Domanova

Blog du Journal de l'Alliance

23 décembre 2012

PETITE RECREATION PHILOSOPHIQUE

Classé dans : PHILOSOPHIE THOMISTE — domanova @ 20 h 40 min

 

MÉTAPHYSIQUE

Préface de Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

Le traité de philosophie que le Père Nathan vous propose, quoiqu’un peu difficile, est un outil qui se veut à la portée du plus grand nombre sans tomber dans le simplisme.

Il y a peu, un de mes correspondants me tint un discours fidéiste aux couleurs d’Occam-le-Malfaisant[1]. Il me soutenait que la foi lui semblait plus importante que la philosophie, ce qui laissait sous-entendre qu’il ne lui paraissait pas utile de comprendre Dieu et donc, par ricochets, l’homme, ce à quoi il convint. Le discours de cet ami est malheureusement courant de nos jours dans les milieux catholiques dominés par le « christianiste » selon le mot de Rémy Brague ; il se dissimule devant l’impératif de la charité que l’on confond trop souvent avec l’aumône. On retrouve cette désastreuse déviance dans les milieux fondamentalistes et progressistes, notamment chez les charismatiques où sévit en plus la dominante des affects les plus dangereux.

Je vous invite à lire avec attention et persévérance cette « Petite récréation philosophique » ; vous comprendrez mieux l’importance de défendre la vie à son début et jusqu’à sa fin naturelle. Vous découvrirez une profondeur peu habituelle, insoupçonnée de l’homme et de l’œuvre de Dieu en nous.

Dans l’Eglise, des femmes et des hommes dévoués au Christ, prêtres, religieux ou laïcs s’exposent, dans une profonde soumission au Magistère, pour affronter, relever les défis produits par ce monde néo-païen, blasphémateur. Ils s’enfoncent dans une vie de prière et d’études et ne se manifestent au public que pour faire entendre, tel Jean le Baptiste, le « NON » qui touche, tant qu’il est en encore possible, la conscience de chacun d’entre nous. Ne les ignorez pas, car associés dans une communion d’espérance aux plus pauvres, ils maintiennent, avec la grâce de Dieu, la respiration de chacun, même pour celui qui a décidé radicalement de se détourner du Mendiant d’Amour. Ne vous lassez pas de vouloir comprendre l’acte de Dieu et l’acte de l’homme, car sans cet effort, pour ceux qui le peuvent, comment serions-nous les amis de Jésus ?

 

 

PETITE RÉCRÉATION PHILOSOPHIQUE

Père Nathan

 

La philosophie est une matière séduisante, elle favorise la curiosité intellectuelle et dynamise les appétences liées au désir de vérité et de compréhension de soi et de toute la création. Tout le monde peut comprendre quelles que soient ses dispositions.

Dans la théologie et la méditation, ce n’est pas pareil. Certains mystères spirituels, selon les demeures où vous êtes, ne peuvent être compris dans leur plénitude ; certes on peut les comprendre intellectuellement, mais on en reste là, car on ne peut entrer dans le mystère. On ne peut comprendre leur substance, on ne la pénètre ni ne la voit. Mais dans la philosophie, on comprend tout de suite quelles que puissent être ses aptitudes.

Il n’y a pas d’imbécile en métaphysique, parce que l’intelligence est crée par Dieu et elle est toujours elle-même ; le péché originel n’a jamais détruit l’intelligence pure, celle qu’on appelle l’intellect agent, elle est indestructible. Il s’agit ici de l’intellect agent, pas du mental, pas du cerveau. Si notre cerveau « chauffe », c’est parce que nous sommes paresseux ; nous avons mis des blocages, car nous n’aimons pas la vérité. Débloquer le cerveau pour pouvoir être intelligent avec son cerveau est possible[2] ; avoir accès lumineusement, dans le bon sens et de manière très facile, limpide, immédiate et pure, avec le bon sens de l’appréciation, du discernement et plonger dans la vérité tout entière et dans la lumière. Nous sommes des êtres de lumière, nous ne devrions jamais l’oublier[3].

La philosophie est quelque chose de merveilleux[4]. Elle a des bases et des sommets ; c’est dans ces deux extrêmes qu’elle est la plus facile. Les contours sont plus difficiles, car ils ne sont pas la Vérité tout entière, mais des chemins qui y mènent ; il faut donc toujours la prendre dans ses bases et ses sommets. Exemple : vous n’avez jamais vu de la matière pure se déplacer sous vos yeux, parce que vous la voyez se déplacer dans la nature, mais revêtue de l’intérieur par une forme ; la forme humaine. Si on touche son semblable, on touche une matière qui a forme humaine. On voit une matière spéciale se déplacer. On voit une mouche, une plante, un atome : c’est toujours de la matière, seule la forme change. Mais une matière pure, sans forme, toute seule, on ne peut pas la voir. Il n’y a que le Verbe de Dieu qui la voit sans forme. Quand Il se l’intègre et quand Il disparaît dans l’unité des deux, là commence le Bereshit [5] de la création. Cet exemple est du bon sens et tout le monde peut le comprendre. Ce qui est matériel en fait, ne l’est pas.  Il existe pourtant, si on ne le voit pas se déplacer, c’est que sa forme est intérieure. Voyons cet exemple : un être humain est une matière vivante, et la forme qui est intérieure à la matière qui fait que ce soit un être humain est l’âme. L’âme est la forme substantielle du corps. C’est du bon sens ! Nous ne sommes pas des éléphants. Il faut revenir à des choses simples, à la simplicité[6].

Si par exemple, je m’approche de mon interlocuteur et que je le touche, je me dis : « Tiens, il a du muscle, de la chaleur ; je le vois et il a une odeur, il vit » ; quant à dire  il existe c’est tout à fait différent. Je ne vois pas qu’il y a quelque chose, mais qu’il existe ; je touche l’existence d’un être de vie. A travers la vie et sa forme dans la matière, je sais qu’il y a un être : il existe. Ce n’est pas un simple vivant, c’est un être humain que je vois et touche ; je vois qu’il est un être de vie. On fait un jugement, cet être de vie existe. C’est différent de dire : « J’existe » et puis « Je vis ». D’ailleurs, quand je touche un cadavre, je peux faire un jugement d’existence sur la personne qu’il fut. C’est un cadavre : je dirai c’est un corps sans vie ? à travers ce corps sans vie,  je fais le jugement d’existence suivant : (mon ami) il existe. C’est ce que fait Marie au pied de la Croix. Elle touche le corps de Jésus qui n’est plus un être de vie, c’est de la matière inerte, mais elle voit que Jésus existe.

L’être et la vie sont très différents. Il nous arrive de dire : « Ah, mon existence est merveilleuse ! – Eh non, c’est ta vie qui est merveilleuse, même si tu souffres, la vie est merveilleuse. Je dis souvent : « Ma vie est merveilleuse » ou « ce que je vis est merveilleux » et encore « mon existence est merveilleuse », pour beaucoup, ces trois expressions sont pareilles, alors qu’il n’en est rien.  L’existence est radicalement opposée à la vie ainsi que l’être et la vie.

Quand Jésus dit : « Ceci est mon corps », il ne dit pas : « Je vous donne ma vie », il dit : »Je vous donne le est, l’existence de mon corps ». Il ne nous donne pas la vie, il est mort. Dans son existence, il y a sa vie, mais c’est le est qu’il nous donne. Il nous donne l’existence dans son existence à travers son corps : « Hoc est enim corpus meum » : le mot le plus important est « est »

Je touche le est  avec mon intelligence humaine, pas avec mon cerveau et je peux le faire en état embryonnaire neuf mois avant ma naissance, avant que mon cerveau ne soit formé. L’intelligence humaine peut entrer dans le est, mais King Kong ne le peut pas, parce qu’il n’a pas d’intellect agent. Nous descendons du est, nous sommes des êtres métaphysiques, nous ne sommes pas des êtres darwiniens.

Je vais arrêter de regarder ma vie et je vais regarder le est : ce sont deux choses différentes, comme le noir et le blanc. Aristote, le vieux païen, enseigne que celui qui n’a pas vu la différence infinie qu’il y a entre le est – l’être – et la vie, ne s’est jamais servi une seule fois de son intelligence. Il n’y a pourtant rien de plus simple que de voir la différence entre le est – je me touche et je vois que j’existe – et la vie ! L’existence, l’être, vient de Dieu, la vie vient de notre âme, et notre âme et Dieu ce n’est pas la même chose. Mon âme est source de vie. Il y a une différence entre le est et la vie, mais en plus la source de l’être et la source de la vie sont totalement différentes. Peut-on faire quelque chose de plus différent, de plus éloigné, de plus substantiellement distinct que l’Acte Pur qui se termine à l’existence – il nous crée – et l’âme ? « « J’ai découvert mon âme ! Mais c’est divin ! J’adore. » : il y a des gens qui pensent qu’ils adorent Dieu lorsqu’ils ont touché la source de leur vie qui est l’âme ; ils ne savent pas qu’en adorant leur âme, ils adorent eux-mêmes. Ils n’adorent pas leur Créateur.

Le drame du monde d’aujourd’hui est que nous avons confondu la source de l’être et la source de la vie : nous avons confondu Dieu et nous[7].

C’est très simple sur le plan concret. Vous fermez les yeux : « La vie pure qui est en vous vous remplit totalement, mais elle jaillit d’une source qui l’unifie ; c’est un centre, une source profonde qui est le principe de votre vie qui est votre âme, cette source n’est pas Dieu.

Si vous faites l’expérience de la proximité de la mort (NDE) ou si on vous injecte de la morphine pour alléger vos souffrances alors, en dessous de cette souffrance, vous trouverez les profondeurs toutes pures, joyeuses et pacifiques d’une lumière de compassion ; vous vous étonnerez de voir que tout le monde vous aime, que l’amour est partout. Mais c’est en fait votre vie qui découvre qu’elle est elle-même, tout à fait elle-même, même dans les sources du psychisme et du métapsychique de l’âme. En conséquence, vous échappez à la mort spirituelle, vous ne vivez plus spirituellement, métaphysiquement votre mort qu’on vous a volée ; elle ne vous appartient plus, elle appartient à la morphine. Ce n’est plus hélas une mort humaine, c’est une mort de l’âme. Ce n’est pas l’existence, ce n’est pas l’esprit qui se remet substantiellement entre les mains de Dieu. L’esprit rend l’âme et remet l’âme, mais si vous êtes sous morphine ce n’est plus possible ; on vous vole votre mort. C’est une ruse du Malin ; que ne ferait-on pour échapper à la croix ?

Rien, n’est en fait plus contraire à la dignité de l’homme, que les soins palliatifs. Le manque d’intelligence métaphysique nourrit une grande détresse dans le monde d’aujourd’hui ! Nous vivons et mourons comme des bêtes, c’est-à-dire avec l’âme : une mort bouddhiste[8] ! Dieu n’a rien à voir avec l’âme, même si c’est Lui qui l’a donnée.

Or, nous, nous donnons spirituellement, métaphysiquement notre vie et notre âme à Dieu par l’adoration ; à ce moment-là notre âme touche Dieu ; mais d’elle-même l’âme n’est pas en contact avec Dieu, elle est libre. C’est cette liberté qu’il faut toucher, liberté primordiale et finale. Nous sommes des êtres humains, spirituels, métaphysiques…

Peut-on le prouver ? Nous qui sommes catholiques, nous pouvons faire de la philosophie librement, parce que nous sommes catholiques, donc nous n’avons aucun a priori. Mais dire que c’est indémontrable est un a priori ! Et pourtant, nous n’en avons pas, nous sommes catholiques. […[9]]

Est-il possible de comprendre que l’existence existe indépendamment de la vie ? C’est pourtant très facile ! L’univers existe, et il n’a pas d’âme ; nous pouvons comprendre que la source de la vie – l’âme – est différente de la source de l’existence, ce n’est pas la même chose. Le est et la vie ce n’est pas la même chose. Notre intelligence de lumière qui n’est pas cérébrale est libre et pénètre à l’intérieur du est. Nous pouvons assister à la Messe philosophiquement ; Jésus dit : « Ceci est mon corps ». On entend « est », et avec son intellect agent on s’engloutit tout de suite dans le est ; et comme une fusée du Saint-Esprit, on rentre dans la transsubstantiation.[… [10]]

Je ne suis pas substantiellement un mammouth ; il suffit de regarder un bœuf pour voir que j’ai une ousia[11]  substantielle et lui pas. Prenez un est  qui est le plus proche de vous, votre existence : j’existe. Laissez tomber la vie, laissez tomber l’âme. Faites un jugement d’existence, et dans le est  du jugement d’existence, pénétrez substantiellement. Il y a une détermination ontologique ; c’est substantiel. Et il n’y a pas de transsubstantiation entre la substance de mon existence et la substance de son existence. C’est ce qui fait de l’Eucharistie le mysterium le plus extraordinairement profond, car l’Eucharistie est une transsubstantiation. Jamais il n’y aura transsubstantiation entre la substance de mon frère, de mon épouse, ça n’existe pas et ça ne peut pas exister ; c’est un échange de don et d’accueil de la vie. Le Père ne sera jamais le Fils, le Saint-Esprit ne sera jamais le Verbe de Dieu ; il y a une différence d’hypostase. L’Epouse ne sera jamais l’Epoux, et l’Epoux ne sera jamais l’Epouse. Heureusement, sinon nous serions tous des homosexuels.

L’ousia, l’être, est immortel. Il n’y a ni la vie, ni la mort dedans ; c’est indépendant, c’est immortel. Dès que j’ai fait l’induction entre l’ousia à partir de mon existence, je sais que je suis immortel ; c’est ce que ne peuvent faire ni l’hippopotame, ni le cormoran, car il n’y a pas d’ousia en chacun d’eux ; il n’y a pas de substance dans la colombe. Ce sont des vivants – des êtres – qui n’ont qu’une âme sensitive, mais qui n’ont aucune substance au sens métaphysique et n’ont donc pas d’intelligence métaphysique. On ne fait pas de tombe pour un chien ! Sinon, on deviendra ce que l’on contemple[12].

C’est une solidité métaphysique, existentielle ; c’est une forme substantielle. C’est la substance, c’est l’ousia.

Pourquoi ce est ? Qu’est-il ? Peut-il s’améliorer ? Si ma lumière est attirée par cette substance au point de s’y laisser engloutir, afin de m’épanouir ; serait-ce que l’existence soit plus grande que le est ?  Cette existence peut-elle être plus substantielle, plus lumineuse, plus splendide ? L’existence ne peut être plus parfaite qu’elle n’est déjà. Elle a un principe final d’accomplissement d’elle-même : l’entéléchéia, l’acte pur.

Il y a donc un principe intérieur à l’ousia et à l’existence de ce qui existe et qui est l’accomplissement métaphysique lui-même, qu’on appelle l’entéléchéia, acte pur. Mais c’est en même temps avec l’induction de la substance, dans la lumière métaphysique pure.

Je ne vois rien, mais j’ai touché l’ousia, j’ai induit l’entéléchéia, et du coup je rebondis à l’intérieur et je vois que l’entéléchéia, l’acte pur, l’accomplissement de l’existence en tant qu’elle existe dans son accomplissement final, dans son principe d’accomplissement de l’existence en plénitude qui est en elle à l’état présent, rebondit :

-          En bien : en surabondance de Bien

-          En lumière

-          En Vie

-          En transsubstantiation, en devenir substantiel

-          En unité métaphysique totale, absolue, accomplie

Il y a un débordement en cinq modalités métaphysiques, toutes relèvent de l’énergeia, de l’entéléchéia, c’est-à-dire de l’acte comme principe. Bien sûr le bien existe, il est une modalité de l’acte ; le bien attire, spirituellement on est attiré par le bien absolu, immortel, accompli. Je suis attiré par la vérité immortelle, existante : elle existe, puisque je suis en train de toucher l’existence.

Je découvre à ce moment-là, que mon amour spirituel va être comblé par le bien métaphysique immortel accompli, et là mon intelligence va pénétrer de plus en plus et devenir contemplative dans la lumière. Je suis un être de lumière, un être d’amour immortel, éternel, de bien substantiel au-delà de quoi je ne peux pas aller. On est également fait pour retrouver l’Un dans une liberté où l’unité de l’Un est une modalité qui fait la transsubstantiation du bien dans la plénitude de la lumière. J’assiste enfin au passage, à ce moment-là, de l’Acte Pur qui fait passer de rien à l’existence. Dans l’Acte Pur, on découvre la présence, la possibilité, effectivement, du devenir substantiel, à partir de ce qui n’est pas dans le devenir, parce que le devenir est toujours dans la forme, le devenir est toujours dans la vie.

Etre métaphysicien, c’est entrer dans ce domaine de recherche et de vie intérieure.

Un catholique est libre[13], il n’est pas gêné pour chercher la vérité. L’Eglise catholique, lors du Premier Concile du Vatican, au XIXe siècle, enseigne que l’intelligence de l’homme, l’intelligence normale,  – Dieu nous a créés intelligents, il nous a créés avec une puissance de vie contemplative – est capable de toucher les choses dans la vérité de manière démonstrative, in-renversable du point de vue de la démonstration par exemple[14]. L’Eglise a dit que je n’ai pas besoin d’avoir la foi, je n’ai pas besoin d’avoir la Bible, je n’ai pas besoin d’avoir la grâce divine surnaturelle pour toucher, pour voir clairement et de manière parfaitement démonstrative, scientifiquement pour voir, constater, toucher avec mon intelligence l’existence de Dieu ; la démonstration de l’existence de Dieu n’appartient pas au domaine exclusif de la foi[15]. Il s’agit ici de bon sens, d’intelligence native.

Aristote, vieux païen, a démontré l’existence de l’Etre Premier, Acte Pur, créateur de tout ce qui existe. On n’a pas du tout besoin d’avoir la foi, on sait que Dieu existe, et en plus on en a la mémoire ; j’en ai la mémoire dans la lumière et dans l’Un. Je m’en rappelle très bien, pas par mon âme, mais corporellement je m’en rappelle, spirituellement également. Mon cerveau ne risque pas de s’en rappeler, il n’était pas encore là. Ma puissance d’amour y était, mais pas la mémoire du cœur spirituel.

Les Pères du Premier Concile du Vatican enseignent : « Bien sûr, l’intelligence est capable, philosophiquement, de toucher l’existence de Dieu » ; nos docteurs ont enseigné que cela pourrait se toucher par induction analogique synthétique.

Il n’y a rien de plus facile qu’une induction. Faire un travail par exemple de démonstration scientifique de l’existence de l’espace courbe dans la relativité générale, c’est très  compliqué et c’est faux, puisqu’il y a les tachyons[16]. Les travaux d’Einstein sont faux, on le sait maintenant, tous les scientifiques le savent, tout est tombé le 11 septembre 2011 (c’est plus utile que les deux tours Jumelles de New-York), puisque les tachyons vont plus vite que la vitesse de la lumières. Mais faire une induction n’est pas compliquée, et il n’est pas nécessaire de rechercher la complication, c’est au contraire la recherche de la simplicité de intelligence normale, native et pure, le bon sens[17] ; ça fait 123 ans que l’Eglise catholique dit qu’on doit faire la démonstration de l’existence de l’Acte Premier avec l’intelligence, sans la foi.

Si notre cerveau a du mal à comprendre, c’est qu’il est imbibé d’idéologies et de préjugés, d’a priori, renforcés tragiquement par le besoin compulsif de toujours se rassurer… Ce n’était pas le cas il y a cent cinquante ans ; les esprits d’alors avaient encore une bonne dose de bon sens ! Nous avons quatre générations de formatage idéologique athée…

L’intelligence est monarchique, royale. Elle est la reine de l’univers. Nous sommes au-dessus des animaux, du dragon à sept têtes et à dix cornes. Si  on fait une induction analogique synthétique, on arrache les cornes du dragon à sept têtes et on enlève le cancer de l’infestation de l’intelligence qui est dans l’idéologie et le crachat du blasphème disant : « Dieu n’existe pas. »[… [18]] Malgré cette situation oppressante, notre intelligence n’est pas abîmée, nous pouvons toujours faire l’induction analogique synthétique ; ne nous laissons pas happer par notre cerveau qui nous dit sept fois « Non, je ne comprends rien, non c’est impossible ! » N’accusez donc pas votre intelligence native.

Quand Dieu m’a créé et que j’étais juste un petit génome, avant que je devienne plusieurs cellules, Dieu est venu de l’intérieur du poids ontologique de l’unité sponsale de mes parents à l’instant – au milliardième de seconde – où apparaît mon génome, mon individuation biologique. De l’intérieur, Il y met de l’intériorité, Il me donne une âme. Mais en même temps, Il donne l’unité de l’existence de mon corps, de mon âme et de mon esprit avec cet aspect rudimentaire d’une mémoire biologique, mais qui est dans une  mémoire de Dieu.

Une totale liberté !

Mon âme est à ce moment-là dans la lumière, la lucidité et la liberté totale ! Je ne serai jamais aussi libre que durant les quarante premiers jours de mon existence, car il n’y a pas de cerveau ; le dragon n’a pas pu y pénétrer.

Un amour enfin !

Un contact direct par la lumière métaphysique de la paternité de Dieu avec tout ce que Dieu est en train de créer et de faire exister. Un contact direct, lucide, clair, libre pour le flux et le reflux, pour la réceptivité, la communication du oui et le rayonnement de l’acte pur créateur de Dieu dans tout ce qui existe à partir de moi. Je suis responsable du monde entier lucidement à ce moment-là. Le démon, avec les idéologies athées, me transforme en personne irresponsable. Je suis responsable de l’univers[19]. Bien sûr, je ne peux pas démontrer, puisque je ne peux pas toucher là, en ce moment, ce premier instant d’une liberté à l’état pur, d’une intériorité à l’état pur, d’une présence de Dieu à l’état pur au moment où elle apparaît. C’est pourtant, pour un catholique, facile à expliquer :

Supposons que vous ayez une apparition de Dieu Lui-même, vous ne voyez pas un visage. Dieu apparaît : vous êtes sortis du monde du temps, vous êtes rentrés dans l’instant éternel de Dieu, vous voyez Dieu : eh bien !  vous ne pouvez pas L’oublier.

Quiconque a eu des visites de Dieu lui-même – pas une forme intermédiaire –, il s’en rappelle, même s’il n’est plus dans l’état de l’apparition. Dieu l’a assumé, Il est entré en lui, ça lui dure quinze jours ou trois semaines. Il n’a jamais aussi bien travaillé ni ne s’est senti aussi bien ! Il est en Dieu ! Il s’en rappelle des jours durant. Eh bien ! c’est pareil au début de notre conception : nous nous en rappelons, nous sommes encore dans l’éblouissement de Dieu pendant les trente premiers jours, les dix-neuf premiers jours, les six premiers mois. La sanctification de l’embryon est souvent possible et parfois actuée au cinquième et sixième mois. L’éblouissement ayant laissé place à la Présence, la vie surnaturelle peut prendre place. C’est dans cet état d’éblouissement en Dieu qu’hélas nous laissons s’introduire les petites inversions du péché originel, chacun à sa manière à lui. Nous le faisons très librement, très lucidement.

Aujourd’hui, vous ne pouvez pas toucher à l’existence de la memoria dei dans l’unité de la Présence créatrice de Dieu ; et c’est pour ça que les philosophes et les théologiens disent : « c’est indémontrable », et que certains ajoutent : « Et il vaut mieux d’ailleurs que l’Eglise ne s’exprime pas là-dessus !» si Thomas d’Aquin a dit quarante jours pour les garçons et quatre-vingt jours pour la fille, il n’a pas voulu dire que Dieu créait les filles plus tard que les garçons ! Il a dit : « A l’époque où je suis, le seul moyen de savoir si c’est un garçon, c’est à quarante jours, parce qu’il y a la petite boursouflure du phallus, et la fente clitoridienne n’apparaît qu’au quatre-vingtième jour », ce qui est parfaitement exact, «  et c’est à l’apparition de la masculinité et de la féminité dans l’expression formelle du corps que Dieu crée » : « Zachar u nekeva bara Elohim », et aujourd’hui, nous savons que c’est le chromosome XX ou le chromosome XY, qui détermine cela ; saint Thomas est donc d’accord avec le Pape philosophe lorsqu’il dit : « C’est à l’apparition du génome », parce que l’être humain est masculin ou féminin à cet instant-là[20].

Si nous ne pouvons pas faire la démonstration par un jugement d’existence, puisque nous n’en faisons plus l’expérience à l’état présent de l’adulte, nous pouvons faire la démonstration de l’existence de la liberté primordiale dans la mémoire biologique vivante initiale de l’être humain dans l’acte créateur de Dieu. Oui, nous pouvons le démontrer dans le sens de l’amour, mais c’est insuffisant[21], nous regarderons du côté de l’individuation dans la matière, dans les individus, substantiellement ; mais ce serait encore insuffisant, nous pouvons donc regarder du côté de la lumière, et après, nous regarderons du côté de l’apparition  de la vie dans sa source. Nous pouvons faire les démonstrations qui ne peuvent arriver à un autre moment que ce moment-là, sinon nous ne sommes pas des êtres spirituels parfaitement créés. Il faut démontrer qu’il existe nécessairement une puissance  spirituelle intérieure de liberté absolue à cet instant-là.[… [22]]

Introduction à la démonstration analogique synthétique

par conjonction de ses cinq voies d’accès

[Il s’agit d’un raccourci que nous vous proposons, en une seule page, facile à saisir, à recevoir et à voir, parce que c’est au terme des cinq voies que l’existence de l’animation immédiate est induite.]

1-      Voie d’accès philosophique à la démonstration de l’existence spirituelle propre au nouvel être par la Mémoire ontologique : on propose ici une induction analogique synthétique sur la nécessité de l’existence de cette memoria dès le génome. Pour ça, je fais référence, si vous voulez bien, à tout ce que nous avons fait ici comme exercices naturels des retrouvailles de notre memoria Dei, dans les exercices – qui durent trois minutes, c’est tout – d’Agapè pneumato-surnaturelle sur le resurgissement de la memoria Dei à partir du corps spirituel primordial. C’est pour ça que les exercices proposés en Agapè pneumato-surnaturelle se présenter toujours selon les cinq modalités.

2-      L’analyse de l’acte premier d’Aristote confirmera cette démonstration : les organes existent en actes dans les chromosomes, en acte premier, sous la forme de l’organisation active génotypique. Oh que c’est beau, ça ! […[23]] Il suffit de faire la métaphysique de l’acte d’Aristote pour comprendre que ce n’est pas parce que je n’ai pas les yeux ouverts pour voir – je vais les ouvrir – que je n’ai pas la vue. Regardez : là, je suis en acte premier (les yeux fermés) ; là je suis en acte second, je vous vois (les yeux ouverts). Ce n’est donc pas un être en puissance qui va s’actuer, c’est un acte premier dans le génome, le génotype. Il n’y a aucune modification, tous les scientifiques le savent, aucune modification entre le génotype et le phénotype : aucune, jamais, à aucun moment. Nous nous trouvons en présence non pas d’un passage de la puissance à l’acte, mais d’un passage de l’acte premier à l’acte second. Si c’est l’acte, c’est l’entéléchéia, et si c’est l’entéléchéia, il existe.

3-      Troisième argument de base pour une intervention créatrice de Dieu au premier instant : il ne peut pas y avoir de cause diminuante en ontologie. Tu existes, tu ne peux pas avoir une diminution de ton existence, l’existence existe toujours. Je meurs, j’existe encore. En ontologie, tu ne peux pas diminuer l’existence de Dieu, Dieu existera toujours, même si tu blasphèmes. Il n’y a pas de cause diminuante en ontologie. Quiconque a fait l’induction de l’ousia  et l’induction de l’énergia  et de l’entéléchéia d’Aristote, du bon sens de l’enfant, comprend ça. L’initiative sponsale et  son alliance naturelle avec la Sagesse créatrice de Dieu portent donc une « personne potentielle » dans le poids ontologique de l’unité sponsale à travers le support biologique de la tension des patrimoines génétiques du père et de la mère jusqu’au terme du processus de fécondation, et seulement jusqu’à ce terme. Oui, il y a un être en puissance, qui va passer à l’acte premier avec l’existence ontologique de sa vie intérieure. Oui, il y a un être en puissance, mais c’est avant le génome. Il y  les parents et cette unité sponsale, et dans l’au-delà de cette unité sponsale, il y a quelque chose de staminal ; il y a quelque chose qui fait que la Sagesse créatrice de Dieu rentre dans l’unité sponsale. C’est un fait, il y a quelque chose de métaphysique, d’ontologique dans cette Sagesse créatrice de Dieu qui se saisit du poids ontologique de l’unité sponsale. Regardez : le patrimoine génétique du père et de la mère se trouvent dans la même enveloppe de l’œuf fécondé, quelquefois au bout de quarante-huit heures, quelquefois trente secondes après, ça dépend, si c’est le jour sommet. Puis dans l’ovule fécondé, là, pendant trente-trois heures, le patrimoine génétique du père et celui de la mère s’apprivoisent, sont en tension. C’est une danse extraordinaire, une danse magnifique, silencieuse, pacifique dans la Sagesse créatrice de Dieu, une préparation. Toutes les séquences génétiques du futur enfant sont là, dans la Sagesse créatrice de Dieu à l’état potentiel, c’est vrai. Mais il y a un poids ontologique très fort. Ce n’est ni le père, ni la mère, c’est le poids  ontologique de l’humanité intégrale dans la Sagesse créatrice de Dieu potentielle qui est là. C’est le moment le plus sacré de l’existence de l’homme et de la femme dans la Présence  de Dieu. On ne doit pas toucher à ça. Pilule du lendemain, une faute majeure[24] !  Ce n’est pas un avortement, mais c’est l’acte sacrilège à l’état pur, et pourtant, il n’y a pas d’enfant encore. Et d’un seul coup, le voile mitotique se déchire, et en l’espace d’un milliardième de seconde, toutes les séquences génétiques de tous les chromosomes du père et de la mère se déploient. Les bases azotées A (Adénine), C (Cytosine), G (Guanine) et T (Thymine) sont condensées dans un ressort très fin, lui-même condensé au point que si on déployait tous les chromosomes sans s’arrêter, sans aucune séparation moléculaire, on irait avec un seul génome de la terre jusqu’au soleil. Tout cela explose en l’espace d’un milliardième de seconde, se recompose et fait le génome. Et certains osent dirent : « Oh, attendons encore dix-neuf jours, l’implantation, pour toucher à quelque chose de sérieux ! » Mais il y a un problème à ce moment-là : la tension biologique et le poids ontologique de l’unité sponsale dans la Sagesse créatrice potentielle de Dieu n’existent plus, elle n’a plus son support biologique puisque c’est un génome qui a remplacé, et donc il y aurait une rupture ontologique, une diminution en ontologie, un vide. Or, c’est cela qui est strictement impossible, ontologiquement. Donc l’acte créateur se situe au plus tard à la disparition du poids ontologique de l’unité sponsale dans la fécondation inter-gamétique. C’est là une démonstration. […[25]]

4-      La métaphysique de l’individuation porte avec elle l’Energie de cette démonstration analogique du côté de la matière vivante et de la substance. Mais oui, la matière vivante organisée donne une individuation. Il n’y a aucune chance que votre mémoire génétique puisse être reproduite. Une des propriétés de l’ousia, de la substance, lorsqu’elle s’inscrit dans une matière, est l’individuation. La substance est individuée, c’est une des modalités de la substance… : ça sent le roussi ! Du côté de la matière, c’est une individuation, c’est absolument clair, et de la substance : devenir substantiel. C’est l’individuation qui montre ça.

5-      Cinquième voie d’accès : la nécessité Ethique du Bien, le Bien en soi. J’ai fait l’induction de l’entéléchéia,  de l’acte, donc je sais que c’est un accomplissement métaphysique indépendant du temps, de l’espace, de la création, de notre univers, qui existe, qui est la cause finale de l’existence de ce qui existe dans l’existence, indépendamment de l’avant et de l’après. La nécessité Ethique du Bien se conjoint à la réalité métaphysique de l’Un. L’Un, c’est la modalité de l’acte dans le bien, la lumière, le devenir substantiel, la vie à l’état métaphysique. Il y a cinq modalités. Si vous dites à Aristote qu’il n’y a que quatre modalités de l’entéléchéia, il va dire : « Mon Dieu, encore un crétin ! » L’Un devient l’objet originel de l’intériorité vivante libre dans le Don, montre que l’éthique ne peut rien comprendre aujourd’hui, ne peut rien dire sans cette métaphysique primordiale de l’Un, du Bien, de la vie, de la lumière et du devenir substantiel. Les cinq modalités de l’acte posent la nécessité de poser dans l’Un une puissance originelle de liberté, de vie, de Bien, dans le devenir substantiel de l’ontologie humaine.

Nous voyons très bien les quatre premières modalités de l’acte dans les quatre voies d’accès :

1-       Bien sûr que nous sommes un être d’amour au-delà de tous les amours de la terre, de la création et de l’univers, bien au-delà.

2-      Bien sûr que nous sommes un être de lumière pour voir la substance des choses.

3-      Bien sûr que nous sommes un être qui n’existait pas et qui est apparu à l’existence substantiellement.

4-      Bien sûr que nous avons une vie métaphysique spirituelle pure, que nous ne sommes pas des hippopotames.

Et puis, il y a une des modalités de l’acte qui se balade là, qui semble ne correspondre à rien. Elle a forcément un récepteur. On l’appelle la memoria Dei. C’est la puissance de liberté dans l’Un : Je suis libre par rapport à tout ce qui existe. Nous sommes unis les uns aux autres et nous nous donnons dans cette unité substantielle de tout, c’est une liberté totale. Quand je suis un peu séparé de mon mari, quand il y a une division, nous ne sommes plus libres. Quand l’unité est totale, nous sommes libres. Petite image de ce que nous avons vécu que nous gardons encore, que nous pouvons faire revenir par a mémoire ontologique. Je viens de faire monter les cinq modalités successivement en leur causalité respective. Et maintenant, j’établis l’induction analogique synthétique :

a-       Je prends la cinquième modalité dans la première

b-     Je prends la deuxième modalité dans la troisième

c-      Je prends la quatrième modalité dans la cinquième et la deuxième ;

J’y suis : induction analogique synthétique.

Je sais, philosophiquement, que j’existe depuis l’apparition du génome. Et je peux retrouver ça quand je veux à l’état adulte, multiplié par des milliards de fois, parce que j’ai aujourd’hui des milliards de cellules.

Tu peux retrouver ta liberté à l’état pur quand tu veux. Le Pape Jean-Paul II disait : « La liberté du don s’exprime dans la lumière à l’apparition du génome, expression de la signification ontologique de l’unité sponsale dans son aboutissement en Dieu. Tel est l’homme et la femme. »

Vous comprenez bien ! L’Un, c’est le repos, c’est la base, c’est la liberté. Je m’enfonce dans l’Un, c’est : je m’enfonce en Dieu lorsqu’il me crée, et de plus en plus, alors l’Un va à son accomplissement dans le Bien.

C’est ça, la vie humaine. C’est de la philosophie. Et quand l’Un se conjoint au Bien, c’est l’Ethique. Quand l’Un se conjoint au Bien, c’est toute notre vie.

Quand Plotin, qui était philosophe, était dans sa grotte – c’était un ermite –, en tant que professeur de philosophie, il ne disait jamais rien qui ne soit le débordement de sa contemplation surabondante et actuelle. Ses élèves de philosophie venaient à lui pour réveiller l’intelligence. Plotin leur disait : « J’essaie de conjoindre l’Un, le Bien qui est en moi et le Bien, l’Un  qui est dans l’univers » et il rentrait en extase, il était pris, assumé. Alors les élèves partaient et ils revenaient le lendemain pour la suite du cours.

On n’a pas besoin d’avoir la foi pour être saisi par l’Un et le Bien, mais une fois que je suis saisi, assumé par cette rencontre, ce flux et ce reflux, entre l’Un et le Bien, c’est-à-dire la base et l’accomplissement, alors à ce moment-là je suis libre d’aimer, de me plonger dans la vérité et de recevoir la lumière surnaturelle de la foi qui est tout autre chose et qui donne à la liberté de Dieu Lui-même de s’exprimer à travers moi.

L’intelligence est monarchique. Dieu existe, et nous aussi. L’intelligence angélique est au-dessus de nous, l’intelligence sortie des mains de Dieu est au-dessus de notre intelligence d’adultes, voilà pourquoi il faut s’approcher de Dieu dans la petitesse, pour être libre dans une intelligence indépendante, autonome, libre, et se débarrasser de toute inquiétude.

Voilà, c’était une petite récréation philosophique. Aristote disait : « Il faut quarante ans de métaphysique pour comprendre ça : », mais vous voyez comme le Bon Dieu, Jésus, nous redonne une intelligence. Il fait que nous voyions, et nous comprenons.

 

Je vous salue Marie pleine de grâce,

le Seigneur est avec vous.

Vous êtes bénie entre toutes les femmes

et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu,

priez pour nous pauvres pécheurs,

maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen.

 

 

 

 

 


[1] Occam, 1290-1349, fut un farouche opposant de st Thomas d’Aquin ; nominaliste, fondateur des idéologies modernes ; il prétendit qu’il était impossible de connaître Dieu en dehors de la Révélation et s’opposa à la métaphysique d’Aristote et de Thomas d’Aquin. Sa scolastique est aussi qualifiée de cabala ; c’est-à-dire d’ouvrage sur lequel se basent tous ceux qui s’opposèrent et s’opposent au Magistère. Il mourut excommunié et sans repentance.

[2] On  appelle ça le PPP2. Perspective en Personnalisation Profonde. Catholiquedu.free.fr (Agapé pneumato-surnaturelle 9. 10. 11. Et 12.

[3] Dieu veut que nous comprenions la Vérité, comment sans cela pourrions-nous répondre à la demande d’amitié que Jésus nous adresse ?

[4] Elle n’est certes pas une fin en elle-même, mais elle est une nécessité pour appréhender la Vérité qui est Dieu ; ne faut-il pas comprendre l’acte de Dieu et l’acte de l’homme pour éclairer notre jugement afin de décider     selon le libre mouvement de notre conscience ?

[5] Commencement

[6] C’est le seul moyen de laisser la vérité nous habiter et la condition impérative pour se redécouvrir libre.

 

[7] C’est une des conséquences majeures et directes de la scolastique d’Occam qui a prétendu qu’on ne pouvait comprendre Dieu ni son acte en dehors de sa Révélation ; et ce faisant, il a pris le contre-pied de saint Thomas, le docteur angélique.

[8] Les bouddhistes pénètrent avec une chignole dans la source de leur vie, s’engloutissent dans le principe même de leur vie dans l’état anatnamique de passivité, de réceptivité d’amour, de lumière et de compassion cosmique de toutes les sources de vie, et c’est pour ça qu’ils disent que Dieu n’existe pas.

[9] [Mon frère est allé aux Semaines Sociales à Paris. Les plus intelligents de tous les catholiques de France et d’Europe vont aux Semaines Sociales à Paris, ils sont deux à trois mille catholiques. Il y a bien sûr quelques ‘frères du réseau’ qui rentrent dedans, ils sont là ! Il y avait le représentant de la parole la plus intelligente de l’Église catholique, de la religion catholique en France, dans le comité de bioéthique fondé par Jospin. Ça discutait par sous groupes de vingt, et ensuite tout le monde se retrouvait. Les Semaines Sociales, c’est très vivant, très intéressant. Mon frère jumeau était là. Il dit : « Ça fait deux jours que nous tournons autour du pot en disant : «au deuxième jour vinrent les questions de l’Assemblée plénière sur la question de la dignité ontologique ? » – puisqu’il s’agissait de parler du clonage – « Est-ce qu’il y a quelque chose, ontologiquement, dans ce début ? Est-ce que c’est seulement potentiel, et puis ça va se développer petit à petit ? Finalement quand peut-on dire qu’il y a une âme spirituelle dans l’embryon qui a été conçu ? » Il est vrai que plusieurs personnes interrogeaient en évoquant des affirmations de Jean-Paul II en 1998 et même Pie XII (encyclique Sui Generi) Les caméléons aiment gober les moustiques, mais nous, non ! Il faut voir à quel point nous sommes devenus tarés, pour gober des trucs pareils ! Les plus intelligents de la terre ! Et c’est à peine caricaturé ! La réponse  fut déportée successivement du biogénéticien (Axel Kahn) au philosophe (éthique) et de ce dernier au politique (JF Mattei) qui, estimant ne pouvoir répondre se tournèrent vers le religieux (P. Olivier Dinechain); ce dernier répondit que l’Eglise ne s’était pas décidée sur la réponse à cette question, évoquant deux courants l’un traditionaliste ou créationniste de l’animation immédiate, et l’autre de l’animation tardive » manifestement sa préférence allait vers le second courant de « pensée ».

Des sous groupes furent constitués dont un de 5 à 700 personnes le plus important, traitait sur le thème « Eglise et bioéthique » en présence du représentant de l’Eglise catholique au Comité de bioéthique (le P7re de D.°Donc, mon frère dit : « Puisque nous sommes entre chrétiens, est-ce qu’on ne pourrait pas suggérer qu’il y a eu une parole du premier philosophe de l’histoire de l’humanité qui est devenu Pape ? Il a dit là-dessus une phrase : « L’âme spirituelle est créée par l’Acte pur, le Créateur, Dieu, à l’instant où apparaît le génome ». »

Premier cercle : « Oh, oui, mais enfin… ».

Puis l’après-midi, avec les milliers de personnes – on est autorisé à se lever –, à un moment mon frère se lève et il dit : « Puisque nous tournons autour de cette question, est-ce qu’on pourrait s’autoriser à dire que le Pape Jean-Paul II a dit une chose sur ce sujet, et qu’il a probablement des raisons de l’avoir dit, d’ailleurs, puisqu’il est philosophe, il y a un jugement d’existence derrière : « C’est à l’apparition du génome que l’acte pur créateur de Dieu apparaît pour donner la vie spirituelle de l’homme » ? » Alors le représentant de l’Eglise catholique au Comité de bioéthique (le Père de D. ) s’est levé et il a dit : « Moi, je suis un théologien » – il était gonflé d’ailleurs de dire ça – « et je peux vous dire la mysoginie de saint Thomas d’Aquin : par exemple, saint Thomas d’Aquin a dit que c’est au bout de quarante jours que Dieu crée l’âme dans l’embryon pour un garçon, et au bout de quatre-vingts jours, deux fois plus de temps, pour une fille. Et Rome l’a déclaré Docteur de l’Église :C’est ça, la théologie ? Alors il vaut mieux que l’Église se taise, et le Pape, n’en parlons pas. » Tout l’auditoire s’est levé  applaudissant pendant au moins une minute… Il y avait un seul catholique, qui disait : « Peut-être que le Pape a dit quelque chose », et les autres, quand il l’a simplement suggéré, se sont levés de cette manière : il n’avait plus qu’à se taire… comme le Pape !!! Voilà l’état dans lequel nous sommes. Alors peut-être qu’il faut arrêter d’être idiot.

Et quand Yves Dupoyet et l’autre jumeau allaient au Vatican pour voir les théologiens les plus proches du Saint-Père, pas un seul parmi ces théologiens n’acceptait ce que le Saint-Père avait dit : « Ce n’est pas acceptable », « Il faut le cacher, il ne faut pas en parler », « C’est idiot ». Vous voyez l’état des lieux de l’intelligence ? C’est incroyable ! Pourtant, des métaphysiciens, il y en a dans le monde ! Quand on les voit à Paray le Monial, qui défilent par centaines, par cohortes comme les chevaliers, portant la bannière de la vérité…]

[10] [Il n’y a pas de transsubstantiation dans la vie. Parce que la substance est la forme métaphysique du est. C’est extrêmement facile. L’intelligence est capable d’induire à l’intérieur du est cette détermination métaphysique qui fait que est existe dans le est : c’est l’ousia. L’être est substantiel. L’âme n’est pas substantielle, elle n’est substantielle que si elle existe spirituellement, parce que l’esprit est l’ousia de l’âme, parce que l’âme existe. C’est quand même très différent : j’ai un corps, j’ai une âme et j’ai une vie substantielle, l’esprit. Je ne suis substantiellement pas un mammouth. Il suffit de regarder un bœuf pour voir que j’ai une ousia substantielle.

[11] Se dit également en français : substance.]

[12] Ça c’est de la philosophie.

[13] Plus que tout homme, un catholique est libre, d’une liberté intérieure et extérieure ; il est libre de toutes entraves. Il jouit de la plénitude sacramentelle, de par sa foi, il se nourrit de la plénitude de la Vérité, même s’il ne parvient pas à l’appréhender dans son intégralité du point de vue intellectuelle, car la Vérité c’est Jésus-Christ, c’est une Personne.

[14] Ici, les Pères de ce concile, condamnèrent définitivement, les propositions affligeantes et destructrices d’Occam ; et tout l’effort  de l’Eglise et de certains intellectuels, qui ne se trouvent ni dans les courants libéraux, ni dans les courants très fondamentalistes, travaillent inlassablement à dégager les esprits droits de cette gangue mortelle. La scolastique occamienne est directement la source putride de tous nos maux actuels.

[15] Socrate crut naturellement en un Dieu unique, Platon en reconnut le principe universel, Aristote le démontra sans pouvoir pénétrer surnaturellement en Lui.

[16] Ce qui s’appelle aussi : les neutrinos ; cellules de matière se déplaçant plus vite que la lumière.

[17] Gardons-nous aujourd’hui et plus qu’hier, du discours de la science qui essaie de nous faire comprendre des choses en nous faisant mémoriser des idéologies, des principes, des a priori, et nous répétons alors bêtement les propagandes. Il faut faire attention !

[18][Quand je dis à ma mère : « Lâche-moi les baskets, enfin ! Laisse-moi respirer ! », c’est l’existentialisme de Sartre. « Mais tu me blesses, là, tu ne vois pas que tu me traumatises ? », c’est la deuxième tête du dragon, c’est Freud, « Vite une cellule de crise ! ». On fait une échographie : « Oh là ! Vite, la morphine ! » : positivisme. C’est de l’athéisme militant. « Enfin, qu’est-ce qu’il dit, lui ? Attends, contredire, et on va voir ce qui reste ! » : Hegel : on n’écoute plus, on analyse, on ne cherche plus la vérité, on cherche à être au-dessus pour juger, on n’est plus disciple. Enfin, les sept têtes du dragon ! Nous sommes bouffés par ça, c’est un cancer du cerveau.]

[19] Et même avec l’Eucharistie – c’est autre chose, ce n’est plus de la philosophie – je suis responsable de Dieu. Dieu fera ce que j’en fais. Il lâche tout. Il se donne dans l’Eucharistie, ça dépend de ma foi. Je suis responsable de Dieu. Mais ce n’est pas de la philosophie, et on ne peut pas expliquer ça à Marx.

[20] Comme on le voit, avoir du bon sens est important aujourd’hui !

[21] C’est insuffisant, parce que ça pourrait venir d’un démiurge…

[22] [Si je n’ai pas pris les cinq modalités de l’entéléléchéia  pour aboutir à la même conclusion, je n’ai pas fait la démonstration. Si je n’en fait  que quatre, la démonstration métaphysique n’est pas parfaite. Mais si j’ai les cinq voies d’accès pour y aboutir en même temps, alors ça y est, c’est une démonstration irrécusable, in-renversable, personne ne peut la critiquer. C’est philosophique et je n’ai pas besoin d’être croyant pour savoir que Dieu crée l’âme spirituelle à l’instant de l’apparition du génome.]

[23] [Eh oui ! les attardés, ceux qui ont cinquante ans de retard disent : « » Quand c’est un petit, c’est une petite cellule, puis quelques jours plus tard c’est un amas de cellules, c’est comme du sperme, c’est gluant, ce n’est pas intelligent ce truc-là ! » Ah bon ? ce n’est pas intelligent ? C’est toi qui es bête. « C’est en puissance, potentiellement ; ça va devenir un jour un être intelligent ». Parce que toi, tu es intelligent maintenant, et là tu n’es pas intelligent ? Tant que tu n’es pas bouffé par les idéologies athées, tu n’es pas intelligent ? Donc la seule intelligence, c’est celle qui vient du dragon ? Donc Dieu n’a créé comme intelligence que le dragon, et toi tu n’es pas intelligent ?, tu n’es pas spirituel ? Il y a un problème, là ! Les gens attardés disent : « C’est un être en puissance, c’est déjà la puissance à être actué dans l’être humain, c’est une vie incarnée, le corps vivant d’un individu qui va exister, donc il est potentiel. Il est en puissance, il n’est pas en acte. » Eh bien ce n’est pas vrai.]

[24] La pilule du lendemain est une pilule abortive ! Elle intervient en principe entre l’heure zéro de l’accouplement et la trentième heure ; elle s’oppose à l’acte créateur de Dieu puisqu’elle empêche la formation du génome ; toutefois elle peut être prise au-delà de la trentième heure, ce qui de vient alors un avortement puisque le génome est formé. Au-delà de la trentième heure, cette pilule peut produire de très graves incidences sur la santé de la mère irrémédiables.

[25][Chacune est une démonstration, mais elle ne suffit pas, parce que : « ça, ma foi, on le voit chez l’animal aussi. Et vous dites bien que Dieu ne crée pas l’âme de l’animal. Alors ? » C’est vrai, Dieu ne crée pas l’âme de l’animal (l’animal a une âme sensitive sans substance).

 

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