryon qui sera ensuite détruit et utilisé comme matériau de recherche. Certains préfèrent appeler le clonage « thérapeutique » « transfert de noyaux de cellules somatiques» afin de le faire accepter plus facilement.

Les conclusions du rapport

Le rapport conclut en demandant la levée du moratoire prévu dans la loi actuelle, sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines, estimant que c’est là l’un des enjeux majeurs de la révision de la loi ; pour les rapporteurs comme pour la plupart des personnalités entendues, la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines doit être autorisée et encadrée.

Si un amendement adopté lors du débat en première lecture au Sénat modifiait le régime des recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires en les soumettant à un régime d’autorisation réglementée, l’Assemblée nationale aura vite rétabli un régime d’interdiction pour ces recherches, avec possibilité de quelques dérogations. Les députés ont également refusé une disposition adoptée par le Sénat qui permettait aux femmes homosexuelles de recourir à l’assistance médicale à la procréation.

Même si en apparence la loi de 2011 reprend les grands principes :

  • La conception in vitro d’embryon ou la constitution par clonage d’embryon humain à des fins de recherche est interdite.

  • La création d’embryons transgéniques ou chimériques est interdite.

  • La recherche sur l’embryon humain, les cellules souches embryonnaires et les lignées de cellules souches est interdite.

  • C’est encore une fois par le régime dérogatoire que le loup entrera dans la bergerie :

  • Par dérogation au I, la recherche est autorisée à certaines conditions. Conditions qui resteront particulièrement restrictives.

  • Enfin, les recherches alternatives à celles sur l’embryon humain et conformes à l’éthique doivent être favorisées.

Même le Pr Jean-François Mattei, initiateur des précédentes lois de bioéthique votées en 2004 lorsqu’il était ministre de la Santé, abandonne le combat contre « l’hubris scientifico-politique » :

« Il est normal que la loi évolue, car ces débats de société ne doivent jamais être considérés comme clos »

Le terrain est préparé lors des débats parlementaires :

Jean-Yves LE DEAUT expliquera :

« Il est vrai aussi que, dans le premier stade de développement du clonage thérapeutique, on fabrique un embryon, mais son développement est ensuite stoppé pour utiliser certaines cellules qui vont éventuellement se différencier et pouvoir être implantées chez un malade, sans risque de rejet immunitaire. Nous n’aurions pas dû non plus, sans doute, employer le terme de thérapeutique. »

Là est le point essentiel et le nœud du problème du clonage.

Les dérogations de la loi de 2011

Il faut analyser la portée de ces dérogations, qui n’iront pas jusqu’à l’autorisation du clonage thérapeutique, mais lui ouvre la voie.

L’article L. 2151-5 du code de la santé publique dispose :

« Art. L. 2151-5. – I. – Aucune recherche sur l’embryon humain ni sur les cellules souches embryonnaires ne peut être entreprise sans autorisation. Un protocole de recherche conduit sur un embryon humain ou sur des cellules souches embryonnaires issues d’un embryon humain ne peut être autorisé que si :

« 1° La pertinence scientifique de la recherche est établie ;

« 2° La recherche s’inscrit dans une finalité médicale ;

« 3° Il est impossible, en l’état des connaissances scientifiques, de mener une recherche similaire sans recourir à des cellules souches embryonnaires ou à des embryons ;

« 4° Le projet et les conditions de mise en œuvre du protocole respectent les principes éthiques relatifs à la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. »

Qui dit recherche sur l’embryon, dit disponibilité d’embryons.

Ainsi dans le champ de l’Assistance Médicale à la Procréation, la loi autorise :

Premièrement, à l’article 19 , la vitrification des ovocytes. Cela est une nouveauté permettant de conserver plus d’ovocytes, d’autant que l’article 19 A l’étend aux donneurs n’ayant pas procréé la possibilité de donner leurs gamètes, le don étant ouvert aux femmes n’ayant jamais eu d’enfants, ce qui était interdit par la loi de 2004. Les députés et les sénateurs ont même souhaité confier aux gynécologues une mission d’information sur le don de gamètes, conscients des « besoins importants en ovocytes » dit le débat parlementaire.

On perçoit bien la volonté du chercheur, relayée par le législateur : plus d’ovocytes pour plus d’embryons, pour plus de recherche… et la préparation au clonage thérapeutique qui ne peut se passer d’ovocyte.

Mais il reste encore des obstacles au clonage thérapeutique.

L’article 1A de la même loi autorise la ratification de la convention d’Oviedo sur les droits de l’homme et la biomédecine, signée le 4 avril 1997.

Dans le domaine des recherches sur l’embryon, est donc appliqué le principe énoncé à l’article 2 de la convention d’Oviedo, à savoir que «l’intérêt et le bien de l’être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science ».

La science n’est pas au-dessus des lois et des principes éthiques, elle doit s’y conformer. C’est pourquoi le projet de loi maintient l’interdiction de principe des recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires et se limitera aux autorisations qui seront données pour la recherche.

Un principe essentiel est maintenu dans ces dérogations 

Conformément au principe posé dans la convention d’Oviedo, la loi de 2011 reste fidèle à l’interdiction de toute conception d’embryon à fin de recherche, et maintient également l’interdiction du transfert nucléaire, technique du clonage.

Les recherches sont autorisées sur les seuls embryons surnuméraires sans projet parental et sous conditions : finalité médicale de la recherche, pas de méthode alternative d’efficacité comparable, consentement exprès des deux membres du couple, protocoles dûment autorisés par l’ABM, interdiction d’implanter des embryons qui ont fait l’objet de recherches.

Aujourd’hui, 45 équipes environ dans toute la France effectuent des recherche avec, comme matériel de recherche, l’embryon humain. J’utilise à dessein le mot de « matériel de recherche », car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Ces recherches sont de tout type :

  • Utilisation des CSEH pour la production de lignées épidermiques et limbiques à potentiel thérapeutique des pathologies cutanées de la cornée.

  • Thérapie cellulaire de l’épiderme à partir de kératinocytes dérivés de CSEH

  • Études de la différenciation des CSEH en hépatocytes.

  • Maîtrise de la différenciation des CSEH en cellules souches hémangioblastiques et étude de leurs potentialités de :

  • leurs potentialités thérapeutiques dans le cadre de greffes et à des fins transfusionnelles.

  • Établissement de modèles animaux chimériques Hommes/souris : application à l’étude de l’infection par le VIH.

  • Identification des biomarqueurs moléculaires, impliqués dans la régulation des embryons préimplantatoires humains : approche transcriptomique (embryon).

  • Études du développement d’un produit de thérapie cellulaire (RPE, Epithélium pigmentaire rétinien) dérivé des cellules souches embryonnaires humaines.

  • Études de la dynamique des changements épigénétiques au cours du développement préimplantatoire de l’embryon humain en utilisant l’inactivation du chromosome X comme processus modèle (embryon).

  • Contrôle et stabilité des régulations épigénétiques dans les CSEH : étude de l’inactivation du chromosome X.

  • Mécanismes et identification des gènes impliqués dans la différenciation mésodermique (hématopoïétique endothéliale et cardiomyocyte) des CSEH.

  • Maintien de la diploïdie dans les CSEH.

  • Études des mécanismes intervenant dans la différenciation des CSEH en hépatoblastes et identification des gènes impliqués dans cette différenciation

  • Etc.

Aucune de ces recherches ne fait état de technique de transfert nucléaire, ou de technique s’en approchant.

La version du 4 mai 2012 de demande d’autorisation d’étude sur les embryons émise par l’Agence de la Bio-médecine précise :

« Les conditions de mise en œuvre du protocole d’étude doivent respecter :

- Les principes éthiques fondamentaux de la bioéthique (art. 16 à 16-8 du Code civil)

- Les conditions éthiques applicables à la recherche sur l’embryon (art. L. 2151-1 et suivants CSP)

Le protocole d’étude ne peut concerner que des embryons

- conçus in vitro dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation (art. R. 2141-18 CSP) ;

- pour lesquels les consentements des deux membres des couples participant à l’étude envisagée seront recueillis conformément aux dispositions de l’article R. 2141-21, après information sur le protocole et en particulier sur l’éventuel transfert des embryons aux fins de gestation. »

La demande d’autorisation de recherche exige quant à elle :

La preuve de l’existence de progrès médicaux majeurs :

Fournir tout élément permettant de justifier que la recherche est susceptible de permettre des progrès médicaux majeurs au sens de l’article R. 2151-1 du code de la santé publique.

La recherche peut-elle être réalisée sans recourir à des embryons humains ou des CSEH ?

Fournir tout élément permettant de justifier qu’il est expressément établi qu’il est impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d’une recherche ne recourant pas à des embryons ou des cellules souches embryonnaires humaines. »

Et ce même formulaire demande l’origine des embryons soumis à cette recherche, en ces termes :

« En cas de recherche sur l’embryon, indiquer s’il s’agit :

D’embryons conçus dans le cadre d’une AMP et dépourvus de projet parental (article L. 2151-5),

D’embryons non susceptibles d’être transférés ou conservés (problème affectant la qualité des embryons, article L. 2141-3 dernier alinéa)

D’embryons porteurs d’une anomalie détectée à la suite d’un DPI (article L. 2131-4)

Puis le formulaire demande : d’indiquer le nom et les coordonnées du laboratoire ou du centre d’AMP fournissant les embryons.

Pour la recherche sur les CELLULES SOUCHES EMBRYONNAIRES HUMAINES dérivées en France d’embryons conçus in vitro, dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation et pour lesquels il n’existe plus de projet parental

Il faut également préciser s’il s’agit de cellules souches embryonnaires humaines issues

  • d’embryons sains

  • d’embryons porteurs de maladie diagnostiquée et préciser cette maladie

  • ou d’une demande d’importation

  • ou d’embryons déjà importés, en nommant l’organisme étranger fournisseur, le responsable français de l’importation, la date de l’autorisation et la date effective d’importation. Il faut ensuite préciser s’il s’agit de cellules souches embryonnaires humaines issues : d’embryons sains ou d’embryons porteurs de maladie diagnostiquée.

La loi de 2011 reste exigeante dans la « traçabilité » de l’embryon, et ce afin d’éviter le clonage « thérapeutique », qui reste interdit par la loi, mais sur 173 demandes de recherche, seule 9 ont été rejetées. Autant dire que cet organisme est particulièrement laxiste quant aux autorisations qu’il délivre.

L’interdiction du clonage interdit il le clonage ?

En d’autres termes : « La constitution par clonage d’embryon humain » interdit il toute manipulation sur l’ovocyte humain qui s’approcherait du clonage ?

Et ce clonage pourrait-il prendre la forme d’un « transfert nucléaire » ? Les discussions parlementaires incitent à la vigilance :

« Je veux réaffirmer avec force qu’une cellule souche embryonnaire n’est pas un embryon et qu’il n’y a aucune objection, au nom de l’éthique, à refuser à des chercheurs de travailler sur des cellules destinées à être éliminées. »

Ou encore Michel VAXES qui clame :

« Pourquoi vous y êtes-vous opposés ? Fondamentalement pour une seule raison : la confusion persistante que vous entretenez entre « vie » et « vie humaine ».

« Vous refusez d’admettre que l’humain est d’une autre essence que le biologique, que l’humanité est une réalité historico-sociale. Vous peinez à vous dégager plus nettement de l’homo sapiens sapiens, vous refusez d’admettre que l’homme est le monde de l’homme. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) J’ai fait mes choix philosophiques ! Votre cécité à ce sujet nourrit votre incapacité à changer le monde en changeant l’homme pour un devenir plus humain. Pour ces raisons, vous pataugez dans de redoutables contradictions. »

Et encore sur le Clonage thérapeutique :

« L’objection éthique pourtant est radicale. L’embryon ainsi créé est réifié (c’est-à-dire réduit à l’état de chose), ce qui est incompatible avec son statut de personne humaine potentielle. Il y aurait donc là crime de lèse-humanité. Mais s’agit-il ici d’embryon ? Il n’y a, pour la production de telles cellules (clonées), ni fécondation ni croissance intra-utérine. »

Ainsi le danger est que des chercheurs, estimant n’avoir pas affaire à un embryon humain, ne réalisent ces recherches en toute impunité. Mais ils seraient hors la loi sans aucun doute. Encore faudrait-il que des poursuites existent, et que le magistrat reconnaisse cette manipulation comme clonage thérapeutique.

Le temps ne fait rien à l’affaire

L’une des difficultés persistantes de la loi concernait la question de la révision systématique de la loi de bioéthique. La commission a arbitré en prévoyant l’organisation d’états généraux de la bioéthique tous les cinq ans. L’année suivante, l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques rendra un rapport sur ce même thème de la bioéthique avant que n’intervienne, un an plus tard, une révision de la loi. Cette dernière sera donc réexaminée, périodiquement, tous les sept ans.

Nous sommes clairement ici dans une perception relativiste de l’éthique et de la loi morale. Ce qui est crime aujourd’hui pourrait-être admissible demain.

Si des principes moraux essentiels sont mis en cause par le clonage thérapeutique, pourquoi ces principes seraient-ils demain moins essentiels qu’aujourd’hui

Si les valeurs éthiques sont ontologiques, si elles prennent leur source dans le droit naturel le plus profondément lié à la nature humaine, il est évident que ces valeurs ne souffrent pas de modifications intempestives, liées à la mode ou au goût du jour.

Cette incapacité à décider dans le temps d’une stabilité axiologique est propre à nos sociétés décadentes, perdues au milieu des pressions de lobbies divers, et sans aucune vision à long terme. Les parlementaires ne sont que le jouet d’un clientélisme électoral à court terme. Rien de très honorable dans tout cela, ni rien de très stable dans une république qui aspire à des lois saines et durables.

Dans son annexe au procès-verbal de la séance du 12 avril 2006, le sénateur MILON exprimait ce relativisme progressiste très franc-maçon :

« Il est toutefois vraisemblable que les progrès qui seront éventuellement réalisés dans ce domaine par des équipes de chercheurs étrangers redonneront au débat sur le clonage une nouvelle actualité, notamment pour ce qui concerne le clonage thérapeutique, c’est à dire le transfert nucléaire, également interdit par la loi de 2004. »

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la France a refusé de signer le 8 mars 2005, la déclaration des nations unies sur le clonage.

En effet, cette déclaration a décidé d’interdire le clonage, même à des fins thérapeutiques, liant ainsi toute forme de clonage. Et cela la France ne le souhaite pas, désirant distinguer clonage thérapeutique et clonage reproductif.

La déclaration est rédigée de la manière suivante :

«  Les États Membres sont invités à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine »

Et cette idée de refuser toute forme de clonage n’est pas souhaitée par le gouvernement français de l’époque qui caresse l’espoir de légaliser ce que le rapport de l’assemblée sur l’application de la loi 2004 recommandait:

« - autoriser, sous réserve de la disponibilité des ovocytes humains, la transposition nucléaire avec un dispositif rigoureux de contrôle par l’Agence de la biomédecine et une interdiction d’implantation.»

La dégradation de décembre 2012

Le 4 décembre dernier à 22h, le Sénat votait une proposition de loi du groupe radical, « autorisant sous certaines conditions la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires ».

Une telle proposition ferait passer la recherche sur l’embryon d’un régime d’interdiction à un régime d’autorisation : le principe de protection de l’être humain deviendra une exception. C’est un retour à la première rédaction de la loi de 2011 avant son passage devant le Sénat.

Notons en premier lieu l’empressement des socialistes à faire voter ce texte. Les pressions des laboratoires et des industries pharmaceutiques n’y sont pas étrangers. Mais cet empressement rend la procédure d’adoption illégale. En effet, la loi de 2011 porte en elle les conditions de sa modification qui doit être précédée d’états généraux nationaux. C’est aux termes de l’article 46 de la loi bioéthique de 2011 : « tout projet de réforme sur les problèmes éthiques (…) doit être précédé d’un débat public sous forme d’états généraux. »

En second lieu, ce passage de l’interdiction à l’autorisation encadrée est un véritable recul de la protection de l’être humain. Ainsi, le principe fondateur de la protection de l’être humain deviendrait une exception à la règle nouvelle de sa non-protection. Le recours à des embryons humains pour la recherche deviendra la règle, la conscience de l’humanité présente dans la cellule embryonnaire s’évaporera avec l’habitude de traiter cette cellule comme une autre, niant sa spécificité. Cette banalisation ouvrira la porte au clonage thérapeutique, grâce également à la banalisation de l’ovocyte et à la multiplication des donneuses.

L’élargissement des dérogations actuelles est également porté par cette modification de la loi de 2011. Il sera expressément prévu dans la loi, pour la première fois, qu’une « recherche fondamentale » pourra être menée sur des embryons humains, c’est-à-dire sans aucune perspective thérapeutique concrète.

Là où il est aujourd’hui nécessaire « d’établir expressément qu’il est impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d’une recherche ne recourant pas à des embryons humains », il suffira d’affirmer que « cette recherche ne peut être menée sans recourir à ces embryons… « . L’exigence d’une preuve scientifique démontrant l’impossibilité de mener une recherche alternative ne sera donc plus requise.

La banalisation de cette recherche sera obtenue.

Une alternative refusée par idéologie

Ian Wilmut le précurseur dans le clonage des mammifères, qui réoriente ses recherches vers une technique de reprogrammation de cellules adultes en cellules souches, considère, au sujet du droit français, que le législateur va à contre-courant en ouvrant la voie à la manipulation de l’embryon. Ce chercheur écossais estime en effet qu’une nouvelle technique de production de cellules souches, mise au point par une équipe japonaise, rend désormais inutile le clonage. Ces cellules sont à l’origine de tous les tissus d’un organisme et censées garder toutes les potentialités de différentiation.

Un chercheur japonais avait déjà publié l’an dernier la transformation réussie de cellules de la peau de souris adultes (des fibroblastes) en cellules souches pluripotentes « induites ». Cette recette, qui «marche» aussi sur les cellules adultes humaines, à la surprise des chercheurs, utilise des ingrédients qui transforment les cellules adultes en cellules qui partagent les caractéristiques génétiques des cellules souches embryonnaires. Cette technique lève l’opposition aux recherches sur l’embryon en se passant de l’étape du clonage. La recette japonaise utilise une technique de modification des cellules directement d’un malade, en cellules souches, sans passer par un embryon cloné, qui ont bien plus de potentiel.

Mais cette solution ne s’inscrit pas dans les plan de désacralisation de l’embryon, permettant à moyen terme la PMA pour les pairs de lesbiennes ou la GPA pour les paires de gays, ainsi qu’une décomplexions de l’avortement, nouvelle méthode de contraception et donc grand pourvoyeur de matériel génétique pour nos chercheurs.

Qui pourra s’opposer à cette écœurante politique maçonico-progressiste ?

CONCLUSION

de

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

L’article que vous venez de découvrir de notre ami Van Elder est conforme à la discipline intellectuelle et configuré à la nécessité pour un chrétien d’agir selon la vérité et d’en admettre l’autorité. Il s’agit d’un travail austère et d’une très haute qualité intellectuelle. Le sujet qu’il traite ne porte pas à rire. Son souci était d’exposer la loi, d’en rendre compréhensible son évolution et l’intention secrète du législateur.

A la veille d’une catastrophe anthropologique qui doit être comprise comme une sorte de parachèvement de la révolution, de la tromperie infectieuse du Siècle des Lumières, cette étude s’imposait en une nécessité urgente. Elle confirme et sanctionne l’appel que j’ai maintes fois fait d’entrer en résistance spirituelle, intellectuelle et morale.

L’excellent travail d’Elder me donne l’occasion de rappeler l’importance de se tenir dans une discipline de l’esprit qui part du principe thomiste et socratique suivant : reconnaître et accueillir les faits en leur vérité et non selon notre affect et autres sensibleries, quelle que puisse être la gravité voire la dramatique du sujet. Il importe de ne pas tomber sous leur dictature. L’émotion doit être soumise par notre raison. Il n’est pas conforme à la discipline de la vérité de tordre les faits pour les amener à conforter l’opinion que l’on s’est forgée sur son objet. La passion ne saurait rien justifier et ne peut que desservir le combat que l’on mène quand bien même serait-il juste. La vérité nous rend libres, c’est vrai pour tous, mais c’est un impératif pour le chrétien.

Nous vivons dans une période déterminante ; si le combat spirituel n’a jamais cessé depuis la chute d’Adam et Ève, il devient prioritaire pour notre génération. Il faut combattre le bon combat selon l’école paulinienne, car servir Dieu dans la reconnaissance de notre pauvreté, c’est servir l’homme, tous les hommes. Il ne s’agit pas d’un rêve à réaliser, mais d’un salut à offrir à chacun.

En ce jour bénit où Dieu vient de nous donner un nouveau successeur de Pierre, il est important de se rappeler l’urgence d’associer la foi et la raison pour le meilleur du service du bien commun intra muros et extra muros ; mettons nos qualités au service de ce Pape dans un esprit de communion et une sincère obéissance.

___________________________________

1Cette précision est importante, car certains ont cru voir dans ce mot une possible intrusion de la sémantique anglo-saxonne, ce qui n’est pas exact ; en effet, le droit français exclut toute intrusion étrangère dans la rédaction de son droit. C’est même le contraire dans les domaines des codes de la famille et celui de la Santé Publique, domaines concernés par nos préoccupations exprimées ici.

2Il semblerait que cette tentative est eu lieu bien plus tôt, en début de 1968, ce qui est possible, car déjà Pie XII y fait allusion dans une encyclique (Sui Generis) et autres discours, ce qui laisse à penser qu’il était suffisamment informé pour envisager la réalité des dangers de la biogénétique. Nous savons que l’Allemagne nazie était avancée sur ce terrain ainsi que l’URSS.

3Nous sommes-là en présence d’une absence de sens moral.

4Derrière ces pressions, se dissimulent des sociétés occultes qui souhaitent parvenir légalement au clonage reproductif humain dans l’espoir d’atteindre certains de leurs objectifs dont celui de détruire ou faire échec aux grâces messianiques. On ne peut ignorer ces sociétés secrètes, véritables concentrés de névrosés et autres psychopathes, figés dans leur haine infantile de Dieu et des hommes, pétrifiés dans un orgueil de dément.

5On ne peut toutefois ignorer les déclarations de Bernard Debré qui précisa sur la Cinq que le clonage thérapeutique était effectif en France ; ce qui induit le clonage reproductif humain.

6On ne peut ignorer la volonté des scientifiques d’aller toujours plus loin dans la maîtrise de la vie et de la mort et on peut croire que certains d’entre eux ne voient là que des avancées thérapeutiques ; mais on ne peut ignorer non plus la collaboration d’autres savants (souvent dans la même équipe de chercheurs) avec des sociétés antichrétiennes au moyen desquelles ils veulent assouvir deux fantasmes tragiques et inexorablement inhumains : maîtriser le pouvoir de créer la vie un jour et nier l’intervention divine.

7Ce genre d’appétences peut interférer sur le sens moral général et rendre insidieusement insensible le sujet au concept du bien commun général ; un tel bouleversement anthropologique peut être les prémices d’un amoralisme progressif.

8Cette affirmation, oh combien véridique, renvoie à l’interrogation de l’animation immédiate qui est, du point de vue philosophique et théologique l’épicentre de la problématique du débat que les sciences génétiques posent.

9 L’instant de la conception s’exprime par l’activité du nouveau génome créé par la fusion des deux cellules haploïdes . Cette activité est la première division cellulaire de ce que l’on peut à cet instant appeler un embryon ; et qui n’est plus ni la cellule mère ni la cellule père mais une cellule nouvelle avec une nouvelle identité : une nouvelle personne.En 1987, on manquait encore de précisions scientifiques, c’est ce qui n’a pas permis au cardinal Ratzinger d’être plus précis.

10Tous les moyens seront employés pour contrer les tenants de l’animation immédiate, que toutes les majorités ont couverts, en plus d’une exclusion systématiques quant à l’accès aux médias.

11Comité Consultatif National d’Éthique, créé par décret le 23/02/83 après les assises de recherches par François Mitterrand.

12Forcé de constater l’influence perverse des idéologies que l’on impose à la place de toute doctrine. Le matérialisme athée est toujours réducteur de la personne et donc attentatoire à sa dignité.

13Cette proposition est le résumé du cartésianisme ; en fait elle fonde la pensée philosophique de Descartes.

14La philosophie existentialiste de Sarte cache mal l’idéologie qui la sous-tend ; elle confirme, pour l’observateur avisé, que son influence est totale quant au relativisme moral qui se répercute sournoisement sur la perception que le savant a de la conscience de son être, conscience de plus en plus diffuse, car dés-appropriée de la morale qui fait pourtant partie de la substance de l’être. C’est un renversement anthropologique qui s’annonce, la permanence de la culture du renversement (la révolution).

15Député UMP puis ministre de la Santé dans le gouvernement Chirac, il s’affirma comme catholique ?

16Ces courants philosophiques n’ont pu voir le jour et dévaster les sociétés occidentales et chrétiennes que par la faute inexpiable d’Occam.

17On doit admettre qu’il y a bien une intention ordonnée de la réforme du droit de la famille à la loi de bioéthique 2011 et les projets de lois qui suivent, dont l’invraisemblable « Mariage pour tous ».

18Il s’agit d’une sémantique aberrante et du socle d’un antichristianisme aussi féroce qu’enfantin : on peut démontrer scientifiquement et philosophiquement que l’embryon est une personne en puissance de réalisation et non une personne potentielle. ; ce qui illustre le refus du législateur et des scientifiques d’entrer sur le terrain de la métaphysique.

19Ce qui confirme la note 7.

20Ainsi se révèle l’intention ordonnée du législateur qui, selon des opportunités du moment et avec quelqu’audaces, oriente la loi dans le sens de son idéologie et dans un manque total de respect du peuple et celui de la parole donnée.

21Cette affaire, qui peut semblait anecdotique, ouvre sur des possibilités judiciaires malsaines et lourdes de perspectives qui pourraient amener à considérer l’institution judiciaire complice des puissances idéologiques ce qui induirait in fine la suppression de sa légitimité ; nous serions alors confrontés à un État arbitraire et non plus de droit.

20 mars 2013

LE RENVERSEMENT ANTHROPOLOGIQUE – CHRONIQUE DE PIERRE N° 64

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 20 h 12 min

 

LE RENVERSEMENT ANTHROPOLOGIQUE - CHRONIQUE DE PIERRE N° 64 dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU index-300x102

CHRONIQUE DE PIERRE N°64

LE RENVERSEMENT ANTHROPOLOGIQUE

« Si je ne dénonce le mal, je ne suis pas du Christ

Si je ne témoigne de la Vérité, je ne suis pas du Christ

Si je ne suis en vérité ni avec mon Dieu, ni avec les hommes, je n’appartiens plus ni à l’un ni à l’autre »

Le 24 mars, une nouvelle manifestation contre le projet de loi du « mariage pour tous » va se dérouler. Elle est nécessaire, car il importe que le peuple réapprenne à dire non, défende sa dignité, sa liberté, sa grandeur. Cette contestation n’est pas religieuse, elle n’est pas non plus politique au sens partisan. L’opposition à cette loi traverse les partis et tous les courants, les classes sociales.

Toute opposition à une loi, à un projet de société est politique, mais au sens noble, car elle défend le bien commun contre une minorité de prévaricateurs. L’homme, la femme le défendent d’abord par un sens moral instinctif, parce qu’il s’agit de leur existence, de la substance de leur être. Ils ne gagneront peut-être pas, mais ils feront ce qu’il faut faire, car il faut toujours faire ce que nous murmure notre conscience. Il faut mener ce combat, car il importe de rappeler qu’on est un homme, une femme et qu’il faut être digne de ce que l’on est. Nous chrétiens sommes comptables de la grandeur qui est en nous.

La manifestation du 24 mars , comme toutes les autres avant et celles qui se poursuivront, est légitime avant même d’être légale, car au-delà de sa légitimité et de sa légalité démocratiques, elle a une légitimité morale qui touche au bien commun général, ce qui induit, que par sa nature et son objet, elle n’a pas besoin d’autorisation. La liberté, qui ne fonctionne pas sans la vérité, a son propre mouvement, elle est une propriété consubstantielle à la vie, à l’être, à ce que nous sommes en profondeur.

Le concept de la légitimité est posé à l’envers depuis le Siècle des Lumières qui soutient que la légitimité est de l’ordre du volontarisme, du relativisme, il dépend de l’idée que l’on s’en fait. En ce sens, ce Siècle des Lumières est dans la logique du renversement et il est dans le déni de l’autorité légitime de la vérité. Il rejette tout ce qui ne vient pas de sa conception, de son idée d’où l’idéologie. Il rejette la réalité du droit moral naturel et de la loi morale naturelle, il en rejette l’autorité qui en découle.

La république en France s’appuie toujours sur cette culture révolutionnaire ; elle ne survit qu’en imposant, par toutes sortes de détournements de la pensée et de la loi, une légitimité qui lui est propre, qui lui est interne, sans tenir compte du peuple qu’elle enferme dans une dialectique essentiellement mensongère. Elle use, avec roublardise et haine, du mode accusateur ; elle est structurellement intolérante, irrespectueuse de l’homme et de sa société. La démocratie, entre ses serres, est devenue un venin qui détruit le citoyen et sa société.

Le régime républicain a toujours été révolutionnaire. La Cinquième République l’est bien plus que les troisième et quatrième, on peut même dire qu’elle rejoint les temps de la Constituante et de la Terreur. Toutes les modifications concernant la Constitution de la Cinquième République renforcent l’emprise de la Révolution sur le peuple.

Le législateur est contraint de renforcer ou de redéfinir en permanence sa conception de la légitimité, c’est une fuite en avant au moyen de lois qui tendent à réaliser l’intégralité du programme révolutionnaire. Et c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui le législateur n’entend pas ceux qui s’opposent à son projet ; non seulement, il ne veut pas les entendre, mais il se pourrait qu’il n’en ait plus les possibilités. Il considère les nécessités qu’il se crée comme la source de sa légitimité. La raison l’insupporte, et quand elle est liée à la foi, elle le terrifie. La culture révolutionnaire est pour lui la seule justification de son action politique. C’est pourquoi, aujourd’hui, le pouvoir politique devient autoritaire, au point qu’il ne respecte pas la loi qui stipule que toute modification substantielle de la société concernant la famille, la santé doit faire l’objet d’un débat dans le peuple.

L’attitude inacceptable et invraisemblable du Président du Conseil Constitutionnel, Jean-Louis Debré le confirme ; par ses déclarations, il a donné un blanc-seing au législateur alors que sa position l’oblige à la plus grande réserve et qu’en aucun cas, il ne peut intervenir dans un tel débat ; non seulement il intervient, mais il le fait publiquement, sachant qu’on ne lui fera aucun mauvais sort, tant il est vrai qu’il sert servilement la révolution bien plus que la démocratie et l’intérêt de son peuple qu’il méprise comme les autres responsables.

En vérité, il n’existe plus d’institution qui garde une once de légitimité ; même le justice se fait complice du législateur et des forces révolutionnaires en ne poursuivant pas les auteurs de méfaits qui touchent à la vie et à la dignité de l’homme, tel que la sinistre affaire des 440 cadavres d’enfants conservés en toute illégalité à l’hôpital Saint Vincent de Paul pendant vingt ans.

La volonté du législateur qui comprend : le Chef de l’État, l’ensemble du gouvernement et sa majorité, les deux chambres, veut le renversement anthropologique de la société, pour fragiliser le citoyen autant que sa société, ainsi ils seront affaiblis quand la guerre eschatologique éclatera et qui est déjà en mouvement. Elle a pour objet la destruction des grâces messianiques, à savoir la destruction de l’œuvre rédemptrice du Christ.

Le mensonge de cette majorité et de tous ceux qui dans l’opposition voteront cette loi, car francs-maçons ou autres affiliations illuminatis ou lâcheté est de le faire au nom de l’égalité ; il s’agit là d’une dialectique criminogène et mensongère qui divise les français.

Le concept d’égalité est de donner un accès à tous à la loi, et à tout ce qui organise la société pour le meilleur bien commun et individuel. Mais ce concept ne saurait s’étendre dans l’ordre de la loi morale naturelle, il ne saurait être la justification du renversement de la société.

Le droit, en lui-même doit nécessairement tenir compte de la loi morale naturelle. Il est évident que certains accès au droit défini ne peuvent ni ne doivent s’appliquer indifféremment à tous. C’est une monstruosité que de le prétendre. L’union d’une paire stérile par nature ne saurait être égale en droit à l’union dans l’altérité : un homme et un femme.

Le peuple de France est confronté à une évidence, la praxis républicaine en France est et demeure une praxis révolutionnaire qui agit dans le non-respect de l’intérêt général, dans le non-respect de la dignité du peuple de France et dans l’indifférence de son bonheur, de sa prospérité morale, spirituelle, économique, sociale et culturelle.

La république en France, issue du Siècle des lumières a toujours eu un pied dans toutes les dictatures, elle est de nature fascisante puisqu’elle impose des lois qui vont à l’encontre de la loi morale naturelle et donc porte atteinte objectivement à la dignité de l’homme et de sa société .

Le renversement et la décapitation de Louis XVI et de la reine n’ont pas eu d’autre objectif que le renversement anthropologique de la société et de couper les liens sociologiques avec la révélation chrétienne. Ce qui fut recherché et qui le demeure, c’est d’atteindre les grâces messianiques, le Roi de France en était le garant, le défenseur, il fallait l’abattre comme il fallait renverser les maisons royales qui restaient des châteaux forts des valeurs chrétiennes et donc des grâces messianiques. Mais dés l’instant où la royauté française était renversée, certaines autres maisons régnantes pouvaient aussi plus facilement tomber (la maison impériale de Russie). Les autres maisons régnantes catholiques, protestantes ne posent pas de problèmes elle n’ont pas la même mission ni la même force eschatologique ; elles font maintenant partie du décorum convenu des pseudo démocraties… Et servent de garant, de paravent pour les œuvres dans bas, pour les sociétés antichrétiennes ; elles ne sont plus que des faire-valoirs.

Il ne faut donc pas s’y tromper, nous sommes dans la phase déterminante de la guerre spirituelle, qu’importe la forme pratique qu’elle prend pour le moment et derrière laquelle elle peut encore donner le change, elle est là en œuvre et croyez moi, dans ce gouvernement certains le savent bien : vous devriez interroger Jacques Lang ou encore Atali, Debré, Delors, et certains de nos prélats…

Et nous ne pouvons plus regarder vers les institutions européennes, elles sont dans l’enfermement de cette révolution. Tous les jours, elles réduisent nos libertés par la multiplication des règlements et par des sommations qui violent en permanence la souveraineté des pays membres. Elles sont objectivement antichrétiennes, en guerre contre les grâces messianiques. Elles agissent par le biais de l’économie pour affaiblir l’idée de nation en créant des dépendances monstrueuses, aliénantes. Elles n’ont aucune conscience morale.

Il faut se rendre à l’évidence les événements de 68 sont toujours à l’œuvre, une pestilence qui accélère notre décadence, notre effondrement national ; pestilence qui gagne toutes les structures de nos sociétés occidentales.

Je vous le dis en toute franchise et simplicité, vous n’êtes plus tenus de participer aux élections quel que soit leur importance ; ne nourrissez pas la bête, elle n’est plus humaine !

La France va être détestée de beaucoup quand le reste des peuples comprendra sa responsabilité dans les événements à venir parce qu’elle se sera détournée de sa mission depuis le XVIIIe siècle. Mais que dire de ce qui se passera pour certaines nations qui auront largement contribué à faire de la France ce qu’elle est maintenant, certaines d’entre elles disparaîtront de la carte, elles ne subsisteront qu’en terme de sites archéologiques.

Notre pays, mon peuple connaîtra alors un redressement spectaculaire et le jugement des nations se fera au lieu pour lequel sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a prié.

Laissez-moi revenir sur la dernière chronique, au sujet de ces cardinaux et évêques de notre église de France qui offrent leur poitrine aux ornements blasphématoires de la république. Si je suis tant indigné de leur comportement, c’est que rien aujourd’hui ne peut plus justifier cette attitude de compromission avec un régime si ostensiblement antichrétien. On ne peut avoir accepté la mission d’évangélisation, la mission de témoins de la Vérité et apporter une caution morale, spirituelle voire culturelle à un régime comme celui-là. La réception de ces décorations honteuses ne peut signifier qu’une chose, être en accord sur le fond avec cette politique avec cette idéologie… Quel que soit la qualité du membre de l’Église récipiendaire qui se prête à cette honte, il ne peut plus jouir de la confiance du peuple de Dieu ; le laïc est légitimement porté à douter de la sincérité de l’engagement sacerdotal du sujet.

Il n’est plus question ici de considérer le fait d’accepter de demander une décoration comme l’expression d’un lien de respect entre le pouvoir et l’Église ! Non cela n’est plus possible et cela doit cesser. Il faut en finir une fois pour toute avec le désastreux « Toast d’Alger » demandé par Léon XIII et exprimé par le cardinal de la Vigerie à son corps défendant. Il y va de la liberté de l’Église, de sa crédibilité. La gloire du Christ, la Gloire de la Croix est notre plénitude d’honneur ; tout autre attitude fait du sujet qui s’y engage un homme de peu d’honneur, un homme de peu de fidélité, un homme du monde, mais certainement plus un serviteur du Christ, un serviteur libre de l’humanité. Messieurs les religieux, religieuses, prêtres, évêques et cardinaux remisez vos décorations, mais le mieux est de les rendre et surtout ne les demandez plus… Vous n’êtes plus crédibles quand bien même avez-vous fait beaucoup de bien…

Ne comptez pas pour rien les larmes de luttes du peuple de Dieu.

Si je ne suis plus du Christ, je ne suis plus de l’amour, je ne suis plus de la vie

Si je ne dénonce le mal qui frappe mon peuple

Si je ne crie pas dans le désert des cœurs que Dieu nous aime,

Si je ne dérange plus mon frère dans son sommeil alors que le mal est à l’œuvre,

Si je laisse ma France dans la flétrissure de son élite

Alors je ne suis plus de la France, je ne suis plus un père, je ne suis plus des hommes, je suis maudit…

Non, je veux être de Dieu, car être de Dieu c’est être avec l’homme,

Je veux être du Roi, car être du roi c’est être avec le peuple de France sentir son cœur battre et pleurer avec lui dans son crépuscule

Oui, j’aime mon peuple

Oui j’aime mon pays, ma nation, ma patrie

Non, je ne me tairai pas

Je suis de l’homme

Je suis de l’homme, je suis de Dieu.

Que Dieu m’en soit témoin : que vienne sa Justice pour l’impie, sa Miséricorde pour le pauvre…

12
 

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