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11 mai 2013

QUAND L’HORREUR ATTEINT SON PAROXYSME !

Classé dans : THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE — domanova @ 8 h 47 min

 

 

Ne dites plus que l’Union Européenne soit au service de l’humanité!

7 janvier 2013

DE L’INTERIORISATION DU MARIAGE CHRETIEN

Classé dans : THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE — domanova @ 21 h 31 min

 

DE L’INTÉRIORISATION DU MARIAGE CHRÉTIEN

Frère Elia Kosa

 

Introduction :

L’article, que vous propose le Fr. Elia Kosa, est inspiré des travaux du Père Serra. Il porte sur la grandeur du mariage de Marie et de Joseph. C’est en lui que se trouvent la largeur, la longueur et la hauteur de ce sacrement qui fut institué par Jésus-Christ dans l’intention de la Nouvelle Alliance.

L’institution naturelle du mariage, sa loi morale naturelle et son droit sont saisis et surélevés ; c’est le mariage chrétien qui donne toute la mesure au mariage de droit moral naturel. Remettre en question cette institution naturelle dans une intention qui n’a rien à voir avec la satisfaction que réclame une minorité d’homosexuels, c’est exprimer un profond mépris de l’homme, une incapacité à l’aimer. C’est un acte de nature extrêmement violente qui participe d’intention et de nature à la préparation de la guerre eschatologique. Nous sommes en présence de forces lucifériennes … P.C. A. St Pol, le rédacteur en chef.

« [...] Devenir parent, c’est accueillir une absolue nouveauté, dont pourtant vous êtes l’origine; c’est être capable de rencontrer une altérité qui n’est d’aucune manière étrangeté. C’est fou! C’est un don incomparable: aucun autre don n’a un tel prix. Oui, c’est quelque chose de très grand: la procréation. Et en même temps, il faut dire que nous sommes seulement des instruments. Un homme et une femme n’ont jamais donné une âme à un autre être humain. Ils ont le pouvoir d’appeler à la vie un enfant, mais pas tel enfant. C’est pourquoi il faut être vigilant, au plan philosophique. A la base, il y a une incompréhension. Ils ne comprennent pas que la vie est nécessairement dans l’ordre de la gratuité. On passe sous silence les plus important: un principe immortel commence d’exister. Nous sommes-là seulement pour lui offrir la médiation corporelle nécessaire. Les parents ne donnent pas la vie, ils la transmettent. Le point central, et en même temps le point commun de toutes ce déviations, c’est la négation du caractère indissoluble d’ l’unité entre les parents et les enfants. Le lien qui les unit n’est pas seulement biologique. C’est une relation ineffaçable entre des êtres immortels. Cette conviction fait partie de notre foi, elle est au cœur de notre raison de vivre. » (Citation extraite du livre du Père Alain Bandelier : « De l’admiration à l’adoration – conversation avec Norbert Tannhof » Éditions Bénédictines.


DE L'INTERIORISATION DU MARIAGE CHRETIEN dans THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE mariage-de-marie-et-joseph

Le mariage de Marie et de Joseph

La réflexion biblique sur le mariage virginal de Marie et Joseph doit partir non pas d’eux, mais de la personne de Jésus, Verbe incarné et messie divin. La nouveauté du Christ, qui ne peut se répéter, peut expliquer la nouveauté du mariage virginal de Marie et Joseph.

Le mariage de Marie et Joseph témoigne que l’alliance de Dieu avec son peuple se réalise dans l’histoire humaine, au rythme des générations. Quand Dieu a béni la descendance d’Abraham, il s’est engagé à ce qu’il ait une descendance selon la loi normale de la nature, de génération en génération, et l’évangéliste Matthieu donne la liste de ces générations (Mt 1,1-16).

En tant qu’une union virginale, le mariage de Marie et de Joseph témoigne aussi que l’histoire de l’Alliance atteint son sommet, son terme. Jésus ne se marie pas ni n’a de descendance. La situation de Jésus ouvre une compréhension nouvelle de la situation de Marie et de Joseph.

Leur virginité ne s’explique pas par le fait que le rapport sexuel aurait quelque chose d’impur comme un principe de contamination ; dans le dessein originel du Créateur tout est lumineux ! La raison profonde est dans la personne de Jésus.

Etre devenus mère et père d’un tel Fils signifie avoir expérimenté dans une pleine mesure et d’une manière qui ne peut se répéter, l’union avec Dieu qui est le but suprême de l’Alliance

Marie, après avoir accueilli en son sein le Fils de Dieu, ne pouvait désirer un «plus», un « mieux », un « encore », un « ensuite » dans d’autres enfants. Devenue demeure vivante du Verbe incarné, elle atteint le sommet de la perfection.

Déjà Philon d’Alexandrie avait eu une intuition analogue lorsqu’il commenta pourquoi Léa, après avoir enfanté Juda, son quatrième enfant, cessa d’enfanter (Gn 29,35) : la raison est la suivante : Juda signifie « louer Dieu », « il est l’esprit qui bénit Dieu, sans cesse attentif à élever en son honneur des chants de remerciement » [1], il est « le fruit parfait »[2].

Chanter des hymnes au Père de toutes choses est le fruit le meilleur et le plus accompli qui soit jamais sorti du sein d’une femme enceinte. C’est pourquoi Léa n’engendre plus, ayant atteint la limite de la perfection.[3]

Joseph, en vertu de sa mission paternelle, est lui aussi au contact avec la présence du Dieu fait chair d’une façon très étroite et exceptionnelle. Une proximité aussi unique et exceptionnelle avec la présence du Dieu de l’Alliance, qui est amour en lui-même, comble les exigences affectives de sa personne bien au delà d’un rapport conjugal avec Marie.

Jean Paul II écrit : « Joseph, obéissant à l’Esprit, retrouva justement en lui la source de l’amour, de son amour sponsale d’homme, et cet amour fut plus grand que celui auquel l’homme juste pouvait s’attendre à la mesure de son propre cœur humain.»[4]

Jésus est le fils unique de Marie et de Joseph, et ce miracle ne peut se répéter, l’union céleste de Marie et de Joseph est un acte qui empêche tout autre.

 


[1] Philon d’Alexandrie, De plantatione, 135

[2] Philon d’Alexandrie, De somniis I,37

[3] Philon d’Alexandrie, De plantatione, 135

[4] Jean Paul II Redemptoris Custos n°19

 

Bibliographie :

- A.SERRA, Myriam, fille de Sion, Médiaspaul, Paris,1999.

- A. SERRA, Giuseppe et Maria, l’uomo et la donna dei tempi nuovi, Theotokos, 1995 n° 3, pp. 333-363.

 

30 décembre 2012

DE LA COPIE DE DIEU ET SON CHANGEMENT…

Classé dans : THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE — domanova @ 18 h 13 min

 

DE LA COPIE DE DIEU

ET

SON CHANGEMENT

 

Alain Poret

 

La naissance est « Memoria Dei[1] » (St Augustin). Il y a ainsi présence de l’âme spirituelle dans le corps embryonnaire[2] : « L’âme n’existe pas avant le corps et le corps n’est pas formé avant l’âme, mais ils viennent simultanément à la vie[3] » (St Grégoire de Nysse). Il y a donc une capacité autonome de mémorisation individuée dans le zygote. Autrement dit, l’identification du zygote humain à une personne est une vérité assurée.

Comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ?

Dieu informe l’embryon de l’homme dans le ventre de sa mère : l’homme est informé par Dieu dans le sein maternel. Dès que l’ovule est fécondé par le spermatozoïde[4], sa vocation est déjà consignée dans le « livre de la vie ». L’image de Dieu se lit, en effet, à travers cette communion que l’homme et la femme constituent dès le début[5] : « Homme et femme, il les créa, il les bénit et leur donna le nom d’homme, le jour où ils furent créés« (Gn,5,1). C’est pourquoi, il n’est pas permis de considérer un embryon comme un simple objet ; nous sommes en présence d’un petit d’homme.

Pourquoi encore l’ovule énucléée du clonage humain ?

Pourquoi enfin supprimer le rapport entre générations: paternité, maternité et filiation ?

Le « séquençage du génome », la « sélection eugéniste » et la « brevetabilité du vivant », sans parler des « géno-dollards » inaccessibles aux pauvres insolvables du sud, n’est-ce pas un « crime contre l’humanité » ?

Avec les techniques de procréation médicalement assistée (PMA), on affronte déjà les paradoxes suivants : une grand-mère porte les enfants de sa fille ; une sœur prête son utérus à sa jumelle ; une veuve espère de la semence du mari récemment décédé ; une mère porteuse refuse de rendre le locataire de sa mère ; un embryon menace de disputer l’héritage d’un enfant naturel.

Pourquoi des gamètes anonymes voyageraient-ils à travers le monde en inaugurant des modes de parenté inconnus ? Comment résoudre l’inévitable question de l’origine de ces gamètes, qui circulent comme des marchandises, sans psychisme ?

C’est dire que le clonage humain introduit la création de matière première humaine. Avec son « bouturage humain », ses « transgéniques animaux », ce n’est plus de la science, mais du scientisme physicaliste (transgéniques et clonage). Après les « crimes contre l’humanité » tristement célèbres (camps d’extermination et goulags), voici poindre le crime contre l’Homme divinement humain par le Verbe devenu chair.

En voulant à tout prix « corriger la copie de Dieu », que devient alors le « battement de cœur de l’âme », où bat le « temps divin » ? Et que fera-t-on de « Femme, voici ton Fils, Homme voici ta Mère ? » (Jn)

Quant au Père (avec ou sans majuscule) il n’existera même plus…[6]


[1] La memoria dei est l’une des trois puissances ou agents qui forment l’être, le EST, le corps spirituel de st Paul.

[2] L’âme n’est pas une présence, elle est la cause directe de l’animation, de la vie ; elle est créée par Dieu, mais ce n’est pas Lui qui anime directement, c’est l’âme. Elle n’est donc pas une présence, mais elle est présente. L’intervention de Dieu Créateur, à l’instant de la formation du génome, est qu’Il crée le corps spirituel, le Est, et l’âme qui a pour unique mission d’animer la matière. L’animation est immédiate à la formation du génome ; il faut entre 20 mn à 24 heures pour former le génome cela dépend de la qualité d’union entre les époux, car tout se passe par le moyen de la grâce de sponsalité.

[3] C’est  l’âme qui informe la forme à la matière, morphogénèse, sans elle il n’y aurait pas d’animation et donc pas de forme.

[4] Il y a formation du génome. C’est une personne.

[5] Il s’agit de la grâce de sponsalité qui est essentielle à la procréation de l’enfant, il convient ici de conserver les distinctions, l’acte sexuel est ordonné à l’unité du couple hétérosexuel, tandis que l’amour entre les géniteurs est ordonné à la génération, malgré que ce soit l’union des corps qui permet la fécondation. C’est pourquoi, la fécondation in vitro est une abomination, car elle se fait indépendamment de l’amour, en dehors de la grâce de sponsalité.

[6] C’est une part pressentie des enfers  par les prophètes cyniques et blasphémateurs glaciaux que furent Valéry et Sartre.

12 décembre 2012

SERMON DE L’AVENT

Classé dans : THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE — domanova @ 9 h 23 min

 

AVERTISSEMENT

«Les notes de bas de page sont de la rédaction, en accord avec l’auteur. Le texte qui vous est proposé est d’un très riche enseignement ; il demeure abordable pour le plus grand nombre même s’il demande une attention soutenue. Vous pouvez et vous êtes encouragés à commenter  ce texte, il vous sera fait réponse selon la nécessité.»

«Le 12, 12 2011 à 12 heures, Benoît XVI condamne le clonage»

  

LE SERMON DE L’AVENT

[Le 3 décembre dernier, le Sénat vote pour la libération de toutes les formes et étapes de recherches embryonnaires pour le clonage humain, sans que les Français aient été préalablement consultés par des états généraux, comme le prévoit pourtant la loi de bioéthique du 7 juillet 2011. Une décision qui constitue une véritable régression éthique, scientifique et ontologique. C’est l’ouverture de la recherche sur le CLONAGE HUMAIN qui est désormais totalement légalisé à tous ses stades de développement en France : une abomination de la désolation.]

 

LE CRI

du

Père Nathan

Le troisième millénaire de l’ère des nations a commencé sa course voici douze années ; un temps nouveau arrive. Le temps existerait-il sans la trace de Dieu et de Sa grâce dans la profonde histoire de l’homme ? L’âme de cette histoire, c’est le retour du Messie, sa vie divine au milieu de nous.

« Le temps existerait-il sans l’âme ? » se demandait Aristote : la voix du philosophe entre en résonance avec celle du théologien de l’âme humaine. C’est cette âme que Dieu vient créer dans l’Un de la première cellule vivante de chaque enfant, neuf mois avant sa naissance à la lumière de l’espace et du temps communautaire… Or, « sache que Dieu a tout fait de rien et que la race des hommes est faite de la même manière[1]. » « Voici, vous êtes de rien, et votre œuvre est le néant… C’est une abomination que de se complaire en vous [2]».

Le « Me‘ayin » signifie rien en hébreu. (Le même mot est employé comme adverbe de temps : « où ? de quoi ? » ). « Nous sommes créés de rien » est en même temps une interrogation de temps et de lieu, qui dit : « de rien, mais alors d’où et à partir de quoi ?« . Telle est en effet la grande question de la Genèse-Création de l’âme humaine dans l’Un de son être incarné[3]… Ce « Me Ayin » lui-même ne nous laisse pas ignorer que « nous sommes de race divine« , comme l’affirme l’apôtre Paul à Athènes, au milieu de l’Aréopage[4] :

-          Nous sommes « Meym » la vie, l’existence, le réel solide.

-          « Aleph » du silence transcendant.

-                « Yod » de Dieu dans la fragilité de sa Droite, de Son Côté, et « Noun » en qui Il se prolonge, en qui Il se rend présent dans la durée, en qui Il se rend perpétuellement présent.

C’est dans cet Un de l’âme, dans l’image divine, noyau de toute innocence divine originelle, que nous venons de Lui-devenu-Rien-face-à-nous pour que nous soyons en la grâce du Saint NOM YHWH.

YHWH s’enracine dans le présent du verbe être hébreu : JE SUIS.

« JE SUIS », cet Acte Pur ; l’Instant éternel s’est fait Rien devant nous en nous assumant : Il est là en nous. Insaisissable, effacé ; Il nous fonde. En sa Grâce messianique, Il se laisse à nouveau saisir en Son Incarnation. En Jésus, Il se ressaisit Lui-même et nous recrée… et Il se laisse à nouveau saisir dans l’effacement crucifié de Sa Toute-puissance créatrice : « Avant qu’Abraham fut, JE SUIS[5]«  et « Ils se saisirent alors de Jésus[6]« . Tout être humain entré en résonance avec le « Je SUIS » de son être, avec « l’Un de sa source »[7] peut vivre ce que nous ne pouvons appeler qu’un « temps intérieur » dont le temps extérieur est l’incarnation, la face solide. La grâce de l’Incarnation et de la recréation messianique permet depuis 2000 ans à notre passé-présent-futur de rejoindre ce temps intérieur en nous, dans l’instant lui-même désormais réouvert à l’éternité.

L’éternité est un troisième temps, divin celui-là ; transcendant et source du créé, inconnaissable ; il se fait cependant immanent à lui dans la lumière surnaturelle et contemplative de chaque instant de grâce. Il vient surgir, nous le pressentons dès ce troisième millénaire, de la vie prolongée de Jésus dans les siens… Tel le monde nouveau… Ce temps intérieur, bien des langues archaïques en rendent compte ; chez les Hébreux comme chez les Grecs, il est appelé « accompli et inaccompli » ; ces deux pôles étant ceux du Paradis originel, dont l’Arbre de Vie rendu inaccessible au premier Adam déchu peut redonner sa sève que le Nouvel Adam transpercé par la lance a retrouvé et renouvelé. Jésus y fait couler la puissance de « l’Instant » et permet d’accomplir la promesse de l’Un retrouvé.

Pour le septième jour, pour l’Homme relevé après le grand Sabbat, l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal qu’il était n’est plus celui « du bien et du mal », mais celui « de ce qui est devenu porteur de la Lumière de Gloire ». Les Ténèbres de notre déchéance sont invitées au retournement radical vers ce devenir de lumière éternelle devant la Face de Dieu, en chaque Instant, dès maintenant… L’Homme du septième jour est « être de vie, âme vivante » ; il entre en Alliance avec sa source temporelle et avec sa Source éternelle, et construit en elle son « Je suis », sa « personne » véritable.

C’est le battement du cœur de l’âme où bat le temps divin qui est juste.

« Joseph, le juste jusque dans son être : « to dikaïos on [8]», a pu devenir prémices paternelle du Messie en Dieu et de Dieu en son Messie… Mais l’homme dés-inséré de son âme, sourd au cœur divin, totalement projeté à l’extérieur de lui-même, en exil de lui-même – et donc de Dieu – a pu sombrer dans les ténèbres de l’être, dans une déchéance du temps puisque l’instant ne s’y trouve plus : l’instant vide de Dieu est la proie du grand dragon et de la bête dévoreuse de l’être de vie, semeur d’homicide, l’antique serpent des premiers jours.

Déjà Kronos, le dieu du temps chez les grecs, dévorait ses enfants.

Dans la fuite existentielle de l’instant l’homme du monde ancien, qui sent sa disparition arriver, court de plus en plus vite, affolé, cherchant partout sauf au-dedans de la Grâce qui lui est faite l’absolu de son « être de vie » ! Il se donne une impression de puissance en ramassant, avide, le monde des quantités et des espaces qui lui sont extérieurs. Cette course intrépide dans l’efficacité dévorante et destructrice de la Vie est un aspect du tragique de l’agonie de ce monde du temps mort. Après la chute, la perspective de la mort ne lui laisse pas de repos, il rentre dans le monde des épines et des chardons…, épines appelées « Dardar » en hébreu (Gen. 3,18) ! . . . Elles sont témoins de l’aridité d’une terre stérile et desséchée, livrée aux pouvoirs de l’homicide. En arrivant au monde, nous naissons en cette nature de déchéance ; dans l’humanité adamique, collectivitée, affolée. Nous sommes celui que chaque instant voit plus profondément engoncé dans les épines du temps, dans une sorte de vertige qui le conduit, s’il s’obstine, vers l’Abomination-régression perpétuelle de la Babel de la Genèse, en laquelle l’homme n’a pas même fait alliance avec le premier JE SUIS de son être[9].

Dans les premiers jours de sa genèse, chaque être humain encore dépendant du troupeau des poissons, des oiseaux et des animaux des champs jusqu’au quatrième jour de la création est encore confondu avec les puissances animales qui constituent le potentiel des forces non accomplies de son « Adamah » ; il est alors soumis à la loi du psychisme, de son monde d’émotions non gérées qui maintient ses puissances derrière les grilles de la séparation de la grâce divine. Mais laissées à l’épuisement de leurs énergies douées d’autonomie, ces puissances peu à peu le désespèrent à moins qu’une rencontre prodigieuse ne lui redonne de pouvoir opérer en lui ses retrouvailles avec le monde nouveau de l’Un recréé, retournement radical de l’homme qui se ressaisit pour accomplir l’impératif de l’amour éternel incarné[10]. Ce dernier passe par l’Adam innocent transpercé et relevé de la terre, la Porte essentielle qui l’introduit dans une Vision du septième jour où il sort du conditionnement de chute et recouvre les normes de son Oui originel, toujours restées inscrites dans le Livre de Vie. C’est une nouvelle naissance proposée à chaque être humain dans la seconde partie de sa vie messianique : tout homme a devant lui le monde nouveau de son Corps spirituel.

Qu’il lui tarde de le mettre en place !!!…

N’est véritablement HOMME que « l’homme du septième jour[11]« .

Pour les rabbins, le sixième jour de l’histoire humaine touche sa fin à l’orée du troisième millénaire. Le quatrième jour, il y a 2000 ans, Jésus l’ouvrit aux dépassements pleins d’espérance de la vie animale… Au septième jour qui commence bientôt sous nos yeux, en ces temps nouveaux, instants chargés du Saint NOM, chargés d’éternité ; vont s’ouvrir les temps intérieurs du Jour du Seigneur. Noé, dixième descendant d’Adam  » marche avec Elohim…… » et en ce sens, il « est prémices du Messie à venir[12]« . Le peuple juif, depuis Abraham jusqu’au Christ, est gratifié de cette même grâce de préfiguration au titre de la collectivité. Puis le Christ, Jésus, envoie ses apôtres enseigner et plonger toutes les nations dans le germe divin du nom de la Divine Trinité, cette même préfiguration se communiquant alors aux nations, à chaque être humain au sein de tous les peuples de la terre. Il est alors important pour chacun d’ouvrir sa renaissance aux deux « Bereshit« , les deux commencements divins de notre Tradition : celui de la Genèse qui réintroduit à l’Un vivant de l’innocence originelle oubliée, celle que tout être porte secrètement en lui, en amont de la situation de déchéance, et celui du Prologue de saint Jean l’évangéliste qui ouvre, au-dedans du premier, une source nouvelle inscrite cette fois dans l’éternité, avant la Création du monde : « Dans le Bereshit est le Verbe« . « Dans le Bereshit[13] Dieu crée les cieux et la terre« , avait dit la Genèse.

Les cieux (« Shamaïm » ) sont à l’intérieur de l’Homme plein de grâce et de Vérité. Voyons-en encore ici l’exégèse rabbinique de chaque lettre qui le compose :

-          « Shem » : le Saint Nom, Acte Pur caché, vivant noyau de tout être participé

-          « Maïm » : caché dans l’océan des eaux de la vie

-          La terre :  » Eréts  » se décompose en rabbinique en    » Or  » : lumière

 » Rets  » : dont la tête (le roi messie) fait sortir des eaux par le travail des pécheurs qui jettent leurs filets dans un labeur venu d’En-Haut. « Dans le Bereshit est le Verbe« , dit Jean, et YHSHWH (Jésus) est le Saint NOM de l’Unité des deux commencements.

L’Histoire de l’humanité ne va vraiment commencer qu’à partir de ce monde nouveau, cette écoute, ce retournement qu’elle exige : « Et le Verbe est devenu chair et Il a habité parmi nous« . Toute vie obéit à ce grandiose schéma où le passage « du 6 au 7″ impose sa floraison nécessaire.

L’enfant NOUVEAU dans le ventre de sa mère se développe en obéissant à une première programmation inscrite en la mémoire secrète, mais encore agissante qui le fonde en son Père (comme l’annonce St Augustin sous l’heureux terme de  » Mémoria Dei »), et ceci jusqu’au sixième mois…

On est alors en droit de continuer à nous demander à quelle étape de cette gestation du Corps mystique Messianique correspond le début du troisième millénaire que nous vivons aujourd’hui, nous qui ne semblons pas sortis de notre désespérante « pré-Histoire » … A l’étape du 6ème mois de la gestation, l’enfant est anatomiquement construit. Les trois derniers mois de sa gestation ouvrent en lui les heures d’une croissance d’un autre type, de beaucoup plus subtile qui, tout en continuant de faire grandir l’enfant corporellement, le rendent aptes à recevoir la révélation mystique de la grâce qui lui est personnellement communiquée. Cette grâce personnelle le marquera même après sa naissance… Le premier « moi » conscient se construira une situation de « sixième jour », puis, dans sa personne, la conscience d’Amour vrai du « JE SUIS » de son être déroulera la sève de son inscription dans le Livre de Vie en la fécondité d’un septième jour.

L’heure des nations se termine dans l’ovule énucléé du clonage humain, dans la transgression suprême de l’Arbre de la vie humaine… L’irresponsabilité des décideurs, des chefs religieux et des peuples hébétés par le vide de sens, le vide de leur relation à L’Un, vient faire le plein d’une humanité énucléée.

« Le grand Adam des nations est sourd et aveugle »

Partout Caïn tue Abel ; il établit une culture et une cité meurtrière qu’il porte aux nues. Il compense son incapacité au divin par ses transgressions conquérantes. Spectacle d’une passion de fuite, d’une névrose furieuse compensatoire. Sans aucune gêne ni repentance, il stérilise le Germe divin qui le fonde, le Bereshit qui lui donne son élan même ; il ouvre le noyau du sanctuaire de la vie faute de pouvoir recevoir la révélation de sa propre liberté intérieure dans le « Shem » (présence vivante de son Principe vivant), de son « Shemem » (présence intensifiée de son oui vivant originel, de son « Me voici » rayonnant de la grâce). Il multiplie ses angoisses et ses abîmes sans fond[14].

Les valeurs qui s’effondrent et les anciennes structures qui agonisent s’accrochent en se cristallisant ou en s’étiolant en des lâchetés imprévisibles. Le monde nouveau n’a donc pas frappé à leur porte… Le « Jour du Seigneur » doit en effet présider à la disparition de cette surdité élevée à l’état de science collective. L’Avertissement est là sous le seuil du troisième millénaire. La révélation faite à Jean Baptiste au 6èmemois sonne joyeusement le glas de cette ère périmée et perdue. Dieu ne vient pas y détruire ceux qu’Il maintient dans l’existence, mais ce que leurs existences créées ont fait à partir d’elles-mêmes. Dieu ne peut pas laisser l’’Homme se perdre tout à fait ; son luxe de banquier et ses planches à billets sans devises cachent aujourd’hui sa totale défaite (dé-faite)[15].

L’heure d’un septième jour est-elle arrivée pour les nations ?

Aujourd’hui, la création toute entière vibre et tremble pour manifester à l’homme son mécontentement et son désir ; l’Esprit de Dieu exprime dans les cœurs ses apprêts. Le Corps des nations se mondialise, il trouve son unité physiologique sous un mode destructeur, mais en même temps il sait qu’un baptême va tout changer dans une unité toute différente, spirituelle. Le quatrième jour de la Genèse présidait à la création des premiers  » vivants  » ? L’Israël des premiers vivants a trouvé sa fleur à « Nazareth », en Marie, mère du Dieu vivant qui reçoit son Incarnation au sixième mois de l’année, après ce cinquième jour de la Grâce gratuite ? En toute hâte, ils apportèrent le « Jour du Seigneur » à Jean-Baptiste, qui en était au sixième mois de sa croissance… Comme au sixième mois de la vie embryonnaire, l’enfant prend contact avec le monde de son NOM secret qui le rend apte à éprouver la grâce nouvelle pour laquelle il a été créé : « Jusqu’à Jean vous avez eu la loi et les prophètes ; depuis Jean, le Royaume est annoncé, et chacun pour y entrer doit forcer [16]», dit Jésus à propos de Jean Baptiste et de ce qu’il préfigure pour chacun.

Pendant cette montée du sixième mois, une nouvelle visitation a sans doute commencé dans une très petite partie de l’Eglise chrétienne, nouvelle Marie – à qui le message a été donné en premier, a été entendu et vécu par anticipation et par appropriation. Mais les nations sont encore sourdes et muettes, comme Zacharie, le père de l’enfant (Jean le Baptiste) qui n’avait pas voulu croire ce qui lui était indiqué par l’Ange dans le Saint des Saints du Temple.

En choisissant le monde « idéo-logique » de l’agnosticisme ésotérique, leurs dirigeants ont cru trouver le chemin de la liberté. Mais aujourd’hui, l’absurde le dispute à l’ignorance en ces mêmes dirigeants et en leurs admirateurs… Toutes les nations se sont avachies et vautrées :

-          « Lève-toi ! » dit Jésus à la petite fille déjà morte.

-          « Marche ! » dit-Il au paralytique

-          « Sors d’ici ! » dit-Il encore à Lazare qui sentait déjà.

L’Avertissement nous le redira, dans une nouvelle visitation, un sursaut de nouvelle conception originelle… Voilà le sixième mois qui s’est achevé, voilà le troisième millénaire qui va faire entendre son sursaut incontournable. Se retournant vers l’unité profonde de son corps, de son âme, et de son esprit, l’homme sait-il que vont le visiter ses propres cieux intérieurs, l’innocence divine originelle pourra à nouveau triompher dans le NOM de JESUS ; il confessera son péché. Que l’Homme commence donc à demander pardon. Les violents vont s‘emparer du royaume de l’innocence éternelle…

De nombreux groupes de prières surgissent, les stages du « Nouvel Age » (malgré sa connotation péjorative) sont témoins de l’unique montée de sève d’un peuple assoiffé de Dieu, une sève qui s’égare hélas dans les énergies cosmiques du temps. Heureusement, les retrouvailles avec le corps spirituel, lequel est inséparable de l’esprit que Dieu y associa, sont un autre témoin. La sponsalité sait que sa joie va enfin apparaître. La royauté juvénile d’un unique troupeau et d’un unique Pasteur va faire bondir les troupeaux de Galaad.

-          Bien sûr il n’est pas encore l’heure de midi……..

-          Faut-il même parler d’aurore ?

-                La nuit encore profonde ne va-t-elle pas vers des ténèbres plus profondes encore ?

-                Les plaies d’Egypte nouvelles ne vont-elles pas se succéder ? Oui, mais dans des profondeurs insoupçonnées elles bâtiront notre nouveau cœur spirituel, le préparant à quitter la terre des esclaves « pour aller au désert entendre la Voix du Bien aimé« .

 

L’Homme d’aujourd’hui ne va-t-il pas retrouver son âme ? Moïse n’est-il pas déjà né ? Malgré tous les raidissements de pieuvre des synarchies secrètes, ceux qui refusent de mourir à ce qu’ils ont fait risquent d’en mourir … Dans une sorte de silence, l’Homme me semble avoir commencé à pressentir l’advenue soudaine vers sa véritable Histoire, celle dont l’oppression du temps soulève déjà le voile dans la respiration de l’Instant divin. L’énucléage et la glaciation préliminaire de son clonage « abominatoire[17] » sonnent son glas ; qui ne le perçoit ?

L’Heure du septième jour a sonné, « jour terrible » où Dieu détruit « l’égyptien » et revêt de Sa robe d’innocence les âmes qui ont été martyrisées et qui gémissent encore aujourd’hui sous l’Autel.

« Une robe blanche fut donnée à chacun d’eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères mis à mort comme eux. Je vis alors le moment où s’ouvrit le sixième sceau  » (Apo. 6, 11)

« Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. 2 Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations. 3 Il n’y aura plus d’anathème. Le trône de Dieu et de l’agneau sera dans la ville » (Apo. 22, 1)


[1] 2Mac. 7, 28

[2] Isaïe 41, 24

[3] L’âme est ce souffle qui vient donner l’animation à l’être, au est.

[4] Act. 147,28-29

[5] Jn 8,58

[6] Jn 8,12

[7] Aïn, la 16ème lettre de l’alphabet hébreu signifie : « source, centre d’où rayonne eau, vie, lumière, pureté, amour ».

[8] Mat. 1,19

[9] C’est la grande tentation de notre époque qui consiste à faire glisser le sujet dans l’infra-humain, c’est-à-dire en dessous de sa  dignité ;il s’agit de l’adoption de la régression absolue ou néant.

[10] Il s’agit ici de la description que produit l’accueil de la grâce du monde nouveau.

[11] C’est celui du repos, c’est l’union parfaite, c’est celui de la septième deùmeure.

[12] (St Hilaire de Poitiers, Traité des Mystères, XIII).

[13] Commencement

[14] Illustration optimale de cette descende dans l’infra-humain qui est le retour du joug de Lucifer sur une part importante de l’humanité.

[15] Ce qui se défait, se délite , se crée en dehors dela Création.

[16] Luc 16,16

[17] L’acte qui déverse l’abomination

6 décembre 2012

UN PROJET DE LOI SUR L’EMBRYON

Classé dans : THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE — domanova @ 22 h 06 min

 

UN PROJET DE LOI SUR L'EMBRYON dans THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE mezard

Sénateur Mézard

RECHERCHE SUR L’EMBRYON

Le Vote du Sénat

C’est le sénateur radical-socialiste Mézard du Cantal qui déposa son projet de loi concernant la modification de la loi de Bioéthique du 7 juillet 2012 ; en vue d’autoriser, sous certaines conditions, la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires.

Ce projet de loi a été voté ce jour par 203 voix pour dont 20 UMP et 74 voix contre.

Ce projet de loi n’a guère d’utilité scientifique puisqu’il a été démontré qu’on pouvait entreprendre ces mêmes recherches à partir de souches pluripotentes[1] avec les mêmes résultats, et dans le respect de la morale, car on intervient pas sur la semence humaine.

Je ne suis guère étonné de la précipitation avec laquelle ce très obéissant sénateur aura soutenu cette proposition. En effet, dès l’instant où, sous proposition et à la demande expresse de Jacques Chirac[2], alors président, cette loi fut votée, d’abord en 2004 puis révisée en 2011 ; il était évident  que la Gauche l’aggraverait, comme elle l’a fait avec toutes les lois s’opposant sciemment à Dieu et à la loi morale naturelle. Une fois de plus, je souligne que c’est bien la Droite qui est à l’origine de toutes ces lois mauvaises en elles-mêmes et parfaitement opposées à l’ordre du Créateur. On n’a donc pas de raison de s’étonner que 20 sénateurs de la Droite aient soutenu ce projet… Ils sont très obéissants…

Je suis très surpris que ce même sénateur, sans doute le digne héritier du défunt sénateur Caillavet, n’ait pas proposé une loi pour favoriser le suicide assisté des malades, mais ne désespérons pas, à ce stade de l’errance d’orgueil et du blasphème, tout est possible, et il faut, de toute façon, que le péché soit accompli.

Nous le voyons bien, il y a une constante dans ce qu’il faut bien nommer, la culture révolutionnaire, renverser tous les ordres et si possible atteindre l’acte pur de Dieu Créateur. Le but étant de détruire les grâces messianiques. Il est évident, pour des esprits observateurs et avertis, qu’en bien des domaines, la science n’est plus qu’un prétexte pour dissimuler des objectifs qui, aujourd’hui font frémir les anges eux-mêmes…

La charge spirituelle de toutes ces lois et celle en projet sur le mariage pour tous précipitent un peu plus de grands désordres dans les sociétés qui se révèlent maintenant au grand jour et que personne ne semble pouvoir maîtriser réellement. Nous allons assister à des actes de droits communs terrifiants venant d’une jeunesse juvénile et bien d’autres drames…

Nous refusons d’entendre raison au prétexte que Dieu n’a plus sa place en la cité, et bien ce n’est donc pas Dieu que nous allons bientôt entendre, mais son tonnerre. Comme l’a prophétisé saint Cyprien d’Arles : « Paris brûlera pour ses lois qui offensent Dieu… »


[1] Il s’agit de cellules fabriquées en laboratoires depuis des cellules humaines adultes qui ne sont pas embryonnaires. Elles sont une très grande avancée de la biotechnologie puisqu’elles permettent de contourner les problèmes métaphysiques et éthiques liées aux cellules souches embryonnaires. Les cellules embryonnaires sont des cellules extraites de l’embryon qui est en lui-même un peit d’homme, puisque l’embryon se forme dés l’instant où le spermatozoïde féconde l’ovule et que les ADN des géniteurs s’unissent pour former le génome. C’est à la formation du génome que Dieu intervient en personne pour donnée l’âme qu’il vient de créer.

[2] Il faut se souvenir que Chirac, à plusieurs reprises avait affirmé qu’il n’autoriserait pas de recherches sur la semence humaine et encore moins sur le génome et l’embryon. Et nous savons que c’est sous la pression d’un chantage qu’il s’y est résolu.

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 APPROCHE ONTOLOGIQUE DE LA VIE HUMAINE

Père Patrick de Vergeron

 

patrique2 dans THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE

 

 

Institut Nazareth et Vigilance-Clonage international

Sous la direction du R.P. Azaïs de Vergeron

81540- Sorèze –Diocèse d’Albi

 

APPROCHE ONTOLOGIQUE N°1

Approche ontologique sur l’origine de la vie humaine.

Proposition pour une production dans l’Eglise Catholique ( écrite sous forme de résumé des affirmations à expliciter et référencer).

Sommaire et progression de la Proposition : Thématique : de l’enseignement éthique à l’approche ontologique sur l’origine de la vie humaine :

1- La sponsalité, premier élément du principe ontologique ( pour établir le poids ontologique de l’unité sponsale qui prédispose l’intervention créatrice de Dieu ).

2- Humanité intégrale, communion des personnes, image et ressemblance de Dieu appelant l’instant et la gratuité de la procréation [ but de ces deux chapitres : établir la réalité de l’existence du poids ontologique de l’unité sponsale, comme de la constatation de son support corporel : l’intention procréatrice de la rencontre des chromosomes paternels et maternels, jusque dans le zygote, avant la mise en place de l’unité biologique du nouveau génome ]  « Au Commencement, Dieu créa l’Homme à Son Image et à Sa Ressemblance ».

Introduction :

Dans le Principe, Dieu créa l’homme à son Image et à sa Ressemblance :

- Rappel de ce thème au Concile ( Gaudium & Spes ), dans les Discours pontificaux ( Pie XII, 1948, 1951, 1958 ; Jean XIII, 1959 ; Paul VI, 20/9/63 et 9/10/68 ) et Encycliques antérieures ( Humani  Generis de Pie XII, HV de Paul VI, RH de Jean Paul II ) jusqu’à Evangelium Vitae.

- La Nouveauté de l’enseignement de ce texte : il ne se contente plus seulement d’une simple affirmation éthique, il cherche à établir une affirmation ontologique et spéculative solide sinon définitive.

1- L’origine ontologique du coté de l’homme : l’unité sponsale.

1-1        Paternité et filiation en l’homme s’originent dans la signification sponsale du corps de l’homme.

1-2        L’élément révélé le plus profond de la dimension ontologique de l’homme : Image et Ressemblance de Dieu, dévoile, autant et plus que l’exercice des puissances spirituelles de l’âme humaine, son existence comme Personne dans un corps différencié sexuellement.

1-3        Le corps spirituel de l’être humain, révélation du Mystère de Communion des Personnes divines, en la signification sponsale de ce même corps.

1-4        Dieu créa l’Homme à Son Image, à Son Image Il le créa, Masculin et Féminin. Il le créa… Dès le départ, Dieu crée l’être humain à la rencontre d’une vie de Communion à dimension ontologique de personnes humaines et de Sa propre vie de Communion de Personnes divines

1-5        Cette analogie révélée de l’image et ressemblance de Dieu dans l’homme est une analogie propre à donner la signification la plus profonde de la nature et de la finalité temporelle et éternelle de l’homme, tandis qu’elle intègre le signe de la différenciation sexuelle du corps et de sa vivante signification sponsale…

2-     L’origine ontologique sous l’aspect de la procréation et du coté de Dieu : Reprise des diverses conclusions tirées de l’enseignement du Magistère ordinaire sur la Sponsalité.

2-1        Si nous voulons déterminer l’être commençant de l’enfant de l’homme dans un regard qui dépasse et transcende l’approche éthique, nous voulons l’éclairer par les récits bibliques de la Création, où trois fondements significatifs se révèlent entrer en jeu au plus haut point pour déterminer et révéler l’existence immortelle et ontologique d’une nouvelle existence créée : l’unité sponsale, le rapport entre générations ( paternité, maternité, et filiation ), et l’Intervention créatrice immédiate de Dieu en ce qui advient d’immortel en lui : la création d’un esprit vivant personnel.

2-2      L’approche moderne du statut de l’enfant commençant se ramène à le considérer dans ses relations : nous voici donc appelés à faire mémoire des relations qui font qu’il vient à exister ( relation à Dieu, relation à soi-même, relation au cœur de la signification sponsale à l’autre, relation à la création et au cosmos ).

2-3       L’enseignement révélé du livre de la Genèse indique que l’être commençant de l’enfant apparaît sur l’autel de l’unité sponsale lorsque Dieu transforme cette relation de sponsalité en relation de paternité-maternité par la création de l’esprit vivant qui fait de lui un nouvel être humain voulu pour lui-même

2-4      Cet enseignement oblige l’Eglise à faire avancer positivement la question de l’instant de l’animation par Dieu du nouvel être dans le processus embryonnaire…

2-5      L’Heure de l’Eglise rejoint l’heure de l’Homme, en son humanité pour la première fois confrontée à la question ontologique de son origine personnelle, tiraillée par le tournant historique du choix culturel inédit qui se présente aujourd’hui devant elle : spécialement avec la question du clonage humain…

3- Comment l’Eglise entend et a toujours écouté cette interrogation ontologique, dans une herméneutique adaptée aux connaissances de son temps et à son contexte culturel, posant cependant toujours  l’instant de la conception comme origine de l’union substantielle de l’âme et du corps.

4- Rappel des implications à dimension spéculative et doctrinale des récents enseignements de l’Eglise, quant à la question de l’animation immédiate [ but de ces deux chapitres : montrer que l’attention  portée sur l’instant de l’animation a toujours été historiquement associée à la reconnaissance du premier moment où l’on peut déterminer la différentiation sexuelle du nouvel être : la signification sponsale du corps, critère d’attention ontologique ].

3- L’Eglise entend cette interrogation ontologique, Elle y a toujours été attentive, et Elle désire approfondir et mieux expliciter sur ce sujet les lumières qu’Elle reçoit en dépôt au service d’une humanité à la recherche de la vérité sur Dieu et sur l’homme…

3-1      L’enseignement de l’Eglise dans toute son histoire n’a cessé de rappeler les conditions de la présence effective de l’être humain comme tel dans son origine embryonnaire, en respectant les données des connaissances et de la culture de chaque époque…

3-2      Les données contemporaines de la connaissance de l’être humain ( biologie,  sciences humaines et culture, et enfin connaissances philosophiques éthique et spéculative ) : la réflexion Magistérielle s’inscrit toujours dans une herméneutique (une interprétation) religieuse de ces données…

3-3      L’histoire de ses interprétations sur le sujet de la Création par Dieu de l’être spirituel vivant animant l’héritage biologique transmis par les parents :

           La permanence de la prescription morale concernant toute forme d’avortement [the first-century Didakè-Teaching of the Twelve Apostles states: " you shall not murder a child by abortion nor kill that which has been conceived!"]

           En écho à la loi naturelle énoncée par Hippocrate de Cos il y a 24 siècles, la thèse de l’animation immédiate ou précoce tenue par les Pères de l’Orient chrétien, l’approche à minima des Pères latins tout en affirmant invariablement la simultanéité de l’âme immortelle et du corps…

3-4      L’importance des affirmations et connaissances médicales de ces époques pour expliquer l’approche minimaliste de certains Pères d’Occident : la vision d’Hippocrate sur la génération humaine ne perçoit pas de corps humain « formé » avant 40 jours pour les enfants de sexe masculin et le double pour ceux de sexe féminin : avant cette étape véritablement pré-embryonnaire, la science jusqu’au 19ème siècle n’y percevait qu’un composé développé de semence masculine paternelle enveloppée de sang maternel, sans qu’il y ait encore de fruit individué provenant de l’unité des deux..

3-5      Cette vision aujourd’hui dépassée déterminait l’affirmation d’Aristote, et de quelques rares Pères latins, St Thomas d’Aquin inclus, qui date l’animation spirituelle a minima vers 40 jours environ, date à laquelle se rendent visibles les prémices des organes propres à la différenciation sexuelle… Le principe même de lecture de ces auteurs leur ferait aujourd’hui renoncer à de telles présupposés et constater l’individuation, et le caractère masculin ou féminin, dès la première cellule.

3-6      Les principes énoncés par les Pères d’Occident comme d’Orient doivent donc toujours être conservés, et évidemment  reformulés dans le cadre des certitudes apportées par les connaissances contemporaines.

3-7    Elles se résument dans l’enseignement de St Grégoire de Nysse à propos de la présence de l’âme spirituelle dans le corps embryonnaire: « l’homme étant un, composé d’une âme et d’un corps, ses deux composants ne peuvent avoir qu’une origine unique et commune » … « On ne doit pas placer la création de l’un de ses composants avant celle de l’autre : ni la création de l’âme avant celle du corps, ni l’inverse; car alors, l’homme serait mis en conflit avec lui-même si on le divisait par une distinction temporelle. » Quant à l’âme dans le corps embryonnaire : « Il n’est pas possible de l’y distinguer ( … ),  l’âme se trouve déjà en lui, même si elle n’est pas apparente : elle se manifestera plus tard par l’activité naturelle qui lui est propre, au fur et à mesure de sa croissance, qui accompagne celle du corps » (  la Création de l’homme, Migne 2000 ).

3-8    L’Eglise doit donc réécrire son herméneutique, selon les données certaines apportées par les temps modernes, en direction d’une Humanité qui le lui réclame de toutes parts…

4- L’Eglise a déjà répondu à cet appel en diverses occasions que lui ont données ses discours et interventions officielles, elle se doit de les rappeler ici de manière plus condensée :

4-1      La vie de l’homme est directement créée par Dieu dès la conception, affirmation permanente de l’Eglise universelle : les Pères de l’Eglise (Saint Augustin in de genesi ad litteram, Saint Maxime le Confesseur [ qui montre le lien substantiel et non accidentel entre l'âme et le corps sous le rapport d'une unique hypostase], Saint Grégoire de Nysse, Saint Albert le Grand ) et autres penseurs anciens comme Erasme de Rotterdam [ qui réconcilia puissamment les perspectives aristotélicienne, thomiste et l'animation immédiate en développant une métaphysique de l'acte d'être tout à fait originale dans son Colloque sur l'accouchée] les textes de définition explicite sur la création de l’âme : ( Anastase II aux évêques de Gaule, Humani Generis de Pie XII.  .  .  .  . )

                                  les affirmations constantes du Magistère contemporain :  Donum Vitae du 22 février 1987 reconnaît que « les conclusions scientifiques sur l’embryon humain fournissent une indication précieuse pour discerner rationnellement une présence personnelle dès cette première apparition d’une vie humaine».  .  pour conclure : « Comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine? »

4-2      Le choix des dates ( invariablement neuf mois jour pour jour ) des fêtes liturgiques de la Conception à leur Nativité pour saint Jean-Baptiste, la Vierge Marie, comme pour le Christ Jésus Notre Seigneur Lui-même respectent le sens de l’Eglise quant à sa pensée sur l’instant de l’origine effective de la présence vivante de leur Vie personnelle dans le sein maternel..

4-3      L’affirmation selon laquelle l’Eglise ne s’exprime pas de manière dogmatique sur cette question (EV n°60) n’équivaut pas à dire qu’elle ne s’est pas exprimée en sa pensée officielle courante ([-/Foi catholique, Dumeige p.158, Doctrine, 1 Magistère de l’Eglise sur l’homme ]). Il n’est donc pas permis ni juste de dire que l’Eglise garde le silence sur cette interrogation, sans lui donner de réponse :

4-4      Elle veut encore aujourd’hui affirmer au contraire : que le « principe de toute recherche ( scientifique, médicale, philosophique, ou autre ) en ce domaine doit rester dans le cadre de l’animation immédiate », et que l’enfant, dès la première cellule, ne doit pas seulement être « traité ‘comme’ une personne », mais « considéré » ( c’est-à-dire spéculativement reconnu ) comme une personne » ([ Acad. Pont. des sciences/ OSS.ROM. 30-11-93 / ]) ; que; que la vie humaine est sacrée parce que dès son origine elle comporte l’action créatrice de Dieu et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin (  [ Donum vitæ & CEC 2258 ] ). En bref que c’est seulement aujourd’hui que notre regard, supporté par l’évolution des sciences, peut reconnaître la présence de l’âme spirituelle créée par Dieu dès le premier instant de la constitution du génome de la première cellule, comme l’a si admirablement exprimé JP II en 1998.( la conjonction des gamètes paternelle et maternelle produisant le génome, va voir ce génome, et donc cette première cellule humaine, se revêtir par l’intervention créatrice de Dieu, d’une dignité qui trouve son fondement dans l’âme spirituelle qui imprègne et vivifie ce génome ([IVe Assemblée à Rome, Acad. pont. p. la Vie 24 fév. 1998 - Doc. 2179 - 05 avril 1998)  ]) …  Plus récemment  les déclarations de Benoît XVI sur l’animation  à la Fête de la Sainte Trinité désignant le génome comme porteur de la vivante image et ressemblance de Dieu, puis aux vêpres du 1er samedi de l’Avent 2010 désormais consacré à la Vie, dans laquelle il indique que ce génome de par sa capacité de relation permettait de le considérer pleinement comme une personne humaine.

4-5     Elle se prononce donc clairement, sans engager encore d’expression dogmatique sur cette question non en raison des objections que les comportements et les idées courantes véhiculent, selon Elle, à tort, mais pour continuer à encourager la recherche déjà engagée sur la base de ce principe ; et sans jamais cesser non plus de rappeler à l’ordre la conscience de ceux qui restent subjectivement non convaincus de la dignité ontologique de l’enfant conçu en cette première cellule.

(suite prochain numéro)

P Patrick

 

 

            

Approche ontologique

sur l’origine de la vie humaine (2) 

Proposition pour une production officielle de l’Eglise Catholique

( écrite sous forme de résumé des affirmations à expliciter et référencer)

 

 

Sommaire et progression de la Proposition :

Thématique :

De l’enseignement éthique à l’approche ontologique sur l’origine de la vie humaine.

Résumé de l’article n°1 :

 

1-     La sponsalité, premier élément du principe ontologique (pour établir le poids ontologique de l’unité sponsale qui prédispose l’intervention créatrice de Dieu.)

 

2- Humanité intégrale, communion des personnes, image et ressemblance de Dieu appelant l’instant et la gratuité de la procréation [but de ces deux chapitres : établir la réalité de l’existence du poids ontologique de l’unité sponsale, comme de la constatation de son support corporel : l’intention procréatrice de la rencontre des chromosomes paternels et maternels, jusque dans le zygote, avant la mise en place de l’unité biologique du nouveau génome.] 


 « Au Commencement, Dieu créa l’Homme à Son Image et à Sa Ressemblance »

       3- Comment l’Eglise entend et a toujours écouté cette interrogation ontologique, dans une herméneutique adaptée aux connaissances de son temps et à son contexte culturel, posant cependant toujours  l’instant de la conception comme origine de l’union substantielle de l’âme et du corps.

4- Rappel des implications à dimension spéculative et doctrinale des récents enseignements de l’Eglise, quant à la question de l’animation immédiate [but de ces deux chapitres : montrer que l’attention  portée sur l’instant de l’animation a toujours été historiquement associée à la reconnaissance du premier moment où l’on peut déterminer la différentiation sexuelle du nouvel être : la signification sponsale du corps, critère d’attention ontologique.]

 

Résumé de l’Article n°2 :

 

5- Le sens de la Foi reste attentif aux récentes découvertes scientifiques, y découvrant une possibilité nouvelle de préciser la doctrine de la vérité sur l’homme avec la lumière de Dieu [ but de ce chapitre : montrer que l’Eglise n’ignore ni les questions, ni les objections d’ordre épistémologique, que se posent les scientifiques, en particulier la durée très ponctuelle de vie du premier génome et la mise en route immédiate du dynamisme du génotype ] [ montrer qu’il n’y a jamais de destruction ni rupture du code initial mais amplification sans  disparition des données transmises par les parents. ]

 

5-   Les considérations épistémologiques et celles issues de l’observation scientifique confirment et convergent, en un certain sens, dans la direction du sens de la Foi, même si des doutes qui subsistent encore chez certaines d’entre elles retardent, sans pouvoir l’assombrir ou l’atténuer, l’expression définitive de la pensée ordinaire de l’Eglise :

5-1 La biologie (gamétogenèse, ovulation et     fécondation) :

Le terme de « fécondation » qui indique l’union biologique de deux gamètes masculine et féminine, a remplacé celui de « conception » quelquefois utilisé malhonnêtement/abusivement aujourd’hui pour désigner la nidation (deuxième semaine après la fécondation) (Palazzani 1996). L’œuf issu de la fusion des deux gamètes existe et agit comme une entité biologiquement et intrinsèquement ordonnée et déterminée à une course vivante finalisée dans une unité qui demeurera toujours la sienne (et c’est ce qui rend possible techniquement la fivète). Voilà pourquoi la biologie parle alors d’un zygote unicellulaire. (Noter que c’est le spermatozoïde qui lui a apporté son caractère masculin ou féminin).

Le glissement de sens du mot conception relativise ainsi les textes déjà cités de l’Eglise, cependant très antérieurs à cette évolution sémantique…

5-2 L’Eglise suit cependant avec attention et reconnaissance ce que la biologie met à jour :

– découvertes dont elle sait bien qu’elles sont toujours soumises à évolution et corrigibles – concernant le processus de la fécondation :

- la capacitation et la réaction acrosomique du gamète masculin fécondant jusqu’à sa pénétration dans la membrane pellucide de l’ovule, l’apparition des deux cellules filles de l’ovule mûr et du globule polaire,  puis la fusion membranaire entre le spermatozoïde et l’ovule qu’accompagnent des réactions cytoplasmiques ovulaires, la libération conséquente enzymatique protéolytique et glucolytique par la zona réaction, la variation enfin de la concentration ionique de l’œuf fertilisé avec la ‘vague calcique’ ( le calcium se répand sous l’action de l’oscilline ), pour voir apparaître ce que nous appelons le zygote. – de trois à six heures après la pénétration les micro-tubules entourent le pro nucléus femelle quand il s’organise et se range en son noyau vésiculaire, et ordinairement une dizaine d’heures après s’est formé le fuseau bipolaire : après un développement séparé, où les deux pro nucléus haploïdes répliquent leur ADN, la synthèse les place sur une organisation fuseauriale classique, leurs membranes nucléaires respectives disparaissant, ce qui permet l’amphimixie, dite aussi caryogamie (fusion des deux noyaux) : le fameux génome nouveau.

- ce génome unicellulaire dès sa première constitution se révèle à l’organisme maternel par des échanges biologiques d’information spécifique, une vie de relation qui ne cesse de se confirmer.

- Ce génome enfin va pouvoir par cytodiérèse aboutir à un œuf contenant deux cellules (ou blastomères),  chacune possédant la même individuation génomique, comme d’ailleurs la posséderont toutes les cellules vivantes du nouvel être.

« Les preuves disponibles suggèrent que les événements dans l’embryon précoce suivent une séquence dirigée par un programme interne. L’autonomie évidente de ce programme indique une interdépendance et une coordination aux niveaux moléculaire et cellulaire d’où résulte l’expression d’une cascade d’événements morphogénétiques. » (Professeur Angelo Serra)

5-3  Les observations cliniques de ces développements n’échappent pas à l’attention autorisée des chrétiens et de leurs pasteurs, non plus que celles non moins importantes (pour ceux qui pensent encore à une animation tardive laquelle n’est pas, rappelons-le, la pensée ordinaire de l’Eglise universelle) du développement ultérieur du zygote bi-cellulaire jusqu’à la nidation :  [ montrer qu’il n’y a jamais de destruction ni rupture du code initial mais amplification sans  disparition des données transmises par les parents. ]

- du stade bicellulaire à celui de huit blastomères totipotents, unifiés entre eux par des ponts cytoplasmiques et des microvillosités qui attachent les membranes des cellules entre elles jusqu’au stade dit de la morula (16 cellules) où à la compaction s’ajoute le phénomène de polarisation.

- de la différenciation cellulaire de la morula quand celle-ci pénètre la cavité utérine au stade de blastocyste où le zygote devient un ensemble creux entouré d’une paroi (trophoblaste) abritant un bouton embryonnaire, cavité appelée blastocèle : les cellules commencent à s’y différencier…

- de l’abandon de la membrane pellucide originelle de l’embryon marquant le début de l’interaction mutuelle directe de la muqueuse utérine et de la prolifération cellulaire du trophoblaste, les échanges d’information avec la mère s’intensifient.

- du premier contact de l’embryon avec la muqueuse maternelle (fixation) jusqu’à son implantation ( alimentation des lacunes par le sang maternel vers le 14ème jour ), puis l’apparition de la ligne primitive du bouton embryonnaire qui aboutit aux premiers battements du cœur de l’enfant en  troisième semaine après la fécondation ; au dix septième jour le bourgeon encéphalique et la gouttière neurale de la future moelle épinière s’organisent  ( dans le mésoblaste du sac vitellin, un des trois feuillets du disque embryonnaire tridermique, apparaissent des îlots sanguins, et c’est dès le 20ème jour post ovulatoire que ce cœur commence à réguler ).

- vers le jour 21, la circulation sanguine est autonome et le type sanguin de l’embryon diffère de celui de la mère… jusqu’aux jours qui suivent avec l’ébauche des yeux de l’enfant (stade de la plicature).

- il reste encore plus de huit mois à parcourir à cet enfant de l’homme avant d’ouvrir le sein maternel…

5-4-  Les divers stades d’observation de la croissance de l’enfant en ses commencements embryonnaires ne peuvent donner aucun signe caractéristique et mesurable d’une apparition soudaine de vie consciente, spirituelle, ou d’ordre ontologique : cette expérience intime très spécifique échappe à toute manifestation mesurable ou repérable par l’approche quantitative de l’observation scientifique. Cependant, elles suffisent à de très nombreux scientifiques comme un signe clair et suffisant de la présence sacrée de l’homme en son entier…
Professeur Angelo Serra : « D’une part, l’énoncé scientifique selon lequel un nouvel être humain commence au moment de la fécondation est une proposition non pas probable mais rigoureusement démontrable dont on peut écarter avec rigueur toutes les objections. D’autre part, la prémisse méta biologique selon laquelle ce nouvel individu humain est une personne engendre la même fermeté d’assentiment. Donc l’identification du zygote humain à une personne est une vérité assurée. » Professeur Lejeune, fondateur de la génétique moderne, qui eut le génie d’exprimer par ces mots son prologue en génétique qu’il appelait un credo élémentaire : « Au commencement, il y a un message et ce message est dans la vie, et ce message est la vie. Et si ce message est un message humain, alors cette vie est une vie humaine (…), ce message est mise en forme de la matière, incarnation de l’intelligence. » Il est cohérent de penser que la science pourra facilement mettre  à jour des éléments propres à l’homme indiquant une capacité autonome de mémorisation individuée humaine dans le zygote. De même qu’il y a des éléments de support biologique repérables réalisant la communication entre l’enfant et la mère bien avant la nidation : dès le premier génome.

5-5-1- En deçà, ils indiquent cependant clairement qu’un esprit vivant ne saurait animer un ensemble biologique qui n’est pas encore lui-même individué, affirmation augustinienne selon laquelle il serait absurde de trop anticiper l’infusion de l’âme avant la formation d’un corps autonome. C’est dans cet esprit que les Pères latins exprimaient des doutes justifiés à l’encontre de ceux qui envisageaient la seule présence de la semence masculine dans le sein maternel comme suffisante pour poser l’âme de l’enfant à venir :  «  Comment l’âme pourrait-elle être immortelle si sa semence est mortelle ? Reçoit-elle l’immortalité au moment où elle est informée pour devenir vivante, de même qu’elle reçoit la justification quand elle est informée pour devenir apte à porter un jugement ? Et comment Dieu peut-Il la façonner en l’homme, si l’âme vient d’une autre âme par le biais d’une semence ? Est-ce de la même manière qu’Il façonne en l’homme les membres du corps par le biais d’une semence ? » ( Lettre à Optat, 418 )

5-5-2- Il fallait réagir contre l’insoutenable argumentation des principaux adversaires de l’animation à la naissance que furent les stoïciens.

          Pour ces-derniers, l’âme de l’homme est contenue dans la semence masculine; à partir de la fécondation, elle se développait, selon eux, progressivement : à la manière d’un grain de blé. L’âme humaine n’était donc que matérielle, issue de la matière…

5-6-    Ce que l’on a appelé à tort chez certains de nos Pères la position de l’animation tardive était donc suspendue par ailleurs à un état grégaire de la connaissance scientifique, qui datait d’Hippocrate, et qui était incapable encore de pouvoir constater les phénomènes aujourd’hui observés de la fécondation, lesquels voient disparaître les déterminations propres aux gamètes paternelle et maternelle quelques heures après l’ovulation et laisser immédiatement la place à l’individuation biologique vivante du nouvel  enfant. Ces derniers tenaient simplement le principe que l’Eglise enseigne continuellement, que l’advenue de l’âme, sa création par Dieu, et l’advenue du corps nouveau ne pouvaient qu’être simultanées : «  L’âme n’existe pas avant le corps et le corps n’est pas formé avant l’âme, mais ils viennent simultanément à la vie. » ([ St Grégoire de Nysse, In Canticum 8, Opera VI, 240, 20-241, 8]) 

Ils pensaient que la dignité ontologique de l’enfant ne pouvait être considérée comme observable qu’avec l’apparition morphologique de la différenciation sexuelle d’un embryon individué, observation que nous lisons aujourd’hui dans les déterminations du génotype de la structure morphogénétique vivante du génome : dès le premier instant du processus embryonnaire…

[5-7- Petite note sur deux interrogations d’ordre scientifique constamment invoquées comme les dernières objections à lever avant une affirmation objective de l’animation immédiate :

a/  (Les jumeaux homozygotes : le syllogisme de l’absurdité de deux âmes dans la première cellule est évident ; c’est entre le 4ème et le 7ème jour environ ( 25 à 30 % entre zygote et morula, 70 à 75 % au stade blastocyste, 1 % entre le septième et le treizième jour et 1 % après ce treizième jour) qu’apparaît la première cellule totipotente ( zygote ) du deuxième jumeau ; c’est évidemment à ce moment que s’inscrirait l’animation de ce dernier…

b/ …La quantité considérable d’œufs fécondés rejetés : outre l’explication selon laquelle il s’agit en importante partie de chiasmes, de fécondations démarrant sur des anomalies essentielles dans le patrimoine génétique et en conséquence impliquant la non-disposition à l’âme spirituelle [ De nombreuses anomalies chromosomiques très importantes telles une polyploïdie rendent l'embryon avorté par la nature réfractaire à une animation ],  d’œufs clairs enfin, il faut noter également, ce que l’on découvre dans les ( hélas ) actuelles et abominables tentatives de clonage humain, la dégénérescence presque systématique du zygote à la 4ème mitose, laquelle dégénérescence existe bel et bien aussi en fécondation naturelle, et qui peut s’expliquer par la fameuse liberté de Dieu de créer (tant de fois affirmée dans les Ecritures, mais obvie aussi en Sagesse naturelle)…/…Dans tous les cas ces défaillances ne concernent pas la cause efficiente mais la cause finale : si le moteur n’existait pas, le défaut ne pourrait apparaître, s’il n’y avait biosynthèse des protéines, l’anomalie génotypique ne s’exprimerait pas. Par conséquent, la défaillance concerne la fin qui est manquée. Ainsi, les rejets, loin de contredire l’existence de la finalité, la confirment. …])

6- L’inquiétude du monde de la pensée et de la culture, et son expression devant ce que l’on pourrait appeler l’agression de l’aveuglement positiviste et du biopouvoir contre l’humanité
[ but de paragraphe : établir l’évidente inquiétude des penseurs, anthropologues, et observateurs, et leurs attentes implicites et explicites d’une clarification propre à la dimension ontologique, et théologique des questions que la bioéthique s’avère inapte à leur apporter.]

6- Dans la perspective d’une considération épistémologique,  l’aveuglement positiviste que dénoncent les observateurs du monde philosophique et culturel, au-delà de la simple expression du souci éthique, oblige également le sens de la Foi à manifester son éclairage propre et son souci de clarté et de vérité dans un domaine qui risque fortement de déstabiliser et d’agresser l’autonomie de jugement de toute personne responsable de l’homme et de sa dimension spirituelle… Cet aveuglement ne saurait mettre en cause la conviction profonde des croyants en accord avec les sages de ce monde :

6-1   Les interventions autorisées du monde de la pensée contemporaine font entendre leur voix pour dire : A-t-on mesuré les conséquences psychologiques et anthropologiques de ce regard strictement technique ou commercial que la bio-médecine porte sur l’humain, lorsqu’elle cherche à le faire réduire au statut d’objet expérimental et de simple produit de recherche, de commercialisation ou de consommation ?
(Le CCNE ne s’y est pas trompé en dénonçant dans son Rapport de 1986 les a priori méthodologiques irrecevables du choix du terme de pré embryon : « La désignation des limites précises pour la définition de l’embryon humain résulte en fait d’une démarche utilitaire qui, à elle seule, ne peut fonder notre représentation du début de la vie d’un être vivant. En outre, le recours à un mot nouveau comme celui de « pré embryon » risque d’accréditer l’idée que l’embryon pourrait pendant un temps être traité différemment, avec moins de considération, notamment pour les interventions liées à la recherche. »)
La gravité de ce qui se joue dans le monde occidental, et qui engage la terre entière autant que l’espèce humaine et son avenir, n’échappe pas à l’Eglise ; même si elle a pu échapper à certains responsables élus qui ont voté ou fait voter des lois de bioéthique ouvrant par exemple la porte à la production d’embryons par voie de clonage au titre de la recherche.
(Du Directeur de l’Institut Cochin de génétique moléculaire dans le Quotidien du Médecin (21 juin 2002) : « Pour chaque clonage thérapeutique, il faudrait se procurer 100 à 200 ovules, transférer dans chacun d’entre eux les noyaux des cellules du patient afin de tenter de récupérer de 1 à 3 embryons dont il faudrait prélever et amplifier les cellules souches avant d’en éliminer les cellules cancérigènes! On voit bien que cette méthode est inapplicable. » Il est grand temps de dénoncer l’absurdité éthique et scientifique de ces projets.)

6-2   Le concept moderne de bio pouvoir a été mis en place pour mettre en accusation ceux qui amènent l’humanité aux possibilités attachées au clonage humain, lesquelles ne mettent pas seulement en danger l’unité du genre humain et l’idée même d’humanité, mais aussi et surtout son lien vivant avec sa Source transcendantale, avec Dieu son Créateur, et avec toutes les lois naturelles ontologiques de notre univers qui y sont organiquement reliées ( voir Barrow, J.Desmarets et D.Lambert, Hawkins, Bowker, etc.).

6-3   Le langage de ce biopouvoir fait pénétrer la structure de péché la plus redoutable que l’histoire de l’homme ait jamais connue : il s’impose dans les discours de bioéthique, des médias, des rapports préalables aux lois, des institutions et des chambres politiques, partout où s’élaborent les décisions du devenir de l’homme, avec des effets que les philosophes et penseurs peuvent bien qualifier de déréalisant jusque dans les textes de loi ou les Codes de santé publique ( « projet parental »,  « générosité des donneurs de gamètes », « libre échange de la notion de filiation », « altruisme du don de la vie par embryons anonymes congelés », « solidarité virtuelle entre géniteurs », « matériel embryonnaire à potentiel humain », « clonage dit thérapeutique », « réservoirs d’organes », « expérimentation sociale transparente de la médecine », « cellules de l’espérance », …) . L’interdiction et l’opprobre de l’emploi du mot clonage pour les fabrications d’embryons aux fins de recherche traduisent le fait que ce langage ne veut souffrir aucun renoncement, aucun contrôle ontologique, philosophique et encore moins transcendantal ou religieux, et qu’il emploie tous ses efforts rhétoriques à nier qu’il touche à la fois l’Homme et Son Principe, tout en s’y engageant de toutes ses forces à l’insu de la conscience universelle…

6-4    Par exemple la question centrale de la licéité de la congélation des embryons humains a été passée sous silence dans les lois européennes de 1994, et on les a presque toujours considérées comme une technique neutre pour l’humain. Pourtant la plupart des impasses et situations bioéthiques indécidables au plan éthique découlent de cette pratique, sans compter ses effets désastreux de décomposition symbolique qu’elle inocule dans la conscience collective…  Une de ces conséquences calculées, et non la moindre, se retrouve dans l’autorisation inacceptable que l’humanité pourrait désormais se donner par la loi de « faire irruption dans le Sanctuaire de la vie »( Le Président français, au 2° Forum Biovision, Lyon 8/2/2001) par la production aux fins de recherche d’embryons humains à partir de noyaux totipotents (méthode de transfert nucléaire, ou de clonage de l’homme).

6-5    L’habillage humaniste qui accompagne cette entreprise de destruction fondamentale et qui la camoufle derrière une apparence éthique et morale n’est certes pas à la hauteur de l’enjeu et de la tâche.  Ce que l’éthique du vivant a d’ores et déjà relevé, indépendamment de toute conviction religieuse, soulève l’admiration de l’Eglise :

- 6-5-1   La création de matière première humaine peut-elle donc être considérée comme quelque chose de neutre, anthropologiquement ?

-6-5-2    Porter un regard neutre sur l’humanité est une perversion : posséder, objectiver l’homme c’est le détruire.

-6-5-3    Comment oserions nous souscrire à l’idée d’une technologie toute puissante d’une science qui serait toujours bonne, a priori de l’aveuglement positiviste qui postule une capacité illimitée de l’homme à s’adapter à ses artifices ?

-6-5-4    La constatation éplorée, et tragique, de l’absence d’institutions ou d’espaces autorisés pour faire face au sentiment d’effondrement de civilisation qu’induit en notre espèce le traitement anarchique du vivant dans un regard indépendant du biopouvoir

-6-5-5    Constater également le désarroi du politique devant l’incontestable absence d’un éclairage d’ensemble des implications anthropologiques et ontologiques de ces questions urgentes.

-6-5-6    L’assujettissement croissant du Droit à un univers qui se met en place sur la base d’un vide  de Sagesse et d’une Raison coupée de ses racines identificatoires, psychiques, spirituelles, affectives et métaphysiques. Accepter la création d’embryons humains par exemple au titre de la recherche sur le clonage établit que l’utilité médicale est devenue la valeur suprême en matière de Droit.

-6-5-7    La mutation inquiétante et anarchique des normes et limites qui donnent à l’homme sa place dans l’Univers et dans la Création. La substitution du monde du sacré et des religions par une hypothétique promesse de salut de l’homme par d’autres hommes assujettis à leur soif de pouvoir et de domination par ce qu’ils appellent le progrès et l’assaut des techno sciences…

-6-5-8     L’accusation d’obscurantisme dirigée contre ceux qui cherchent à prévenir des mutations irréversibles qui menacent l’indépendance du Droit, la capacité même de pouvoir penser, l’autonomie de la conscience, les harmoniques de l’altérité, de la liberté et de la vie.

-6-5-9      Constater enfin que les cercles d’éthique et de bioéthique n’ont pas su retenir ni transmettre le fragile édifice de sagesse, ce travail inestimable de la civilisation, et qu’ils se laissent envahir par une forme de débat qui démantèle celle-ci, en s’enfermant dans un système clos sur le critère de l’efficacité mesurable, véritable psychose collective menaçant l’ouverture libre et naturelle de l’espèce humaine à ce qui la dépasse en la finalisant.

-6-5-10   Relever l’incohérence d’une domination positiviste et évolutionniste qui traite la cellule originelle de l’être humain comme une amibe, comme elle désire transformer artificiellement ses interrelations familiales ou sociales comme on conditionne déjà certaines catégories d’espèces animales ou végétales.

-6-5-11    Poser la question de la limite au-delà de laquelle la résistance psychique à la réduction de tout le vivant au statut d’objet expérimental ou commercialisable fera inéluctablement passer à une mutation psychique, ontologique et anthropologique aussi désastreuse qu’incontrôlable.

-6-5-12   Face à la perte du sens et des repères fondamentaux, appeler des experts en humanité qui puissent hautement dire les lumières irréductibles et sacrées, qualitatives et ontologiques, étrangères au quantifiable et au démontrable ( au sens de la preuve expérimentale des scientifiques), et au-dessus d’elles parce qu’elles sont le fruit d’une induction savante au-dessus de toutes les ambitions de l’hypothético-déductif…

-6-5-13    La distinction nécessaire et urgente, encore à faire, entre les expérimentations salutaires  propres à toute avancée du Progrès, et les entreprises empoisonnées de l’instrumentalisation légalisée de la Vie qui la remettent au contraire tout à fait en cause, dans ses effets sur les esprits comme sur le psychisme, le principe d’identité et des droits fondamentaux  qui soumettent le progrès de l’Homme à la vie et à l’être.

6-5-14-  Secourir l’embryon passant ainsi du monde des hommes à celui des choses que les hommes exploitent, enjeu symbolique et surtout politique, montrant que la logique sous-jacente consiste à « exproprier la subjectivation pour mieux s’approprier l’objet », « c’est-à-dire, à l’aide d’un faisceau d’arguments « scientifiques », à interdire l’identification du jeune embryon comme d’un « soi » pour ainsi avérer son caractère non entitaire …

(suite à venir)

Père Patrick

Approche ontologique

sur l’origine de la vie humaine (3)

Proposition pour une production officielle de l’Eglise Catholique

(écrite sous forme de résumé des affirmations à expliciter et référencer)

 Sommaire et progression de la Proposition :

 

Thématique :

De l’enseignement éthique à l’approche ontologique sur l’origine de la vie humaine

 

Résumé de l’article n°1 :

1-& 2- Deux chapitres pour établir la réalité de l’existence du poids ontologique de l’unité sponsale, comme de la constatation de son support corporel : l’intention procréatrice de la rencontre des chromosomes paternels et maternels, jusque dans le zygote, avant la mise en place de l’unité biologique du nouveau génome 3-& 4- Rappeler et montrer que l’attention de l’Eglise portée sur l’instant de l’animation a toujours été historiquement associée à la reconnaissance du premier moment où l’on peut déterminer la différentiation sexuelle du nouvel être : la signification sponsale du corps, critère d’attention ontologique.

Résumé de l’Article n°2 :

5-& 6- Montrer que l’Eglise n’ignore ni les questions, ni les objections d’ordre épistémologique, que se posent les scientifiques, en particulier la durée très ponctuelle de vie du premier génome et la mise en route immédiate du dynamisme du génotype… Montrer qu’il n’y a jamais de destruction ni rupture du code initial mais amplification sans disparition des données transmises par les parents … Montrer enfin l’inquiétude du monde de la pensée et de la culture, et son expression devant ce que l’on pourrait appeler l’agression de l’aveuglement positiviste et du biopouvoir contre l’humanité.

Résumé de l’article n° 3 :

7- L’humanité devenue orpheline du Droit, exprime également une angoisse collective compréhensible face à la montée d’un nouvel eugénisme démocratique, après l’horreur vécue au 20ème siècle d’un eugénisme d’Etat.

8- La responsabilité politique est ainsi confrontée à un défi d’ordre ontologique, écoute des appels à la communication de nouveaux repères pour la décision responsable aux sages de ce monde et aux représentants des religions.

[ but de ces deux paragraphes : établir l’évidente inquiétude des responsables du Droit, juristes et hommes politiques, et leurs attentes implicites et explicites d’une clarification propre à la dimension ontologique, transcendantale, et théologique des questions que la bioéthique s’avère inapte à leur apporter. ]

[7- ( Noter que les spécialistes contemporains du Droit s’inquiètent face la montée des lois contre l’autorité même du Droit qui en est la Source, les reprises confirmantes sur ce sujet de Veritatis Splendor ; ce que le Droit est aux lois, la Métaphysique l’est à l’éthique)] : Le statut juridique sur l’enfant situé aux origines de sa vie et le Droit dont l’objet consiste notamment à protéger ce qui paraît essentiel à la communauté humaine, se sont pourtant penchés sur cette question en faisant ombre à un grand principe de protection : la loi doit protéger l’être humain dès le commencement de la vie.

7-1 – Il existe une loi inscrite dans le cœur de l’homme, elle est profondément inscrite dans la raison et accessible tout naturellement à chaque être humain, il s’agit de celle qui affirme la valeur de la vie ( EV 2c ) De même qu’il existe une base solide commune à la collectivité humaine qui permet de fonder la dignité de toute personne et assure le respect de ses droits essentiels au cœur de la reconnaissance du Bien Commun, qui la protège contre les forces contraires venant de l’individu, du groupe, de la distinction des classes et des races, de la nation et de l’Etat : il s’agit du Droit, le droit naturel (VS 99a ).

7-2- La loi naturelle n’est pas autonome en elle-même, ses préceptes obligent non pas de l’extérieur et du dehors, mais de l’intime de l’homme, du dedans (VS 36b). Elle ne s’explique que par l’existence d’une source qui lui est supérieure : le Droit, lequel ne s’est jamais manifesté à l’intelligence que par la notion de création : la sagesse créatrice dépose dans la créature une inclination de la nature vers une finalité qui reflète un fondement métaphysique profondément imprimé par le Créateur (VS 36).

7-3- Pie XII (HG, DS 3876) explique certes que la grâce et la révélation sont indispensables pour que ces vérités naturelles puissent être connues explicitement par tous, avec certitude et sans mélange d’erreur. Sans elles, le droit naturel fondateur se fait connaître par l’effet d’une connaissance pré conceptuelle connaturelle qui se développe avec le temps et l’expérience, trésor des civilisations, grâce auxquelles tous en perçoivent le principe fondamental.

7-4- Les données de l’histoire contemporaine obligent ce discernement toujours neuf d’une part entre ce qui est immuable et invariable en ces données que l’homme n’a pas créées, mais qu’il reçoit et découvre à travers les conditionnements changeants de l’histoire, et d’autre part son adaptation aux circonstances nouvelles (VS 53).

7-5- La force intérieure du Droit, sans lequel la survie de la nature est impossible trouve sa source dans la lex aeterna (de legibus, II, 4, 8-10), c’est-à-dire dans la volonté de Dieu. Ne pas regarder ni obéir à ces données profondes et réalistes, c’est se renier soi-même (de republica 22, 23). Voilà pourquoi Platon et Aristote ont placé le droit à la hauteur et à la dignité de science métaphysique : elle provient pour le moins, pour le Philosophe, de l’idée transcendante de Justice.

7-6- Les comportements des sociétés contemporaines ont cherché à lui trouver un fondement purement humain, dans le désir de l’absolutisation de l’homme pour lui-même, et c’est ce qui explique pourquoi le Droit a perdu cette dignité, expression qu’elle reçoit de sa propre nature d’être l’unité harmonieuse entre un monde travaillé par l’homme et une loi éternelle inscrite dans la réalité naturelle voulue par Dieu. Le vide laissé par cet oubli a ouvert la porte à l’arbitraire du législateur humain, au détriment du Droit et au détriment de la personne.

7-7- Le nominalisme d’Occam au 14ème siècle est le responsable de ce désastre ; il a voulu faire croire que tout doit être basé sur l’autorité divine, indépendamment d’une harmonie avec la nature de l’homme.

Non : la loi n’est pas le domaine d’un volontarisme qui doit obéir à l’arbitraire d’un ordre supposé divin, elle relève du droit naturel et du bien imprimé par le Créateur dans le cœur de l’homme. L’idéalisme de Kant a hérité de cette perte profonde du sens en remplaçant un arbitraire par un autre, faisant de l’impératif catégorique la source « scientifique » du droit, qui fut faussement déclaré n’être qu’un fruit de l’intuition subjective de la raison pratique. Cet ontologisme a pu être facilement démasqué par la pensée moderne : le positivisme a donc pu rejeter toute idée de Droit fondé sur la nature, ne lui laissant plus que la notion d’utilité collective comme source. Il s’ensuit que le personnalisme a fini par se libérer du joug de tout caractère rationnel et impératif de la loi. (VS 47, 50, etc…) Ainsi l’homme se retrouve orphelin du Droit qui est comme son tuteur et son père, le protecteur et l’éducateur du bien de la personne entière, de son unité profonde à sa réalisation plénière.

7-8- Statut du droit orphelin : il hérite d’un contractualime, d’un contrat social des libertés fondamentales qui s’est inscrit en tâtonnant dans la constitution des Etats (ce qui était bien nécessaire devant l’évidente expérience que l’homme n’est pas adapté à la vie sociale, et que l’Etat de son coté est incapable d’éviter sans cette contrainte la dérive tyrannique). Il hérite en même temps d’un positivisme juridique livré à la politique qui abandonne la préservation du bien personnel et du bien commun au profit de l’intérêt de l’Etat (la nature profonde du Bien ne peut plus se retrouver dans cette recherche d’un pluralisme des valeurs systématiquement agnostique devenu la seule référence pour la politique). Ces deux héritages mènent à la contradiction terrible d’une situation où le contrat politique peut refuser que des êtres humains puissent être considérés comme des personnes.

7-9- La déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 a pu chercher des valeurs normatives méta juridiques, les nations signataires admettant que leurs législations devaient y être conformes (G.Cottier, Référence à la loi naturelle, NV2, 49), mais alors se pose le problème de la diversité des interprétations de cette éthique laïque sans autre légitimité que sa capacité empirique à évoluer hors d’un modèle supérieur qui le fonderait.

7-10- L’homme n’est pas seulement objet de droit et assujetti à un droit agnostique orphelin, il est le sujet du droit : l’éthique religieuse naturelle à l’homme, et plus spécialement l’éthique chrétienne se fonde sur la nature, subordonnée qu’elle est à quelque chose qui la dépasse : la personne. Aristote disait déjà que l’homme est la seule réalité naturelle que nous constatons dans l’univers qui soit finalisée par un dépassement d’elle-même, sinon elle ne peut plus être elle-même.

7-11- Il faut, du point de vue de l’agonie du Droit accepter d’entendre que nous devons passer du droit de l’homme au droit de la personne (JP Perrenx, Evangile de la vie I, 160). La personne est le « droit subsistant » (A.Rosmini, Filosofia del diritto I, Padova 1967). Cette révolution nécessaire demande davantage de respect pour l’homme, elle réclame qu’il soit perçu comme personne, c’est-à-dire comme individualité « non réitérable » (KW, Personne et Acte, 97) en même temps qu’elle réclame davantage de respect pour la présence du Créateur, source de la personne et source de sa vivante dignité d’être doué d’esprit (l’Etre Premier, Acte pur, op. cit.)

7-11- L’intolérance agnostique pour la vérité trahit les fondements et les principes de la vraie démocratie, l’achemine vers un totalitarisme généralisé (EV 20b) Non fondé sur la dimension ontologique de la personne, le droit devient impensable, il caricature la démocratie (EV 97,99) et la rend criminelle puisqu’elle objective et légalise des crimes précisément normalisés au nom d’une prétention illégitime et infondée à une vérité relative (EV 70c) ; enfin il ouvre les portes des sources de la Mort en ne discernant plus la présence de la Source transcendantale de la vie, se faisant par là même son propre ennemi, parricide et déicide à la fois (lui qui a pour fonction régulatrice de représenter l’unité profonde de la paternité humaine avec la transcendance de l’Acte et du Bien).

7-12- L’Eglise entend cet appel universel de l’humanité à un retour sur sa vocation naturelle, à un Droit fondé sur la fécondité plus que sur le consensus de la mort du Droit naturel, elle perçoit l’angoisse collective d’un légalisme rendant l’humanité ennemie de son origine, de sa dignité, de son épanouissement et de sa propre fin. Elle sait que l’homme est fait pour rester en communion avec lui-même et avec Celui qui le maintient dans l’existence et qui lui donne la vie. Elle rappelle que l’homme est un être sacré, et dans la main de son Créateur, qu’il le perçoit, qu’il le sait, qu’il le pressent sans cesse, qu’il reste son enfant et que son Créateur restera toujours son véritable Père. Elle appelle à la restauration du respect de la liberté fondamentale de la personne : liberté de vivre en communion et dans le respect de cette Paternité vivante qui la gratifie, qui la garde, qui la dépasse, qui l’enseigne par la conscience, et qui assure son avenir, sa paix, et son accomplissement.

7-13- (noter que les spécialistes contemporains du Droit s’inquiètent face à la montée des lois contre l’autorité même du Droit, Source des lois ; l’Eglise confirme leurs pressentiments : confirmations sur ce sujet de Veritatis Splendor ; c’est que ce que le Droit est aux lois, la Métaphysique l’est à l’éthique : appel au dépassement d’une simple moralisation et d’une éthique consensuelle largement inadaptée à fonder la résurrection du droit fondamental de la Personne, dépassement de l’humain).

8- La responsabilité du politique : les approches ontologiques du monde idéologique en politique, et les appels à la Lumière de la sagesse des religions, appel au dépassement spéculatif pour apporter des jalons aux politiques, au dépassement des biopouvoirs par un esprit de responsabilité politique. La détermination de l’Église catholique à défendre l’homme, sa dignité, ses droits et sa dimension transcendante : Sa coopération peut et veut être un élément vital et suggestif pour la construction de la personne et de la société à laquelle les hommes appartiennent.

8-1-1- Devant la nécessité de voir apparaître un nouvel esprit de responsabilité pour un renouvellement de la réflexion et de la préparation à la gestion politique des problèmes à dimension universelle et des nouveaux enjeux à consonance ontologique, l’Eglise a voulu écouter les tâtonnements des comités de réflexion et de préparation à la décision politique.

8-1-2- La leçon des évolutions anglo-saxonnes, selon une conception du droit plutôt libérale et individualiste… qui ne peut défendre la source ontologique du vivant humain, en raison d’un argument contractuel, tragique apparence de légalité (EV 20c) : qui ramène à l’antique et dépassé droit romain, où seul le citoyen est sujet de droit. La gestion dans ce cadre de l’interdiction du clonage humain a vu surgir l’interrogation sur la négation d’humanité de l’être qui serait cloné. Les Britanniques ont donc reconnu dans leur récente législation le droit de tout « clone » d’être considéré comme un être humain. Car sil s’agit de lutter contre les délires d’auto reproduction, il faut également éviter qu’un clone ne devienne un esclave ou un « sous homme ». Un tel raisonnement consiste tout à la fois à déclarer le clonage reproductif inacceptable, et à constater qu’on ne peut pas l’empêcher, à considérer enfin les clones comme des êtres humains, ce qui amène à la question conclusive : « pourquoi alors ne pas l’autoriser ? »… Comment trouver une réponse crédible à cette objection majeure ? Dans le cadre d’une approche se laissant aller en s’adaptant au temps et au consensus, la défense de l’essentiel repose au mieux sur le seul bon vouloir des juges et des défenseurs de la vie… L’Eglise note que cette contradiction chaotique se lit dans la succession de décisions et initiatives pragmatiques heureuses pour éviter le pire, et de levées d’interdictions de ce qui avait été stigmatisé comme relevant de l’impensable, aux Etats-Unis par exemple ( interdiction formelle de toute forme de création supplémentaire d’embryons même pour la recherche, puis libéralisation des formes diverses de clonage; financement et opération survie pour l’adoption d’embryons issus de FIV ; gestion chaotique des subventions aux différents organismes en fonction de leur respect pour la vie … ) Au total, la conception anglo-saxonne souffre cruellement d’une lumière directrice dans la source de son droit et de ses constitutions, elle s’élabore sur une « éthique contextuelle » personnicide. C’est là un effet du principe bien connu de Saint Thomas d’Aquin : « La loi humaine a raison de loi en tant qu’elle est conforme à la lex aeterna, mais dans la mesure où elle s’écarte de la raison, elle est déclarée loi inique et, dès lors, n’a plus raison de loi que dans la mesure où elle découle de la loi naturelle ; ce n’est alors plus une loi mais une corruption de la loi.»

8-1-3- La leçon germanique, elle, refuse avec justesse à la femme le droit absolu de la mère sur la vie de l’enfant qu’elle porte, lui-même étant théoriquement défendu par l’Etat contre les agressions d’un tiers (cf. loi du 25/2/75) ; la loi du 13/12/1990 a donc pu interdire la création de clones, la recherche sur l’embryon, et la création d’êtres hybrides. Cependant l’Etat ne peut défendre, comme dans le cas de figure anglo-saxon, que ceux qui font partie de la société contractuelle, … à laquelle l’embryon non-né n’appartient pas. Cette contradiction marque cruellement que l’enfant innocent n’a pas d’existence citoyenne, et ne pourrait être défendu que par la reconnaissance de l’existence de fait d’une Paternité reconnue comme un au-delà du contrat de citoyenneté.. 8-1-4a- Les discussions européennes, qui donnent la préférence à une voie française où le législateur et les responsables de la gestion politique vont garantir une échelle de valeur. Une doctrine doit être créée, une ontologie doit être formulée, une transcendance de l’humain doit être renommée dans cette perspective relative, à partir de discussions et de débats dialectiques d’une « éthique procédurale » créatrice d’une ontologie.

8-1-4b- Les plus récents échanges en chambre à l’occasion des lois de bioéthique ont témoigné de l’apparition d’un nouveau paradigme : l’exemple caractéristique des débats parlementaires montre que les responsables élus de toutes tendances sont bien conscients de ce que ces nouvelles questions relèvent au plus haut degré de la compétence philosophique et d’une sagesse ontologique ( -« « On touche aux fondements mêmes de la vie humaine » Marc Laffineur, , – «« la question de la nature, et donc du statut de l’embryon : Nous ne pouvons nous y soustraire longtemps (…) Nous allons engager notre responsabilité dans le domaine le plus fondamental qui soit : celui qui met en jeu la nature de l’homme (…) Nous sommes nécessairement amenés à nous interroger sur le moment à partir duquel nous ‘estimons’ être en présence d’un être humain (…) En autorisant l’expérimentation sur l’embryon qui ne peut donner son consentement libre, on prend une décision unilatérale à son égard…Il devient un moyen alors que lui-même doit être sa propre fin » » J Cl. Guibal, – « «il s’agit d’un réel clivage philosophique » » Y Roudy, – « « Le (1e) stade de l’embryon humain est le point de rencontre entre l’humain et l’invisible : on ne peut le réduire au désir de ses géniteurs (…) nos législateurs devront préférer les principes aux pratiques (…) Nul ne peut prétendre détenir la vérité parce que l’homme n’a jamais cessé de se demander quand il commence … à exister » » B. Perrut, – et M. JF Mattei : « « on risque de lever définitivement et de façon irrévocable un interdit pour répondre à un besoin temporaire de la recherche, [je demande] que le repère du tout début de la vie ne soit pas déplacé » », – « « chacun d’entre nous est unique et original » » Roger Meï, – « « ..L’homme risque lui-même de changer son être : Prométhée littéralement déchaîné …. L’humanité passe du „fatalisme de la naissance „ à „ la naissance choisie „ et à „ la sélection néonatale’ (…) Nous devons forger nos critères en fonction de l’idée que nous nous faisons de l’homme : ce faisant, nous révèlerons les fondements de notre civilisation » » J.CL. Guibal, – «« „ Il s’agit de la maîtrise totale de l’homme sur son espèce, de la modification du schéma aléatoire créée par la nature …. d’un monde libéré de ses chaînes religieuses et morales qui donne naissance à une nouvelle espèce’ [écrit Michel Houellebecq], qui annonce la fin de l’humanité telle que nous la vivons. C’est donc un débat éminemment sociétal qui nous réunit. «. – « « Où trouver nos repères, sinon dans la philosophie et la théologie qui donnent sens aux valeurs que le législateur traduit en règles de droit » » J.CL. Guibal ; « ce débat est important : il nous fait toucher aux Sources de la vie » X. Bertrand]

8-1-4c- « L’approche éthique », à dimension religieuse, transcendante et supérieure, « est aujourd’hui devenue au plus haut degré une responsabilité politique », a précisé J. Chirac, chef d’Etat. En annonçant le décodage du génome humain, un Président américain a pu dire « nous commençons aujourd’hui à apprendre le langage dans lequel Dieu a créé la vie » : cette nouveauté du politique appelle la lumière d’un fondement solide, de principes fondés et indiscutables, de jalons métaphysiques et théologiques que l’Eglise se doit aujourd’hui d’éclaircir et proposer, en réponse aux demandes qui lui sont faites à tous niveaux et en toutes nations, face aux progrès des technologies et des décisions politiques, et des peurs qu’ils engendrent à juste titre. voir aux Semaines Sociales de France novembre 2001, le Pr. Axel Kahn : «… quand est le début d’une vie humaine ? Là le biologiste … se tourne vers le théologien qui comme nous venons de l’entendre n’a pas de réponse plus claire que lui » (le P de Dinechin avait hélas déclaré « L’Eglise n’a jamais tranché … sur cette question ontologique il est heureux que l’Eglise n’ait pas décidé ») ; le législateur J F Mattei y renchérit : “ après le biologiste et le théologien le législateur est bien embarrassé… faute de pouvoir statuer sur l’embryon on a aujourd’hui sur le foetus un certain nombre de lacunes invraisemblables… je poserai une question anthropologique et presque théologique : peut-il y avoir un embryon sans fécondation ? »)

8-1-5- Jean Paul II ( Discours du Saint-Père au corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège) : La « détermination de l’Église catholique à défendre l’homme, sa dignité, ses droits et sa dimension transcendante : Même si certains répugnent à évoquer la dimension religieuse de l’homme et de son histoire, même si d’autres voudraient réduire la religion à la sphère du privé, même si d’autres encore persécutent les communautés de croyants, les chrétiens continueront à proclamer que l’expérience religieuse fait partie de l’expérience humaine. Elle est un élément vital pour la construction de la personne et de la société à laquelle les hommes appartiennent » (lettre aux Semaines Sociales de France : “ Comment oublier que dès que l’ovule est fécondé se trouve inaugurée une vie qui n’est ni celle du père ni celle de la mère, mais d’un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s’il ne l’est dès lors (Ev. Vitae, n.60) ….. Puissent les Semaines sociales contribuer à entretenir en tous un regard qui naît de la foi dans le Dieu de la Vie ” c’est le regard qui ne prétend pas se faire le maître de la réalité mais qui l’accueille comme un don découvrant en toute chose le reflet du Créateur et en toute personne son image vivante ”) Rappel sur les interventions principales du suivi de l’Eglise, et son appel à l’attention méta-éthique. Quelques interventions relevant la dimension supra éthique de ces nouveaux enjeux : (Javier Lozano Barragan: ‘Dans l’unité biologique de l’embryon, nous trouvons déjà la personne humaine, même si non encore pleinement épanouie dans ses capacités. L’âme a un rôle fondamental. Dieu crée l’âme qui, en s’unissant au corps, réalise l’homme. Sur cela se base la dignité humaine.’)

(JPII 8 nov. 97 CPPSS, XIIème conférence : ‘l’homme de science croyant, obéissant dans ses recherches au plan divin, fait exprimer peu à peu à la création toutes les potentialités dont Dieu l’a enrichie. Les études, les recherches et les techniques appliquées à la vie et à la santé, doivent être, en effet, des éléments de croissance de toute l’humanité, dans la solidarité et le respect de la dignité de chaque personne humaine, surtout de celle qui est faible et sans défenses (cf. Evangelium vitæ, 81). En aucun cas, elles ne peuvent devenir l’expression du désir de la créature de se substituer au Créateur.’) (Mgr Sgreccia : « le clonage : un gouffre pour toute l’humanité », « le clonage reproductif et le clonage appelé « thérapeutique » représentent une limite de rupture envers l’humanité » et encore : « un délit et une catastrophe pour l’avenir de la civilisation » le 20/12/2000 ) (Martineau/ONU, … Mgr Martineau à L’ONU réclame l’interdiction le 22 septembre 2002, dans le monde entier du clonage à des fins thérapeutiques et reproductif du fait du caractère sacré de la vie humaine) (Cardinal Joseph RATZINGER, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a qualifié les projets de clonage humain, d’authentique délire nazi. « Dans un certain sens, Hitler avait anticipé certains des développements modernes comme le clonage ou l’expérimentation médicale sur les embryons humains … Il est terrifiant de voir que certaines des puissances qui, il y a plus d’un demi-siècle, ont vaincu le nazisme, optent aujourd’hui, dans le domaine scientifique, pour des pratiques discutables et inhumaines comme le clonage » (Zenit du 8 août 2001).

8-2- De l’Eglise orthodoxe Grâce aux progrès considérables de la biologie moléculaire et cellulaire, nous voulons défendre une synthèse originale entre les traditions orientale et occidentale… La personne humaine créée à l’image de Dieu et appelée à progresser vers la ressemblance divine est unique et de valeur infinie. Toute tentative de réduire la personne à un réservoir de composants génétiques ou bien de reproduire cette personne par clonage, est une atteinte non seulement aux droits et à la dignité de l’homme, mais avant tout une offense au Dieu qui crée … chaque personne. (J. Breck) (voir également P. B. Bobrinskoy, 4ème Colloque orthodoxe de bioéthique à Paris) 8-3- Des sagesses religieuses ; exemple : la position bouddhiste. (Buddhism and bioethics by Damien Keown. His general theoretical approach is based mainly on Theravaada primary texts, and centres Buddhist ethics on three « basic goods »: life, knowledge (prajna), and friendship.These three values inform the next lower level, the level of precepts or ethical rules. Precepts in turn guide decision-making in specific ethical situations.Respect for life (ahimsa), the first of the « basic goods » according to Keown, is doubtless one of the pillars of Buddhist ethics and generally pervades the Lotus Suutra. It is a key to Buddhist health care ethics).

(Non-injury to living beings must be central to any Buddhist medical ethical system. As Dr. Ratanakul put it, « In a Buddhist society it is well known and accepted that a primary obligation is non-injury to others ». Non-injury to life (ahimsa) applies to all sentient life, but otherwise is the same as non-maleficence, which in the Western world has usually referred only to human life….. Obviously, it is very powerful as a general principle in health care ethics and pervades the Lotus Suutra.) 8-4- Nécessité d’une réflexion d’ordre spéculatif pour de nouveaux jalons politiques. . L’Eglise « dans la période actuelle d’intenses transformations, qui voit apparaître une nouvelle dimension de la politique, lance un appel à rechercher une nouvelle dimension de la politique, …Le déclin des idéologies s’accompagne d’une crise des formations politiques qui pousse à concevoir la représentation politique et le rôle des institutions de manière différente …Le service politique passe par un engagement précis et quotidien, qui exige une grande compétence dans l’accomplissement de son devoir et une moralité à toute épreuve dans la gestion désintéressée et transparente du pouvoir.. et de la société à la lumière de la loi éthique universelle, qui est présente dans le cœur de l’homme et qui a été approfondie par la révélation évangélique (cf. Sollicitudo rei socialis, n. 41). »(Jubilé des hommes politiques, 5/11/2000 ) 8-5- Appel et retour à la responsabilité politique.

(suite prochain numéro) P Patrick

 Approche ontologique

sur l’origine de la vie humaine(4)

Proposition pour une production officielle de l’Eglise Catholique

( écrite sous forme de résumé des affirmations à expliciter et référencer)

Eclairage de la science Philosophique

et

Métaphysique.

Thématique :

             De l’enseignement éthique à l’approche ontologique de l’origine de la vie humaine.

 

Résumé de l’article n°1 :

1-& 2- Deux chapitres pour établir la réalité de l’existence du poids ontologique de l’unité sponsale, comme de la constatation de son support corporel : l’intention procréatrice de la rencontre des chromosomes paternels et maternels, jusque dans le zygote, avant la mise en place de l’unité biologique du nouveau génome. 

3-& 4- L’attention de l’Eglise portée sur l’instant de l’animation a toujours été associée à la reconnaissance du premier moment où l’on peut constater la différentiation sexuelle : le corps différencié, critère d’attention ontologique. 

Résumé de l’Article n°2 :

5-& 6- Montrer que l’Eglise n’ignore ni les questions, ni les objections d’ordre épistémologique, que se posent les scientifiques, en particulier la durée très ponctuelle de vie du premier génome et le dynamisme immédiat du génotype… Sans destruction ni rupture du code initial, mais amplification sans disparition des données transmises par les parents …

Montrer l’inquiétude du monde de la pensée et de la culture devant l’agression de l’aveuglement positiviste et du biopouvoir contre l’humanité. 

Résumé de l’article n° 3 : 

 7-& 8-Evidente inquiétude des responsables du Droit et des politiques, et leurs attentes implicites et explicites d’une clarification propre à la dimension ontologique, transcendantale, et théologique des questions que la bioéthique s’avère inapte à leur apporter….   A noter : leurs inquiétudes face la montée des lois contre l’autorité même du Droit qui en est la Source ; les reprises sur ce sujet de Veritatis Splendor. Le Droit est aux lois ce que la Métaphysique est à l’éthique. Angoisse collective compréhensible face à la montée d’un nouvel eugénisme démocratique, après l’horreur vécue au 20ème siècle d’un eugénisme d’Etat …    La responsabilité politique est ainsi confrontée à un défi d’ordre ontologique, écoute des appels à la communication de nouveaux repères pour la décision responsable aux sages de ce monde et aux représentants des religions.

Résumé de l’article n°4 :

9- La lumière  déterminante d’une science philosophique de l’homme et de sa dimension sacrée et transcendante : quelques jalons démonstratifs pour un éclairage définitif de sagesse métaphysique.
    [ jalons pour une lumière de sagesse naturelle : la philosophie, l’approche métaphysique ; but : l’existence de voies philosophiques probantes largement suffisantes pour poser l’instant, le lieu et l’existence de la Source transcendantale de la vie humaine ; montrer qu’en même temps que la Vie personnelle de l’enfant, c’est cette Source sacrée et le Créateur qui sont désormais agressés par la Culture de Mort.]

9- La question philosophique :

                                                              De l’approche éthique à l’approche réaliste :

9-1- (Personne et Acte de K Wojtyla), avec la définition de Boèce de la Personne : « La personne est une substance individuelle de nature rationnelle » : situation paradoxale de notre époque où la métaphysique insiste sur la dimension relationnelle de la personne, donc sur sa raison et sa liberté, tandis que les sciences de la vie mettent en lumière son individualité, donc sa substantialité. La définition de Boèce réconcilie ces deux pôles (ouverture de la raison et clôture de la substance) qui ne sont antagonistes que pour une anthropologie de type dualiste  (Ontologie et Ethique)

9-1-2  (Individu et personne) A la question : comment penser l’homme selon la doctrine naturaliste : comme l’est l’individuation animale, ou autrement ?

La réponse sera souvent donnée par la distinction entre individuation  et personnalisation :

(La personnalisation se manifeste par une  âme consciente douée d’intelligence, de vie psychique, d’esprit et d’autonomie de la volonté, lesquels apparaissent au cours de l’ontogenèse ; ce n’est plus l’individuation  qui fait valeur, mais le fait d’être capable de personnalisation qui donnera le critère de l’éthique de la respectabilité. Ainsi le respect humain est séparé  de l’idée d’individuation : la bioéthique va disputer  sur le moment et lieu où elle apparaît dans le processus embryonnaire… Telle est la singularité de la position moderne…

 Il faut récuser  l’idée que l’individu apparaît au cours de l’ontogenèse : un individu a en soi-même le principe de son développement autonome (sans autre apport d’individuation : il sera nécessaire de le laisser se développer en lui donnant la nourriture nécessaire tout au long de son existence depuis le commencement).  Les changements de matière et de forme  dans l’embryon seront radicaux  mais c’est le même être, la même  identité de l’Ipse,  la même personne…  Cette identité se développe  sur l’axe humain depuis le commencement  et s’accomplira pleinement jusqu’à son achèvement. Il s’agit de prendre l’individualité comme une individuation qui court sur l’axe du temps …  Il est difficile d’affirmer qu’on n’a pas affaire à un individu dès la première cellule fécondée : le zygote  est un individu, l’embryon EST cela. Dès le départ il est établi qu’il envoie et reçoit des informations sur support biologique, sa relation à la mère ne cesse de perdurer et s’amplifier au cours de sa genèse. Il faut avoir l’humilité et le réalisme de constater que l’humanité passe par l’engagement de ces structures et relationnelle et ontologique qu’on retrouve à travers les états de vie apparemment végétative et que le “ nouveau ” ne cesse d’en émerger. Sous peine de réactiver le dualisme de l’âme et du corps, de l’âme et du corps en sa réalité biologique… La caractéristique de l’être humain, c’est cette trajectoire d’un continuum sans rupture indiquant que cette cellule humaine est un embryon humain devenant toujours plus visiblement un être pensant et libre).

Philippe Caspar tire parti des données biogénétiques que nous avons mises en lumière précédemment et qui peuvent être ordonnées en fonction de critères métaphysiques. Il construit alors une organisation de ce type en s’appuyant sur la définition médiévale de l’individu : « Individuum indivisum in se, sed est divisum a quolibet alio ». Selon cette approche, l’individu se définit par deux propriétés transcendantales de l’esse, l’unum qui exprime son unité ontologique et l’aliquid par lequel il est distinct de tout autre, et ce principe est pleinement suffisant pour penser l’individualité de l’œuf fécondé. Thomas d’Aquin définit d’ailleurs l’aliquid comme ce qui est divisum a quolibet alio et l’unum comme ce qui est non divisum in se. L’unité métaphysique est cette propriété transcendantale qui désigne la clôture de l’ens[1] sur lui-même ; la distinction avec toute autre substance du monde signifie au contraire l’absolue singularité de tout ens.

9-1-3-  (Soi et relation) En philosophie personnaliste, il faut dire que le « soi » existe avant le « moi »(Conscience.)

L’être est donné à lui-même et, à la fois, il est « pour les autres » ( en témoignera la conscience pour les autres qu’il existe, qu’il est) avant même qu’il ne soit  « pour lui-même » (donc : avant la conscience intellective d’être) : «J’existe » avant d’être psychiquement et intellectuellement à « moi-même ». Ce qui d’ailleurs ne veut pas dire que je ne sois pas lumineusement et librement à moi-même dès que j’existe.

Ce débordement est la marque de l’être humain, car l’être humain est un sujet non pas un objet.  Mais il faut, à partir de là, aller plus loin et dire : l’autre n’est pas seulement sujet ;  l’interpersonnel n’est pas épuisé par l’intersubjectivité ; autrui n’est pas un autre « ego », autrui peut être un objet, peut ne pas être un sujet conscient, comme il  peut être un sujet conscient. Le zygote en est l’illustration, la figure la plus pauvre, la plus radicale, et la réponse à cette question : qu’est-ce qu’est «l’autre », qu’est-ce qu’est un homme ?

A propos de la vision kantienne sur la personnalité,  sur la valeur intérieure absolue d’un être : elle est non relative à « moi», ce n’est pas à « moi » de lui attribuer cette valeur d’absolu : il l’a  et on la lui reconnaît. Discuter de savoir si l’on peut attribuer ce critère à quelqu’un, c’est ne respecter ni la personnalité ni sa dignité humaine : personne n’a à donner une valeur à un autre homme / être humain :  chacun a à le reconnaître. L’idée de la morale kantienne, c’est que l’existence humaine constitue une valeur absolue. Cette évidence se perd à notre époque qui fait disparaître le paradigme des Droits de l’homme en mettant des conditions au respect de l’homme (seuils d’humanité, délais fixés à son humanité, vision de l’homme hors de son lien avec le divin- transcendant de l’homme).

9-1-4-  La philosophie de la relation :  c’est encore une raison philosophique qui nous confirmera ces  prémisses d’ordre spéculatif  : ce n’est pas la relation qui constitue la réalité du sujet, mais bien plutôt, c’est la réalité du sujet qui permet la relation interpersonnelle. Il ne pourrait y avoir de relation intersubjective et interpersonnelle si la réalité des personnes n’existait pas. Suivons le principe thomiste selon lequel operatio sequitur esse, que  nous voulons ici traduire : pour entrer en relation, il faut exister. Le concept de relation du béhaviorisme et du sociologisme est tout à fait absurde comme la tentative d’éliminer tout principe métaphysique de la réalité. La relation sociale n’a pas seulement une valeur culturelle, mais elle est inscrite dans l’ontologie de la personne comme étant co-essentielle à la personne : Heidegger l’appelle Mitsein (être avec), Jaspers l’appelle communication, Gabriel Marcel l’appelle communion. Ils veulent signifier que c’est l’existence personnelle qui exige l’ouverture sociale et qui la fonde, et non le contraire.

9-2-1-   Comment se pose la question en philosophie du moment de la création par Dieu de l’âme spirituelle dans l’embryon humain ? (Aux temps médiévaux, il était entendu que l’identité de l’homme reposait sur sa personnalité  et la doctrine de l’animation sur la présence d’une âme ( dite : spirituelle , humaine) : l’homme est le résultat de la génération humaine (comme produit de la nature : produit naturellement de façon sexuée par ses parents) et de la transcendance de l’homme contenue dans son origine (dans une assomption de “ sa  chair ” par un esprit “ transcendant ” : l’homme n’est pas seulement un “ vivant ” parmi d’autres – il est créé spécialement par Dieu).

           Ce qui fait sa dignité humaine,  et la fonde, c’est son origine (transcendante)  et c’est d’elle que découle l’attribut qui lui est rattaché du respect humain : être au croisement du biologique et du divin ; assomption de la chair humaine par Dieu qui assume et donne une réalité d’être substantiel. Cette individuation spéciale est perdue par la science moderne : car cet entre-là de Dieu et de la nature serait, pense-t-on, inobservable ( Dr Blehaut).

Le développement de la science exige du philosophe d’être plus précis et plus exigeant que par le passé dans la démarche qui lui est  propre.

La philosophie réaliste repose sur l’expérience du réel, or nous ne pouvons pas avoir mémoire intellective de l’expérience embryonnaire : il est vrai que nombre de ce que nous savons de l’embryon nous vient de la science ; la science de son coté est incapable de saisir ce qu’est l’âme, car cette dernière n’est pas mesurable ni repérable en ses effets, et à plus forte raison est-elle incapable de saisir l’acte créateur de Dieu. Certes la biologie nous indique l’individuation d’un génome propre à un vivant distinct des parents, mais nous ne pouvons pas passer directement de cette conclusion de la science biologique sur le génome à l’affirmation philosophique de l’existence d’une âme spirituelle dans le principe du développement embryonnaire, car il n’y a pas de continuité, du point de vue épistémologique, entre la connaissance biologique du génome et la découverte philosophique de l’âme. Le philosophe n’y verra tout d’abord qu’une raison de convenance qui ne repose pas sur l’évidence d’un jugement d’expérience. La philosophie doit donc approcher la question autrement, par voie de sagesse et par voie inductive.

9-2-2-  Dans un jugement de Sagesse, c’est-à-dire dans le regard de l’Etre Premier Créateur de tout ce qui existe, on pourra dire que tout corps originel humain, fruit de la fécondation, et engagé vers l’individuation du génome est, a minima, ordonné à l’âme spirituelle pour constituer avec elle une personne. A plus forte raison après l’apparition individuée de ce même génome.


         (Dès lors il est sacré dès le premier instant, sa dignité est intouchable en raison de la procréation, qui est une œuvre commune avec Dieu. La procréation est une alliance naturelle avec Dieu, parce qu’elle implique le concours de Dieu qui répond à l’initiative sponsale par la création de l’âme spirituelle. De sorte que toute atteinte contre cette ordination sacrée disposant une vie biologique à recevoir la création de l’âme spirituelle brise et l’alliance naturelle de l’homme avec Dieu, et l’ordre de la sagesse de Dieu, et l’intention créatrice de la paternité vivante de Dieu présente dans l’origine embryonnaire. Aller contre la sagesse divine est une infraction moralement plus grave  que celle de tuer un homme (même si les hommes de ce temps ne sont pas sensibles à ce niveau de réflexion philosophique parce qu’ils ont perdu le sens de Dieu).

9-2-3-  Par ailleurs, les convenances de la métaphysique de la personne ont éprouvé une difficulté à expliquer la position de l’animation immédiate, formulant ainsi la notion de personne potentielle pour y remédier :

Si Dieu crée un être pleinement humain, son acte de création doit se terminer à la personne : corps, âme et esprit vivant substantiellement unis dans l’être créé par Dieu. La science nous montre bien un corps vivant et humain, mais non encore en capacité d’exercer une vie consciente intellective ; il s’agirait alors d’un corps qui se dispose à recevoir l’âme spirituelle, habité de cette dignité qui trouve son fondement dans l’intention créatrice de Dieu : la dignité métaphysique de ce corps originel ne lui viendrait donc que de la Sagesse créatrice de Dieu qui le porterait vers la création de l’âme spirituelle et le statut de personne.

9-2-4-   Ce nouvel agnosticisme doit écouter les éléments de réflexion suivants : au sens strict, pour qu’un corps soit formé, et non plus informe, il ne lui faut pas des organes (forme morphologique), mais une matière ordonnée à la forme (forme eidétique ou naturelle), tel est le principe hylémorphique d’Aristote, or le zygote est bien ordonné à la vie spirituelle, c’est une matière organisée à sa forme propre grâce au génome.

9-2-5-   Argument de convenance pour une intervention créatrice de Dieu au premier instant : il ne peut pas y avoir de cause diminuante en ontologie :

L’initiative sponsale et son alliance naturelle avec la Sagesse créatrice de Dieu portent donc une personne potentielle dans le poids ontologique de l’unité sponsale à travers le support biologique de la tension des patrimoines génétiques du père et de la mère jusqu’au terme du processus de fécondation. Ce poids ontologique de l’unité sponsale porteuse de l’alliance procréatrice va perdre son support corporel (après la conjonction des dites gamètes en place du zygote) avec l’apparition d’une nouvelle individuation biologique dès que le nouveau génome va opérer sa première mitose : il n’est donc pas raisonnable de poser l’animation à un stade ultérieur, cette alliance naturelle des parents avec l’intention créatrice de Dieu ayant besoin d’un support organisé et incarné pour demeurer.

9-2-6-   Les objections philosophiques d’un corps non formé, incapable d’exercer un état de conscience, de jugement, ou d’amour agissant personnel : fragilité des fondements épistémologiques de ces positions :

(Ces objections lient la vie sensorielle à l’apparition des neurones – affirmant par exemple que « le système nerveux est principe organique de la sensibilité »- en oubliant que les animaux les plus rudimentaires comme les protozoaires sont capables de sensation (tactile) sans posséder de système nerveux).
          (ces positions nient également la réalité avérée ne serait-ce que d’ordre biologique des échanges d’information établis entre le génome et la mère ).

(Voir par ailleurs J. Seifert montrant comment et pourquoi être subsistant de la personne humaine et ses puissances fondamentales et facultés précèdent toutes leurs actualisations : Vita e Pensiero 1989,chap.9 ; d’où on ne pourra plus conclure que si une personne humaine ne peut pas s’exercer comme personne, elle n’est pas une personne. Résolution des objections d’ordre ontologico-anthropologique : la matérialiste, l’actualiste, l’hylemorphiste, et l’épistémologiste, dans Leib und Seele, J.Seifert. )

 (Elles nient enfin la réalité d’un exercice spirituel de mémoire ontologique et de liberté primordiale, lesquelles n’ont pas besoin par nature de cerveau ou de science acquise, le support de la mémoire génétique étant bien présent dès le départ pour soutenir l’acte intime qui lui correspond)

9-2-7-  La possibilité du spirituel humain affectif et intellectif ne s’exprimant que potentiellement à travers le corps embryonnaire et les deux difficultés que cela soulève à l’analyse philosophique.
(La vie de l’esprit humain aurait besoin au moins d’une possibilité élémentaire d’un sens du toucher pour pouvoir être supposée en puissance, et ce sens du toucher ne semble pouvoir être posé qu’au stade de l’apparition de la membrane cellulaire du blastocèle. De même pour le besoin d’un fondement élémentaire relationnel dans une unité nerveuse organique pour pouvoir être en puissance de communion, qui ne pourrait pas être posé non plus avant la fixation sur la paroi utérine maternelle).
Résolution de la difficulté par la présence actuée de la mémoire ontologique, qui trouve son organisation corporelle pleinement formée dans la mémoire génétique. Par définition, la Mémoire se reçoit elle-même dans la lumière et dans l’amour, avant que des actes adultes ne la perfectionnent dans l’affectivité et dans la raison.

9-2-8-  Voie d’accès philosophique à la démonstration de l’existence d’une opération spirituelle propre au nouvel être par la Mémoire ontologique, proposée comme principe de la recherche, comme un prolongement des affirmations du Concile Vatican I sur la question de la démonstration philosophique de l’existence d’un Etre Premier Créateur de tout ce qui existe…

(Eléments anthropologiques, métaphysiques (modalités de l’Acte), et de Sagesse (Transcendantaux) permettant d’aboutir à une conclusion acceptable par tout philosophe dans cette recherche de la vérité sur l’homme et sur Dieu : l’existence de la Memoria Dei augustinienne est une donnée anthropologique que l‘approche métaphysique ne peut qu’établir comme nécessaire après la démonstration rationnelle de l’existence du Créateur, et de la création de l’âme humaine par Dieu. Le génome, mémoire génétique, [statim ut materia est disposita per alterationem précedentem, forma substantialis aquiritur materiae, Ia IIae, Q.11, a.3, 7,co.] ), est bien le constituant d’un corps formé requis pour l’animation spirituelle directe de cette mémoire.)

9-3- (Deux autres axes convergents par une réflexion basée sur les principes d’Aristote) :

9-3-1-  Aristote a donné une définition célèbre de l’âme spirituelle : « l’âme est l’acte (entéléchie) premier d’un corps naturel ayant la vie en puissance », qu’il précise : « c’est-à-dire d’un corps organisé », c’est-à-dire d’un corps qui est principe d’opération propre à ce vivant. Or, le zygote humain présente cette organisation : il est principe d’opération humaine.

Aristote et son analyse de l’acte premier : les principes aristotéliciens vont enfin pouvoir s’appuyer sur un réel qui discerne très clairement le génotype (dynamique  autonome et parfaitement organisée du génome) du phénotype (dynamique organisée de l’embryon morphologiquement repérable) dans une approche systématique qui relève de l’épistémè philosophique et qui montre bien que la différence pratique entre l’embryon précoce et le fœtus tardif est en fait quantitative et non qualitative. Dans un langage métaphysique, le génome est à son déploiement dans l’organisation phénotypique ce que l’acte premier est à l’acte second.  Et la métaphysique d’Aristote devient une ressource autorisée pour exprimer cet acte intermédiaire entre puissance et acte achevé : la distinction entre acte premier et acte second :  »Ainsi de la faculté (puissance) ou du sommeil (acte premier) à l’égard de la veille (acte second). » Le débat autour d’une personne potentielle par opposition à une personne actuelle est faux. En effet, le pouvoir de voir, quand je ferme les yeux, est actuel et non pas potentiel, tout comme le pouvoir de marcher, entendre, penser, vouloir, aimer quand je dors. Le sommeil n’est donc pas à la veille ce que la puissance est à l’acte, mais ce qu’un acte premier est à un acte second, ainsi qu’Aristote l’a montré. Finalement, la nature humaine personnelle de l’embryon se compare aux yeux lorsqu’ils sont fermés dans le sommeil : il leur faut attendre l’éveil pour voir; avant l’éveil, ils ont l’essentiel même si on ne peut dire qu’ils voient. Aussi parler d’une différence entre l’humain d’un côté et la personne de l’autre est-il  un dualisme tout à fait inadmissible. Nous affirmons donc que l’organisation génomique est à sa traduction phénotypique ce que l’acte premier est à l’acte second, et non ce que la puissance est à l’acte. Bon nombre de formulations contemporaines sont en définitive ambiguës lorsqu’elles parlent de potentialité du zygote en camouflant la vérité sur son organisation actuelle. Nous pouvons dire qu’au sein du déploiement d’un même processus, l’acte second exprime l’acte premier et en réalise l’intime finalité. La différence des deux types d’actes n’est donc pas de nature, mais de l’ordre du déploiement. Et tous les apports de l’embryologie et de la génétique  nous montrent à quel point le génome est profondément orienté vers son expression phénotypique. Rappelons trois faits révélateurs : dès la fécondation, le zygote manifeste une activité intense qui ne cessera qu’à la mort. De plus, cette activité est orientée : son « projet » est la constitution d’un adulte, à laquelle se subordonnent toutes les activités biologiques. Enfin, ce projet se déploie avec une continuité et une rapidité -de une à dix milliards de cellules organisées en neuf mois- suscitant l’admiration de notre esprit. L’embryon est si organisé en sa première cellule qu’il peut en résulter un adulte humain sans addition ultérieure autre que les nutriments assimilés.  

Pascal Ide fait remarquer qu’Aristote, dans sa définition de l’âme, dit non seulement qu’elle est acte mais qu’elle est un acte premier (entéléchéia protè). On comprend son affirmation : « l’âme est l’acte premier d’un corps ayant la vie en puissance ». Or nous avons dit que le zygote est organisé comme acte premier.  Donc on peut affirmer que le zygote est principe d’opération, plus précisément principe médiat de toutes les opérations. Dit autrement, les organes existent déjà en acte dans les chromosomes, en acte premier, sous la forme de l’organisation active génotypique ) PO Arduin

9-3-2- La personne est un individu de nature raisonnable, c’est-à-dire apte à poser les actes propres à l’esprit. Or, dès la fécondation, nous sommes en présence d’une individualité nouvelle et d’un être doué d’une activité proprement humaine.
(Aristote et l’analyse de la mémoire : exis et pathos.)
(Porphyre à propos de Plotin retrouvant ce pathos d’identification à l’état d’existence, le soi en tant qu’image de Dieu, le Bien en soi : « la mémoire est première, subsistant à la source même de l’entendement et de la volonté »).

9-4-  (Approche métaphysique ultime : les deux manières de regarder la Présence du Créateur), ((distinguer le « continuum » de la Présence de conservation dans l’être et la Présence vivante et paternelle réelle de la relation de Créateur à créature en notre monde, instant unique et isolé).

9-4-1-   Dans le langage courant, nous ne disons pas que nous sommes créés actuellement par Dieu, mais que, un jour, nous avons été créés par Lui. En réalité cependant, c’est bien à tout instant que notre existence humaine reçoit de Dieu ce qui fait la réalité de sa création, à savoir tout notre être. Il ne faut donc pas dire que Dieu crée les êtres à un certain moment et non aux moments suivants, mais qu’Il les crée avec leurs moments et leur durée, y compris le premier moment. Par surcroît, Dieu conserve dans l’existence ceux qu’il a créés et les soutient de sa sollicitude et de sa Providence. Toutes ces proximités de la présence créatrice de Dieu s’inscrivent dans une permanence, un continuum qui attend de nous gratitude, adoration, remise de tout nous-même au cœur de cette dépendance gratifiante qui fait toute la dignité de l’être humain.

Si cependant nous avons coutume de pressentir comme un moment privilégié, unique et sacré le premier moment de notre advenue à l’existence, dans un commencement de cette relation créatrice, ce n’est pas sans raison : le Créateur, Etre premier et Source de tout ce qui existe, en cet instant initial et unique pour nous, S’est rendu présent à nous en y communiquant l’esprit vivant. Et cela ne s’est produit qu’une seule fois. Réalisant alors l’unité substantielle entre le corps, âme et l’esprit, Il a été en cet instant et en ce lieu du principe embryonnaire, et en cet instant et ce lieu seulement, Donateur de vie, Créateur et Père de notre animation, de notre liberté vivante, de notre subsistance rationnelle et immortelle. Et cette Présence Personnelle, vivante, Lumineuse, Paternelle, métaphysique et divine à la fois  n’a pu jaillir que dans cet instant initial.

 (Ainsi les agressions contre l’innocence et la dignité humaine : avortement, chosification de l’embryon n’atteignent-elles et ne blessent-elles qu’indirectement la présence continuelle de Dieu. Mais, lorsqu’elles s’attaquent à l’origine de la vie, elles viennent ici se muer en agression directe contre la Présence vivante de Dieu et en abomination dans le Sanctuaire de la vie. Une libéralisation légalisée de cette agression contre l’arbre de la vie ferait reposer la responsabilité de cette abomination transcendantale sur la collectivité humaine toute entière, ce qu’il faudra éviter à tout prix).

9-4-2-   (Il suit la nécessaire et libératrice distinction entre deux dignités sacrées qui se conjoignent dans le principe de la vie embryonnaire : la Vie et la Source transcendantale de la vie)
         Le terme de la relation vivante de Créateur à créature en notre monde et en notre temps ne peut se situer ailleurs que dans le lieu et l’instant de la conception, lieu et instant de la création de l’âme immortelle donnée directement par Dieu.
         Là est le lieu de la rencontre de l’Etre et de la Vie, de l’Unité du visible et de l’invisible, du Don et de la liberté du Don, de la paternité créée et de la paternité incréée, de la subsistance spirituelle et de la présence de l’Acte, de la matière et de l’esprit, de la dépendance au Créateur et de la liberté du créé, de l’Un et du Multiple, de la loi éternelle et de la loi naturelle. 
        Le premier  instant est le tabernacle du monde, le corps originel est le Saint des Saints de toute sacralité, la Mémoire de Dieu (Zikaron) en témoignera en chaque acte de vie pleinement humaine. La plénitude humaine : agir en la Mémoire de cela. 
         Celui qui cherche à pénétrer ce Sanctuaire est menteur, séducteur, homicide, au cœur du Principe lui-même : il est abominateur de l’Un et du Bien en soi.

(suite prochains numéros) Père Patrick


[1] Signifie : e’tant…..exister (existant)

Approche ontologique

sur l’origine de la vie humaine (5)

Proposition pour une production officielle de l’Eglise Catholique.

(écrite sous forme de résumé des affirmations à expliciter et référencer)

Vision des religions monothéistes…

Eléments d’exégèse biblique.

Thématique :

                       De l’enseignement éthique à l’approche ontologique de l’origine de la vie humaine

Résumé de l’article n°1 :

1 & 2- Deux chapitres pour établir la réalité de l’existence du poids ontologique de l’unité sponsale, comme de la constatation de son support corporel : la mise en place de l’unité biologique du nouveau génome.

3&4- L’attention de l’Eglise portée sur l’instant de l’animation a toujours été associée à la reconnaissance du premier moment où l’on peut constater la différentiation.

Résumé de l’Article n°2 :

5 & 6- Montrer que l’Eglise n’ignore ni les questions, ni les objections d’ordre épistémologique que se posent les scientifiques, en particulier la durée très ponctuelle de vie du premier génome et le dynamisme immédiat du génotype… Montrer l’inquiétude du monde de la pensée et de la culture devant l’agression de l’aveuglement positiviste et du biopouvoir contre l’humanité.

Résumé de l’article n° 3 :

7 & 8- Evidente inquiétude des responsables du Droit et des politiques, et leurs attentes implicites et explicites d’une clarification propre à la dimension ontologique, transcendantale, et théologique des questions que la bioéthique s’avère inapte à leur apporter… Ecoute des appels des politiques à la communication de nouveaux repères pour la décision responsable aux sages de ce monde et aux représentants des religions.

Résumé de l’article n°4 :

9- Existence de voies philosophiques probantes largement suffisantes pour poser l’instant, le lieu et l’existence de la Source transcendantale de la vie humaine ; montrer qu’en même temps que la Vie personnelle de l’enfant, c’est cette Source sacrée et le Créateur qui sont désormais agressés par la Culture de Mort.

Résumé de l’article n°5 :

10- Appel de l’Eglise à une union profonde de toutes les représentations religieuses, sur la base de leurs convictions internes : jalons pour une exposition commune des vérités révélées dans les Commandements de Dieu et dans la foi au Dieu Père et Créateur de l’Homme.

[Exégèse rabbinique, exégèse du Coran, sur le processus de la vie embryonnaire, aptes, en tant que telles, à confirmer l’assentiment des religions du Livre sur la question de l’animation immédiate.]

10- La lumière de l’approche religieuse et des religions monothéistes : confirmation des approches personnalistes, philosophiques, réponse aux attentes  de la responsabilité politique, des intuitions culturelles et de la conscience populaire. Le Christ, Unité vivante de l’homme et de Dieu :  Dieu l’a exalté, lui donnant le Nom qui est au-dessus de tout nom, Lumière qui éclaire le monde, clé de compréhension du Mal et source de tout Bien.

10-1- (à la lumière de la genèse : innocence divine originelle trompée et déchue, innocence divine du nouvel Adam crucifiée et glorieuse, innocence divine originelle de l’enfant bafouée et silencieuse.)

10-2-1 : Tradition rabbinique. « De l’avis de tous les Sages d’Israël, c’est une vérité constante, certaine, incontestable que Dieu donne, l’envoyant du ciel, l’âme pure à tout homme dès le principe de sa formation dans le sein maternel. » Rabbi Manassé Ben Israël (autorité incontestée de la tradition doctrinale.)

« Dans le tout premier chapitre de la Genèse, dans l’histoire de la création. Au verset 27, nous apprenons que :  Dieu créa l’Homme à son image ; c’est à l’image de Dieu qu’Il le créa ». Et les rabbins posent la question du sens de cette affirmation. Comment comprendre en effet que Dieu crée l’Homme à son image, alors qu’Il n’a Lui-même pas d’image? A cette question, le Midrash, c’est-à-dire la tradition orale juive, répond de la manière suivante: « Tout comme Dieu est unique, l’Homme créé à son image est, lui aussi, unique ». L’unicité de Dieu se reflète et se retrouve dans l’unicité de l’homme. Le clonage humain vient modifier cette donnée de base du judaïsme et des religions monothéistes (…) Alors, il ne s’agit pas, pour nous, de nous opposer au développement des sciences qui, dans leur grande majorité, profitent à l’ensemble des sociétés humaines, mais simplement de rappeler qu’il y a des débordements que l’on ne peut pas accepter, car ils touchent au plus profond de ce qui fonde notre humanité. Dans notre tradition juive, et dans la tradition judéo-chrétienne, être monothéiste c’est non seulement croire en un Dieu unique, mais c’est aussi croire en l’unicité absolue de chaque être humain. » ( Rabbin David Meyer, 1997 Bruxelles)

“ Les mystères du développement pré-natal ont fasciné les Sages du judaïsme, et ils réussirent à discerner de nombreux points inconnus concernant la création de l’être humain, bien avant que les sciences modernes n’atteignent aux données correspondantes. Le Midrash  indique en effet que l’embryon est créé lorsque la fertilisation a réussi : quand la goutte blanche ( l’ovule ) fusionne avec la semence. L’embryon alors se développe dans l’utérus, lequel est plein de sang (Yalkut, Job 905). Dans l’histoire de la science moderne, l’ovule humain ne fut découvert par Baer qu’en l827, tandis que l’existence du spermatozoïde ne l’était qu’en 1677 par Hamm et Leeuwenhoek. Dans de nombreux cas, les affirmations embryologiques du Talmud toutes affinées de spéculations et d’intuitions philosophiques qu’elles fussent, sont bel et bien confirmées par les faits contemporains d’ordre scientifique. 

Voyez par exemple le passage suivant :

« Nos  sages nous apprennent : Il y a trois partenaires dans la création de l’homme: le Très-Haut,  son père, et sa mère. Le père y contribue ….. La mère y contribue à travers son ovule……. Le Tout-Puissant y contribue en apportant l’esprit, l’âme, la beauté des traits, la vision, le pouvoir d’entendre, la capacité de s’exprimer et d’avancer, et de connaître. … Comme le commentait Rashi, cela veut dire que l’âme est semblable à du sel qui préserve le corps –lorsque l’âme le quitte, le corps se décompose ». (Niddah 31)… Nous trouvons cette parole dans la Tradition ( Kabbalah ):  » Ne m’as-tu pas coulé comme on fait couler du lait, ne m’as-tu pas épaissi comme on fait cailler du fromage? Tu m’as revêtu de peau et de chair, Tu m’as tissé d’os et de nerfs. Tu m’as gratifié de vie et de ta faveur, et  Tu m’as visité de ta protection et de ta garde en mon esprit » (Niddah 25  [en fait il s’agit de Job 10,10]) …    Selon le Talmud, il n’existe pas de moment meilleur pour la personne humaine que celui qu’il a passé dans le sein maternel (Niddah 30) ; et ceci pour une bonne raison que voici…. L’enfant dans le sein se voit enseigner toute la Torah, mais quand vient pour lui l’heure de la naissance, un ange vient  le toucher aux lèvres, faisant en sorte que l’enfant oublie tout ce qui lui a été enseigné. (Niddah 30) Cette belle  légende, qui dit hautement que l’homme atteint un très haut niveau de vie spirituelle dans le sein maternel, peut bien expliquer la somme immense de soin et de dévotion qu’on doit avoir pour l’enfant non-né, ce qui appert de manière évidente, si on considère toutes les lois regardant le statut du fœtus, ainsi que toute la Halakhah (loi Biblique) relative à l’avortement…  Finalement, un concept important, qui est la base de tous les préceptes concernant le statut embryonnaire se trouve dans ce point de vue que même pendant les quarante premiers jours après la  conception, l’embryon (qui se développe ensuite comme un fœtus) possède une âme. Un Rabbi qui fait autorité doit être consulté pour les seuls cas d’urgence grave d’ordre médical qui placent la famille dans le choix à faire entre la vie de l’embryon et celle de la mère (Seridei Esh 3:96. Refuah Leor Hahalakha, Institute for Medical Research According to Halakha ; J-m 1980).”

“Dans la Mishnah,  fondation du Talmud, on retient une conversation entre l’empereur romain Antoninus (Marcus Aurelius)  et  le  Rabbi Yehudah.  Rabbi Culi le rapporte ainsi : “Il fut également demandé au Rabbi Yehudah, ‘Quand l’âme entre-t-elle dans le corps ?  Est-ce quand il est décrété dans les cieux que la mère va concevoir, ou doit-on attendre que se soient développés de la chair, des os et des nerfs ?’ “Rabbi Yehudah répliqua, ‘L’âme ne peut venir tant que l’embryon n’est pas  complètement développé.’ “Antoninus alors lui déclara, ‘Comment est-il  possible pour l’œuf  fécondé de survivre sans une âme ? On voit bien que si un morceau de viande est laissé là sans préservation, il pourrit et devient immangeable. Voilà pourquoi je maintiens, moi,  qu’il est décrété que dès qu’une femme conçoit, l’âme entre dans l’œuf fécondé.’ “ Le  rabbi tomba d’accord avec lui ; et quand il racontait cela il disait, ‘ Cela je l’ai appris grâce à Antoninus : l’âme est présente même avant que l’embryon soit formé. L’âme est présente. Voilà ce qu’il est correct de dire.’”

10-2- 2 : l’Islam : L’Islam dans ses textes fondateurs montre que Dieu crée l’âme humaine dès la première cellule : dès que l’on peut dire de la « nutfa » qu’elle est masculine ou féminine (c’est bien dans le premier génome).

- Les interprétations concordantes de l’Islam, dans les trois Hadith qui parlent de la conception et de l’animation créatrice les points communs sont :

1°) la formation certaine physique de l’embryon dès le départ.

2°) l’intervention directe du Créateur, au  Jour du Seigneur signifié par le chiffre 40.

3°) que pour recevoir l’âme l’être créé par Dieu doit être fixé comme vivant de sexe masculin ou féminin.

4°) que c’est à cet instant là qu’arrive l’ange de la création.

5°) que cela vient bien sûr après que la semence se soit constitué clairement en « nutfa » (zygote).

6°) à cet instant là, elle reçoit l’âme créée par Dieu.

Ces textes sont donc formels : l’animation se réalise au moment où, face au zygote  (c’est à dire une fois la fécondation réalisée), la réponse à la question : « doit-il être masculin ou féminin ? » peut être définitivement fixée. Pour l’Islam, c’est donc dans la première cellule.

 (Islam/coran : « Au Nom de votre Seigneur qui a créé : Il a créé l’homme à partir d’une «  alaqa (quelque chose qui s’accroche) » ( Al-’Alaq 96: 1-2 ).

- Deux versets en particulier dans le Qur’un concernent la question de l’animation :

 1/ : « Lui qui a créé toutes choses de la meilleure manière : c’est par avec de l’argile [poussière liquide] qu’Il a créé l’homme. Pour cela, Il fabriqua son engendrement à partir de la quintessence d’un liquide méprisable. C’est alors qu’Il la constitua en une  harmonieuse proportion, et souffla du dedans de lui son esprit. »(As-Sajdah 32:7-8)

2/ : « En vérité, Nous avons créé l’homme à partir d’une quintessence de terre boueuse [argile] : Pour cela Il le
 posa comme étant une petite quantité de liquide [ (nutfa) ] au fond d’un logement, en sécurité, fermement établi [en lui-même]. Alors Nous avons façonné la nutfa en qq. chose qui s’accroche [(`alaqa)], alors Nous avons formé cet `alaq sous forme d’un amas de chair machouillée [(mudgha )]… Aussi béni soit Dieu » (Al-Mu’minun 23: 2-4)

Le mot arabe, traduit ici par ‘quintessence’, [(sulale)], signifie ‘quelque chose qui est extrait,  émission de quelque chose d’autre ,  la meilleure partie d’une chose’. IL réfère à la partied’un tout (Bucaille, M. The Bible, The Qur’an and Science: The Holy Scriptures Examined in the Light of Modern Knowledge, Paris : Seghers, 1993, p. 215)

« Pour cela, Nous l’avons placé comme une petite quantité liquide (nutfa) au fond d’un logement, en sécurité, fermement
 établi [en lui-même] » :   Le verbe arabe ‘nutfa’ est répété dans divers chapitres du Qur’un, parfois il peut être traduit par
 zygote. Le coran dit en effet : « L’homme n’a-t-il pas été une petite quantité de « nutfa » qui s’est écoulée ?  » (Al-Qiyamah 75: 37)….
 Ce passage doit être interprété en ce verset, comme parlant du zygote ‘fermement établi en sécurité, dans son dépôt’ 
 ( c’est bien le lieu de croissance de l’homme dans l’organisme maternel qui est visé ici ). Aujourd’hui, le zygote à ce stade est appelé morula, il est semblable à une petite mûre pleine de liquide. Il s’implante dans l’endomètre vers le 10ème jour après la conception, ce que le verset indique par l’expression : «  logé en sécurité, fermement établi [en lui-même] ».

  » Ensuite nous avons façonné la ‘nutfa’ en  »’alaqa »:  ’Alaqa a deux significations en arabe : ‘caillot sanguin’ et il peut aussi vouloir  dire : ‘quelque chose qui s’accroche’.  Les découvertes récentes en embryologie ont bien montré que c’est ce qui se passe vers  le 20ème jour.   »Alors Nous avons façonné cette réalité qui s’accroche (‘alaqa) en un amas de chair mâchouillé [(mudgha)]«  : ici de la même manière les observations scientifiques montrent bien vers le 25ème jour le zygote ayant la consistance d’un [mâchouillis] de chair.

 Jusqu’ici, les versets décrivent l’évolution physique de l’embryon.  Les versets restants abordent l’aspect spirituel des origines  humaines. Le premier verset (As-Sajdah 32: 9) établit très clairement ceci:   » Il souffla du dedans de lui son esprit « .. tous les interprètes (Ibn Jarir Al-Tabari, Tafsir al-Tabari, Vol. 18, Égypte: Matbaatu Mustafa Al-Babi, 1954, le p. 9 Fakhr ar-Razi,  Tafsir al-Kabir, Vol. 6, le p. 275 Abu Hayyan al-Andalusi, Bahr al-Muheet, Vol. 6, Riyad: Maktabat al-Nasr, le p. 398) s’accordent pour dire que ce passage se rapporte à l’animation par Dieu, laquelle est établie à ce stade.

 Dans As-Sajdah en effet, ces versets sont suivis immédiatement par d’autres versets qui parlent de l’instant où l’âme quitte le corps par la mort. Voir As-Sajdah 32: 11 : «L’Ange de la mort, celui qui doit se charger de vous, aura le devoir de prendre votre âme,  et ensuite vous serez amenés devant votre Seigneur». Voir également Al-Mu’minun 23: 15 : « Après cela , sûrement, vous mourrez ».

Ces versets indiquent que, recevant la vie à ce stade, le zygote devient une personne qui mourra un jour pour être amenée devant son Seigneur’. C’est donc bien aussi de l’âme aux instants de sa venue puis de sa sortie que parlent ces versets. 

Dans L’Islam, le premier livre entre tous, c’est le Coran. Mais il y a également les hadiths (le souvenir des paroles de Muhammad) 
Deux hadith sont relatifs à la question de l’instant de la création de l’âme humaine. Un hadith dit : « En vérité votre création se réalise ainsi : ce qui vous constitue se rassemble pendant quarante jours dans le ventre maternel ; il devient une ‘alaqa (quelque  chose qui s’accroche) et une mudgha (un tas mâchonné de chair) dans cette période de temps. L’ange est envoyé à lui avec des instructions concernant quatre points ; aussi l’ange écrit-il définitivement ce qu’il doit soutenir au sujet de cet être nouveau :  sa mort, ses œuvres, sa chance et son malheur. Alors seulement, l’âme est insufflée en lui »( Al-Nawawi, Sahih-i Muslim bi-Sharh-i Nawawi, Kitab Al Qadar. Vol. 16, Hadith no.6390).                                                                                         

 

Un autre hadith explique: « Quand la nutfa (le zygote) a été déposée dans le sein dans cette période de quarante ou quarante-cinq nuits, l’ange vient et dit : « Mon Seigneur, sera-t-il malheureux ou fortuné? » et ces deux choses sont écrites. L’ange dit encore: « Mon  Seigneur, doit-il être masculin ou féminin? » et tout cela est fixé et écrit. Ainsi que les œuvres, la mort et les talents de sa vie.  Cet écrit est alors rangé, et rien n’en sera changé, rien n’y sera ajouté » (Al-Nawawi, op bourgeois., Hadith non. 6392).                                                         

Autre hadith:   »Quand quarante nuits passent après le moment où la nutfa (le zygote) a été produite dans l’utérus, Dieu lui a envoyé  l’ange et lui a donné sa forme :  Il crée son ouïe , le sens de la vue, sa peau, sa chair, sa peau et on dit :    ’Mon Seigneur, doit-il être  masculin ou féminin? ‘ Et votre Seigneur décide ici ce qu’Il veut ; c’est à cet instant que l’ange fixe la chose : elle est écrite » ( Al-Nawawi, opbourgeois., Hadith non.6393)

Avant de commencer à donner l’interprétation de ces hadiths, il serait juste d’apporter quelques commentaires. Chacun sait que  la différenciation sexuelle de l’être humain est déterminée dès la première cellule, au départ de la conception, par sa structure chromosomique ; certes à l’époque des hadiths (fin 8ème siècle, début du 9ème siècle), l’on ne pouvait percevoir morphologiquement  cette différenciation  sexuelle que vers ce quarantième jour. Le hadith ne dit pas du tout que c’est seulement au quarantième jour que la détermination masculine ou féminine est donnée, mais que le moment où celle-ci est fixée détermine le moment révélé de l’intervention de Dieu dans la solitude divine. En effet ce nombre de 40 est bien connu pour sa signification divine dans la Révélation (quarante symbolise l’intervention féconde de Dieu dans la solitude du désert ) : il montre aussi, ce qui est parfaitement exact, qu’il y a quarante  jours entre ce qui est écrit par l’acte paternel et créateur de Dieu (génotype), et l’heure où cela se voit à l’œil humain (phénotype).

   »Nous l’avons accompli comme une nouvelle création ». (Al-Mu’minun 23: 14) signifie bien cela.)

Dans ces trois hadiths les points communs sont la formation certaine physique de l’embryon dès le départ. Pour recevoir l’âme, et être une personne humaine à part entière, l’être doit être fixé comme vivant de sexe masculin ou féminin : et c’est là  qu’arrive l’ange de la création, après bien sûr que la semence se soit établie clairement en nutfa (zygote) : à cet instant même elle reçoit l’âme créée par Dieu.

Les trois hadiths sont formels, cela se réalise au moment où, face au zygote  (la fécondation une fois réalisée), la réponse à la question : « doit-il être masculin ou féminin ? » peut être définitivement fixée…

 (à suivre)

Approche ontologique

sur

l’origine de la vie humaine N°6

Proposition pour une production officielle de l’Eglise Catholique
(sous forme de résumé des affirmations à expliciter et référencer) :
article n°6 : position des églises réformées ; éléments d’exégèse biblique. 

 

Thématique : De l’enseignement éthique à l’approche ontologique de l’origine de la vie humaine.

Résumé de l’article n°1 :

                                        1-& 2- L’existence du poids ontologique de l’unité sponsale, constatation de son support corporel : mise en place de l’unité biologique du nouveau génome…

                                        3-& 4- L’Eglise associe l’instant de l’animation à la reconnaissance du premier moment où l’on peut constater la différentiation masculinité-féminité.

Résumé de l’Article n°2 :

                                        5-& 6- Questions, et objections d’ordre épistémologique, que se posent les scientifiques… Inquiétude du monde de la pensée et de la culture devant l’agression de l’aveuglement positiviste et du biopouvoir contre l’humanité.

 

Résumé de l’article n° 3 :

                                       7-& 8-Inquiétude des responsables du Droit et des politiques, et leurs attentes implicites et explicites d’une clarification propre à la dimension ontologique, transcendantale, et théologique des questions que la bioéthique ignore.

 Résumé de l’article n°4 :

                                       9- Preuves et voies philosophiques pour poser l’instant, le lieu et l’existence de la Source transcendantale de la vie humaine ; en même temps que la Vie de l’enfant, c’est cette Source sacrée et le Créateur qui sont agressés par la Culture de Mort.

Résumé de l’article n°5 :

                                       10- Position de représentants religieux. [Première partie : Exégèse rabbinique, exégèse du Coran sur le processus de la vie embryonnaire, qui confirment l’assentiment des religions du Livre sur la question de l’animation immédiate].

Résumé de l’article n°6 :

                                       10- [Suite : position des Eglises réformées] Mais surtout : Eléments d’exégèse biblique apportant une lumière révélée sur la Création de Dieu dans le processus de la vie, pour en confirmer l’immédiateté.

                                       10-3- Religions chrétiennes issues de la Réforme.  Le protestantisme affirme la pleine personnalité de tout enfant dès qu’il est conçu :

                                       Les textes des fondateurs de la Réforme dérivent d’une lecture de l’Ecriture, et vont servir de lien à une embryologie proto-protestante semblable à celle dessinée par les premiers pères de l’Eglise tout de suite après le temps des Apôtres : ces positions s’opposèrent à la pré-existence de l’âme platonicienne, à la formation tardive d’Aristote, comme à la position matérialiste de la non-existence de l’âme. Ils affirment l’existence simultanée, la conjonction contemporaine, et l’interactive coopération d’un corps qui va se développer avec une âme qui va se développer avec lui ; le tout précisément dès le premier  moment de la conception. Telle est la position unanime des autorités enseignantes du protestantisme : à tout le moins c’est la vision de : Martin Luther, Jean Calvin, la Confession de France, la Confession écossaise, la Confession belge, la Confession anglaise inscrite en ses 39 Articles, la Confession de Heidelberg, Zacharias Ursinus, la Seconde Confession helvétique, et Bartholomew Keckermann… telle est également la vision des Canons de Dordt, de Jean Wollebius, de la Déclaration de Thorn ou encore de la Confession Polonaise, des Standards de Westminster, de Jean Owen, François Turretini, et  Léonard Riissen. Il est clair qu’on retrouve ces affirmations plus tard chez : Jonathan Edwards, Charles Hodge, A.A. Hodge, Robert Dabney, William Shedd, Franz Delitzsch, Benjamin Warfield, Abraham Kuyper Sr., Herman Bavinck, J. Gresham Machen, A.G. Honig, et J. Oliver Buswell Jr. etc ».)                                                                                                    

Exemples :
                           -  “Nous les hommes sommes venus déjà à l’existence « dès le premier  moment où nous sommes dans le sein maternel», Dieu « nous a façonnés dans le ventre de notre mère » – même si « l’embryon, une fois conçu,…n’a pas de  forme. » Calvin (commentaire sur Ps. 51:6 )

                          -   A. Kuyper : “Et ici nous confessons que ceci nécessite un acte direct de Dieu…. Ce fut une chose excellente que nos Théologiens Réformés aient constamment prêché le  créationnisme…. Car en ce qui concerne son origine la plus profonde, l’âme de l’homme doit être dite directement liée au corps par Dieu en Personne…. « 

                          - “ Nos Pères, » explique le Théologien réformé le Professeur Dr. Abraham Kuyper Sr. (1837-1920) (qui appartient à l’école  classique du Calvinisme), « adhèrent à ce qu’on appelle la notion de  ’création’ – ce qui veut dire, à la confession selon laquelle une âme vient à exister non pas par la vertu de la reproduction mais en vertu d’un acte créateur de Dieu. Cependant, ils ont également maintenu que cette âme est créée  dans l’état de pureté. Ce n’est pas seulement à la naissance, mais à la conception elle-même que l’âme se saisit en son opération vitale propre et distincte de celle de ses parents. Ainsi, ce n’est pas à la naissance, mais bien plutôt à la conception elle-même, que la course peccamineuse de ces opérations vitales se saisit elle-même dès le premier moment ».[Common Grace, Kampen: Kok, 4th ed., p. 438].                                                                                      

                        -  Amsterdam’s Free University Professor of Ethics, Rev. Dr.William Geesink (1854-1929): [A propos des  Lord's Ordinances de Kampen: Kok, 2ème éd., II pp. 271 & 277f.] « Le fruit vit dès le premier moment de la conception, il vit à travers tous les moments de son développement dans le sein maternel… Car aussitôt que la cellule-séminale paternelle a pénétré et fructifié la vivante « cellule-œuf » de la mère – la vie nouvelle de l’enfant a bien commencé, en son indivisible unité (originée dans les deux parents à la fois )…. Derrière cette advenue d’une nouvelle vie humaine, il y a encore une autre cause plus profonde encore . Il s’agit de l’opération de la Toute-Puissance omniprésente de Dieu.  C’est bien ce pouvoir de Dieu, et donc Dieu Lui-même que nous désignons ici, lorsque nous lisons dans l’Ecriture [Psaume 139:15f] si soigneusement précise: ‘ma substance [ou structure corporelle] n’était pas cachée de Vous alors que j’étais fabriqué en secret et que j’étais artistiquement façonné dans les parties profondes de la terre’.

                        -    »A l’origine, les  Docteurs de l’Eglise chrétienne prêchèrent cette opinion que l’âme est créée et unie au zygote au moment même de la fécondation…. [A.G. Honig: Reformed Dogmatics, Kok: Kampen, 1938, pp. 332f & 361-65 (prenant  également note du caractère nettement créationniste, traducianiste ou générationiste de ces opinions d’origine] : par le Souffle de la vie…. Ainsi, l’âme de l’homme a été créée directement par Dieu ». « Les Théologiens Réformés contemporains…tiennent eux aussi cette  opinion : l’âme est créée à l’instant de la conception. C’est notre point de vue également : notre corps est bien le véhicule de l’âme…. Dieu crée l’âme en l’unissant au corps – et sous ce rapport, Il l’unit en  même temps à la race des hommes à partir de laquelle cet être humain va bientôt naître. ».

 (lumière sur les trois premiers commandements donnés par Dieu à Moïse) :

- Les commandements de Dieu :

Tu adoreras ton Créateur et Lui seul, tu ne rendras pas vain Son Nom ( le Nom, hA Shem en hébreu : Sa Présence vivante féconde actuelle et efficace ), tu Le sanctifieras :  montrent bien que le principe de tous les autres commandements révèlent l’attention à la Présence du Créateur et son exclusive adoration, la considération de sa substantielle et Personnelle Présence, et enfin son caractère Sacré, Saint et Divin principe et source de tout culte et de toute sanctification de l’homme et du temps.

-   Les deux commandements du Seigneur :

 « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,  de toute ton âme, de toutes tes forces, et tu aimeras ton prochain comme toi-même. » … 

         Il faut toute la foi et la vie spirituelle intense d’une Madeleine Delbrêl pour détecter le mal, insidieusement caché sous l’apparence du bien :  « Si l’esprit du mal a fait le péché en séparant l’homme de Dieu, jamais, semble-t-il, il n’a situé cette rupture à  un point aussi capital et aussi ambigu : il l’a situé très exactement entre le premier et le second commandement : il a demandé la haine de Dieu au nom de l’amour des hommes. »

10-4- 1   Exégèse de la création par Dieu de la vie humaine :

-  l’homme est façonné, formé, tissé par Dieu dans le sein maternel  Ps 139/138 ; Ps 22/21,11 ; Ps 71/70,6 ; Jer.1,4-5 ; Job  10,8-12.

-  l’homme est inscrit dans le Livre de Vie ( Ap 3,5 ; 21,27 ; Phil 4,3) :

               (Dès que l’ovule est fécondé, sa vocation est déjà consignée dans le livre de la vie commente Jean Paul II,  EV. 61) : ‘ La vie humaine est sacrée et inviolable dans tous les moments de son existence, même dans le moment initial qui précède la naissance. Depuis le sein maternel, l’homme appartient à Dieu qui scrute et connaît tout, qui l’a formé et façonné de ses mains, qui le voit alors qu’il n’est encore que petit embryon informe et qui entrevoit en lui l’adulte qu’il sera demain, dont les jours sont comptés et dont la vocation est déjà consignée dans le « livre de vie » (cf. Ps 139/138, 1. 13-16). Là aussi, lorsqu’il est encore dans le sein maternel — comme de nombreux textes bibliques en témoignent —, l’homme est l’objet le plus personnel de la providence amoureuse et paternelle de Dieu.’

- La création de l’homme à l’image de Dieu  le confie à un destin de vie pleine et parfaite (Gn 2, 7; Sg 9, 2-3).

- La création de l’être humain lui donne la pleine humanité d’Homme dès le départ : « Homme et femme il les créa, il les bénit et leur donna le nom d’ »Homme », le jour où ils furent créés.» (Gn 5, 1).

- L’existence de tout individu, dès son origine, est sous le regard de Dieu : «Avant même de te former au ventre maternel, je t’ai connu; avant même que tu sois sorti du sein, je t’ai consacré» (Jr 1, 5).

- Job, du fond de sa souffrance, s’attarde à contempler l’œuvre de Dieu dans la manière miraculeuse dont son corps a été formé dans le sein de sa mère ; il en retire un motif de confiance et il exprime la certitude d’un projet divin sur sa vie: « Tes mains m’ont façonné, créé  …. Souviens-toi : tu m’as fait comme on pétrit l’argile …… Ne m’as-tu pas coulé comme du lait et fait cailler comme du laitage, vêtu de peau et de chair, tissé en os et en nerfs? Oui tu m’as gratifié de la vie et tu veillais avec sollicitude sur mon souffle » (Jb 10, 8-12)

-  Des accents d’émerveillement et d’adoration pour l’intervention de Dieu sur la vie en formation dans le sein maternel se font entendre également dans les Psaumes : « J’étais encore inachevé, tes yeux me voyaient » (Ps 139/138, 16)

- La vie originelle de l’homme est un don gratuit de Dieu, comme l’exprime la mère des sept frères : « Je ne sais comment vous êtes apparus dans mes entrailles ; ce n’est pas moi qui vous ai gratifiés de l’esprit et de la vie ; ce n’est pas moi qui ai organisé les éléments qui composent chacun de vous. C’est bien le Créateur du monde qui a formé le genre humain et qui est à l’origine de toute chose…. » (2 M 7, 22-23).

- La vie originelle est une reproduction du divin et un appel : « Appelés … à reproduire l’image de son Fils » (Rm 8, 28-29)

- La vie originelle est un Prologue :

« La vie s’est manifestée, nous l’avons vue » (1 Jn 1, 2) Quand ? Prologue : à l’instant où nous sommes venus en ce monde ( Jn 1, 1 svts ) ; alors :  « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de vie, — car la Vie s’est manifestée: nous l’avons vue, nous en rendons témoignage et nous vous annonçons cette Vie éternelle, qui était tournée vers le Père et qui nous est apparue —, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous aussi soyez en communion avec nous » (1, 1-3). Ce qui se dit de la vie nouvelle ne pourrait se dire si elle ne s’appliquait également à la vie naturelle sortie des mains de Dieu.

- Un germe de vie immortelle s’y dépose, venu du Créateur dans le cœur des hommes : «Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps ; il a mis dans leur cœur l’ensemble du temps » (Qo 3, 11). Ce germe de totalité et de plénitude attend de se manifester dans l’amour et de s’accomplir, par un don gratuit de Dieu, dans la participation à sa vie éternelle.

-  L’homme apparaît en ce monde comme une manifestation de Dieu, un signe de sa présence, une trace de sa gloire (Gn 1, 26-27; Ps 8, 6). C’est ce qu’a voulu souligner également saint Irénée de Lyon avec sa célèbre définition: « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant ».

-  À la racine de l’homme est conférée une très haute dignité, dont le fondement vient du lien intime qui l’unit à son Créateur: en l’homme resplendit un reflet de l’autorité même de Dieu. … « Le Seigneur Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder » (Gn 2, 15).

- Les choses sont pour lui et confiées à sa responsabilité, tandis qu’il ne peut lui-même, pour aucun motif, être asservi à ses semblables et de quelque manière être ramené au rang des choses.  … « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance » (Gn 1, 26).

- La vie à l’instant où Dieu l’offre à l’homme est un don par lequel Dieu fait participer sa créature à quelque chose de lui-même. … La vie que Dieu donne à l’homme est bien plus qu’une existence dans le temps. C’est une tension vers une plénitude de vie; c’est le germe d’une existence qui va au-delà des limites mêmes du temps: « Oui, Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il en a fait une image de sa propre nature » (Sg 2, 23).

-  Notre vie ne vient pas de nous, ni de la nature : « … eux qui ne furent engendrés ni du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu » (Jn 1, 12-13).

- Le récit de la Visitation est une leçon sur la primauté de la vie conçue : « Aussitôt — écrit saint Ambroise — se font sentir les bienfaits de l’arrivée de Marie et de la présence du Seigneur… Elisabeth fut la première à entendre la parole, mais Jean fut le premier à ressentir la grâce : la mère a entendu selon l’ordre de la nature, l’enfant a tressailli en raison du mystère ; elle a constaté l’arrivée de Marie, lui, celle du Seigneur ; la femme, l’arrivée de la femme, l’enfant, celle de l’Enfant. Les deux femmes échangent des paroles de grâce, les deux enfants agissent au-dedans d’elles et originent la réalisation du mystère de la Miséricorde en y faisant progresser leurs mères ; enfin, par un double miracle, les deux mères prophétisent sous l’inspiration de leurs enfants. L’enfant a exulté, la mère fut remplie de l’Esprit Saint. La mère n’a pas été remplie de l’Esprit Saint avant son fils, mais lorsque le fils fut rempli de l’Esprit Saint, il en combla aussi sa mère ».(Evangile de Luc,Visitation)

-  Résumé de cette exégèse biblique : « Dieu a fait l’homme — écrit saint Grégoire de Nysse de telle sorte qu’il soit apte au pouvoir royal sur la terre… L’homme a été créé à l’image de Celui qui gouverne l’univers. Tout manifeste que, depuis l’origine, sa nature est marquée par la royauté… L’homme est aussi roi. Ainsi la nature humaine, créée pour dominer le monde, à cause de sa ressemblance avec le Roi universel, a été faite comme une image vivante qui participe à l’archétype par la dignité ».

10­­-4-Exégèse de l’animation immédiate :

- La conception :

Job 3,3 ; Isaie 7,14 ; Ex 22,2 ; voir Zacharie 12,1 (Dieu a formé l’esprit de l’homme du dedans de lui) ; Luc 1,36 (Ta parente a conçu un fils en sa vieillesse… il y a six mois).

- Devenir substantiel :

Psaume 139:15-16 ( Mon corps n’était point caché devant toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, et  ma substance dans les profondeurs de la terre (heb. thachthiy-yooth  erets, l’utérus féminin).16 Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient;   Et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, où les deux expressions ‘J’ai été fait’ et ’ma substance’ (upostasis) montrent  celui qui parle comme un tout complet dès la conception.

- Liberté originelle :

Ps. 51,5 (Dans le péché, ma mère m’a conçu).    

- Formation spirituelle :

Dt4,32 Dieu crée l’homme sur la terre d’une extrémité du ciel à l’autre ; Dt 32,6 : n’est-Il pas ton Père Créateur qui t’a formé et affermi, toi ?  

- L’homme est capable de savoir d’où il vient et quand il a été créé : Sagesse 13, 1-2-3 ( O vains par nature tous les hommes… qui, en considérant les oeuvres, n´ont pas reconnu l’Artisan… Qu’ils sachent combien leur maître est supérieur, car c’est la source même de la beauté qui les a créés).


- Origine et Fin :

Siracide  17, 1-2 : Il a créé l’homme et l’a tourné vers lui. 

- Origine à la Signification sponsale du corps :

Mt 19, 4 : Arsen kai telu epoiesen autous : Masculin et Féminin il les créée (traduction analytique) ; Gen.1, 24  et 5,1…
        10-4-3- Exégèse du sacrilège dévastateur – Daniel 9 : ‘Shiqoutsim Meshomem’ concerne le Saint des Saints du Temple. On ne peut pas exclure l’interprétation appliquée à la libéralisation du clonage embryonnaire :

- Herméneutique  du Temple :

Jésus parlait de son corps (Jean 2, 21) : un corps humain ; le Temple pour Jésus : la maison de mon Père, lieu de la paternité de Dieu dans le corps humain assumé par l’Incarnation  ( Jean 2,16) ; notre corps est le temple de Dieu ( I Cor 3, 16 : Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira. »)

-Mat 24,15 et Marc 13,14 (Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation établie dans le lieu où elle ne doit pas être – Que celui qui lit comprenne bien [quel lieu]).

- Le Créateur est notre Père unique :

Malachie 2, 2 :  Si vous ne prenez pas à cœur de donner gloire à mon Nom, j’enverrai sur vous la malédiction et maudirai votre bénédiction    &   2,10 : n’avons-nous pas tous un Père unique, n’est-ce pas le Dieu unique qui nous a créés ?

- Jean 7, 24 :  Ne jugez pas selon ce qui est apparent, mais ce qui est selon la Justice  ( càd l’ajustement parfait à la présence vivante, paternelle et amoureuse de Dieu ).

- Le Sanctuaire de la Vie est réservé à Dieu seul : 2 Chr 26,18 : Sors du Sanctuaire : tu commets un péché ! Et tous les textes d’exégèse associant Abomination ( Shiqouts en hébreu ) et Saint des Saint réservé à Dieu seul.

10-4-3     (approche biblique des prophètes : de l’Arbre de vie à l’Abomination) :

Gen. III, 22 : « Puis YHWH Dieu dit : « Voilà que l’homme est devenu comme l’un de Nous pour connaître le bien et le mal. Qu’il n’avance pas maintenant sa main, qu’il ne prenne pas aussi de l’Arbre de Vie, pour en manger et vivre pour toujours.

« Juste après la faute, Dieu avait demandé à Adam de s’expliquer. L’homme répondit : «La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’ai mangé » (Genèse 3-12). Or, l’expression « j’ai mangé » est écrite au futur : j’en mangerai; seul le Vav conversif placé au début de ce verbe permettrait de dire qu’il s’agit d’un passé. Ainsi la Torah fait ici allusion à une partie du dialogue qui a eu lieu entre Dieu et Adam : Adam déclare à Dieu qu’il a mangé du fruit défendu et … qu’il en remangera dans l’avenir… Il déclare à D.ieu qu’il a fauté et qu’il fautera de nouveau, à l’avenir !

Adam se présente devant Dieu en disant qu’il a pris conscience qu’il s’est forgé un système dans lequel il est bien de consommer ce fruit, et que par conséquent, il risque d’en manger de nouveau en étant persuadé de faire le Bien : « J’ai mangé et je remangerai. ».

Et quel était l’objet de la tentation : devenir comme Dieu? « D’être à même de créer des mondes » comme l’explique la tradition Rabbinique (Rachi)…

La faute en créant une nouvelle échelle de valeur fait de l’homme un créateur d’humanité.

L’Arbre de vie de la Tradition vétéro-testamentaire représente symboliquement les Lois de l’Univers et est considéré comme le symbole de la Création tant du Macrocosme (l’Univers) que du Microcosme (L’Être Humain). En réalité, la faute en créant une nouvelle échelle de valeur fait de l’homme un créateur de monde humain différent de celui voulu par Dieu. Il n’est rien de plus tentant pour l’homme que de se sentir maître d’un monde créé par lui sans Dieu. En proposant un projet concurrent de celui de Dieu pour l’homme, l’homme a l’illusion qu’il se substitue au Créateur. La tâche originelle de l’homme n’était pas de redéfinir un monde qui ne lui appartenait pas. Elle était plutôt de vivre de façon harmonieuse sa spiritualité en cherchant par le maintien de la vérité existentielle à créer en  l’homme qui est en lui une création nouvelle.

D’où la vision néo-testamentaire de l’Arbre de vie dans l’Apocalypse :

« Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit-Saint dit aux Eglises : Au vainqueur, je donnerai à manger de l’Arbre de vie, qui est dans le paradis de mon Dieu » :

Dans la tradition judéo-chrétienne, la tradition biblique, l’Arbre de la vie est réservé à Dieu seul, et il est planté dans le paradis immaculé de la Création originelle de Dieu. Comme l’homme a été chassé du paradis terrestre, l’Arbre a été transplanté au cœur de la nouvelle Terre du Christ et de Son Corps. Il doit engendrer la vie dans tout ce qui existe ; il est là pour nourrir la vie céleste de ceux qui sont sur la terre. Rentrer dans l’Arbre de vie, dans la sève qui nourrit toute chose à l’intérieur de Dieu, dans la sève lumineuse qui fait grandir ce qui est intime dans le mystère de l’Agneau de Dieu, c’est la vocation fondamentale donné à la première Eglise, le premier rassemblement , « l’Eglise primordiale », l’Eglise d’Ephèse. Dieu a pris dans la nouvelle terre du paradis, la Terre promise du crucifié Jésus, un nouvel Arbre de vie : cet Arbre de vie nous l’apercevons dans l’Immaculée Conception. Car Dieu a créé l’Immaculée Conception à partir de la terre promise du cœur crucifié du Fils de l’Homme.


-      Cet Arbre de vie repose sur la signification sponsale inscrite dans le Livre de la Genèse, nous a enseigné le Bienheureux Jean-Paul II :

…   »Le corps de l’homme est sacrement, rendant visible le spirituel et le divin. Par sa corporéité différenciée, l’homme est signe visible et efficace de l’économie de la Vérité et de l’Amour, qui ont leur source en Dieu même et qui ont déjà été révélés dans le Mystère de la Création : en même temps que l’homme est entré dans le monde visible de la sainteté. Dans son corps d’homme et de femme, l’être humain se sent dès lors sujet de sainteté, sujet de Vérité et d’Amour. C’est la première fête de l’humanité qui tire ses origines des sources divines de la Vérité et de l’Amour dans le mystère même de la Création. …  fait l’homme est fondamentalement «Image de Dieu» et «appel à la gloire»  si on l’atteint dans le Mystère de la Création. « 

…   »Ce qui montre, en lien avec le Livre de la Genèse, que l’image de Dieu se lit à travers cette communion que l’homme et la femme constituent dès le début. Image par la solitude (Dieu est et gouverne le monde) et par la communion (mystère des Personnes divines) aspect théologique le plus profond de tout ce qu’on peut dire sur l’homme.  » … Si donc  » l’homme et la femme se virent à travers le Mystère de la Création avant de voir leur nudité … réciproque qui participe à la perception « extérieure » du monde et à la perception « intérieure » qu’est la vision du Créateur lui-même: « c’était bon » …. c’est que, à travers le Mystère de la Création, l’homme et la femme devaient se voir plus distinctement encore que par les yeux du corps ». 
…. »Tel est le seuil de l’histoire terrestre de l’homme : la découverte de la signification procréatrice du corps, la paternité et la maternité, avec la limite de la mort. Malgré la lutte, la mort, la culpabilité, l’homme place sans cesse la « connaissance » … à la racine de la procréation. Et ainsi sans cesse il confirme les paroles de Dieu à l’origine sur l’homme : « Dieu vit et… : c’était bon » (Gen 1, 30) « 

-   Paternité et sponsalité créatrice sont donc liées ensemble dans l’Arbre de Vie voulu par Dieu.

-  Ainsi s’accomplit la Volonté créatrice de Dieu sur l’Arbre de vie : « Voici : la Vierge conçoit un fils auquel on donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous » (Is.7,14)

10-5- Approche évangélique :

(Le Christ, vivante mémoire de l’Homme en Dieu et de Dieu en l’Homme, icône du Saint des Saints dans le Corps de l’homme réservé à Dieu seul, archétype de l’enfant conçu et porté par Dieu à exister en ce monde).

- La lumière théologique sur l’Union Hypostatique du Christ ne sera pas étrangère à une vision plus juste du composé humano-divin de chaque être humain en son origine embryonnaire : ainsi Saint Jean Damascène a pu achever ses Dialectica  par une mise en place purement philosophique et résolument aristotélicienne du composé humain comme « union hypostatique », conclusion qui s’établit en point d’orgue avec les positions dogmatiques et christologiques de Saint Cyrille d’Alexandrie à Saint Maxime le Confesseur ( ‘Origine de l’âme et animation du corps humain’, Dominique Bertrand).

-  C’est une des lectures de l’Evangile de saint Jean lorsqu’il annonce : « Le Verbe illumine tout homme dans l’instant où il vient en ce monde »  Jn 1,9.

-  Par ailleurs, « Rien de ce qui existe n’a été créé sans Lui » Jn 1,3 :

La vie que le Fils de Dieu est venu donner aux hommes ne se réduit pas à la seule existence dans le temps : la vie qui depuis toujours est ‘en lui’ nous a été donnée ; elle est constitutive de la Lumière des hommes  Jn 1,4    et consiste dans le fait d’être engendré par Dieu (image) pour participer à la plénitude de son amour (ressemblance)… 

(a suivre)

 Approche ontologique

sur

l’origine de la vie humaine (7)

Proposition pour une production officielle de l’Eglise Catholique

(sous forme de résumé des affirmations à expliciter et référencer).

 

Article n°6 : (précédent) position des églises réformées ; éléments d’exégèse biblique.

Thématique : De l’enseignement éthique à l’approche ontologique de l’origine de la vie humaine.

Résumé de l’article n°1 :

                                         1-& 2- L’existence du poids ontologique de l’unité sponsale, constatation de son support corporel : mise en place de l’unité biologique du nouveau génome…

                                          3-& 4- L’Eglise associe l’instant de l’animation à la reconnaissance du premier moment où l’on peut constater la différentiation masculinité-féminité.

Résumé de l’Article n°2 :

                                          5-& 6- Questions et objections d’ordre épistémologique, que se posent les scientifiques… Inquiétude du monde de la pensée et de la culture devant l’agression de l’aveuglement positiviste et du biopouvoir contre l’humanité.

Résumé de l’article n° 3 :

                                          7-& 8- Inquiétude des responsables du Droit et des politiques, et leurs attentes implicites et explicites d’une clarification propre à la dimension ontologique, transcendantale, et théologique des questions que la bioéthique ignore.

Résumé de l’article n°4 :

                                          9- Preuves et voies philosophiques pour poser l’instant, le lieu et l’existence de la Source transcendantale de la vie humaine ; en même temps que la Vie de l’enfant, [c’est cette Source sacrée et le Créateur qui sont agressés par la Culture de Mort].

Résumé de l’article n°5 :

                                          10- Exégèse rabbinique, exégèse du Coran sur le processus de la vie embryonnaire, qui confirment l’assentiment des religions du Livre sur la question de l’animation immédiate.

Résumé de l’article n°6 :

                                           Suite : position des Eglises réformées… Eléments de la Lumière révélée sur la création immédiate de Dieu dans le processus de la vie.

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Article n°7 :

                   11) : La position orthodoxe

11- Les Eglises d’orient et d’occident, approche théologique :

11-0- Dans « TIMITIKON APHIEROMA IS TON MITROPOLITIN KAISSARIANIS GEORGION  » Archim. Nicolas HATZINICOLAOU et signé par l’actuel Archevêque d’Athènes SB- CHRISTODOULOS pp.167-171.

-   L’enseignement patristique, lequel est toujours en parfaite harmonie avec les Saintes Ecritures, considère que l’homme existe dès l’instant de sa conception. Parmi les nombreux témoignages… le second Canon de Saint Basile le Grand, qui jouit d’une autorité œcuménique …  De même, les 3ème, 4ème et 6ème Conciles œcuméniques qui se sont penchés sur la naissance selon la chair du Seigneur et qui ont dogmatisé sur Son existence animée dès l’instant de sa conception  » par l’opération du Saint Esprit dans le sein de la Vierge Marie « .

 -  Par conséquent l’Eglise orthodoxe soutient que dès l’instant de sa conception l’homme existe en tant qu’entité qui mérite respect, protection et honneur.

-  En même temps que la conception commence la vie et en même temps que la conception aussi le corps reçoit une âme, il est animé.

- C’est pour cela que l’Eglise honore comme fêtes les conceptions de certaines personnalités marquantes telles que, par exemple, celles du vénérable Baptiste, de sainte Anne etc.

-  Les Saints Pères développent le point de vue que l’embryon est vivant dès sa conception puisqu’il n’est pas possible que le corps reste sans âme. Selon ce même enseignement d’ailleurs, la conception de l’homme n’est pas simplement l’œuvre de la nature ni même de la seule relation qui découle entre les époux ; elle est aussi l’œuvre de la Divine Providence … (Cf. Archimandrite Hiérotheos Vlachos in ANATOLIKA, Vol. A , p.148)

        - Très caractéristique est à ce sujet cette phrase de saint Jean Chrysostome :  » Le fait de donner naissance relève d’en-haut. Il procède de la providence de Dieu. Rien ne peut lui suppléer : ni la nature de la femme, ni l’union des sexes, ni rien d’autre d’analogue « .

-  Plus particulièrement le Saint Synode de la Hiérarchie de l’Eglise de Grèce … a pris position contre l’avortement ( Lettres encycliques des 27-11-85 et 1-4-86) en se basant rigoureusement sur l’enseignement de l’Eglise, à savoir que la vie commence dès la conception.

- Quoiqu’il en soit, la parole de l’Eglise, fondée sur la Révélation divine, est supérieure à la parole humaine, même si elle se présente sous le couvert de la science ….  Et même sur le plan de la science, l’Archim. Nicolas HATZINICOLAOU rappelle que les nouvelles données scientifiques insistent sur le fait que la vie humaine commence dès lors que la cellule embryonnaire se met à se multiplier …

11-1- L’anthropologie orthodoxe et sa compréhension de la valeur éternelle de la personne humaine, clarté et convergence de l’analyse orthodoxe dénonçant ‘la sorcellerie du clonage’ : voir P. B. Bobrinskoy, 4ème Colloque orthodoxe de bioéthique à Paris, & P. J. Breck, in Sop 267,28 ; 193,33 ; 222,B :

Selon la formule du métropolite Joseph, l’Eglise est l’endroit où l’être humain retrouve véritablement ses racines divines : … l’image de Dieu en lui-même ; dans la société moderne … quand on commence à se mettre à la place de Dieu, on commence aussi à détruire la création de Dieu qui est l’être humain même, à créer des monstres comme on peut le faire avec les manipulations génétiques…

        Cette maladie peut être guérie par une église saine, une église qui ne trahit pas sa vocation d’éveiller à la présence de Dieu et être transparente à cette présence de Dieu (Feuillet St Jean Cassien, 86).

C’est la communion avec la Vie divine qui donne à l’homme, c’est-à-dire à sa capacité humaine authentique, son fondement indispensable et son statut d’image ; la déification de l’homme doit être reçue pleinement dans sa dimension entitative et corporelle, pour que la ressemblance ne lui fasse pas négliger l’union, en Christ, aux énergies divines qui donnent l’existence à l’homme et à toutes choses dans la création :

     L’image de Dieu en l’homme est identifiée par bien des théologiens orthodoxes ( Yannaras, Zizioulas, Nissiotis, Nellas) avec la « personnalité » humaine : la capacité divinement actuée par Dieu de relation avec Dieu, avec soi-même et avec les autres, exercée dans la liberté et dans l’amour…

La créature humaine selon St Basile « est un animal qui a reçu l’ordre de devenir Dieu »( St Greg.de Naz. In oratio,43)…

En Christ, nous avons la possibilité de progresser de « gloire en gloire » 2Cor 3,18 vers cette pleine et parfaite communion avec la Vie divine, qui donne à l’humanité, autrement dit à la personnalité authentique, son fondement indispensable.( SOP, 247,28 & 31)

                        11-2 -     Témoignage de réflexion théologique selon la tradition de l’Eglise Orthodoxe,  par Monseigneur Stephanos Métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie :

                         Notre Eglise Orthodoxe n’est jamais restée indifférente au problème de l’embryon humain. Les Pères de l’Eglise, notre Droit Canon et aussi diverses positions théologiques prises à l’occasion de rencontres entre nos Eglises … nous proposent de nombreuses orientations susceptibles de … nous éclairer sur la nature et les droits de l’embryon humain.

                         Essayons donc de les aborder brièvement et de façon très large :

                         1.- L’embryon … est beaucoup plus que ce qu’il semble être au premier abord car, en tant que tel, il est déjà un être humain … Les divers canons de l’Eglise, notamment en matière d’avortement, ne disent rien d’autre que cela derrière la rigueur des dispositions souvent très sévères qu’il prévoit ( Cf. e.a. canons 91 du Concile in Trullo, canons 2 et 8 de St Basile, canons 21 et 22 de Jean le Jeûneur, canon 21 du Concile d’Ancyre et aussi le Pydalion).

                         2.- De ce fait, l’embryon est une personne jouissant d’une identité. L’Eglise considère avec respect toute l’histoire de la personne humaine dès l’instant de sa fécondation jusqu’au moment où elle achèvera sa course dans ce monde pour entrer dans l’éternité… La morale chrétienne éclaire, de façon particulière, la valeur intérieure de chaque personne humaine : La personne humaine est sur terre un être chaque fois unique et inestimable et ce parce que l’homme est à l’image de Dieu ; image honorée par l’Incarnation du Dieu-Homme, Jésus-Christ. Pour cette raison la vie de l’homme est un bien inviolable et en tous points digne de respect.

Le droit à la vie prévaut sur toute autre considération. Parce qu’il possède, et non pas seulement en apparence, tout ce qui est de l’homme dans toute son intégrité, … toute intervention sur lui, sous prétexte qu’il ne vit pas encore ou qu’il n’est pas encore suffisamment constitué en corps humain ou qu’il n’est pas encore indépendant du corps maternel, est du point de vue moral irrecevable… Nous ne nous lasserons pas ici de répéter que chaque être humain est unique et que sa différenciation des autres hommes commence dès le moment de sa conception, qui est cet instant où la personne humaine acquiert sa réalité, son identité propre est tout son dynamisme propre, indépendamment des changements qui peuvent survenir par la suite. C’est cela qui fait en premier de l’embryon une personne avec sa conscience propre et sa volonté propre…

Dans de nombreux pays il existe maintenant des comités d’éthique … L’éthique se situe au-delà des règles et des codes. Elle est une attitude de vie, une manière d’être et en fin de compte, un critère pour un juste positionnement en face des problèmes du quotidien.

L’Evangile est en mesure de mettre à la disposition de tout un chacun de tels critères, à la fois authentiques et objectifs. Aussi, si quelqu’un veut pratiquer la morale dans une perspective chrétienne, il lui suffit de laisser l’Evangile le saisir au plus profond de lui-même à travers sa raison, son vouloir, sa compréhension et ses démarches. Dans de telles conditions la science devient sagesse, créativité, don, bénéfaction puisque l’éthique rejoint la conscience de chacun. Dans ce domaine, le rôle de l’Eglise consiste surtout à proposer sa contribution sans rien imposer du tout, pour mieux permettre au monde de la médecine et de la science de résoudre, de la manière la plus authentique, les problèmes pratiques qui relèvent de l’éthique et de la déontologie.

                          3.- Pour l’Orthodoxie la vision de l’homme, de la vie et du monde est forcément théocentrique

Chaque homme n’est pas seulement un être logique éphémère, mais essentiellement il est compris comme une icône immortelle de Dieu : tout ce qui a trait à sa condition naturelle est inférieur à ce qui est en lien étroit avec son existence divine. Le don de la vie biologique est sans comparaison, non pas parce qu’il s’inscrit dans la continuité du naturel, mais parce qu’il rejoint l’être spirituel : le commencement de la vie coïncide avec le commencement de l’âme ; l’évolution du premier détermine la situation du second.

L’embryon est donc aussi une âme vivante. Et l’âme est cet élément de l’homme qui lui permet d’opter pour la sanctification ou le péché, pour le refus de Dieu ou la reconnaissance de sa manifestation parmi les hommes.

En d’autres termes, il est en mesure de se contenter de son état naturel ou au contraire d’atteindre par grâce une physionomie divine du fait que l’âme continue à vivre après la mort malgré les lois naturelles et que librement elle peut se laisser féconder par les énergies de la grâce divine pour que l’homme soit déifié de par sa communion avec la nature divine.

A cause de cela la vie biologique sur terre revêt une valeur incomparable car elle n’est pas un simple don de Dieu, mais elle se présente comme une occasion unique, celle de la participation de l’homme créé aux énergies incréées de Dieu à la divinité même de Jésus-Christ par le baptême. Le corps devient alors temple de l’âme et la vie sur terre vase mystique de la vie du monde à venir

         Par conséquent, début de vie signifie en même temps début de l’âme : l’instant de notre naissance a plus de poids que celui de notre mort parce que la naissance est commencement d’éternité alors que la mort n’est que l’achèvement du provisoire.

Cela rejoint le point de vue des Cappadociens de refuser de circonscrire la nature incorporelle en des limites spatiales : pour Basile de Césarée, c’est par la raison que l’homme est à l’image du Créateur et non par sa forme corporelle et c’est pourquoi  » l’image n’étant vraiment image que dans la mesure où elle possède tous les attributs de son modèle « , elle ne peut être enfermée dans des délimitations spatiales puisque l’homme est créé à l’image même de Dieu (cf. Homélies sur l’Hexaemeron ; sur l’origine de l’homme et dans les Grandes Règles).

Quant à Grégoire de Nysse (cf. La création de l’homme) il soutient que :  » l’esprit… s’approchant de notre nature de telle sorte qu’il se joint à elle, (il) est à la fois en elle et autour d’elle, sans pourtant y avoir son siège ni l’enfermer en lui « . C’est ainsi que l’homme est véritablement un dans la composition d’âme et de corps.

 » La question de l’animation de l’embryon, écrit le Dr Eric BARTHELME, apporte une confirmation décisive à la perspective religieuse des Cappadociens sur l’homme comme créature, car il permet en effet de concilier l’idée d’une nature humaine duelle et le mystère de la priorité et de la postériorité du spirituel sur le physique dans une conception selon laquelle le commencement de l’existence est unique et le même pour l’âme et le corps « .

St Grégoire de Nysse aura ainsi recours à l’image biblique des « tuniques de peau » (Gn. 2, 21) pour désigner ce qui, à son sens, est rajouté à cette image créée selon celle de Dieu (Gn. 1, 27) et le dégrade, à savoir la vie biologique et instinctive que l’homme partage avec les animaux depuis la chute (Sur la Virginité, PG 46/12, 373;376A). Ne voir que la tunique sans discerner ce qu’elle recouvre relève de l’aveuglement du péché.

 Ainsi l’homme est doté d’une structure ontologique très particulière puisqu’il conjugue en lui le monde de la matière et celui de l’esprit. Par nature il est constitué d’une âme et d’un corps depuis son commencement jusqu’à sa mort. Ainsi, dit encore Grégoire de Nysse :  » On ne doit pas placer la création de l’un de ses composants avant celle de l’autre : ni la création de l’âme avant celle du corps, ni l’inverse ; car alors l’homme serait mis en conflit avec lui-même si on le divisait par une distinction temporelle » (in La création de l’homme). Par conséquent nous pouvons affirmer ici que l’embryon est animé dès sa conception biologique.

Cette question du statut anthropologique a été particulièrement éclairée chez saint Maxime le Confesseur par la Christologie : Pour lui, la perfection de l’Incarnation impose que le Christ soit pleinement homme et pleinement Dieu dès le moment de sa conception. Or, le Christ révèle aussi ce qu’est l’humanité de l’homme, « Par conséquent, l’homme est constitué, selon Maxime le Confesseur, d’un corps et d’une âme dès sa conception biologique » (Ph. CASPAR, …l’embryon humain chez les Pères de l’Eglise).

Compte tenu de ce qui vient d’être dit, si déjà le fait de cloner un végétal ou un animal relève d’une réflexion déjà complexe du fait que le clonage, d’une manière ou d’une autre, détruit la spécificité des créatures, combien le clonage humain n’est il pas inadmissible et scandaleux, même à titre d’hypothèse ou de simple utopie de savant.

Pour le Dr Claude HIFFLER, cela relève « d’une diabolisation de la science ». Car, ajoute-t-il encore,  » toutes les créatures ont droit au respect de leur différence et de leur existence. L’homme en particulier, parce qu’il est une personnalité irréductible, à dessein divino-humain, doit toujours se rappeler qu’il est  » à l’image et à la ressemblance de Dieu « , il ne doit jamais oublier qu’il est le jardinier et le gardien de la Création (Gn 2,15).

Nos rapports avec notre propre corps et celui des autres exigent une vision sacramentelle d’amour et de respect, précisément parce que nous sommes par notre corps le Temple du Saint Esprit « .

Selon l’Eglise Orthodoxe le mariage remplit une double fonction : il vise à l’union de deux êtres, qui sont l’homme et la femme, et au fruit de cette union qui est la procréation, « afin que soit aussi perpétué le genre humain « . Le lien entre ces deux fonctions est indissoluble. L’union charnelle présuppose l’union des âmes ; la première est la conséquence de la seconde. Aussi la procréation apparaît ici comme un acte responsable par rapport à cette relation complexe qui naît du mariage. L’Eglise, pour sa part, ne voit pas cette relation comme une concurrence entre le corps et l’âme : ces deux éléments qui fondent la personne humaine ne diffèrent pas l’un de l’autre et ne se battent pas l’un contre l’autre. Dans le mariage les deux époux expriment fondamentalement leur unité spirituelle en utilisant pour ce faire le langage de leur corps. Et l’enfant qui va naître de cette union ne sera que le fruit de ce don réciproque que se font les parents entre eux. Seul donc l’homme et la femme en communion possède le droit de devenir parents et seulement l’un à travers l’autre.

Il est important de rappeler cette évidence parce que de nos jours, il y en a la nécessité du fait que :

1.              Les progrès immenses de la médecine la rendent aussi plus dangereuse.

2.              L’Etat, en légiférant de plus en plus dans le domaine de la santé, ne peut faire abstraction de la vie des individus et cela risque de créer des tensions entre les intérêts d’ordre social et la liberté des personnes.

3.              De nombreuses questions se posent quant à la provenance et à l’utilisation des fonds alloués à la santé.

4.              Et enfin parce que les citoyens possèdent plus de connaissances que par le passé en matière de santé.

A une époque où l’on fait tant de place aux Droits de l’Homme, les scientifiques chrétiens se doivent de réfléchir à l’actualisation du thème de l’homme  » image de Dieu  » pour proposer un nouvel espace éthique indispensable capable de s’ouvrir dans une vision de transfiguration et non pas de défiguration de l’homme et du cosmos.

On peut tenter de dégager au moins trois droits pour l’embryon :

1.              Le premier est celui de son identité. Il lui revient de montrer son identité et sa personnalité. C’est à lui de nous dire qui il est et ce qu’il est et non pas à nous. De nous faire savoir s’il est ou non un homme parfait et de nous révéler ce qui le caractérise sur le plan physique et psychique qui le différencie des autres humains …

2.              Le second droit est celui de la vie. Sa finalité – devenir un homme en plénitude – doit seulement être tournée vers la vie et jamais vers l’expérimentation … vers leur destruction, ou vers leur mise  » en veilleuse  » par congélation. Il est affligeant de savoir que, pour des centaines de milliers d’embryons, on transforme leur formidable capacité de vie … en perspective de mort ou d’expérience scientifique.

3.              Le troisième droit qui lui échoit tout naturellement est celui de l’éternité. L’embryon possède une âme immortelle. Le don qui lui est fait de passer à travers la matrice de la vie biologique à la vie de l’éternité rejoint ce même droit que lui offre Dieu d’être fécondé et de se multiplier.

 

PROTECTION ET RESPECT DE L’EMBRYON

La vie dépendante que mène l’embryon dans le ventre de sa mère est bien plus sacrée que celle déjà plus autonome d’un tout petit enfant.

La destruction d’un embryon est un refus de Dieu, un refus de lui permettre de se manifester dans le monde parce que la conception biologique d’un homme dans le sein maternel coïncide avec sa conception spirituelle dans la pensée de Dieu. Celui qui fait obstacle à la première bloque à la seconde toute perspective d’éternité.

Peut-être que cela ne convient pas à nos sociétés modernes. Elles voudraient bien que l’homme soit dépourvu d’âme et d’esprit. Il suffit pour cela de se tourner vers toutes ces théories de l’évolution, lesquelles sont des tentatives, non pas de prouver (cela n’est pas possible) mais de se convaincre que notre origine est naturellement animale.

Le regard de l’Eglise est tout autre :

L’éternité commence avec la conception et le potentiel que contient chaque embryon ne relève pas du domaine de l’abstrait mais annonce déjà le désir eschatologique qui est le propre de la nature humaine.

 » Déposons maintenant tous les soucis du monde, chantons-nous au moment de l’hymne des Chérubins lors de la Divine Liturgie, pour recevoir le Roi de toutes choses « . C’est dans cette perspective qu’il nous faut situer l’embryon : pour lui, comme pour chacun d’entre nous, il y a eu synergie entre Dieu et le désir des parents. Une synergie ou en toute humilité est venue s’ajouter un peu de science de notre science. Maintenant que ce  » peu de science  » de notre science a tendance à vouloir devenir plus important : Où se situe la véritable frontière entre la capacité de la science de mieux manifester le mystère de l’union de la vie naturelle avec l’âme, de la beauté du présent avec la splendeur de l’éternité et cette autre capacité qui peut aussi être la sienne, de mettre un terme brutal à la libre spiritualité de l’homme ?

BIBLIOGRAPHIE :

1. Références patristiques : - pour St Basile et Grégoire de Nysse cf. Encyclopedia Universalis 3, pp29-30 et 8, ppl4-15. – Pour St Maxime le Confesseur, cf. l’article de M-H- CONGOURDEAU in « la politique et la mystique » Paris. Critérion 1984 ; « Maxime le Confesseur et l’humanité de l’embryon » et in « Nouvelle revue théologique » t-III, 1989, pp.693-709  » l’animation de l’embryon chez Maxime le Confesseur « .

2. Articles en langue française : – Revue « connaissance des Pères de l’Eglise » N°52/décembre 1993, sous la rubrique « santé et maladie chez les Pères » a) Dr Eric BARTHELME : « quelques aspects de la conception du corps chez Basile de Césarée et Grégoire de Nysse  » pp, l2-13 b) Dr Philippe CASPAR : « Comment les Pères de l’Eglise envisagent le statut de l’embryon humain » pp, l7-18. - Revue « SYNAXE » N° 41 juillet-sept- 1997) : « Bioéthique : clonage et transgénisme » par le Dr Claude HIFFLER pp.4-5.

3. Articles en langue grecque :

                                 a) Archim. Nicolas HATZINICOLAOU :  » application de la technologie expérimentale sur des embryons humains  » in TIMITIKON APHIEROMA IS TON MITROPOLITIN KAISSARIANIS GEORGION -Athènes 1996 PP.349-367.

                                  b) Métropolite de Démétriados CHRISTODOULOS: Ethique de la déontologie médicale in Tribune Médicale (IATRIKO VIMA), fév.1990, pp.37-41 et loc. cit. mai 1989 : conception technique et éthique chrétienne pp. 47-48.

                                  c) la lettre de Patricia a été éditée par la revue « KATHOLIKI », Athènes, le 28/04/1998, p.3

                                  d) Note complémentaire : texte ci-joint in « TIMITIKON APHIEROMA IS TON MITROPOLITIN KAISSARIANIS GEORGION  » Archim. Nicolas HATZINICOLAOU, et signé par l’actuel Archevêque d’Athènes SB- CHRISTODOULOS pp.167-171. -

11-3-  Attente d’une déclaration commune et œcuménique pour une doctrine expressive. (à suivre)

Approche ontologique

sur

l’origine de la vie humaine N°8 – FIN

Proposition pour une production officielle de l’Eglise Catholique

(sous forme de résumé des affirmations à expliciter et référencer)

 

Thématique :

                      De l’enseignement éthique à l’approche ontologique de l’origine de la vie humaine.

 

Résumé de l’article n°1 :


1-& 2- L’existence du poids ontologique de l’unité sponsale, constatation de son support corporel : mise en place de l’unité biologique du nouveau génome…

3-& 4- L’Eglise associe l’instant de l’animation à la reconnaissance du premier moment où l’on peut constater la différentiation masculinité-féminité.

 Résumé de l’Article n°2 :

  5-& 6- Questions, et objections d’ordre épistémologique, que se posent les scientifiques… Inquiétude du monde de la pensée et de la culture devant l’agression de l’aveuglement positiviste et du biopouvoir contre l’humanité.

Résumé de l’article n° 3 : 

7-& 8-Inquiétude des responsables du Droit et des politiques, et leurs attentes implicites et explicites d’une clarification propre à la dimension ontologique, transcendantale, et théologique des questions que la bioéthique ignore.

Résumé de l’article n°4 : 

9- Preuves et voies philosophiques pour poser l’instant, le lieu et l’existence de la Source transcendantale de la vie humaine ; en même temps que la Vie de l’enfant, c’est cette Source sacrée et le Créateur qui sont agressés par la Culture de Mort.]

Résumé de l’article n°5 :

                                   10- Exégèse rabbinique, exégèse du Coran sur le processus de la vie embryonnaire, qui confirme l’assentiment des religions du Livre sur la question de l’animation immédiate. 

Résumé de l’article n°6 : 

Suite : position des Eglises réformées… Eléments de la Lumière révélée sur la création immédiate de Dieu dans le processus de la vie.

 Résumé de l’article n°7 : 

11-1 & 11-2 -  La position orthodoxe avec St Basile, St Grégoire de Nysse et St Maxime le Confesseur. 

Article 8 :

                 Compléments émanant du Magistère apostolique. Application à la perspective du clonage.

11-3-  La réflexion théologique catholique.

11-3-1-a (Renouveau doctrinal par la doctrine et la théologie de l’Immaculée Conception, par la doctrine de l’Incarnation, par la doctrine de la conception et de la grâce : J. Seifert, what is life, Rodopi 1997).

11-3-1-b- les principes toujours actuels de l’analyse de St Thomas d’A. :

Nous pouvons souligner avec Philippe Caspar que « la théorie chromosomique moderne, en décrivant la présence en acte de toute l’information individuelle et spécifique dans un zygote, a complètement ruiné ce lien entre l’individuation et l’apparition d’une corporéité morphologique et macroscopique. »… »Le postulat de Thomas d’Aquin de non-structuration de l’être au début de son développement ontogénique fut donc progressivement démantelé par la biologie moderne. »  Les scolastiques se sont posés à tort comme des partisans de l’information médiate en reposant leur affirmation sur une difficulté exégétique. Ils identifièrent implicitement le terme aristotélicien de (corps) organisé à (corps en) présence d’organes puis d’organes macroscopiques, morphologiquement repérables, identifiables et fonctionnels.

Cette double identification se comprenait du temps des Grecs et au Moyen-âge où l’on ignorait tout de l’organisation microscopique et moléculaire de la matière vivante. Nous devons absolument réviser ce point de vue depuis que nous avons appris l’extraordinaire complexité et la stupéfiante coordination des activités physiologiques au sein de la cellule fécondée.

11-3-2- ( sensus fidéi ) Allusion au sondage du sensus fidei :

Les fidèles ont été interrogés…

(La vérité des chiffres extraits selon les critères rigoureux établis par l’Eglise pour retenir une expression valide du sensus fidei: Conduit par l’Institut Nazareth sous le contrôle de la Maison Pontificale, il y avait deux sources de recueil: le sondage au sortir des messes paroissiales et internet. Parmi les répondeurs « pratiquants », ceux qui professaient  leur foi en l’animation immédiate se répartissent en: 89,6% sur le net, et 67% en paroisse. Si 75% donnaient une réponse expresse et très précise c’est bien l’immense et écrasante majorité qui écartaient le sentiment d’une création tardive de l’âme dans le processus embryonnaire (97% si pour ceux dont la réponse était plutôt en faveur de l’animation immédiate, bien qu’exprimée moins expressément et précisément), la marge de ces hésitations montrant le nombre de ceux qui ne savaient trop comment exprimer cette conviction négative »)

(sensus ecclesiae) Témoignage épiscopal en France : « On ne peut plus clairement tracer la ligne de partage entre ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas, entre ceux pour qui tout est grâce et don de Dieu et ceux pour qui tout est matière et énergie soumises aux lois du hasard et de la nécessité. L’Assemblée Nationale a adopté … un projet de loi bioéthique qui … entrouvre la voie au clonage. Ce vote a soulevé, parmi les chrétiens les plus conscients des enjeux et des conséquences d’un tel projet, une vague de stupeur et d’indignation. Stupeur devant l’inconscience ou la désinvolture de la grande majorité de ceux qui sont censés avoir pour mission de protéger les biens les plus précieux de chacun des membres d’une société authentiquement humaine : la Vie et la Dignité …   des voix éminentes de biologistes et de philosophes, de médecins et de psychanalystes, de théologiens et de juristes se sont élevées pour dénoncer cette aberration … Nous savons désormais que chacun de nous a commencé d’exister en une unique et merveilleuse cellule, riche de l’intégralité d’un patrimoine génétique unique et irremplaçable. Cette première forme de notre être a quelque chose d’extraordinaire….  c’est avec elle qu’un nouvel être est donné et que tout commence. Tout est donné et tout commence, mais dans une impressionnante fragilité. En sa cellule initiale, l’embryon est à la fois si extraordinaire et si prodigieusement différent de nous que la question qu’il nous pose est d’une absolue radicalité : pour toi, suis-je quelqu’un ou quelque chose ? (Mgr A. Fort, Peuple de Dieu, mai 2002)

11-3-3-  Autorité de l’enseignement apostolique : clarté et convergence de la position catholique :

 (Enseignement du Magistère ordinaire).

- Dives in Misericordia, 7 : « Dieu, tel que le Christ l’a révélé, n’est pas seulement en rapport avec le monde en tant que Créateur et source ultime de l’existence, Il est aussi Père : Il est uni à l’homme, qu’il a appelé à l’existence dans le monde visible, par un lien encore plus profond que celui de la création. C’est l’amour qui non seulement crée le bien, mais fait participer à la vie meme de Dieu Père, Fils et Esprit Saint » …

- Bx Jean XXIII, Mater et Magistra,III : la vie humaine est sacrée puisque dès son origine elle requiert l’action créatrice de Dieu.

- Définition sur l’avortement EV. 58 :                                                        

                                                                  »Aucune parole ne réussit à changer la réalité des choses: l’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence, située entre la conception et la naissance » :   La condamnation de tout avortement dès l’instant premier de la conception est déclarée comme un ‘intrinsece malum’ dans une formulation quasi-dogmatique d’un passage revêtu de l’autorité infaillible (ibid. 62) ; il prouve que la doctrine morale de l’Eglise requiert désormais d’admettre l’existence personnelle de chaque être humain dès l’instant de la conception : « Avec l’autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Evêques — qui ont condamné l’avortement à différentes reprises et qui, en réponse à la consultation précédemment mentionnée, même dispersés dans le monde, ont exprimé unanimement leur accord avec cette doctrine —, je déclare que l’avortement direct, c’est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d’un être humain innocent».

- ( Congregatio pro doctrina fidei 24/4/97) :                                                          

                                                                        «  Afin de mieux préciser aux fidèles ce que l’Eglise enseigne à propos de l’instant de l’intervention de l’acte créateur de Dieu quant à l’ âme spirituelle et à son infusion dans l’embryon humain … il est peut-être bon de rappeler ce qui est déjà défini à propos de l’ âme humaine : – l’âme de l’ être humain est spirituelle (Vat.II, Gaudium&Spes, 14) ; créée immédiatement par Dieu ( Pie XII, H.G. AAS 42 [1950] ; principe vital de l’homme ( Pie IX, Dolore haud mediocri, DS 2833) et forme du corps humain ( Conc. de Vienne, Fidei catholicae, DS 902).

                                                                          - Elle échappe à toute mesure expérimentale ( Ev. Vitae, 58 ) et son existence ne peut donc être confirmée ni infirmée par les sciences positives. A partir de là, et à l’intérieur de ces limites, de justes déductions philosophiques et théologiques sont permises. En particulier, si l’âme est le principe vital et la forme d’un corps dont la science révèle l’humanité et l’existence individuelle dès le premier instant, on ne voit pas comment ce corps pourrait subsister, et encore moins se développer, sans une âme humaine (Réponse à la lettre des évêques de Provence en visite ad limina du 26/2/97).

11-4 : L’instant de l’animation immédiate : Rompre le silence sur l’expressive affirmation de Jean Paul II donnée devant l’Académie Pontificale pour la vie le 24 février 1998 : « L’âme spirituelle, créée par Dieu, anime et vivifie le génome de l’homme ».

-Homélie de Benoit XVI à la fête de la T. Ste Trinité 2010: rappelant que l’idée d’animation immédiate est associée à l’apparition du génome :

L’être humain porte dans son « génome » l’empreinte de la Trinité :

« Reprenant une analogie suggérée par la biologie, nous pourrions dire que l’être humain porte dans son propre ‘génome’ l’empreinte profonde de la Trinité, de Dieu-Amour ».

-Homélie du Premier samedi de l’Avent 2011 de Benoît XVI :

« Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme » (Gaudium et spes, 22). …Il y a des tendances culturelles qui cherchent à anesthésier les consciences avec des motivations prétendues, en ce qui concerne l’embryon dans le sein maternel; la science elle-même met en évidence son autonomie capable d’interagir avec sa mère, la coordination des processus biologiques, la continuité du développement, la complexité croissante de l’organisme. Il ne s’agit pas d’une accumulation de matériel biologique, mais d’un nouvel être vivant, dynamique et merveilleusement ordonné, d’un nouvel individu de l’espèce humaine. Il en a été ainsi pour Jésus dans le sein de Marie ; il en a été ainsi pour chacun de nous dans le sein de notre mère. Nous pouvons affirmer, avec l’antique auteur chrétien Tertullien : « Il est déjà un homme, celui qui le sera » (Apologétique, IX, 8). Il n’y a aucune raison de ne pas le considérer comme une personne dès sa conception.

- Benoît XVI vendredi 13 mai 2011 (30ème anniversaire de la fondation de l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille) :

 

Dans la création de l’homme, le corps nous parle d’une origine que nous n’avons pas conférée à nous-mêmes :

 

« C’est toi… qui m’as tissé au ventre de ma mère » dit le Psalmiste au Seigneur (Ps 139, 13). Nous pouvons affirmer que le corps, en nous révélant l’Origine, porte en lui une signification filiale, car il nous rappelle notre engendrement, qui puise au Dieu Créateur à travers nos parents qui nous ont transmis la vie,. Ce n’est que lorsqu’il reconnaît l’Amour originel qui lui a donné la vie que l’homme peut s’accepter, qu’il peut se réconcilier avec la nature et avec le monde.

11–5   Catéchisme de l’Eglise catholique : 

- Sur l’Image de Dieu, trace de la Mémoria Dei : ce qu’est le génome originel vivifié de l’âme spirituelle :

« Germe d’éternité », « possession de soi », « base de l’alliance en l’homme avec le Créateur », « lieu où Il lui offre toute la création » , « fond de l’ être ou cœur profond », « participation à la lumière et à la force de l’Esprit divin », « ordination à Dieu dès la conception et destination à la vie éternelle », « force de croissance et de maturation », « racine de la raison et de la volonté », « mémoire du Nom de Dieu » : Cec 33, 299, 330, 357-8, 368, 1704-5, 1731, 2143, 2697.

- Père Gardeil, o.p. : 

« Si cette mémoire vient à s’actualiser dans un verbe et dans l’amour qui en dérive, elle ressemblera au Père qui de son Sein engendre le Verbe, d’où procède l’Esprit Saint… 

- Et sur la création de l’âme par Dieu dès la conception  (Cec 1711, 2270).

12-   Application à la question immédiate du clonage humain, abomination, agression contre  le Créateur :

Le clonage comme constitution de nouveaux embryons pour les besoins de la science ou de la médecine, en effet, ne pose pas avant tout « quelques problèmes éthiques », il pose surtout un problème limite d’Abomination contre le Créateur.  Du point de vue théologique, métaphysique, eschatologique, nous pouvons tous considérer que nous sommes en danger de voir toute l’humanité tomber dans un gouffre sans fond. Pourquoi ? Mais parce que c’est Dieu qui est bien là, présent actuellement dans cette première cellule totipotente donnant l’âme spirituelle à l’enfant dans le  » Saint des Saints  » réservé à Dieu seul et à Sa présence personnelle créatrice, vivifiante et paternelle à l’instant même où Il réalise le terme de sa relation de Créateur à créature en notre monde. Les représentants du monde religieux peuvent donc confirmer avec nous que nous sommes ici très au-delà d’une problématique d’ordre éthique et que par voie de conséquence le clonage humain à fin thérapeutique ou scientifique est de même gravité que le clonage dit reproductif :

Il y a toujours directement agressée, transgressée, abominée, sans aucun intermédiaire, la Vivante Présence Créatrice, Personnelle, et Sacrée de Dieu notre Père dans l’instant et le lieu de la genèse humaine  où Il se rend actuellement et pour ainsi dire physiquement présent, instant et lieu réservés à Lui Seul d’après l’Ecriture.

12-1 Rappel de l’Instruction Dignitatis Personnae :

« (….) Il convient de relever que, dans la tentative de créer un nouveau type d’homme, se manifeste une dimension idéologique selon laquelle l’homme prétend se substituer au Créateur » (n. 27).

12-1-2 : Autre principe conjoint qui condamne le clonage humain :

«Chacun d’entre nous rencontre dans l’autre un être humain qui doit son existence et ses caractéristiques propres à l’amour de Dieu, dont seul l’amour entre les époux constitue une médiation conforme au dessein du Créateur et Père céleste » (n. 29).

12-1-3 :  Compendium de la Doctrine sociale de l’Eglise , 237 :

« En tant que ministres de la vie, les parents ne doivent donc jamais oublier que la dimension spirituelle de la procréation mérite une considération supérieure à celle réservée à tout autre aspect : « La paternité et la maternité représentent une tâche de nature non seulement physique mais spirituelle; car la généalogie de la personne, qui a son commencement éternel en Dieu et qui doit conduire à lui, passe par elles ».  (Jean-Paul II, Lettre aux familles Gratissimam sane, 10 (1994) 881).

12-2: Encyclique caritas in veritate  Benoit XVI, la racine de la vie :

La personne humaine est une « unité d’âme et de corps », née de l’amour créateur de Dieu et destinée à vivre éternellement. L’être humain se développe quand il grandit dans l’esprit, quand son âme se connaît elle-même et connaît les vérités que Dieu y a imprimées en germe, quand il dialogue avec lui-même et avec son Créateur.

Ainsi … la recherche sur les embryons, la possibilité du clonage et de l’hybridation humaine apparaissent et sont promues dans la culture contemporaine du désenchantement total qui croit avoir dissipé tous les mystères, parce qu’on est désormais parvenu à la racine de la vie. C’est ici que l’absolutisme de la technique trouve son expression la plus grande. Dans ce genre de culture, la conscience n’est appelée à prendre acte que d’une pure possibilité technique. On ne peut minimiser alors les scénarios inquiétants pour l’avenir de l’homme ni la puissance des nouveaux instruments dont dispose la « culture de mort ». À la plaie tragique et profonde de l’avortement, pourrait s’ajouter à l’avenir, et c’est déjà subrepticement in nuce (en germe), une planification eugénique systématique des naissances.

12-3 : A l’Assemblée des chrétiens européens, l’intervention du Cardinal Bertone (15 juin 2007) … suggère de créer dans chaque diocèse une structure pour le « respect de la vie », de manière à propager « une résistance active au génocide programmé de l’embryon dans la phase de la pré-implantation, antichambre du clonage humain ».

12-4 : La bioéthique dans nos sociétés occidentales s’est détaché de la morale chrétienne qui est par essence transcendantale… L’homme a acquis ou pense avoir acquis une autonomie qui lui permet d’exprimer sa puissance et de s’immiscer dans les domaines de la création de la vie (…)   L’homme cherche à quitter le statut de « coopérateur » et de « co-gestionnaire » que lui a confié Dieu en le chargeant de protéger la terre et les vivants: il veut devenir « co-créateur», voire «créateur» s’il recourt à certaines manipulations génétiques pour façonner un homme nouveau ou peut-être pour créer une copie d’homme par le clonage. (Colin, I.Bioéthique, Société et Christianisme : conflit de fondements ? du 8 avril 2009).

12-5-1 : Une nouvelle ère de la Foi doit jaillir de notre terre. La preuve rétablie que c’est Dieu qui crée le monde et l’homme. L’Eglise et la jeunesse du monde doivent proclamer la guerre à une Culture de mort qui se sert d’une science séparée de toute Vérité: en cette science de Mort, les hommes ne peuvent plus croire. Les multitudes humaines éprouvent irrésistiblement par la force du bon sens et de la fidélité de la Grâce qu’elles ne peuvent que se tourner de nouveau vers le Christ. La Puissance des enfants de Dieu répandus sur la terre, dans leur unité messianique avec l’Eglise, par un sursaut d’Unité vivante avec son Créateur et Père, sera plus grande que jamais. La raison pour beaucoup d’hommes de se détourner de scientifiques qui risquent de faire abomination se justifie largement de l’attitude hautaine de soi-disant chercheurs et docteurs travaillant, par exemple, à la réalisation d’une créature issue d’un croisement entre l’homme et l’animal. Les hommes ressentent tous au plus profond de leur cœur que c’est là une chose injustifiable: le clonage humain les agresse à la racine même de Dieu. Si dans un premier temps, on n’aura pas pu discerner la légalisation, la mise en œuvre et la création de ces monstruosités, cette apostasie de la nature et de la Paternité vivante du Créateur devra être finalement chassée avec ses affidés comme on chasse une horde de bêtes dangereuses. Comment l’homme inconscient, peut-il jouer à imiter Dieu jusqu’à vouloir Le dépasser ? Cette nouvelle « création humaine » née de la volonté de l’homme, devient un défi sans voile à Sa Sainte Volonté.

12-5-2 :Lorsqu’elles sont dépourvues de tout critère moral, les recherches scientifiques touchant aux sources de la vie sont une négation de l’être (discours J Paul II du 13 janvier 2003).

Le Dieu Éternel, Maître de la Création tout entière, visible et invisible, ne peut acquiescer à cette déformation. Ses inventions-là sont si maléfiques qu’elles font la condamnation d’une humanité qui choisirait de déformer la Création à la racine de la Présence de Dieu même. Dieu créa l’homme à l’Image de Son Fils Bien-aimé, Vrai Dieu et Vrai Homme.

12-6-1 : Atteinte au Créateur la dimension idéologique selon laquelle l’homme prétend se substituer à Dieu-Créateur éclabousse et blesse tout ce qui est essentiel à la Dignité : Dignité de la personne, Dignité de la vie (Paul VI, Humanae Vitae, 1968);  Dignité de l’enfant non encore né,  Dignité des familles (Jean-Paul II, Evangelium Vitae, 1995); Dignité de la procréation    Dignité de la vie humaine,  Dignité de l’union conjugale, Dignité des époux,  Dignité de l’enfant, Dignité de son Origine,  Dignité commune aux parents et aux enfants (CDF, Donum Vitae, 1987) ; Dignité de la personne, Dignité de signe sacramentel, Dignité des époux (CDF, Déclaration sur l’avortement, 1974);  Dignité de l’espèce humaine, Dignité de la vie humaine( APV, Réflexion sur le clonage, 1997); Dignité de la personne,  Dignité de la famille,  Dignité de l’embryon humain,   Dignité de la Vie,  Dignité de l’enfant,  Dignité de la Procréation,  Dignité de la sexualité,  Dignité de la recherche scientifique («Vue du Saint-Siège sur le clonage humain». Annexe du Rapport du Groupe de travail des Nations Unies sur la Convention internationale contre le clonage d’êtres humains à des fins de reproduction, 3 oct. 2003); Dignité de la personne, Dignité de la procréation, Dignité de la recherche scientifique (CPF, Cloning: the disappearance of direct  parenthood and denial of the family2003).

12-6-2: Académie Pontificale pour la Vie (Réflexions sur le clonage) :

La proclamation de la «mort de Dieu», dans le vain espoir d’un «surhomme», comporte un résultat évident: la «mort de l’homme». En effet, on ne peut oublier que la négation de l’être humain en tant que créature, loin d’exalter la liberté de l’homme, engendre de nouvelles formes d’esclavage, de nouvelles discriminations et de nouvelles et profondes souffrances. Le clonage risque d’être la parodie tragique de la toute-puissance de Dieu. Il ne faut pas que l’homme, à qui Dieu a confié la création en lui donnant la liberté et l’intelligence, ne voie les limites à son action dictées seulement par leur impossibilité pratique: il doit savoir poser lui-même ses limites en discernant le bien du mal.

12-6-3-1 : Contre la dignité du savoirl’Académie pontificale pour la Vie a affirmé à juste titre: 

  »L’être humain, à commencer par le génome humain, possède une telle densité d’être et de morale, qu’il ne peut pas être détaché de Dieu, qui est la plénitude de l’Etre! « Esse subsistens« :  Dieu est l’Etre dans sa totalité et son absolu; l’homme ne l’est que de manière limitée ». 

« L’âme spirituelle, aspect constitutif essentiel de chaque sujet appartenant à l’espèce humaine, qui est créée directement par Dieu, ne peut ni être engendrée par les parents, ni être produite par la fécondation artificielle, ni être clonée ». Contre ce désastre de bouleversement bio-ontologique, il y a besoin de restituer à la foi, intrinsèquement liée à la révélation, la dignité du savoir:  le savoir de la vérité ne peut pas être dissocié du savoir de la foi. En d’autres termes, il n’est permis – encore moins imposé – à personne de perdre la raison pour acquérir la foi, mais pas plus de perdre la foi pour acquérir la raison. Foi et science, foi et raison, sont un binôme trop important pour être dissocié avec légèreté.

12-6-3-2 : Ce qui apparaît le plus urgent aujourd’hui est de rétablir l’harmonie des exigences de la recherche scientifique avec les valeurs humaines imprescriptibles. Le scientifique ne peut considérer comme un affront le refus moral du clonage humain; au contraire, cette interdiction élimine la dérive démiurgique de la recherche en lui restituant sa dignité. La dignité de la recherche scientifique est d’être l’un des moyens les plus perfectionnés au service de l’humanité. (Académie Pontificale pour la Vie, Réflexions sur le clonage)

12-6-3-3: Les idées dépressives du monde contemporain (Conseil Pontifical pour la Pastorale de la Santé, 13 novembre 2003,  Card. Paul Poupard) :

« Nous le constatons avec une profonde tristesse, aujourd’hui un nombre non négligeable de scientifiques entend intervenir sur la vie, au mépris de l’ordre fondamental inscrit dans la nature, à tous les niveaux de ses différentes manifestations. Le but avoué est de « produire » des êtres humains par la technique du clonage. N’y a-t-il pas là l’une des idées dépressives les plus effrayantes que l’humanité ait jamais pu imaginer ? La tentation d’un surmoi absolu qui s’exprimerait pour le scientifique dans sa capacité à « fabriquer » l’être le plus parfait de l’univers, relève sans nul doute de l’ordre de la méta-tentation et ne peut, à long terme, que plonger l’humanité elle-même dans une dépression terrifiante : la vie ne serait plus le fruit d’un amour partagé et d’une liberté responsable. Que deviendrait la liberté de concevoir – qui est souvent la seule véritable richesse des plus pauvres – devant le « travail » de scientifiques préoccupés de « fabriquer » une race supérieure ? Il faudrait alors légiférer, limiter, et par conséquence attenter à cette liberté ? Plus que vers une impasse, c’est au bord d’un gouffre effrayant qu’une science dévoyée risque d’entraîner l’humanité.

13-1- (Conséquences, appel à la conscience naturelle de chacun).

Les représentants de Dieu ne doivent-ils pas sur un sujet si grave être unanimes et vrais ? Et de dire hautement de quoi il retourne ? Sont-ils les représentants de la religion, de ce qui « relie » l’humanité à sa transcendance intime et vivante que nous appelons Dieu ? La dignité humaine est certes quelque chose de sacré, mais Dieu, L’aimons-nous? Et si nous ne parlons pas d’une seule voix quand c’est Lui qui est directement abominé, sommes-nous encore dignes d’être appelés des adorateurs, des croyants, des religieux, des chrétiens ?

La perspective du clonage ne doit-elle pas provoquer ce sursaut d’humanité qui portera le coup de grâce à tout ce qui pourrait aggraver les divisions religieuses de la terre et l’occasion de révéler l’unité profonde de la communauté ontologique et fraternelle de tous les enfants d’un même Père ?

13-2- (Appel à la gratitude, appel à la communion des Personnes, appel à l’Adoration, appel à la pénitence et à la supplication).

13-3-  (Appel à l’accomplissement)

(Berdiaef : « La création n’est métaphysiquement admissible que si elle a son accomplissement dans l’éternité et non dans le temps »).

13-4- Consécration de son alpha à son oméga à la Sainte Famille glorieuse :

L’Unité sponsale glorifiée de l’Humanité parfaite et intégrale au cœur de la Communion glorieuse et incréée des Personnes  Trinitaires. Hymne à la Paternité de Dieu dans la Communion des Personnes en le Règne de la Mère de Dieu et de la Vie].

 Nota bene : « Il est prévu, dans le courant du trimestre de la rentrée, que le premier livret de l’A.A.C comporte l’unité des articles avec un préface du Père Patrick de Vergeron ; mais seuls les adhérents à ‘Association Alliance Chrétienne pourront le recevoir. »

 

 

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LA DOCTRINE SOCIALE… 

« Pour une civilisation de l’amour » J.P.II 

« Essai sur la responsabilité morale, juridique du savant et du législateur… »

de

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

INTRODUCTION A LA DOCTRINE SOCIALE DE L’EGLISE

 

Depuis Léon XIII et son encyclique Rerum Novarum[1], les papes successifs n’ont pas cessé d’encourager les laïcs à s’engager dans les débats de sociétés et dans la vie politique, à cette fin, l’Eglise leur propose sa Doctrine Sociale. Ses racines sont plantées dans l’Economie du Salut, mais il ne s’agit pas d’un art de vivre indépendant de la foi même si elle se propose à tous les hommes indépendamment de la Révélation chrétienne. Elle est une nourriture qui tient compte de la réalité et des aspirations légitimes de chacun. Sa mission est de proposer un schéma social qui favorise l’épanouissement de la personne et de manière à ce que tous trouvent le chemin du Salut soit ici bas soit au seuil de l’éternité.

Elle repose sur le droit moral naturel et sur la loi morale naturelle dans le respect de la laïcité. Elle rappelle que tout homme a une égale dignité et une unique vocation universelle qui est de faire son salut, c’est-à-dire de devenir semblable à Dieu. Elle offre des schémas afin qu’en toute circonstance, on puisse construire la justice sans laquelle aucune paix durable n’est possible. Elle ne néglige aucun aspect de la vie sociale, morale, économique de la vie de l’homme et de sa société. Elle exprime la préoccupation permanente de l’Eglise d’accueillir l’homme et la femme en tant que personne dans leur intégralité et avec une pédagogie réaliste qui, sans se lasser, indique l’idéal à atteindre.

DE LA RÉVISION DE LA LOI DE BIOÉTHIQUE

Introduction Générale :  

Le gouvernement, conformément à la loi du 10/7/2004, a entrepris la révision de la loi dite de bioéthique dans laquelle, et contrairement aux dénégations de la présidence de J .Chirac, le clonage humain reproductif est autorisé et protéger juridiquement, (cf.-annexe n°2).

Dans le projet de révision qui sera voté dans le courant de février 2011, ce gouvernement a décidé d’autoriser les recherches sur l’embryon humain, c’est-à-dire sur un petit d’homme ; car l’embryon, selon la tradition patristique et selon le pape Jean-Paul II le Grand, est de fait un homme puisqu’il reçoit l’animation immédiatement après la fécondation entre le spermatozoïde et l’ovule.

Nous devons tout faire pour que ce projet qui est attentatoire à la dignité humaine et à la vie en son principe le plus sacré soit abandonné.  Mais pour bien comprendre tout l’enjeu, je vous propose cet essai qui reprend l’historique et démontre l’intention ordonnée qui est derrière cette loi depuis son début. Vous découvrirez sa filiation logique avec l’intention seconde de la Révolution de 1789.

Je vous encourage à lire cet essai jusqu’au bout et de le faire connaître, afin de ne pas être surpris des événements qui sont maintenant inexorables ; car l’abomination annoncée à Daniel par l’archange Gabriel a été réalisée, non peut-être pas encore en laboratoire, mais dans l’intention, et vous la savez bien, le péché est dans l’intention. Ici l’intention est dépassée, puisque la loi de 2004 autorise le clonage reproductif humain…

Que faut-il faire en dehors de la prière ou en plus de la prière ? Il faut créer de nouvelles solidarités ou plutôt revenir à cet esprit qui présidait aux premiers siècles de l’Eglise ; il ne s’agit pas seulement de solidarités matérielles, mais spirituelles, affectives, morales, culturelles… Non pas revenir à un passé pur, ce qui serait non-réaliste, pas plus que de s’enfoncer dans un certain renouveau qui consisterait à stagner dans le monde aliénant des affects. Il s’agit de s’inspirer à la lumière de l’expérience ecclésiale pour adapter de nouvelles formes de solidarité entre frères d’une même espérance et d’un même baptême ; faire jaillir la charité d’abord à l’intérieur du Corps mystique du Christ. A quoi nous sert-il d’aller vers les autres du monde si nous sommes incapables de solidarité, de charité entre nous… en ce cas-là, sommes-nous pas menteurs ?

Il faut se garder de l’isolement, Benoît XVI éclaire des pistes de réflexions sur la nécessité de renouveler le principe de communauté entre catholiques[2].

Le travail que je vous présente est sans doute fort imparfait, et par avance, je vous prie de m’en excuser, mais j’ai voulu humblement vous offrir mes réflexions sur un sujet d’une gravité exceptionnelle. Je me suis efforcé d’être aussi complet que possible et avec un souci de clarté et pédagogique, ce qui n’est pas évident à atteindre. N’hésitez pas à me contacter, je vous répondrai toujours.

Que Dieu bénisse l’homme juste, qu’il comble sa maison de mille biens et fait pleuvoir sur elle et en tout cœur une pluie de sourires. Souvenez-vous, le mal avance parce que l’homme de bien se tait.

« Si vous souhaitez obtenir cet essai, vous pouvez me le commander contre un règlement de 10 € de frais de port inclus. »

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TABLE DES MATIÈRES

 

Introduction :(étymologie du mot doctrine)

A- L’homme face à la Création

B – De la responsabilité morale du scientifique

C – Le progrès est-il une fin en soi, est-il inéluctable ? Est-il vrai qu’il possède en lui-même un principe naturel d’autorité ?

De la Responsabilité Morale et Sociale de l’Etat en particulier et du Politique en général :

b) la contraception

c) l’idéologie du genre : statut explicite ou implicite légitiment les pratiques sexuelles contre nature.

d) l’avortement

e) les manipulations génétiques.

  f) l’euthanasie

Conclusion :

Annexe n°1 De la légitimité du princ

Annexe n°2 La loi de bioéthique est-elle une loi pour ou contre le clonage humain 

Annexe n°3 Les trois anneaux du dragon (essai mystique sur la culture révolutionnaire)

Conclusion générale

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DE LA RÉVISION DE LA LOI DE BIOÉTHIQUE.

« On a ouvert une autoroute pour la venu de l’Antéchrist…« Et moi, j’entendis, mais sans comprendre, et je dis :  » Mon seigneur, quelle sera la fin de ces choses ? «   Il dit :  » Va, Daniel, car les paroles sont serrées et scellées jusqu’au temps de la fin. Il y en aura beaucoup qui seront purifiés, blanchis et éprouvés ; et les méchants feront le mal, et aucun méchant ne comprendra ; mais les intelligents comprendront. Depuis le temps où sera interrompu le sacrifice perpétuel, et où sera dressée l’abomination du dévastateur, il y aura mille deux cent quatre–vingt-dix jours. Heureux celui qui attendra et arrivera jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours ! Toi, va à ta fin et repose-toi ; tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours. » (Daniel 12, 8-13)

« Et parmi ces soixante-dix semaines un oint sera retranché et (il n’aura) pas (de successeur) ; un peuple, d’un prince qui viendra, détruira la ville et le sanctuaire ; sa fin (sera) dans l’inondation ; et jusqu’à la fin est décrétée la guerre des solitudes. Une semaine confirmera l’alliance à plusieurs ; la moitié de la semaine fera cesser le sacrifice et l’offrande, et sur l’aile (du temple sera) l’horreur du dévastateur, jusqu’à ce que la consommation et le châtiment se répandent sur le dévastateur. » (Daniel 9, 26-27 – Bible hébraïque de Samuel Cahen et Marc-Alain Ouaknin)

Introduction : 

Le mot « doctrine » vient de la racine indo-européenne (dek, dok, dk) qui signifie « acquérir – ou faire acquérir » ; cette racine a donné en grec : « dak – dik, dak, sk » qui signifie enseigner ». La doctrine chrétienne est un ensemble de connaissances construit à la façon d’une cathédrale qui est enseigné ou proposé à l’enseignement.

Une doctrine s’oppose toujours à l’idéologie qui vient du mot idée et qui donne idole ; idéologie est une idée qu’on impose autoritairement et qui est élaborée à partir d’une distorsion de la vérité conjointement à une vision utopique. Elle est un rejet de la réalité objective quand celle-ci ne s’accorde pas avec l’idée subjective que l’on se fait du sujet. Elle devient toujours une idole : communisme, nazisme, libéralisme, nationalisme, genre… Les idéologues qui tentent d’enseigner leur idéologie et de l’imposer par tous les moyens qu’ils estiment nécessaires pour atteindre leur objectif sont paradoxalement appelés doctrinaires[3], terme, en fait péjoratif puisqu’il renvoie à l’intolérance de celui qui enseigne l’idéologie souvent au mépris de la vie et de la dignité de l’homme : l’islam, le nazisme, le communisme, le libéralisme, l’eugénisme, l’hédonisme sans oublier les intégrismes religieux… L’idéologie est toujours opposée aux fondamentaux de la démocratie.

A- L’homme face à la création :

« Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu : il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et il leur dit :  » Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de là mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. » (Gn. I. 27-28)

Il faut en finir avec l’idéologie née dans certains milieux écologiques que l’homme serait égal en dignité avec l’animal voire même inférieur, et que le problème pour la préservation de la création serait lui… Ou cette autre idéologie qui voudrait imposer l’idée que la distinction des sexes serait une aberration sociale et culturelle… (idéologie du genre[4])

L’homme est, dans une intention ordonnée, le couronnement naturel et surnaturel de la Création. Il est au-dessus des trois ordres : minéral, végétal et animal[5]. Il est de sa mission, de sa vocation naturelle de dominer la Création, de la soumettre, de la domestiquer [6]:

« Yahweh Dieu prit l’homme et le plaça dans le jardin d’Eden pour le cultiver et pour le garder. […] Et Yahweh Dieu, qui avait formé du sol tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, les fit venir vers l’homme pour voir comment il les appellerait, et pour que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tous les animaux domestiques, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais il ne trouva pas pour l’homme une aide semblable à lui. » (Gen. 1, 15-19)

Les conséquences de la théorie de l’évolution qu’il s’agisse de celle de Darwin ou de son évolution actuelle contribuent à l’incompréhension de l’homme, à sa réduction

L’homme reçut le don d’intelligence pour aller vers Dieu de son bon vouloir[7], et lui devenir semblable ; il a pour mission de collaborer à l’achèvement de la Création, il est co-créateur, de la même manière qu’il est co-rédempteur avec et par Marie, l’Immaculée, car chaque baptisé devient son fils d’adoption[8]

Il est conforme au droit naturel que l’homme entreprenne de connaître et de comprendre la Création pour la dominer, en vue du plus grand bien de l’humanité et parce que sa vie personnelle est action de grâce[9] ou, parfois hélas, blasphème. Il faut souligner l’importance de ce passage de la Sainte Ecriture ; nous savons que l’homme pour parler doit entendre parler au tour de lui, l’expérience de l’enfant trouvé dans les bois au XIXe siècle le prouve. Alors la question qui se pose est de savoir comment l’homme et la femme ont-ils pu parler sans entendre parler autour d’eux ? Si donc Adam et Eve ont parlé, c’est qu’ils avaient auprès d’eux quelqu’un qui leur parlait, et ce quelqu’un ne peut être que Dieu ou les anges. La plus haute tradition enseigne que le don de la parole fut donné par Dieu lors de l’épisode que décrivent les versets de 15 à 19 du chapitre 1er de la Genèse. Ce passage prouve l’existence de Dieu et met un terme à la théorie de l’évolution : « Je n’ai donc pu m’empêcher de faire un rapprochement avec Joseph de Maistre, dans Le 2 e entretien, p.77 : « D’où venait donc cette langue qui semblait naître comme Minerve, et dont la première production était un chef-d’œuvre désespérant, sans qu’il ait jamais été possible, de prouver qu’elle ait balbutié ? Nous écrierons-nous niaisement à la suite des docteurs modernes : Combien il a fallu de siècles pourformer une telle langue ! » (Extrait de Rastignac dans notre Tribune littéraire)

B – De la responsabilité morale du scientifique :

La recherche scientifique est tout à fait légitime, mais il y a un préalable à cette quête : définir la qualité de l’intention :« quel est le meilleur bien pour l’humanité ? » La réponse présuppose une interrogation morale : « quelle est ma responsabilité de savant envers la communauté ? »

La question morale est légitime, d’une légitimité ontologique[10]. En l’homme, dès qu’il eut pris conscience de son être, c’est-à-dire qu’il s’était identifié par rapport à la création, ont surgi en lui les interdits qui objectivèrent les fondements de la morale : la loi morale naturelle et le droit moral[11].  Aussi l’interrogation du chercheur, du scientifique est de se demander si sa démarche se conforme à la préservation de la vie, si elle a pour but de la servir in fine ?[12]

On peut avancer que la démarche scientifique n’est légitime que si elle accepte le cadre naturel de la morale qui découle de l’interdiction d’ôter la vie de l’autre. Le chercheur, au plus intime de son laboratoire, doit veiller à ce que sa recherche reste ordonnée au service de la vie qui est le plus grand bien naturel de l’homme. Mais comment peut-il y parvenir ?

Cette question pose la problématique suivante : l’homme peut-il être son propre juge ; peut-il être sa propre référence ? Il me semble que s’impose ici la question de Dieu ! C’est une tragédie dans son sens le plus profond – son sens grec - pour tout homme, mais bien plus encore pour le scientifique : ai-je des raisons de croire en Dieu ? Et de sa réponse dépendra sa position morale.

Il est évident que le scientifique qui accepte Dieu dans sa vie, ordonnera sa quête à un bien supérieur ayant pour cadre trois impératifs : la vérité révélée et son principe d’autorité, l’amour de charité et l’humilité[13].

Les savants qui rejettent l’idée de l’existence de Dieu ou les agnostiques qu’ont-ils comme cadre moral ? Ils ne peuvent en avoir qu’un, servir la vie, la prolonger, ce qui est en soi très respectable ; oui mais voilà, est-ce un cadre ou une référence ou un point d’appui sur lequel ils prennent leur élan de chercheurs ? C’est actuellement cela, un simple point d’appui qui sert de justification, comme si le savant était en dehors de toute contrainte ; il n’envisage d’admettre aucune limite, car l’incroyant n’a qu’une référence l’homme, c’est-à-dire lui-même[14].

On pourrait penser que le savant incroyant qui considère l’homme comme sa seule fin se trouve limité à cette mesure puisque l’homme est un être fini, donc en toute logique, la limite du chercheur athée ou agnostique est délimitée par son semblable et par lui-même. Un cadre plus petit, moins libre que pour le croyant qui lui adhère nécessairement à une transcendance. La question de la liberté fondamentale se pose pour les deux : qui est des deux le plus libre ?

Mais voilà, il semble que le fait de considérer pour le savant que l’homme soit la mesure de lui-même, le propulse dans une inversion fatale et puissamment attractive le poussant à des dépassements qui terrifient les anges, tandis que sa liberté devient un facteur massif et déterminant d’aliénation de son esprit et de sa conscience.

La morale qui, objectivement et subjectivement, réduit le champ de la liberté et la puissance du sujet, devient pour le croyant un champ magnétique de liberté bien plus grand qu’il n’y paraît, mais qu’on ne peut bien saisir que par l’expérience intérieure. Tandis que pour l’athée qui est pris par une appétence de connaissance et de puissance, et qui se considère libéré de toute référence morale, persuadé de servir la science et donc la vie qui pour lui se résume qu’à l’homme, projette sur son semblable une réduction anthropologique intolérable le faisant passer de sujet à objet. Car dès qu’une chose ou un être est considéré comme une fin en soi, il n’existe plus autrement qu’en tant qu’objet ; alors l’homme n’est plus une personne et devient moins qu’un être. Il est évidant que dans ce cas, l’appétence de la connaissance produit un espace quasi illimité de la recherche, espace qui est perçu comme un défi d’autant plus attractif qu’il semble sans limites ; ne dit-on pas : « On n’en finit jamais d’apprendre. » Et l’on peut comprendre qu’un scientifique puisse considérer que l’imposition de limites soit une atteinte à la liberté de recherche, à la liberté scientifique du seul point de vue humain.

Mais de la même manière qu’il y ne peut y avoir de séparation radicale entre l’Etat et l’institution judiciaire, de la même manière, il ne peut être envisagé que le monde de la science puisse être séparé de ce même Etat. On comprend bien qu’il n’appartient qu’à la communauté nationale de délimiter les champs d’investigation et leurs applications. Elle le fait par ses représentants. C’est au pouvoir politique d’assumer ses responsabilités. Prenons l’exemple de la bombe atomique, de l’énergie nucléaire.

La première question est la suivante : le pouvoir politique devait-il empêcher les recherches sur la radioactivité et sur l’énergie fissible ? Il y a deux réponses possibles .

a) au nom de la prudence, on interdit ce domaine à la recherche.

b) au nom du droit naturel de pouvoir et de devoir comprendre la Création, on autorise ce domaine de recherches.

Les deux réponses sont acceptables, car toutes les deux sont inspirées par le soucie premier du bien commun :

La réponse (a), si elle est définitive, présuppose des considérations idéologiques ou religieuses de nature à restreindre la liberté de l’homme dans sa mission naturelle ; elle n’est acceptable que pour une disposition provisoire selon la vertu de prudence.

La réponse (b) peut présupposer également des considérations idéologiques, voire économiques, elle est conforme à la mission naturelle de l’homme, mais sous-entend une vigilance de la part de législateur quant au champ d’application[15].

C’est dans le domaine des applications que le pouvoir politique a ses parts de responsabilités et qu’il doit user de son autorité qui est dans ce domaine d’une incontestable légitimité, pour autant qu’il s’applique au respect de la loi morale naturelle et du droit qui en découle. Mais il arrive, comme le démontre la loi de bioéthique, que le champ d’application soit perçu comme une prospective de soins éventuels, financière certainement et de puissance absolument. Dans ce cas cette prospective devient l’animatrice de la recherche et incite à franchir l’interdit (clonage), il faut donc que la vigilance du législateur considère tous les aspects prospectifs et moraux de la recherche sur tel domaine.

Revenons aux recherches nucléaires. Il s’agit d’un vaste domaine d’applications : médicales, énergétiques… Dans le domaine énergétique, le législateur devait-il autoriser l’application militaire à des fins de destruction massive, sachant que l’arme tuerait indifféremment le militaire et le civil ? Considérant tous les aspects militaires de la Seconde guerre Mondiale et spécialement le Japon[16], l’usage de l’arme atomique pour écourter la guerre demeure en soi une décision immorale qui sanctionne dans tous les domaines de la science et des techniques l’option idéologique qui fait de l’homme non plus un sujet, mais un objet[17]. En droit, l’usage de l’arme atomique relève du crime contre l’humanité et du crime de guerre. Le problème de la prolifération de l’arme atomique témoigne de ce qu’il en coûte de s’affranchir de la loi morale naturelle.[18]

C – Du progrès est-il une fin en soi, est-il inéluctable, est-il vrai qu’il possède en lui-même un principe naturel d’autorité ?

Le concept de progrès comporte deux catégories 

a) le progrès subjectif : moral, spirituel et social

b) le progrès objectif : mécanique et technologique

Le progrès est présenté comme un mouvement inexorable quand il n’est pas ressenti comme une fatalité. Il est compris en général comme une avancée dans le domaine de la compréhension et dans celui des applications inventives ou subjectives.

Concerne-t-il l’ensemble de l’activité humaine ? Il semble que non ; car hormis les apports techniques, dans le domaine des arts, il est impropre de parler de progrès ; il serait plus juste de parler d’évolution circonstancielle. En effet, l’art est davantage du monde subjectif, même si ce qu’il offre à contempler est objectif par son support et en considération du fait que la notion de beauté soit elle aussi non seulement relative et éminemment subjective.

Réfléchissons maintenant sur le concept de progrès ; qu’est-ce que le progrès, quels sont les domaines où ce concept s’applique ?

Le progrès n’a en lui ni charge positive, ni charge négative, pas plus qu’il ne se charge en spiritualité, ni en morale ni en affectivité ni en politique : un homme progressera dans le bien, un autre dans le mal et tous les deux peuvent atteindre une certaine perfection dans leur domaine.

L’usage de ce mot « progrès » est aléatoire et indifférent, il n’est pas une puissance en lui-même ; il désigne le mouvement : Progrès vient du mot latin « gradus (degré) – pas, marche d’escalier, échelon » ; cette racine donne également congrès (congressus), progrès (progressus). Il n’a pas de substance propre, c’est donc improprement qu’on lui donne une consistance même idéologique, mais il est un des éléments utilisés sans vergogne dans toutes les formes d’idéologie.  Aussi l’expression « croire au progrès » est une sottise, cela n’a fondamentalement aucun sens.

On le voit apparaître dans la seconde partie du XVIe siècle, il sera surtout utilisé dans le Siècle des Lumières et dans le XIXe avec les idéologies matérialistes. Le progrès désignant le mouvement, l’amélioration ne peut être chargé ni de (foi, ni d’espérance) ; l’usage qu’on en fait sur le mode accusateur selon qu’on est de la Droite ou de la Gauche n’a pas plus de sens sinon de vouloir exercer sur les esprits un pouvoir basé injustement sur le sentiment de culpabilité pour qui s’oppose au progrès dans la mesure où, par exemple, on s’oppose à l’avortement. Etre contre l’avortement est considéré comme une opposition au progrès ; ici l’usage de ce mot est aberrant, car en quoi le fait de tuer un enfant conçu dans le sein de sa mère est-il un progrès ? Ce qui démontre que culturellement cette notion de progrès est indifférente à la loi morale et au droit moral naturels.

Le sens populaire donne une connotation morale ou spirituelle au mot progrès : « il est en progrès, il ne trompe plus sa femme ; votre enfant progresse, il travaille mieux, il est moins indiscipliné. » Il y a le contraire : « Il est de plus en plus méchant, il ne fait aucun progrès ; il est rare d’entendre dire, il régresse. » Pourtant, le mot progrès s’applique tout autant au bien qu’au mal, nous le voyons au sujet de l’avortement, mais aussi pour d’autres lois contre nature. L’usage de ce mot dépend trop du point de vue où l’on se met, il ne peut être définit comme un absolu.

Notre époque se réjouit, s’enorgueillit de ses progrès techniques, scientifiques, mais pour autant, elle connaît la plus grande dépression morale, la plus grande décadence morale et spirituelle que l’humanité n’ait jamais connue.

La question de l’usage de ce mot nous interpelle également sur ses effets collatéraux, car il est des progrès dans tel domaine qui sont d’une grande dangerosité, qui peuvent même être très handicapants pour l’homme soit sur le plan spirituel, moral ou physique. Il n’est qu’à s’intéresser à certains traitements médicaux, aux antennes relais du réseau de la téléphonie mobile ou des OGM. 

Il faut admettre que la notion de progrès est très relative et qu’il convient pour l’apprécier de la situer dans un ensemble de données économiques, sociales, sociologiques, de santé publique voire maintenant environnementales etc. Le progrès compris dans le piège actuel de la dite modernité n’est qu’une succession d’appétences effrénées, de dépendances sensorielles exacerbées.  

En définitive, le seul progrès pour un chrétien, est celui du domaine spirituel et moral. Il ne faut donc pas donner un caractère absolu à la notion de progrès. Le progrès n’est pas un impératif de vie ; il n’est pas en soi une fin, pas plus qu’il n’est inexorable en tous les domaines de la vie de la personne et de sa cité. Et il me semble bien qu’il n’est pas le terme le mieux qualifié pour parler de la vie spirituelle ou morale, car considérant que le mot progrès signifie faire mouvement, bouger, avancer, alors comment qualifier le grabataire qui rayonne de sainteté ?

De la Responsabilité Morale et Sociale de l’Etat en particulier et du Politique en général :

1 – Nature de l’Etat :

Le mot « Etat » vient de « ester » de la racine indo-européenne « sta – être debout » ; cette racine introduit la notion de stabilité. L’Etat est une forme achevée de l’organisation politique d’un peuple ; cette organisation procède de la nécessité pour le « politique », mot qui vient du grec « politikos qui signifie organiser la vie de la cité »

Le concept d’Etat résulte de différents facteurs qui participent à l’identification d’une nation : sa réalité géographique à l’intérieure de laquelle s’unissent des régions à forte identité culturelle et historique voire linguistique. L’Etat se construit également en réunissant toutes les institutions qui constituent les appareils nécessaires au gouvernement du peuple. Il est reconnu comme une personne juridique, son pouvoir procède de la volonté du peuple qui est souverain.

L’Etat contemporain, démocratique, a un chef élu qui l’incarne, (exception faite pour les monarchies constitutionnelles) il en est une représentation sensible, visible par le moyen duquel, le peuple peut et doit se retrouver en lui dans toute sa diversité. Sa légitimité ne procède pas exclusivement du vote, mais surtout de ce précepte :« La légitimité du pouvoir politique est un concept forgé à partir de deux données qui sont la loi et les vertus morales naturelles. » (cf. arch. La lettre catholique   n°5 voir annexe 1)

Y a-t-il une unité d’action entre l’agir politique et l’Etat ?

Sous l’Ancien Régime, l’Etat et l’action politique ne faisaient qu’un en la personne du roi, mais n’était guère appliqué, car le pouvoir absolu d’un Louis XIV était modéré fermement par les parlements régionaux, par l’autorité morale et spirituelle de l’Eglise et par l’attention aux us et coutumes. Aujourd’hui en France, et c’est surtout vrai sous cette Cinquième République, l’Etat est nettement différencié, mais entièrement inféodé au politique, quand il n’est pas antinomique avec l’action du politique. Il est de plus en plus perçu comme essentiellement un immense appareil administratif quasi anonyme, comme si le peuple et la patrie étaient réduits à une monstrueuse et tentaculaire société-anonyme ; on ne gouverne plus, mais on gère un pays comme on gère une grande entreprise avec un seul but l’économie ; le prima économique étant devenu une fin en soi, une obsession tragique.

On peut en bien des domaines affirmer que le politique se sert bien plus de l’Etat qu’il ne le sert, tant il apparait bien que l’élu cherche à toute fin d’être réélu, et pour se faire, il n’hésite pas à ignorer les missions majeures de l’Etat au profit de sa carrière. L’Etat est l’otage et le prétexte du politique sous couvert d’un développement qu’on présente comme infini de la praxis dite démocratique alors que d’évidence cette démocratie retient de moins en moins l’émergence de l’arbitraire. L’illustration de cette dérive se trouve dans les lois qui, depuis quatre décennies agressent directement les fondements naturels et légitimes de la société. En fait, nos démocraties occidentales le sont de moins en moins démocratiques.

L’Etat ne se distingue plus de l’action politique, il se confond en elle ; finalement on est dans la situation assez similaire à l’Empire Romain : au temps de la République Romaine, l’Etat était parfaitement distingué de la chose politique ; avec l’Empire, on ne distingue plus l’Etat du politique, et nous savons ce qu’il en advint. C’est la même chose aujourd’hui avec cette constitution, et lorsque la République s’effondrera, rien ne restera debout, tout ne sera que ruine, et la République en France disparaîtra, on n’en voit d’ailleurs tous les soubresauts ; surtout ne la retenons pas de tomber !

2 – De la mission morale de l’Etat, de la fin de toute légitimité du politique et des institutions, de l’affaissement de l’Etat :

L’Etat a, dans ses missions prioritaires, celle de veiller au respect de la morale publique et à ce que la morale privée le soit également dans les nuances qui lui font obligation de protéger et de respecter la vie privée. Le socle objectif sur lequel s’appuie cette mission est le droit et la loi morale naturelle. L’Etat a sur le politique une autorité irréductible qui lui vient de ses missions légitimes ; aussi il apparait que le pouvoir politique ne peut agir en ignorant les missions et l’autorité de l’Etat. L’Etat garantit le respect de la loi morale naturelle et du droit moral naturel[19] ; sachant que le politique est naturellement au service de l’Etat pour le meilleur bien de la patrie, comment celui-ci peut-il mépriser ses missions et son autorité en amenant le législateur à décider de lois qui sont radicalement opposées à la loi morale naturelle et au droit moral naturel ? Pour répondre à cette interrogation, il faut avoir en tête qu’il n’existe aucun mandat légitime ni sur terre ni au ciel qui autorise le politique à s’affranchir de la loi et du droit moral naturel.

Ici, il faut s’arrêter sur la Constitution de la Cinquième République[20], il me semble pour moi, qu’elle est celle qui assujetti le plus l’Etat au vouloir politique ; il n’est qu’à se pencher sur la manière dont fut réglé la Guerre d’Algérie pour le comprendre. Le pouvoir politique a ignoré l’Etat[21] dans son droit le plus strict, des décisions furent prises dans le déni total du droit et certains de ses actes auraient dû tomber sous l’inculpation de crime contre l’humanité.

Cette digression est nécessaire pour comprendre à quel point cette constitution rend possible toutes les lois suivantes et qu’elle est tout à fait conforme à la continuité de la Révolution de 1789. La Troisième République, malgré bien des imperfections, était en grande partie dans la continuité de la royauté. En fait, il y a bien un lien idéologique et culturel entre la Constituante et la Cinquième République, un lien organique, et l’on peut affirmer sans risque d’erreur que toutes les sociétés occultes antichrétiennes ont trouvé en elle un terreau plus que favorable.

La formation de toute société est naturellement posée sur le respect des ordres naturels et surnaturels ; pour la clarté de ce qui suit, je n’aborderai que les ordres naturels. Il n’existe aucun pouvoir qui, dans l’ordre de la loi morale naturelle et du droit moral naturel confère au pouvoir politique la liberté de renverser ces ordres. Aussi toutes ces lois contre nature, en plus d’avoir reçu hypocritement l’aval du Conseil Constitutionnel, sont rédigées de telle manière qu’elles inféodent l’institution judiciaire. Elles l’obligent à protéger celles-ci contre tout contestataire ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle, on voit les défenseurs de ces lois immondes ne pas hésiter à reprendre à leur compte les arguments des génocidaires nazis : « ce que nous avons fait était moral puisque légal ». Cet argument, nous l’avons entendu de la bouche d’un animateur, Marc-Oliver Fogiel, sur la chaîne 6, alors qu’il recevait une des animatrices de la « Marche Pour La Vie » : « vous avez juridiquement tort puisque la loi le permet. »

En définitive, toutes ces lois retirent toute légitimité au pouvoir politique ainsi qu’à l’Etat en tant que personne morale et entant qu’il se constitue de toutes les institutions ; car toutes les institutions sont frappées d’illégitimité et surtout l’une des plus grandes, la Justice.

On doit prendre conscience que ce sentiment d’illégitimité se diffuse dans toute la société et qu’il sape insidieusement les fondements de la société produisant la détérioration de la socialisation des citoyens et contribuant à multiplier les difficultés d’insertions des immigrés. Il n’est pas vrai qu’il faille mettre tout sur le dos de l’U.E., ni sur l’immigration, ni sur la crise économique ; on oublie avantageusement que l’homme a une liberté de conscience et un libre usage de son libre arbitre. Il faut cesser de réduire l’homme, il est en fait plus grand que lui-même.

3 – De ces lois contre nature, de ces lois contre Dieu donc contre l’homme :

Quelle sont les points de la loi et du droit moral naturel qui sont attaqués depuis la révolution de 1789 ?

- La famille : a) le divorce

                     b) la contraception

                     c) l’idéologie du genre : statut explicite ou implicite légitiment les pratiques sexuelles contre nature.

                     d) l’avortement

                     e) les manipulations génétiques.

                     f) l’euthanasie

                     g) la liberté religieuse    

a – Le divorce :

Considérons le cas du divorce ; cette loi fut, après les persécutions antichrétiennes, la première atteinte contre l’ordre naturel et surnaturel décidée par le législateur sous la dictature révolutionnaire. Elle est la signature d’une révolution qui, au-delà de ses préoccupations d’égalité, n’avait d’autre but que de renverser l’ordre chrétien, ce qui induisait le renversement de l’ordre naturel. L’Etat n’était plus servi, cette loi l’assujettissait au politique, au personnel politique. Il était soumis au dictat de l’idéologie

C’est depuis la présidence de Giscard d’Estaing que l’accès au divorce fut facilité, le président Sarkozy a accru sa simplification sans aucune considération pour la société et les enfants. Nous savons ce que le divorce et ses évolutions ont apporté de fragilité à l’institution du mariage en général ; fragilité qui contribue au développement des égoïsmes, entraînant des catastrophes sociales, produisant de très grands désarrois dans la descendance : délinquance accrue, criminalité juvénile, absence de repères, effondrement de la conscience morale… Le tout est doublé par un taux élevé de suicides chez les adolescents. 

Un des constats des plus douloureux depuis la fin de la Seconde guerre Mondiale vient de ce que, après l’instauration d’une aide financière aux familles, décision prise par le gouvernement de Vichy, il n’y a jamais eu d’authentique politique familiale. A chaque fois que certains élus ont voulu s’en préoccuper, voire initier une politique spécifique ce fut à Droite comme à Gauche une levée de boucliers. La Cinquième République n’a pas et n’aura sans doute jamais une véritable politique familiale, si ce n’est un jeu amovible de rustines sociales.

b) – La contraception :

La vente libre de la pilule au prétexte d’éviter des grossesses non-désirées et l’avortement est, de ce seul point de vue, un échec majeur pour tous ceux qui sincèrement l’ont cru ou espéré[22]. Cette disposition ouvrit un boulevard avec deux voies en sens unique qui se rejoignent à l’intersection de l’avortement.

La première d’entre elles fut le développement de la liberté sexuelle, du dégagement moral, Mai 68 fut un accélérateur. Les deux générations nées entre 1935 et 1950 voulaient jouir, c’était leur gourmandise la plus forte : jouir ! Certes d’autres facteurs doivent être pris en compte, mais comme le dit l’un des petits fils de Gaulle : « Nous voulions jouir ! »

La vente libre de la pilule fut soutenue par tous les supports disponibles : livres, articles de presses, émissions radio et de télévision, chansons et films.

On y encourageait le jeu sexuel avec les enfants, la consommation de drogue, il fallait que fussent abattues les barrières de la morale. Pour quel résultat ? Ces courants se prévalurent d’une certaine conception de la liberté, et tous ceux qui osèrent s’exprimer contre, à commencer par le pape Paul VI, furent insultés et réduits au silence.

Dans l’Eglise de France, on alla jusqu’à marginaliser ceux qui défendaient la Doctrine et pas seulement les intégristes. Des intellectuels comme Mauriac contribuèrent à cette œuvre de sape… Ils marginalisèrent des hommes comme Gabriel Marcel, le courant étroitement lié à l’Homme Nouveau, Gustave Thibon (le paysan philosophe) qui furent pourtant les vrais préparateurs du Concile Vatican II et c’est aujourd’hui sur eux que s’appuie la relève poste crise bien décidée à servir le Magistère à écouter le Souverain Pontife. 

Et ne nous dites pas que c’était l’air du temps ! Non, ce n’est jamais l’air du temps, mais toujours le fruit d’une intention ordonnée : on met en œuvre une machine de guerre pour amener le peuple à baisser sa garde et changer ses valeurs[23]

c) – l’idéologie du genre : statut explicite ou implicite légitimant les pratiques sexuelles contre nature :

Dans le sillage de Mai 68, on vit se lever la révolte féminine ; le féminisme s’affirma comme étant le mouvement absolu, dogmatique de la libération de la femme ; ce courant idéologique a fait surgir une nouvelle idéologie appelée « l’idéologie du genre » pour se justifier. Elle consiste à faire croire que la distinction sexuelle est une notion de simple convenance sociale et religieuse, qu’elle serait le produit d’une société moralisatrice.

En osant avancer une telle idéologie qui est née aux Etats Unis pour justifier surtout les pratiques sexuelles hors nature, on a contribué à la dégradation de la femme, à son avilissement et à l’accroissement de la violence conjugale où l’homme peut être tout aussi victimes que la femme. Cette idéologie est à l’origine l’inspiratrice de droits nouveaux qui confortent le renversement des ordres sociaux et moraux naturels, elle porte la responsabilité du relativisme moral. L’une des figures les plus emblématiques de ces courants fut, en France, Simone de Beauvoir[24], intelligence effrayante par sa perversion, son absence radicale de toute compassion, enfermée dans une mécanique de haine contre la femme en particulier et le genre humain en général. Ce philosophe s’est senti coupable d’être une femme, elle qui prônait sa libération ; les vertiges de l’orgueil font tomber dans des abîmes immondes…

La révolution du féminisme ne pouvait qu’aboutir à la dépénalisation de l’avortement…

d) – L’avortement :

Dans l’énumération des slogans[25] que les féministes nous servaient pour nous convaincre de leur bon droit, il y avait la liberté d’user de leur corps comme elles l’entendaient ; elles voulaient qu’il leur fût accordé la liberté de décider de leur maternité. Cette demande qui peut sembler justifiée aboutissait inexorablement à la dépénalisation de l’avortement.

La dépénalisation de ce crime de vie était beaucoup moins pour venir au secours du désespoir de certaines femmes, dont en fait elles se fichaient bien, que d’user de ce prétexte pour faire avaler la couleuvre. Les courants qui portaient cette demande étaient strictement les mêmes que ceux qui amenèrent le vente libre de la pilule, ils avaient l’appui de la même orchestration médiatique. Bien plus encore, sous le prétexte d’informer, des cours de sexualité virent le jour dans l’enseignement public, dépouillant les parents d’une part importante de leur mission d’éducateurs et par eux ont diffusa une idéologie relativiste, on banalisa le rapport sexuel, on alla jusqu’à encourager les relations sexuelles. L’avortement fut présentait et continue de l’être comme un acte banal, sans portée morale alors qu’il n’en est rien[26]

Le pouvoir politique, les forces idéologiques, culturelles usèrent vis-à-vis de l’Etat du même stratagème que pour la contraception et n’hésitèrent pas à manipuler les chiffres pour obtenir le vote de la loi dite Veil. Madame Veil n’hésita pas à tripler mensongèrement le nombre d’avortements clandestins. On présenta cette loi maudite comme le seul moyen, alliée à la contraception, pour réduire le nombre de « victimes » ; nous sommes passés de 35 000 avortements clandestins à 250 000 avortements légaux et à peu près autant d’illégaux.  Dans les années mitterrandiennes, de véritables avortoirs se dissimulaient sous l’appellation « clinique et maternité » comme à Céret, ville frontalière avec l’Espagne ; il y venait non seulement les bourgeoises espagnoles, mais également Maghrébines, au point que son propriétaire acheta une seconde clinique à Perpignan, la clinique des Platanes.

Ce qui est totalement ahurissant, stupéfiant, c’est que les plus enragés de nos élus à vouloir cette loi eurent à souffert des exactions nazies et que Madame Veil, ministre de la Santé, est une ancienne déportée juive des camps nazis.

Je n’arrive ni à comprendre ni à admettre comment une femme et une mère qui a connu le prix de la vie a pu soutenir et défendre ce projet de loi ? Non seulement, elle l’a fait, mais lors du vote final, elle se recommanda de la mémoire de ses consœurs et confrères morts dans les camps de concentration nazis ; elle osa lever le bras marqué par les chiffres infâmes. Je me demande ce qu’elle peut ressentir en contemplant le visage de ses petits-enfants et peut être arrière-petits-enfants ?

Nous savons qu’à son passage dans l’éternité ce sont les victimes des nazis qui réclameront une pleine mesure de justice pour l’assassinat des enfants à naître, son incroyance ne lui épargnera rien.

La détresse des femmes pouvait se régler par des dispositions tout autres que l’avortement, sauf peut être pour les femmes violées dont on ne peut exiger le poids double d’une aussi terrible épreuve et encore, après qu’on ait tout tenté pour la convaincre de garder l’enfant.

Cette loi est l’illustration la plus dramatique de l’égoïsme de nos sociétés individualistes, suivi de l’effondrement radical de la conscience morale, jamais connu auparavant ; on peut parler d’effondrement métaphysique.

Il est d’une cruelle évidence que la dépénalisation de l’avortement a entraîné un effondrement de la conscience morale de l’ensemble de la société ; et je trouve ubuesque de demander à nos descendants de respecter la loi. Pourquoi le feraient-ils ? Tous les interdits émanant directement de la loi morale naturelle et du droit moral naturel ont été franchis et renversés par ceux là-même qui avaient mission d’aider l’Etat à résister à ces courants génocidaires et qui aujourd’hui ne savent conserver leur mandat électif que par l’aggravation de ces mêmes lois.

Mais de toute évidence l’IVG n’était qu’une étape indispensable pour atteindre un objectif bien plus immonde encore, bien plus radicalement blasphématoire.                    

  e) – Les manipulations génétiques (annexe 2) :

L’étymologie de la loi de bioéthique :

Le verbe vivre provient d’une racine indo-européenne : ‘ gweyè’. Cette racine donne en grec deux mots : le verbe ‘zân’ et son temps du passé ‘biônai’ qui signifie vivre. D’où deux séries de dérivés : ‘zân’ a donné zoé (vie) ; ‘zôon’ (être vivant) ; ‘zôotés’ (nature animale), d’où l’origine de zodiaque : constellation symbolisée par des animaux.

‘Bio’ a donné ‘bios’ (vie), ‘biôtikos’ (qui concerne la vie) ; ‘sumbioum’ (vivre ensemble).

Ethique, mot provenant de la racine indo-européenne ‘swe-, se’, elle marque l’appartenance d’un individu à un groupe social. Elle signifie le ‘soi’.

Ethique vient du substantif ‘ethiké’ dérivé de ‘ethos’ qui signifie science des mœurs.

L’utilisation de ce mot comme remplaçant du mot morale, est non seulement abusive, mais véritablement, intellectuellement malhonnête – on comprend que la vie politique en ait fait un usage de confort ‘politiquement correct’. – De même que les Etats fascistes (qualificatif qui qualifie tout régime totalitaire) : nazis ou communistes, les démocraties font appel aux experts en sémantique pour le maniement des mots. Elles ne peuvent faire autrement pour banaliser par le vocabulaire les objectifs qu’elles veulent atteindre.

Tout comme Dieu, la morale déserte le gouvernement de la cité et l’homme s’en trouve progressivement réduit à ce RIEN…

La biologie est l’étude des micros organismes qui structurent et animent le vivant, ces micro organismes n’ont aucune liberté, n’ont aucune faculté conceptuelle, ils sont simplement programmés pour un travail, on ne peut donc pas leur appliquer la science des mœurs.

De la révision de la loi dite de bioéthique : (la chimère ci-dessous)

La révision de la loi dite de bioéthique, il me semble qu’on devrait la désigner par (corps de lois concernant la bioéthique : le clonage reproductif humain). Cette loi fut votée à la demande expresse de M. Jacques Chirac alors qu’il s’était explicitement engagé à ne jamais légiférer sur le sujet.

Elle est la conclusion logique de tout le processus que je me suis efforcé de démonter ci-dessus et ainsi mettre en évidence qu’il y a bien une intention ordonnée, que tout ce qui précède est en vue d’aboutir, avec un minimum de résistance, à la possibilité de toucher au cœur même de la vie.

La conséquence majeure qui en résulte, c’est qu’elle ouvre la porte à l’Antéchrist, l’Antéchrist en tant qu’il est une personne, un personnage de blasphème aussi réel physiquement et historiquement que la venue du Christ Jésus, Béni soit son nom. Donc, on peut dire aujourd’hui que nous sommes dans la phase active qui prépare à la Parousie.

Etant donné la complexité scientifique du sujet, et n’étant pas du tout de formation scientifique, je décide de mettre à la suite de ce paragraphe des liens qui vous renverront vers des explications très claires et tout à fait abordables et d’une certitude scientifique et doctrinale rigoureuse :

Interview du P. Patrick Nathan avec le Dr Labaki : cliquer sur nouveautés sur la page d’accueil

 

Texte officiel du Magistère condamnant le clonage humain

 C’est deux liens suffisent à comprendre l’importance du sujet, le texte en dessous est tiré d’une intervention du Père Nathan concernant le passage chez le prophète Daniel ch. 9, 26-27 : «   

« Dans l’histoire de la Sainte Ecriture, l’Ange Gabriel ne se déplace pas pour rien. Il était apparu 530 ans
avant à un prophète qui s’appelle Daniel. Vous lirez dans votre Bible le chapitre 9 du prophète Daniel 1.
Ce texte est très fortement interrogé par les théologiens et par les rabbins, depuis très longtemps. Dans
cette apparition, l’Ange Gabriel annonce au prophète Daniel l’année exacte de la naissance du Christ.
Effectivement, le Christ est né à l’année annoncée. Et dans la même apparition, l’Ange Gabriel annonce au
prophète Daniel : « Un jour viendra, le jour du grand combat, de la destruction définitive du mal. Ce jourlà
ne viendra pas avec le Christ, le Jour du Seigneur ne viendra pas avec le Messie. Le Messie naîtra, il
sera supprimé, le peuple d’Israël sera dispersé et même, le Temple sera détruit. » Le prophète Daniel, qui
était à ce moment-là écrasé sous l’extase, le poids du ravissement et de la gloire, quasiment dans un état de coma, s’est révolté en entendant cela : « Même avec le Christ, même avec le Rédempteur, la guerre, le
mal, les persécutions vont continuer ? Non ! » Alors l’Ange Gabriel lui a dit : « Du calme: plus tard 2, il y
aura un « Shiqoutsim Meshomem » 3. »
Je vais vous expliquer en quelques mots ce que signifie Shiqoutsim Meshomem en hébreu.
Un shiqouts est un sacrilège, une opération qui est faite par une autorité mondiale. Par exemple : quand
Adam et Eve sont l’autorité humaine mondiale, ils font un shiqouts, une prévarication universelle contre
Dieu dans quelque chose qui Lui est réservé. Shiqoutsim rassemble toutes les prévarications humaines de
toutes les autorités humaines avec la clé de voûte qui les réunit tous dans son comble.
Meshom est le renversement des lois de la nature. Meshomem rassemble tous les renversements
imaginables des forces de la nature dans le sens des ténèbres. »(traduction conforme à l’hébreu archaïque tel qu’il était parlé du temps de Daniel (le second exode)

d – De l’Euthanasie :

Quoique puisse affirmer le Président Sarkozy cette loi sera votée, car plus rien ne peut arrêter l’ensemble de ce processus voulu par une intention ordonnée. L’euthanasie, en comparaison du clonage reproductif qui est autorisé en France contrairement aux dénégations, est le top de l’horreur, aussi le reste est négligeable pour ces esprits de blasphème

Il est d’ailleurs tout à fait symptomatique de cet orgueil de dément que ceux la-même qui veulent le vote de l’euthanasie soutiennent par ailleurs des recherches pour prolonger le plus longtemps possible la vie de l’homme pour autant qu’il soit en bonne santé. Il y a un de ces centres de recherches expérimentales en Italie.

Conclusion :

Le gouvernement, après un simulacre de consultation, a décidé d’autoriser des études et des recherches sur l’embryon ; (réunion sur la révision de la loi de bioéthique), elles furent préparées avec un tel soin que ceux qui étaient opposés à la loi depuis le début ne purent s’exprimer ; et que les personnalités invitées à y participer étaient choisies pour leurs propos « modérés »

Il était logique que ce gouvernement modifie cette loi en l’aggravant puisque M. Sarkozy[27]y fût favorable dès le début du projet, et ce n’est pas à la veille de se représenter pour un second mandat qu’il prendra le risque de se fâcher avec les sociétés maçonniques qui exigèrent cette loi de Jacques Chirac.

Ceux qui, dans l’Eglise, rejettent l’idée d’un complot concernant toute cette programmation sont soit de mauvaise foi, soit des naïfs impénitents. Il y a bien une intention ordonnée à tout ceci ; l’homme a voulu s’affranchir de Dieu complètement, ce fut d’abord Adam et Eve avec le péché originel, puis ce fut la mise à mort du Fils de Dieu et maintenant c’est l’atteinte la plus odieuse, la plus désolante que l’homme ait pu faire, intervenir dans le lieu même où Dieu se trouve présent dans toute sa divinité, juste à l’instant d’introduire l’âme.

Ce à quoi nous pouvons nous attendre a déjà commencé, les intempéries vont se multiplier et cela n’a rien à voir avec les problèmes environnementaux… Nous allons connaître des jours de ténèbres jusqu’à ce que l’homme finisse par reconnaître ses erreurs et qu’il hurle vers le Ciel.

L’homme de Dieu, le chrétien ne doit plus choisir entre tel ou tel autre candidat du moins sur le plan national ; il ne peut que voter blanc, mais comme le vote blanc n’est toujours pas comptabilisé, alors il est légitime de s’abstenir.

L’homme de Dieu ne peut soutenir une telle société, il ne peut que prier et s’engager dans des actions de proximité. Nous devons repenser nos solidarités

Je l’ai écrit dans mes premiers articles, reprenant le contenu d’une apparition privée dans laquelle la Sainte Vierge explique le chiffre 666. Le dernier 6 est celui de la Révolution de 1789 qui va s’achever bientôt et il se bouclera, grâce à la loi sur le clonage qui ouvre une autoroute à la venu de l’Antéchrist[28].

En fait, ces temps sont les plus denses que l’humanité n’ait jamais vécus, et malgré les justes malheurs, l’avenir est triomphante d’espérance : Dieu revient…

 

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Annexe n°1

De La Légitimité du Prince

(Article paru dans le site : lescatholiques.free – lettre N°6 février 2004, revue et corrigée par l’auteur)

La légitimité du pouvoir politique est un concept forgé à partir de deux données qui sont la loi et les vertus morales.

Le peuple n’admet le pouvoir d’un homme qu’à la condition qu’il lui soit confié dans le cadre des us et coutumes propres au groupe ou peuple qu’il a mandat de diriger. C’est ce qui lui confère un caractère légal. – Ces us et coutumes progresseront pour devenir un cadre juridique clair et aboutir dans certains cas – les anciennes colonies – à une constitution qui favorisera l’érection de l’Etat de droit, notion née du droit romain et qui fut reprise par la monarchie mérovingienne ; en effet Clovis se fit un devoir de se conformer au droit romain pour que les peuples gallo-romains qu’il avait asservis adhérassent à sa personne. Mais la légalité ne saurait suffire par elle-même à l’établissement du pouvoir ni à sa pérennité, il lui faut une assise vertueuse qui ne se trouve que dans le cadre de la loi morale naturelle et du droit moral naturel

Si l’un des deux éléments manque, il y a alors le danger que le pouvoir glisse vers un régime policier, autoritaire pour aboutir dans le cul-de-sac de la dictature. C’est pourquoi tout régime installé par l’œuvre d’une praxie idéologique est rarement pérenne, car il n’a fondamentalement aucune légalité ni aucune légitimité. Ses partisans n’envisagent l’accès au pouvoir que par un coup d’Etat ou par tromperie ce qui génère toujours des actes illégaux et donc contraires à la morale et au droit.  

En Occident, la tradition du pouvoir de gouvernement a toujours associé la légalité aux vertus morales, du moins jusqu’à la révolution de 1789, la plus grande de ces vertus étant le courage physique. Le courage du prince va jusqu’au don de sa vie.

C’est sur le pavois de nos armées que s’élevèrent les trois dynasties qui fondèrent la France.

Plus près de nous, à l’issue de la Seconde guerre Mondiale, le peuple Français accepta que ce pouvoir soit confié au Général de Gaulle.

 Son courage physique durant la première guerre mondiale était acquis ainsi que dans les premiers mois de l’invasion allemande de la guerre 1939/1945. Sa force morale, son courage politique se découvrirent surtout quand il lui fallut maintenir nos armées dans l’honneur et défendre l’intégrité du territoire métropolitain contre le projet scélérat des conseillers U.S. qui envisageaient sa partition en trois Etats souverains pour punir notre pays d’être restée la fille aînée de l’Eglise.  – La Troisième République, malgré tous ses efforts, n’était pas parvenue à le déchristianiser. Elle, qui n’a jamais eu d’autre honneur que celui du sang versé de la première guerre mondiale, dont la longévité est le résultat de l’effort contradictoire d’hommes de vertu, peu nombreux mais héroïques, et les vagues successives de corruption aux conclusions silencieuses et trop souvent sanglantes. Elle, qui naquit d’un vote lâche, s’engloutit dans la médiocrité qu’elle ne parvint jamais à quitter par l’abîme du déshonneur que creusèrent ces plus sinistres paroles : « … j’ai choisi la collaboration avec l’occupant… » – C’est en confiant le pouvoir et l’autorité de l’Etat à une légitimité indiscutable qui avait su fédérer la résistance héroïque que s’éleva la Quatrième République. Mais pour son malheur, son personnel politique comme administratif étant celui de la précédente, sa chute rapide était prévisible, inexorable. Elle rappela de Gaulle aux affaires de l’Etat qui put ainsi mettre toute sa légitimité dans la constitution de la Cinquième République

On espéra que cette nouvelle république veillerait jalousement au maintien de sa légitimité. Si nous considérons sa grande histoire, nous pouvons affirmer que sa légitimité lui demeure, car elle est assise sur le courage héroïque de la Résistance. Toutefois, au-delà de son fondateur et de son successeur immédiat, pouvons-nous affirmer aussi tranquillement que l’exercice du pouvoir de gouvernement soit assumé avec légitimité par les trois derniers présidents ?

Pour pouvoir répondre à cette question il faut s’arrêter sur la mission du gouvernement. – J’hésite à utiliser le terme de pouvoir politique, car ce mot de nos jours est quasi-vidé de son sens par la faute de ceux qui l’exercent tant leur crédibilité morale est rétrécie comme peau de chagrin… – Depuis la plus haute antiquité, nous savons que l’exercice du pouvoir de gouvernement sur la cité repose sur le respect des us et coutumes selon le milieu culturel et religieux. Ces us et coutumes reposaient sur quelques principes simples : honorer les dieux, rendre justice et veiller au respect de deux interdits majeurs : il était interdit de tuer en dehors des cadres légaux et il était interdit de voler.

En dehors de ces cadres, il n’était pas permis, à ceux qui détenaient le pouvoir, d’autoriser le mal, de permettre des actes contraires à l’intelligence qu’avaient les peuples de la loi naturelle et de la morale qui en découlait. Et, les cités qui enfreignaient ces principes périssaient plus ou moins rapidement, tels : Spartes et les régimes nazis et communistes.

Il n’était pas admissible qu’un gouvernement s’autorise au mal ou autorise le mal. Nul n’a mandat pour permettre des actes qui s’opposent à l’ordre naturel, qui s’opposent à l’ordre voulu par Dieu.

Depuis l’élection de Valéry Giscard d’Estaing, qui n’obtint l’accomplissement de son ambition politique, que par la promesse faite entre les deux tours de dépénaliser l’avortement, on peut affirmer qu’il n’y a plus de légitimité à l’exercice du pouvoir politique et depuis peu à la vie même des institutions.

En effet, les gouvernements qui se sont succédés depuis le premier gouvernement de Giscard d’Estaing à celui de maintenant, ont multiplié les lois qui autorisent des pratiques contraires à la loi naturelle et à la morale, sont allés jusqu’à interdire, par un artifice judiciaire voulu par la très fâcheuse Madame Guigou alors Garde des Sceaux du gouvernement Jospin, la manifestation publique d’une opposition de conscience à ces lois qui dénaturent la dignité de l’homme et celle de sa société.

Mais dans la succession des lois désastreuses, il y a la dernière, la loi dite de bioéthique qui permet les manipulations génétiques et n’empêche nullement la pratique du clonage humain, contrairement aux engagements pris par Jacques Chirac lors de son discours au Collège de France, – il est vrai que cet homme a l’habitude de ne tenir aucun de ses engagements, n’a-t-il pas dit : « … que les promesses n’engageaient que ceux qui les écoutaient ! » C’est ne pas avoir une grande considération pour le peuple que d’oser un comportement si contraire à l’honneur, mais il est vrai que lors du vote de la loi dépénalisant l’avortement, il reçut comme le président d’alors, sa bulle d’excommunication. Quelle capacité à la vérité peut avoir encore un homme frappé mortellement à l’âme ? – Dans un dossier à venir, nous expliquerons tout le mécanisme de ces lois et leurs conséquences dans la société. – La logique de cette perversion politique fait que déjà maintenant le pouvoir glisse doucement vers un régime autoritaire, policier dans un premier temps et dans sa conclusion soit vers une dictature, soit vers les plus grands désordres qui généreront une guerre civile.

Il n’existe aucun précédent qui illustre la pérennisation du pouvoir entre les mains de personnes dépourvues de légitimité. Il semble donc bien difficile que ce gouvernement soit capable de faire respecter la loi, le droit comme ceux qui le suivront. Au nom de quel principe interdiront-ils la délinquance eux qui s’autorisent au mal le plus absolu ?

Sur quel fondement ce gouvernement pourra-t-il refuser la pratique de l’euthanasie, au nom de quel principe, lui qui n’en a plus aucun ?

Pour illustrer cette douce descente vers un régime policier, il n’est qu’à se pencher sur le comportement des médias lors du vote de la loi de bioéthique : quelle bien étrange pudeur, quel surprenant silence ? A qui ont-ils obéi ? … Seuls nos amis les ânes oseront la réponse, en attendant que Dieu la proclame dans une clameur de terreur.

On peut affirmer que le personnel politique français n’a plus les capacités morales, ni moins encore spirituelles, d’incarner les espérances naturelles auxquelles il est légitime que notre peuple aspire.

Je ne vois aucun politique capable actuellement, dans le seul souci de préserver la dignité de l’homme, au mépris de sa carrière, de prendre une position morale.

Qui sera assez pauvre de lui-même pour oser de nouveau la grandeur ?

La France a une fois de plus son honneur blessé par ceux qui ont reçu le mandat de le maintenir intacte !

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

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Annexe n°2 :

LA LOI DE BIOETHIQUE EST-ELLE UNE LOI POUR OU CONTRE LE CLONAGE HUMAIN ?

(Article paru dans le site – extrait – : lescatholiques.free – lettre N°12 septembre 2004, revue et corrigée par l’auteur)

Pour la St Daniel (lequel avait prophétisé l’Abomination de la Désolation), le 11 décembre 2003, le projet est voté en deuxième lecture par les députés ! Il n’interdit pas vraiment les diverses formes de clonage humain, sauf dans certains cas ! L’Incroyable désinformation des médias est inexplicable, preuve : voici la REALITE du texte (Source : Institut Nazareth et Vigilance-clonage.)

     Petit mémento minimum et vulgarisé pour comprendre 
que la loi-clonage est la « loi d’abomination » :

I/ Le projet loi a été voté en première lecture à l’Assemblée Nationale le 22/1/2002

II/ Il est passé légèrement modifié en première lecture au Sénat 17/1/2002

III/ Il a été voté en deuxième lecture à l’Assemblée Nationale le 11/12/2003 

IV/ Il est devenu une LOI après passage inchangé des textes au Sénat le 10/7/2004

A/ Elle prétend interdire toute forme de clonage humain tout en ouvrant implicitement la voie à la transgression de ce principe, et autorise explicitement au titre de la recherche des actes interdits par la loi de 1994

B/ Elle condamne le clonage reproductif, mais pas dans tous les cas (article 15) : seulement si c’est un enfant cloné à partir d’une personne déjà née.

Ne serait par exemple pas interdit de faire naître un enfant-cloné   à partir d’un embryon avorté.  De toutes façons même si le crime est commis, il n’est pas permis de le pénaliser avant dix-huit ans ( majorité du clone)
          C/ Elle n’interdit pas de concevoir des embryons-clones pour le thérapeutique :( article 19 ) … L’interdiction ne porte que sur leur « constitution » ( implantation au  stade du 8ème jour )

 D/ Elle autorise d’importer des cellules souches embryonnaires et embryons-clones fabriqués à l’étranger, et de les « travailler » dans le cadre de la « recherche » (article L.1245-4)

E/ Elle autorise de dépecer des embryons issus de la fivete, par exemple les embryons « en trop » (surnuméraire), pour analyser comment se développerait une cellule souche embryonnaire « normale » par comparaison au développement à partir d’une cellule souche embryonnaire « clonée » (on appelle cela : autorisation de la recherche sur cellules souches embryonnaires). But : maîtriser toutes les étapes du clonage embryonnaire, n’est-ce pas pour pouvoir ensuite libéraliser son développement jusqu’à la naissance (« ce qui est inéluctable » avouaient les députés avec arrogance)

PRINCIPES ENONCES (voir débats en Chambre) DU LEGISLATEUR :

 

Axiome n°1: Ceux qui s’opposent à cette avancée « entravent la laïcité, la recherche scientifique, et le droit des malades ».

Corollaire n°1 : La transgression est nécessaire pour le progrès : la loi doit édicter des principes, puis autoriser leur transgression conformément au « principe d’exception », comme elle le fait déjà par exemple pour la congélation d’embryons « surnuméraires », ou pour le « diagnostic » pré-implantatoire (sélection eugéniste).

Corollaire n°2 : L’emploi du mot « clonage » ou « transfert de noyau dans un ovocyte énucléé » dans les cas d’exception où ils deviennent autorisés est exclu de la discussion dans les hémicycles, et doivent être bannis des médias

Axiome n°2 : La loi, la politique doivent définitivement décider de bannir toute dimension qui touche à l’origine transcendante dans la création de l’homme et donc de l’homme… Elle doit donc bannir de tous ses critères de décision les principes de toute dignité de l’être humain…

Corollaire : elle doit étendre cette notion de non-dignité universelle de ces principes à l’homme en général (comment faire la différence entre clone et non clone, embryon et « cellule »[expression employée par le Ministre pour désigner un début de clone !] ? interrogation devant laquelle tous les intervenants s’inclinent)

Axiome n°3 : Prenant acte qu’il est impossible de contrôler si un enfant né a eu une origine normale ou clonée, cette difficulté ne doit pas empêcher la transgression du principe officiel de la loi. Cette loi s’autorise d’être par ailleurs une transgression du principe « intangible » qu’elle édicte…

Corollaire : le législateur admet qu’il fait une loi mensongère et parfaitement hypocrite, sans compter qu’elle est abominable sur le plan du Droit : L’humanité doit revoir ses Droits de l’Homme en généralisant l’instrumentalisation de l’humain au bénéfice de droits déclarés supérieurs : les « valeurs républicaines » ( par exemple dans la constitution européenne : les droits sexuels [ en anglais "the based-gender rights "]  ou, en France la liberté de la recherche ou celle de la science, et la primauté de la « laïcité » sur toute valeur humaine ou philosophique. )

Nous sommes bien en présence d’une application idéologique du droit français quant à la laïcité et il en est de même pour l’intégralité du corps de ce texte de loi.

Nous sommes en présence d’une définition idéologique de la notion de laïcité, c’est un retour aux dispositions inhumaines et insultantes de 1789 et au climat abject du gouvernement Combe. Nous voyons que ce recul est ostensiblement tourné contre les religions monothéistes seules à pouvoir s’opposer à cette sourde dictature des sans culotte.

Comme on a pu le lire dans le long exposé historique, il s’agit bien, par cette loi, d’un accomplissement de la culture et de l’action révolutionnaire, le troisième 6 ou anneau du Dragon est bel et bien constitué.

 Devant cette évidence ne peut-on parler d’un complot des pouvoirs de toute origine, de toute nature ?

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Annexe n°3 :

LES TROIS ANNEAUX DU DRAGON

(Article paru dans le site – extrait – : lescatholiques.free – lettre N°12 septembre 2004, revue et corrigée par l’auteur) 

« Ce texte est un essai qui porte sur le nombre symbolique (666) qui semble être indicatif de trois périodes charnières qui déterminent les bouleversements majeurs de l’humanité dus à la seule volonté de l’homme ; même si les prophètes les ont annoncés, leur réalisation historique restait suspendue à l’usage que ferait l’homme de sa liberté. Cette étude est une probabilité, elle n’engage nullement le Magistère de l’Eglise. »

« Le chef qui doit venir va disloquer la Cité et le Sanctuaire ; et le terme de tout cela : c’est le cataclysme et la désolation qui s’installe jusqu’à la fin. » Dn 9, 27

« Lorsque vous verrez l’abomination de la Désolation dont parle le prophète Daniel en ce lieu Saint, que celui qui lit discerne. » [quel est ce lieu]. Mt.24 »

« Et apparut un grand signe dans le ciel : une Femme enveloppée du soleil, et la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles. Et elle est enceinte, et elle crie dans les douleurset les tortures de l’enfantement. Et apparut un autre signe dans le ciel ; et voici un grand Dragon rouge feu, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes ; et sa queue traîne le tiers des étoiles du ciel. Et il les jeta sur la terre. Et le Dragon se tint devant la Femme qui allait enfanter, pour dévorer son enfant, lorsqu’elle l’aurait enfanté. Et elle enfanta un fils, un mâle, qui doit faire paître toutes les nations avec une houlette de fer, et son enfant fut emporté vers Dieu et vers son trône. Et la Femme s’enfuit au désert, où elle a un lieu préparé par Dieu, pour qu’on l’y nourrisse douze cent soixante jours. » Apocalypse : 12, 1 – 6.

Le Dragon représente la part d’humanité qui, de génération en génération, depuis Caïn en passant par Misraïm fils de Cham et Judas, collabore volontairement aux œuvres destructrices de Lucifer ; elle est résolument décidée à combattre un Dieu auquel elle croit, mais dont elle refuse de dépendre et d’être aimée sans rien attendre en retour que son désir de salut. C’est l’un des aspects des plus dramatiques du mystère d’iniquité. Les hommes et les femmes qui s’engagent sur cette voie, engagent l’être de leur personne. C’est de leur propre liberté, leur volonté.

Après que Lucifer et ses anges furent précipités sur la Terre, ils s’efforcèrent de mettre leurs pieds dans celui de Dieu.

C’est dans l’obscurité dramatique du Vendredi Saint, à l’instant même où Jésus-Christ remit son esprit, que Lucifer comprend son erreur et son inexorable défaite.

En inspirant la mise à mort de Jésus, il ne pensait s’en prendre qu’au plus grand des justes, un grand prophète, trop aveuglépar sa haine de Dieu et de l’homme. Il se rendit compte trop tard que ce Juste était le Verbe Incarné, la Vérité jetée sur la Terre. Dieu le Père se joua de l’ange déchu pour réaliser la Rédemption. Ce dernier ne s’en tint pas pour autant vaincu, il décida de tout faire pour perdre le plus d’âmes avant sa déroute définitive, avant sa sortie de l’histoire humaine ; toutefois pour y parvenir, il lui faut la collaboration de l’homme, cette créature qu’il hait le plus après Dieu.

Les anges déchus, chacun dans sa spécialité, se chargent de séduire… Et ils y parviennent allégrement !

Les trois anneaux du Dragon constituent le nombre 666 :

Les trois anneaux sont la part la plus importante du corps du Dragon. Ils représentent les trois étapes historiques qui arment Lucifer pour l’ultime combat, une sorte d’immense explosion, que la tradition désigne sous le nom d’Armaguedon. – Une bataille beaucoup plus spirituelle que sanglante, on en voit déjà les tentes constituer les prémices du campement, dessinant le champ du combat, toutefois il n’est pas à exclure que celle-ci, selon la tradition, soit également l’annonce de la bataille que livreront les armées des enfers pour exterminer les juifs qui se convertiront au Christ dans la foi catholique romaine. – Une fois constitué, rassemblé dans ses anneaux, ce corps fera dresser ses sept têtes, elles représentent les péchés capitaux nourrissant les sept principales hérésies, les couronnes sont les hommes qui y auront collaboré, leur masse de métal n’est rien que l’accumulation des péchés jamais corrigés, jamais confessés ; les pierres précieuses sont cette part désespérée de l’humanité qui veut le triomphe impossible de Lucifer sur Dieu, ces orgueils fortifiés ; les cornes sont les différents pouvoirs de la cité des hommes unis aux forces du mal.

666 est le nombre représentant les trois accus, les trois étapes historiques, elles amènent radicalement l’humanité au rendez-vous de sa conscience, toute sa geste sera dans la pleine lumière de la justice divine.

L’histoire de l’homme se récapitule dans le Christ-Jésus dès l’Incarnation du Verbe, rien ne peut donc échapper au mystère de la Rédemption porté par deux piliers, l’Amour et la Justice.

La promesse de salut faite à Adam et Eve le laisse entrevoir ; depuis l’instant où la Vérité fut jetée sur la Terre et en terre, tout de l’homme individuellement et collectivement entre dans l’économie du salut. De même que Dieu s’est servi de l’orgueil de Lucifer pour réaliser son salut, de même il se sert de toute l’histoire individuelle et collective pour parachever, avec le concours volontaire des justes, ce même salut. Il n’y a aucune raison de craindre le passé, ni le présent et surtout pas l’avenir puisque nous en connaissons le terme.

Il n’est pas sot de penser que Lucifer a inspiré des hommes de péché pour ourdir son plan après qu’il eut compris son échec, sans négliger pour autant la vie déconcertante de l’homme qui pourvoit malheureusement à l’extension des puissances infernales, l’ennemi ne se nourrit-il pas de « l’inertie des gens de bien ! » 

Le premier anneau est aussi le premier 6 :

 Un anneau se constitue progressivement. On peut, au regard de l’histoire des six premiers siècles de la chrétienté et de l’humanité dans son ensemble après Jésus, envisager que des esprits engoncés dans leur virulente opposition au Christ et aux chrétiens aient œuvré contre l’Église, cet instrument honni du salut. Il n’y a pas à désigner du doigt un tel plus qu’un tel, nous savons que des hommes de tous horizons ont œuvré et œuvrent toujours contre l’Église et certains sont dans la hiérarchie sacerdotale, non seulement contre l’Église mais aussi contre les juifs qui vont se convertir ; – ils sont vigilants et veillent à contrecarrer toute situation susceptible de favoriser une conversion, il n’est qu’à observer ce qui se passe aux Indes avec les hindouistes. – A cette volonté, s’ajoutèrent les courants hérétiques de toutes sortes, l’orgueil intellectuel de nos théologiens ainsi que des ambitions de reconquête : ce sont les juifs restés en Palestine et dans le Moyen-Orient qui, pour reconquérir Jérusalem sur les chrétiens, contribuèrent à la naissance religieuse et politique de Mahomet. C’est encore eux qui appelèrent les Perses à venir combattre les chrétiens de Jérusalem aux côtés des Arabes, c’est dans le sillage de cette reconquête que naquit la religion Mahométane. – Cette religion porte un coup d’arrêt à l’évangélisation, sa part la plus néfaste vient de ce qu’elle est constituée d’un véritable bric-à-brac de toutes les religions de cette époque qui sévissaient dans cette région et de ce fait, rompant avec la Révélation judéo-chrétienne, celle d’un Dieu d’amour, elle rejette la Sainte Trinité, se libérant de l’obligation du pardon, du sens chrétien de la charité, malgré l’obligation de l’aumône. Elle est négatrice de la personne, de l’être de la personne, déniant à tout individu le droit à l’exercice du libre arbitre : l’homme n’est rien qu’un individu qui ne peut, en aucun cas, s’affirmer aux dépens de la communauté. C’est une religion de soumission à Dieu qui rejette toute idée de liberté, de choix, ce qui est radicalement opposé à toute l’histoire, à tout le développement de la Révélation Chrétienne. C’est une religion dont la psychologie communautaire et individuelle est fortement marquée par la peur, une peur qui procède de cette négation de l’être de la personne, ce qui explique la pérennité du statut dégradant de la femme et les lois réformistes n’y changeront rien, car rien ne sera possible tant que l’Islam ne remettra pas en cause l’intelligence qu’elle a de l’être humain et cette remise en cause signifiera la fin de cette religion.

Le deuxième anneau ou deuxième 6 se constitue six cents ans après l’Islam, il s’agit de l’erreur d’Occam :

Guillaume d’Occam est né anglais, en 1290, il meurt en 1350 sous la protection de l’empereur Louis IV de Bavière.

Occam sera excommunié par le pape Jean XXII pour soutenir une thèse théologique dans laquelle il affirme, qu’il n’y a pas d’autre source de connaissance que l’intuition, la perception sensible ne peut pour lui que saisir le particulier non le général. Il rejette la métaphysique et affirme que Dieu ne peut être connu que par la Révélation et la foi. Il confondra dans une même cause l’être de l’homme, créé par Dieu et la vie de l’homme donnée par l’âme. Sa proposition rompt l’équilibre thomiste entre la raison et la foi. – On a injustement fait porter la paternité de cette erreur philosophique et théologique à Duns Scot qui participa à la dispute des universaux et qui fut montré comme le plus opposé à saint Thomas d’Aquin. C’est faire preuve d’une bien étrange compréhension de la vie intellectuelle ; on sait très bien que l’on peut se passionner pour un thème du point de vue philosophique et rester parfaitement orthodoxe du point de vue de la doctrine religieuse. On oublie que c’est Duns Scot qui a jeté les fondements théologiques de l’Immaculée Conception, et c’est Jean-Paul II qui l’a béatifié. (Dieu a toujours fait preuve de beaucoup d’humour avec les sots et les suffisants.)

D’Occam, en posant ses faux principes, va permettre aux théoriciens de la Réforme protestante de structurer la première idéologie qui conservera un caractère religieux et qui se découvre par une démarche qui peut être considérée comme les prémices lointaines de la psychanalyse : le libre examen ; par le libre-examen, l’homme se fait juge de lui-même et donc décideur de son salut. Cette proposition d’Occam, par une filiation éloignée, en passant par Descartes, sustentera le siècle dit ‘des Lumières’, et viendra alimenter l’action révolutionnaire. – Jean Wyclif 1330-1384 fut sans doute le premier idéologue, il jettera les bases du matérialisme athée. Il s’affirmera comme le père de l’anticléricalisme idéologique. -   Les protestants verront, dans la révolution de 1789, l’accomplissement de leur idéologie politique issue de leur errance théologique. Les courants protestants ayant évacué toute vie contemplative, toute relation intime avec un Dieu d’Amour, pour combler ce vide, se crisperont dans une attitude morale, faisant d’elle la perfection de la vie religieuse, ce qui donnera l’explosion d’amoralité et d’immoralité que nous connaissons depuis la fin du 19eme siècle.

Le deuxième anneau va se renforcer à partir d’une autre phase, la phase révolutionnaire.

Il était logique, qu’après avoir renversé l’ordre de la Révélation, vienne le renversement des ordres naturels, à commencer par les pouvoirs politiques. Il était fatal, qu’il y ait une première conclusion pratique qui touche à l’ordre des sociétés et des gouvernements, surtout visés les gouvernements qui, historiquement, étaient liés à la mission de l’Église. Il fallait donc abattre la Maison Royale de France, pour que la France ne soit plus la fille aînée de l’Église.

La violence de la révolution de 1789 ne pouvait pas surgir de cette manière et atteindre ses objectifs sans qu’il y ait eu une étape intermédiaire. Il fallait que l’approche philosophique soit libérée radicalement de toute forme et de tout contenu procédant de la Révélation. Il importait de rompre le lien qui ordonnait jusqu’alors la vie intellectuelle à une vérité révélée, une vérité supérieure, dogmatique.

Après la Renaissance, qui favorisa le retour d’un humanisme païen, vint Descartes et son « doute méthodique » ainsi que son « Je pense donc je suis. »

Descartes est un vrai philosophe, c’est même un grand philosophe, il a le génie de manier les concepts, c’est un homme intelligent.

Nous savons par l’histoire que la richesse qu’accorde Dieu à un individu n’est pas certitude de salut, ni certitude que cette éminente intelligence entreprenne de servir fidèlement la Vérité.

Descartes fut pour la vie intellectuelle ce que le faux-monnayeur est pour la vie économique… Il fut un vrai prédateur. Il est loin d’avoir été ce que régulièrement on veut, de lui, donner l’image d’un gentilhomme. C’était un des membres importants de la société secrète des « Rose-croix ». - C’est une société occulte fondamentalement antichrétienne qui, derrière ses enseignements, préparait les esprits au renversement des ordres et avait renoué avec des rites sataniques de l’Antiquité ; actuellement il existe deux résurgences de cette société, elles furent suscitées comme certains ordres templiers modernes pour accroître la pénétration du New-age. – Descartes est un monstre à sang froid qui semble avoir eu constamment peur de la vie, de son ombre et qu’il n’eut rien de plus effrayant pour lui que le rire d’un enfant et les larmes silencieuses d’un vieillard.

Descartes, en posant le postulat du : « Je pense donc je suis », nie que la création ait pour origine Dieu, car il fait passer l’existence avant l’essence, et ce faisant, il renverse l’ordre de la vie, ce qu’aucun philosophe n’eût jamais conçu de faire. Quelque part, cette inversion se relie à Guillaume d’Occam qui origine l’être et la vie à une même cause, même si à cette époque Occam ne conçoit pas de rejeter Dieu, il ne fait que confondre.

Dans la proposition de Descartes se trouve le fondement du rationalisme athée. Son « Discours de la Méthode » introduit un doute en toute chose y compris sur Dieu. Cette méthode, par son scepticisme, aura une influence particulièrement néfaste sur la science, la recherche scientifique, elle fera reculer le regard unitaire de la Création, elle rendra difficile une approche contemplative, elle handicapera beaucoup l’approche des soins à apporter aux malades, elle contribuera au fondement du nihilisme et de l’existentialisme. Cette méthode sera la cause d’une chaîne très longue d’explosions qui rendront l’homme quasi inintelligible, si profondément que de nos jours, on est incapable de l’accueillir dans son unité, dans l’être de sa personne, dans toute sa richesse puisqu’on le clone et qu’on le tue à sa conception. La philosophie cartésienne est le rejet radical et tragique de la contemplation et de l’adoration.

Si Descartes est bien le fondateur du siècle des ‘Lumières’, il est la pierre sur laquelle tous les philosophes modernes et idéologues s’appuieront, il est leur géniteur, mis à part ceux qui auront le courage de renouer avec la métaphysique.

La philosophie cartésienne est l’accomplissement parfait de l’inversion de la pensée thomiste commencée avec Guillaume d’Occam, elle est, dans toutes ses conséquences directes et indirectes, la cause de l’effondrement de la morale collective et individuelle. Elle permettra l’élaboration du darwinisme, cette très fumeuse théorie de l’évolution.

Nous le savons, le siècle dit des ‘Lumières’ sera le prolongement et l’accomplissement du premier niveau de la philosophie de Descartes : à part Voltaire qui était habité par un grand talent littéraire, ce siècle fut un naufrage de la culture française, une régression affligeante de la pensée philosophique.

Il serait intéressant d’assister un jour à un entretient qu’accorderait l’un de nos intellectuels modernes et progressistes à un âne, celui-ci l’interrogerait sur ce qu’il pense, au regard de l’histoire, de ce fameux siècle des ‘Lumières’ ; ne doutons pas que sa réponse ne soit accueillie par le sinistre rire de Voltaire que les enfers amplifieraient, les anges déchus s’en battraient les flancs.

La révolution s’enracine dans la révolte de Lucifer et de ses anges contre Dieu et toute sa création. Elle la continue et, quelque part, il faut admettre qu’elle s’accomplit comme s’accomplit la Rédemption de tous les ordres créés.

La révolution a sa propre culture, sa propre religiosité, ses rites cruels, elle est le navire des damnés, la contre-église. C’est la part la plus importante du Dragon.

La révolution de 1789 est la conclusion logique de la conjonction des errances de l’intelligence, des sociétés occultes tels les rose-croix, les illuminés de Bavière qui devinrent les Illuminati et mettront au pas les francs-maçons. Elle servira de justification pour les révolutionnaires qu’elle enfantera ; Lénine justifiera sa propre violence en se référant à elle. Hitler s’inspirera des camps de concentration de l’URSS pour construire les siens. La révolution de 1789 est coupable de génocide, de crimes contre l’humanité. On veut nous faire croire qu’il y a eu plusieurs révolutions dans cette révolution, n’en croyez rien, c’est la même, son évolution était conforme au plan initial. La révolution de 1789 est une monstruosité, l’acte de l’homme déshumanisé.

Ne croyez pas non plus ceux qui vous disent que la révolution est terminée, n’en croyez rien ! Son œuvre de destruction n’est pas achevée ; elle se prolongeait avec les guerres napoléoniennes, par elles, elle s’installait dans tous les esprits. C’est elle dans le déclenchement de la guerre de 1870, dans celle de 14-18 et c’est toujours elle dans celle de 1939-1945. Croyez-le également, ce fut elle dans la guerre de Corée, dans celle du Vietnam, dans l’inhumaine décolonisation, dans l’expansion de l’idéologie carcérale du communisme comme du nazisme, comme dans les régimes fascistes, dans les évènements de 1968. C’est elle-même dans les guerres intestines d’Afrique, dans le massacre organisé du Rwanda – il ne fallait pas que ce pays, presque entièrement chrétien, conservât sa stabilité, – comme tous les pouvoirs d’Afrique Noire, cet État devait être inféodé, via la franc-maçonnerie, au pouvoir de la pieuvre, les Illuminati. C’était encore elle dans les Balkans et c’est elle en Irak.

La culture révolutionnaire s’étend à la science, elle se révèle dans les actes génocidaires qui vont de la révolution 1789 au Rwanda.

Les évènements inhumains de toute cette période porteront un coup fatal à la psychologie collective et individuelle, ils accéléreront l’effritement de la morale.

Le délabrement de la morale, l’effondrement du respect de la loi naturelle, les inventions toujours plus dangereuses, le travail de sape d’un concept idéologique de la laïcité, la compromission des intellectuels avec l’air du temps, leur lâcheté, la profonde et sourde apostasie d’une part importante des hiérarchies religieuses, la crise du modernisme qui est actuellement à son plein, vont finalement avoir raison des résistances sur le point le plus profond de l’être humain et de sa vocation à voir Dieu, à devenir semblable à Lui.

L’humanité ne parviendra pas à défendre l’interdit qui protège l’acte de génération de l’homme. En trois étapes parfaitement programmées, la culture intellectuelle de la révolution va connaître son accomplissement total, elle va faire admettre comme acceptable que l’on touche au principe de génération. Elle remet l’humanité dans la situation qui était la sienne lors du déluge de Noé. Car si Dieu intervint du temps de Noé, c’est parce que l’humanité s’était mise en danger dans son principe de génération, il en est de même aujourd’hui.

La formation du deuxième anneau est achevée avec la Seconde guerre Mondiale et l’expansion idéologique. On aurait tort de croire que l’effondrement du Mur aurait affaibli ce second anneau, il est bien formé et solide.

Dans les premiers mois du gouvernement de Gorbatchev, au début de ses réformes, une expédition scientifique internationale était installée en Sibérie afin d’y faire des études géologiques, un événement devait précipiter l’interruption des recherches. Les savants avaient enfoncé profondément un long tube pour y mesurer les ondes qu’émet le noyau de la Terre. Ils introduisirent dans le tube un appareil de mesure et, tout à coup, ils virent un être démoniaque surgirdu tube et proclamer : « Je vous ai tous vaincus. » Un peu avant, cette manifestation avait été précédée et suivie par des cris effrayants qui sortaient de ce tube. Cette information nous parvint par une communication de ces chercheurs qui fut reprise dans la presse suédoise et par des journaux à petit tirage venant des milieux protestants, catholiques ainsi qu’orthodoxes. La presse française n’en fit pas mention, mais on retrouva cette information dans la presse anglaise et américaine.

« Je vous ai tous conquis ! »

A saint François d’Assise, au cours d’un exorcisme, Lucifer s’adressa en ces termes : « Si Dieu ne t’avait suscité, aujourd’hui je posséderai l’Église. » 

Pourquoi Dieu, a-t-il contraint Lucifer à se manifester de la sorte ? Qu’a-t-il voulu nous dire ?

Comment est-il possible que Lucifer nous ait tous conquis ?

L’apostrophe de cet être démoniaque s’adressait au seul auditoire présent, le groupe de savants ; ceux-ci représentaient donc, pour cet être, l’ensemble des savants et chercheurs. Nous pouvons donc penser que Dieu, en le contraignant à semanifester de la sorte, voulait faire savoir que dans tous les domaines des sciences et recherches les intelligences étaient largement dévoyées et que de ce fait Lucifer avait investitout leur champ d’activité. Nous allons voir comment cela a pu se faire puisqu’il s’agit de la constitution du troisième anneau, du troisième 6.

Du troisième anneau et troisième six :

Parallèlement aux divers courants idéologiques du 19émesiècle plusieurs approches scientifiques se formaient : le scientisme, le positivisme, le naturalisme, l’évolutionnisme, la psychanalyse de Freud et l’essor impressionnant des mouvements occultes : le spiritisme, la théosophie à tout ceci vint s’amalgamer les courants philosophiques issus des religions de l’Indeet le modernisme dans l’Église se développait.

Dans ce laps de temps, la recherche scientifique faisait de grandes avancées et se détachait des impératifs moraux que l’Église défend, elle rompait avec toute référence religieuse. On espéraitimposer un nouvel ordre social qu’ordonnerait la seule recherche scientifique.

Sans aucun accompagnement moral, philosophique, la science passa de la radioactivité à la bombe atomique, de la chimie à la chimie organique, de la physique à la physique moléculaire, de la génétique à la biogénétique etc.

Cette explosion scientifique est due au détachement, à la rupture avec toutes les références religieuses : il n’y a plus qu’une seule morale, celle de la science et ses impératifs !

A l’intérieur de cette évolution, on soupçonne une nouvelle volonté, elle est inspirée par Lucifer, elle procède directement du noyau dur de sa révolte contre Dieu : devenir Dieu lui-même, devenir un créateur, le créateur, prendre la place de son Créateur. Cette inspiration va pénétrer la réflexion scientifique et, comme beaucoup de chercheurs doivent leur carrière à des sociétés secrètes, ils seront plus malléables pour aller vers cet objectif, connaître le mystère de la vie, le maîtriser et enfin produire un homme en dehors des lois établies par Dieu pour Le contraindre à donner l’être à cette semence d’homme de laboratoire.

Ils espèrent, du moins quelques-uns, complètement acquis au projet des sociétés secrètes lucifériennes, humilier Dieu, l’abaisser à la volonté de l’homme profanateur. Voilà le projet qu’ourdit Lucifer dans l’esprit et le cœur de ses serviteurs plus ou moins éclairés. C’est ce que les prophètes annonçaient : « La profanation du Saint des Saints.» La loi d’abomination !

L’histoire des guerres modernes nous montre que la science a concouru largement à la cruauté de ces conflits ; son incidence sur la morale dans ces contextes conflictuels, sur le respect de la loi naturelle, est déterminante même si elle s’étend lentement, comme une goutte d’huile dans le buvard de la vie des hommes pécheurs.

L’utilisation de la bombe atomique contre le Japon exprime la rupture de la science avec la morale, les deux villes bombardées n’étaient pas stratégiques, mais elles abritaient les deux plus importantes communautés catholiques.

On peut souhaiter aujourd’hui la destruction des armes atomiques, cela n’a plus aucune importance, cette destruction n’est significative que d’une autre stratégie militaire. 

Le mal est fait ; la rupture consommée : on a atteint le cœur de la matière ! On a prouvé que l’on pouvait à tout instant ordonner, décider de la destruction de l’univers.  L’homme, dans cet acte tout aussi moralement et spirituellement abominable que les camps de concentration nazis ou communistes, s’est prouvé qu’il était capable de décider de l’histoire matérielle de la Création. Il fait savoir à Dieu qu’il a toute autorité sur elle, – ce qui est vrai théologiquement mais dans la mesure où il se sert de cette autorité pour parachever l’œuvre de Dieu -, l’homme de la bombe lance un défi : « Tu vois, j’irai jusque là ! Que peux-tu contre moi ? » Il réplique l’acte de défi que Lucifer adressa à Dieu.

Certains savants, jouant les faux-culs, firent connaître leur opposition à l’utilisation de cette arme absolue. Peut être étaient-ils sincères ? Ils ne pouvaient toutefois ignorer l’utilisation certainement militaire de leur découverte quand ils entreprirent leurs recherches, d’autant que tous, en Occident, collaborèrent à sa fabrication, ce sont là des regrets de confort, ils n’avaient rien à craindre pour leur vie, ni leur notoriété, ni leur retraite, ni leur liberté, ce n’était pas comme en URSS…

Pour l’homme de la rue, cette terrible audace réduisait son sens de la vie, sa capacité à l’espoir en l’homme, la valeur même de sa propre vie à presque rien – Raymond Devos a dit : « Rien c’est quelque chose … ! »

Oui, mais rien c’est peu, c’est si peu que nous en sommes arrivés à considérer l’être de l’homme en dessous de ce rien.  Ne se propose-t-on pas de faire naître des enfants médicaments ?  Il n’est qu’à se souvenir de certains films pour s’en convaincre : Le Grand Bleu, l’Ours, Taxi, Tous les Matins du Monde etc., des œuvres portant en elles une inspiration philosophique réductrice de l’homme, profondément attentatoire à sa dignité, sans oublier les courants du roman moderne.

Lors de l’entrée des troupes alliées en Allemagne nazie, on découvrit des laboratoires clandestins expérimentant déjà des manipulations génétiques, on y pratiquait des greffes réussies de gènes d’animaux avec des gènes humains, une monstruosité. Ainsi en 1944-45, les Allemands commençaient à maîtriser la génétique.

Les alliés se turent. Ils reprirent pour leur compte les recherches dans des laboratoires dissimulés dans des centres hospitaliers. Nous avons des témoignages qui ne laissent aucun doute de cette réalité, puisque certains témoins ont eu recours à des aides pour préserver leur vie menacée parce qu’ils avaient vu ce qu’ils n’auraient pas dû voir. Ces témoignages reçus dans les années quatre-vingts, furent confirmés par des autorités religieuses compétentes et honorables.

Il fallait préparer les peuples à des découvertes nécessaires pour leur projet, il fallait donc obtenir des lois qui prépareraient les esprits à cette évolution et obtenir des subventions nécessaires.

En France, dès la libération et malgré des avancées sociales certaines, il n’y eut jamais aucune politique familiale réelle ; on prit bien quelques mesures, rien de bien concret et ceci est vrai pour tous les partis politiques qui ont eu à présider au destin de la patrie depuis cette période, cette politique est identique à tous les pays libéraux ainsi qu’aux pays anciennement communistes.

A l’issue de la guerre, il y a eu deux temps : restaurer les économies et profiter de cette période pour habituer les peuples à la jouissance matérielle, les endormir afin de faire accepter les lois qui s’opposeraient à la loi naturelle et à la morale qui en découle. Dans ce but, plusieurs aides vont venir préparer le terrain.

L’association du Planning Familial, une branche de la fondation Rockefeller, cette famille est connue pour son appartenance aux Illuminati, c’est elle qui fondera la Trilatérale. L’action officielle du Planning Familial après la guerre était de venir en aide aux familles, puis progressivement, elle sera l’association la plus active pour la dépénalisation de l’avortement. Elle organisera des réseaux pour aider aux avortements clandestins, elle obtiendra l’aide de la franc-maçonnerie et avec elle organisera des campagnes de mise en index des Etats qui refusent la dépénalisation de l’avortement, c’est elle qui affrète le navire avorteur qui bat pavillon dans les eaux des mers froides de l’Irlande à la Pologne. C’est elle qui fit campagne pour obtenir un allongement de la période autorisée.

Elle jouera un rôle important pour obtenir la vente libre de la contraception ; les francs-maçons se chargeront de faire passer la loi en faisant bramer leurs serviteurs députés et ils feront une campagne pour persuader le peuple que cette loi évitera l’avortement, bien au contraire ; ils savaient très bien que cette loi préparerait les esprits à admettre la liberté d’avorter.

Il y eut mai 68, cette période fut le moyen par lequel on renversa définitivement les barrières psychologiques et sociologiques de la morale ainsi que le renversement des principes légitimes de l’autorité.

Soixante-huit est la révolte qui se conclura par une indigence morale, intellectuelle, scolaire sans précédent ; l’histoire considère cette période comme le creusement de la plus grande fosse-septique qui ait jamais été creusée et qui reste à ciel ouvert. Les médias depuis 68 œuvreront en agents complaisants pour ceux de droite, quant aux autres, ils sont aux ordres. On vit et entendit des animateurs se faire propagateurs de cet abandon moral, n’hésitant pas, dans des émissions de variétés, à se faire les champions de la liberté de transformer le ventre d’une mère en lieu de mort, rien ne pourrait se faire sans l’IVG. Certains n’hésitèrent pas à brocarder de la plus grossière façon les souverains pontifes : Paul VI et Jean-Paul II, le plus souvent, comme Arthur, sur des stations nationales ou comme l’équipe Ruquier, combattant le rappel courageux de la morale sexuelle de J.P. II. On verra dans les années qui suivirent l’aggravation, par Mitterrand, de l’IVG et ces mêmes animateurs, continuer à défendre cette loi, car il fallait qu’elle entrât dans la culture, la culture de non-vie. 

Un homme politique, rayonnant d’ambition, ne recula pas, entre les deux tours de scrutin, Giscard d’Estaing promit que s’il était élu, il ferait passer la loi qui dépénaliserait l’avortement. Les classes aisées se réjouirent, elles avaient la certitude de la tranquillité économique et une loi pour libérer leur conscience.

Nous entrions dans une nouvelle espérance de liberté, la morale était chassée de la cité après que l’on eut chassé Dieu de la culture, l’ère postindustrielle s’ouvrait sur la culture de mort. On effacerait joyeusement le sourire des enfants… !

Quelle promesse d’avenir ! Mais il y manquait un élément qui contribuerait à une acceptation sociale définitive de cette loi : son remboursement devait être assumé par la collectivité, par cette disposition on établit une sorte de coresponsabilité morale sur l’ensemble du peuple, l’impôt ferait l’affaire !

Plus tard, sous le gouvernement de Jospin, Madame Guigou, garde des Sceaux, fera une modification législative de façon à ce que l’on ne puisse plus légalement remettre en cause non seulement cette loi, mais sa culture, que l’on ne puisse plus la contester… Il convenait qu’une femme conclue une loi immorale puisque ce fut une autre femme qui défendit la mis en place de cette loi, elle fut votée après que Madame Veil se recommandât de son internement dans les camps nazis… On ne commente pas un tel naufrage moral !

A partir de 68, on ne cessera pas de combattre les valeurs morales, on lira des articles d’intellectuels, d’hommes politiques qui encourageront la consommation de la drogue, la libération sexuelle, allant jusqu’à justifier les jeux sexuels avec les enfants. Un enseignant conseillera au fils d’une famille catholique de coucher avec sa sœur, celui-ci non seulement ne sera pas poursuivi, mais les parents seront menacés pour les empêcher de porter plainte. Il est vrai, que cela se passait dans les jeunes années glorieuses de l’ère mitterrandienne !

Pendant toute cette période la recherche médicale avançait, on greffait le cœur et l’on produisait le bébé éprouvette, la fécondation in vitro. On procédait à la congélation de la semence d’homme, à la congélation des embryons humains.

On le proclamait, on s’en réjouissait, on préparait les peuples à l’acceptation du but recherché. On réussit à décrypter l’ADN, ce qui fut présenté comme une avancée pour la compréhension des maladies génétiques, mais dans le même courant et parallèlement, on préparait les esprits au but espéré, le clonage humain.

On envisageait la possibilité d’exiger de Dieu de communiquer l’être selon notre bon vouloir…

Quel triomphalisme pour l’homme ! La science vaincra le Créateur !

Une société qui s’autorise à enfreindre les interdits sur lesquels elle s’est fondée, est une société en voie d’autodestruction.

Depuis la législature de Giscard d’Estaing, il est admis qu’il s’est pratiqué en France, environ 6 à 7 millions d’avortements et l’on décompte approximativement 6 à 7 millions de pauvres vivants en dessous du seuil de pauvreté, on ne compte pas les avortements clandestins. Depuis cette loi, la crise économique ne s’est jamais résorbée, toutes les réformes qui furent entreprises ont échoué et échoueront.

De ces lois, on ne s’est pas risqué à publier les conséquences évidentes sur les psychologies collectives et individuelles. Pourtant, l’accroissement de la délinquance ne cesse pas et sa progression en vitesse est un multiple impressionnant et parallèle à la liberté de l’avortement.

Il y a dans les pays où cette loi est autorisée le sentiment diffus ; d’un pouvoir politique et institutionnel dépourvu de légitimité. On le sait, l’histoire nous le démontre : rien n’est plus dangereux que la perte de légitimité pour tous les pouvoirs qui ont la mission de présider à l’avenir des peuples, car la loi ne la confère pas…

Dans le peuple, il y a la prescience que l’acte humain est allé là où il ne devait pas aller, qu’il a franchi des frontières de la conscience morale et que maintenant pèse sur l’humanité le poids d’une justice qu’elle attire sur elle. On ne peut impunément défier les lois naturelles, les lois morales, les lois spirituelles…

Nous comprenons bien que le troisième anneau, le troisième 6 est maintenant formé et accompli avec la loi de bioéthique.

La culture révolutionnaire et son acte de révolte viennent de s’accomplir. Tout ce qui suivra en sera la conséquence… Il est possible que Dieu fasse en sorte qu’on ne puisse jamais cloner un humain dans le respect des règles scientifiques, mais le seul fait que des Etats aient fait voter la loi suffit à cet accomplissement.

Conclusion 

Lucifer, en refusant de servir Dieu avec un tiers des anges, prit sciemment la voie de la damnation ; il tomba volontairement avec tous ses dons d’intelligence et de puissance, ils n’ont pas évolués depuis. Mais par la malice des hommes son champ d’investigation s’est agrandi à la mesure où celui de l’homme s’est étendu dans la connaissance et dans le développement de ses orgueils. L’homme s’est saisi de « l’Arbre de vie », du moins telle est son intention explicite par sa loi de bioéthique, il a ouvert une autoroute pour la venue de l’Antéchrist. L’homme d’aujourd’hui fait porter aux quelques générations à venir les conséquences de cette loi d’abomination… Il appartient au petit nombre de fidèles par sa vie de prière et son héroïsme humble de soulager ce fardeau dans l’attente très proche du retour du Christ

Il y a nécessité à repenser l’esprit de communauté, à renouveler le concept de solidarité, de fraternité entre les chrétiens d’abord, car il n’est plus temps de se  soucier de l’esprit du monde… Nous ne pourrons y parvenir qu’avec une vraie dévotion à l’Immaculée comme le pressentait en son temps saint Louis-Marie Grignon de Montfort. Tendons à devenir les apôtres de Marie.

Ce qui est au bout de ce temps de ténèbres c’est cette immense espérance : le retour du Christ-Jésus, le Fils de l’Homme. Nous ne devons pas nous résoudre, Dieu veut que nous soyons jusqu’au bout des canaux de sa grâce pour tous nos frères, car tous sont appelés au Salut.


[1] La suppression des Etats pontificaux, quelle que soit la manière dont cela fut fait, demeure une grâce ; en effet, les papes, délivrés de la charge de ces états, ont développé une grande disponibilité envers le peuple de Dieu, et depuis lors la doctrine de l’Eglise ne cesse de rayonner même si elle est combattue.

[2]  »Nous avons besoin d’îles où la foi en Dieu et la simplicité interne du christianisme vivent et rayonnent ; d’oasis, d’arches de Noé dans lesquelles l’homme peut toujours venir se réfugier. Les espaces de protection sont les espaces de la liturgie. Reste que même dans les différents mouvements et communautés, dans les paroisses, dans les célébrations des sacrements, dans les exercices de piété, dans les pèlerinages, etc., l’Église cherche à offrir des forces de résistance, puis à développer des zones de protection dans lesquelles la beauté du monde, la beauté de l’existence possible, devient de nouveau visible en contraste avec tout ce qui est abîmé autour de nous ». (Lumière du monde, extrait)

[3] Le doctrinaire est toujours celui qui tend à imposer un point de vue par autorité, par violation de la conscience : l’inquisition religieuse dans ses dérives politiques, mais aussi par un usage abusif du principe d’autorité. Mais en général, depuis les révolutions de type communiste et autres fascismes, le doctrinaire est un idéologue, en lui il n’y a pas une once de charité selon l’enseignement du Magistère. On trouve parfois des doctrinaires au sein de l’Eglise dans les courants radicaux comme les intégrismes-traditionalismes et les progressismes ; leur charité s’entrouvre souvent très affaiblie. Certains théologiens, philosophes ou autres docteurs de la foi, soi par manque de foi, manque de confiance en la divine Providence se durcissent insensiblement, leur charité s’affadit et ils deviennent des doctrinaires, mais il ne faut pas les confondre avec ceux qui affirment la doctrine avec fermeté mais sans agressivité, ceux-là sont fils de la Lumière. Ils ne dissocient pas la charité du témoignage qu’ils doivent rendre de la Vérité.

[4] Depuis les années soixante, il traîne l’idée que le genre humain serait la cause directe des problèmes environnementaux, et que la création, se porterait mieux sans lui « ce qui sous entend que l’on souhaite sa disparition » ; propos tenus par l’improbable prince Philippe d’Edimbourg et par des Mélenchon…véritables prédateurs des espoirs des peuples. Ils ont été précédés en cela par (un mouvement) culturel surtout exprimé par des films comme l’Ours et le Grand Bleu, des œuvres qui réduisent la place de l’homme dans la création. Certes, l’homme peut avoir une influence déplorable sur l’environnement, mais je doute fort que les conséquences de ses actions puissent directement s’étendre à l’ensemble de la planète. Je crois que depuis le vote de la loi de bioéthique, les évènements climatiques ont une cause très différente.

[5] Il y encore quelques semaines, je défendais, après des hésitations, la théorie de l’évolution ; je la considérai comme peut importante, puisque l’homme est homme au moment où il reçoit le souffle de Dieu « animus ». Et puis, dans les débats qu’elle génère, elle me paraissait comme une proposition acceptable. Il y a quelques semaines, sur la 5e chaîne de télévision du service public, il fut donné un reportage fort intéressant sur la recherche possible d’un lien identique entre l’hominidé du néandertal et l’homo-sapiens, c’est-à-dire nous. La recherche portait sur les ADN et leurs chromosomes ; il m’a été donné d’apprendre qu’on ne trouve pas de lien entre les deux espèces sauf en Occident ; une telle précision nous renvoie au passage de la Genèse qui dit que les hommes du Ciel s’unir aux filles de la terre. (On a retrouvé des tombes doubles dans lesquelles reposaient une femelle néandertalienne et un homo-sapiens) Si donc on retrouve en Occident et seulement en Occident des liens génétiques entre le néandertalien et l’homo-sapiens ; c’est que de leur union une descendance était née et qu’elle pourrait être celle des monstres que décrivent la Bible, mais aussi des cultures antiques telles que la Grèce et dans l’œuvre d’Homère…. Tout récemment, un ami médecin me confirma que le génome d’une souris ne peut devenir celui d’un éléphant et que celui d’un éléphant ne peut devenir une baleine. S’il y a modification du génome ce peut être que par une intervention extérieure violente, comme pour les OGM, très dangereuses pour la santé. Ainsi donc, en l’état des recherches scientifiques dans tous les domaines pour ce qui concerne l’origine de la vie et la vie de l’homme, je cesse d’adhérer à cette théorie de l’évolution. Je pense donc que cette théorie est un mauvais conte, et que si dans la Bible il y a une telle insistance pour dire que l’homme a été créé à l’image de Dieu et qu’à son image il fut créé, c’est que sa création est réellement indépendante de tous les autres êtres créés du monde animal. Cette décision modifie donc mon approche quant à l’homme, son être et sa personne. Selon l’orientaliste Fernand Combrette, dans la traduction qu’il propose du livre de la Genèse, en tenant compte de l’emploi du copte qu’on y trouve, il écrit : ceci : « Dieu prit la créature qui était la plus ressemblante physiquement à ce qu’était pour Dieu le Père l’idée du corps du Christ et la remodela en vue de créer l’homme et la femme, » S’il y a bien un lien entre le monde animal et l’homme, ce n’est  pas un lien d’évolution, mais un lien de support subissant une recréation, c’est-à-dire une rupture totale entre l’animal et  l’homme. La théorie de l’évolution s’arrête à la création de l’homme et de la femme, si tenté qu’elle se soit produite dans le monde animal, puisque le génome de la souris ne donnera jamais celui d’un éléphant sauf intervention extérieure. J’adhère également à ce qu’a écrit Jean-Paul II au sujet de l’animation immédiate ; je crois que dès la formation du génome Dieu envoie son divin souffle, c’est-à-dire l’âme, et comme l’a enseigné le pape Pie XII de glorieuse mémoire, le seul instant ou Dieu est présent entièrement et personnellement dans l’homme, c’est quand il insuffle l’âme. Dieu est donc présent à l’instant où se forme le génome de l’homme.

[6] L’homme est au-dessus de la création, il en est le dépositaire, de ce fait et de part sa mission et vocation il est le lien entre elle et son Créateur. Toute la création à cause de l’homme est ordonnée au Christ Jésus qui intercède auprès de Dieu en sa Sainte Trinité.

[7] De quel souhait notre cœur est habité de voir l’humanité, dès cette terre, croire en Dieu, il n’est aucune justification ni au Ciel ni sur la terre de contraindre un homme de croire en Dieu, de le contraindre à avoir sa religion ou de lui imposer la sienne.

[8] « Femme voici ton fils ; fils voici ta mère. » Proposition théologique acceptée dans l’Eglise et qui fut proposée par le Père Emile Neubert.

[9] St Irénée : « l’homme vivant est la gloire de Dieu… »

[10] Etude de l’être en tant qu’il est un être et duquel pour l’homme se découvre sa personne. En fait, ce que l’on désigne par morale naturelle, fut donné à l’homme dès l’insufflation de l’âme, et en quelque sorte activé après la chute par le Créateur comme l’illustre le verset relatif à la peau de bête que leur confectionne Dieu.

[11] C’est ce qu’illustre le verset suivant : « Yahweh Dieu fit à Adam et à sa femme des tuniques de peau et les en revêtit.» (Gn. 1, 21)

[12] Le droit s’est progressivement élaboré à partir du droit familial qui s’est structuré sur deux points majeurs : le respect de la vie (si on tuait, il fallait justifier cet acte) et sur l’obligation de rendre aux dieux ce qu’il leur revenait. Le droit naturel est par exemple celui de manger, de se vêtir, de voir sa liberté de conscience respectée, de comprendre l’univers ; la loi morale naturelle est le sens moral dont l’homme a besoin pour discerner le bien du mal et pour diriger son action dans tous les domaines conformes au droit naturel…

[13] On rapporte que Pasteur qui était croyant avait l’habitude de dire : « ma foi s’arrête à la porte de mon laboratoire… » ; cela signifiait qu’il ne s’imposait aucune limites et qu’il considérait que Dieu n’y avait pas sa place.

[14] Le mètre étalon est le référent du mètre comme instrument de mesure, mais il s’agit d’un objet, d’un instrument que l’homme peut un jour remplacer par un autre objet référent ; il s’agit d’un référent relatif puisque soumis au volume qui donne la perception du temps et de la durée. Mais comment peut-on faire d’un être portant en lui la nature animale et ce plus immatériel qui le distingue de l’ordre animal en ce sens que l’homme est l’achèvement ordonné de la création, comment pourrait-il être la mesure de son semblable ? La qualité n’est pas réductible à elle-même, elle suppose une qualité supérieure qui elle est l’origine de toutes les qualités inférieures. L’homme n’étant pas l’origine de la vie, n’étant pas sa propre origine, comment alors serait-il sa propre mesure ? Comment pourrait-il être sa propre fin ?

[15] Les champs d’application sont économiques, sociaux.

[16] Il est vrai que la résistance du peuple japonais face à l’envahisseur américain était alors très forte, très déterminée, allant dans certains cas jusqu’au fanatisme ; cet aspect idéologique des causes de la Seconde guerre Mondiale n’est pas négligeable et concerne tout autant le Pacte de l’Axe que la coalition alliée. Il est évident que ce conflit pouvait se prolonger une année de plus ; mais pour autant l’emploi de l’arme atomique reste un haut crime contre l’humanité et de guerre qui n’a aucune justification morale. Les Etats Unis d’Amérique en prenant cette décision se sont faits portefaix d’une charge morale et historique dont ils auront encore pour longtemps à porter ; le ciel crie justice !

[17] Il est évident que le fait de concevoir l’homme non comme sujet, mais comme objet, vient des erreurs d’Occam, des hérésies de la Réforme et du tragique Siècle des Lumières et sa Révolution ; s’il est vrai qu’à partir de la Révolution de 1789, la science fait des bons de géant, c’est parce que les idéologies antichrétiennes se sont imposées au mépris de l’homme et de son sang, renversant de fait l’ordre établi par Dieu.

[18] On doit considérer que l’usage militaire de l’énergie nucléaire ainsi que les horreurs du nazisme, mais de tous les régimes fascistes sont les facteurs majeurs qui ont contribué directement à l’effondrement de la morale collective et individuelle ainsi qu’au relativisme. L’humanité du XXIe siècle vit toujours sous le poids écrasant des horreurs du siècle précédent.

[19] Le roi, dans l’Ancien Régime, considérant que les rois d’aujourd’hui ne sont là que pour l’embellissement de la galerie, assumaient pleinement la mission de l’Etat en garantissant le respect de la loi et du droit moral naturel. C’est sans doute l’une des causes majeures, mais très occultées, qui décidèrent de la révolution de 1789. En s’en prenant à la société et à la culture chrétienne, en déclarant la guerre à Dieu comme le proclama dans un fameux discours Clémenceau, il était évident qu’on en viendrait à renverser les ordres naturels. Il y avait bien, que ce soit dans le schisme de la Réforme, dans le Siècle des Lumières et dans la Révolution, une intention ordonnée et qui se poursuit de nos jours aux confins du blasphème le plus épouvantable.

[20] Il s’exerce au nom de cette Cinquième République une sorte de chantage au bon fonctionnement des institutions : on fait croire au peuple de France que cette constitution assure une bonne gouvernance, une stabilité de gouvernement… Défendant cette stabilité en évitant la « malédiction du parlementarisme ». S’il est vrai que la Quatrième République donna une image instable dans la gouvernance, c’est surtout à cause des crises liées à la décolonisation de l’Empire et surtout à la crise algérienne qui fut un prétexte pour favoriser le retour de Charles de Gaulle dont nous découvrons chaque jour avec quelle absence d’honneur il la régla. La Cinquième Constitution aurait dû reprendre les fondements de la Troisième République en les modernisant ; je crois que ce fut un grand tort que d’avoir autorisé l’usage du suffrage universel pour l’élection du chef de l’Etat. Je crois que ceux, qui à cette époque, ont crié à l’atteinte à la démocratie avaient raison (François Mitterrand, Robert Schumann etc. Je suis convaincu aujourd’hui que ce mode d’élection reporté à celle du Parlement contribue à empêcher le vote des lois selon sa conscience, car par ce mode d’élection, on en arrive à annihiler la liberté de conscience au non de la solidarité de la majorité. C’est ce qui explique la difficulté de faire prévaloir la défense de la loi morale naturelle et du droit moral naturel.

[21] Cette dégradation de l’Etat, sa soumission au politique vient de ce qu’en fait, il n’y a plus de légitimité véritable qui puisse réellement l’incarner ; la chute de la royauté a brisé les liens de légitimité naturels est spirituels.

[22] D’une logique imparable : une camarade de classe de ma fille a, depuis l’âge de 14 ans, avorté 3 fois. La pilule un mensonge mortel !

[23] Aujourd’hui, dans certains milieux intellectuels y compris catholiques, on tend à nous persuader qu’il n’existe pas de complot ; certes le seul comploteur in fine est Lucifer, mais il existe bel et bien des sociétés occultes au pouvoir mauvais, des clubs de pensée qui, s’appuyant sur les médias, sur des éditeurs, sur des écrivains, des artistes ourdissent des projets de blasphèmes qu’ils présentent comme des facteurs de progrès… Et c’est en cela qu’on peut parler de complot. Et il existe bien un complot antichrétien dont le but ultime est de réduire en servitude par la chute dans l’infra humaine l’ensemble de l’humanité. Et de prendre conscience de ces intentions ordonnées n’est en rien une aliénation, ni un manque d’espérance ; c’est au contraire faire preuve d’une grande lucidité intellectuelle et spirituelle.

[24] Elle fut entre autre haineuse du père et hostile à la conception de l’enfant et à tout ce qui se rapporte à la maternité.

[25] On nous les servit avec la même vigueur, le même matraquage que les slogans nazis ou communistes.

[26] Aucune femme qui avorte n’échappe à de grave dépression qui, pour plus de la moitié se terminent par des tentatives de suicides. Très souvent le couple se brise et la femme a beaucoup de problèmes pour refaire sa vie, pour trouver un équilibre.

[27] Quelle pantomime, quel misérabilisme moral que se dernière visite à Romme, près du Saint Siege. Il est dès plus déshonorant que ce comportement démagogique autant qu’indigne : jouer sur la sensibilité religieuse d’une part du peuple pour s’assurer sa réélection, alors qu’il a déjà décidé qu’il n’honorerait aucun de ses engagements.  Il faut être abandonné du ciel pour en arriver là… et il n’est pas le seul.

[28] Annexe 3

De la révision

de la loi

de bioéthique 2004

Avertissement du Rédacteur en chef

 

Nous avons reçu le communiqué suivant Vigilance Clonage concernant l’évolution de la révision de la loi de Bioéthique 2004. Ce texte met en relief l’utilisation méthodologique de vocabulaire afin de dissimuler par la confusion organisée la scélératesse de cette révision et sa gravité objective quant au respect du droit moral et de la loi morale naturels. On peut affirmer que si cette révision est définitivement votée en l’état, nous assisterons, en mode accéléré, à la conclusion logique de l’œuvre révolutionnaire et dont la nature profonde, structurelle est anti-divine et donc radicalement contraire à la dignité de l’homme et au projet de Dieu sur sa créature.

Il nous paraît évident que derrière le législateur se dissimule une intention ordonnée dont l’inspiration provient de Lucifer. On ne peut douter de l’action subjective de Lucifer quant à cette loi qui agit sur des esprits faibles, remplis d’orgueil, dépourvus de conscience morale de même que l’on peut subodorer que parmi les instigateurs se trouvent des personnalités qui lui sont consacrées.

Les conséquences de cette révision se traduiront par une accélération de notre décadence qui s’exprimera par un accroissement de la délinquance, la multiplication de zones de non-droit, des comportements barbares etc. Ces faits avenir non-exhaustifs illustreront l’amplitude de l’effondrement métaphysique de la société, seules les orantes, les cœurs droits résisteront au désespoir…    (Pierre-Charles Aubrit Saint Pol, rédacteur de ce site.)

COMMUNIQUE de Vigilance-Clonage, 31/05/11

Le Père Patrick de Vergeron

Mauvaises nouvelles au sujet de la révision de la loi Bioéthique 2004 : Analyse Vigilance Clonage du 31 mai 2011.

( Rappel : Pour dévoiler à vos yeux le camouflage officiel que la loi construit autour du clonage de l’homme lire :                http://catholiquedu.free.fr/2011/DECRYPTAGE2010.htm, avec les amendements qui, proposés, y remédieraient)

- L’Opecst a rendu public son rapport de l’été 2010, rédigé par Alain Claeys (PS) et Jean-Sébastien Vialatte (UMP), préconisant la légalisation sans aucune restriction de la recherche sur l’embryon ainsi que la création de clones humains et chimères homme-animal.

- Xavier Bertrand successeur de JF Mattei pour conduire comme Ministre la loi Bioéthique indique l’enjeu : « La recherche sur l’embryon n’est pas une recherche comme les autres, parce qu’elle touche aux origines de la vie ». Il n’a pas osé dire : parce qu’elle touche à la création d’embryons, spécialement le clonage.

- L’Article 23 I de l’actuel projet :

Une « recherche conduite sur un embryon humain ou sur des cellules souches embryonnaires issues d’un embryon humain ne peut être autorisé que […] 3/ s’il est impossible, en l’état des connaissances scientifiques, de mener une recherche similaire sans recourir à des cellules souches embryonnaires ou à des embryons. »

Ce principe est maintenu, aux jours où les méthodes alternatives ridiculisent les recherches non seulement écœurantes, mais idiotes sur le plan de l’efficacité scientifique et du coût que représente l’obstination à travailler à partir de la création d’embryons. L’ouverture explicite au clonage montrera de plus en plus clairement l’unique motif de cet acharnement.

- Cour de Justice européenne sur la brevetabilité et l’utilisation à des fins industrielles ou commerciales de l’embryon humain et des cellules souches embryonnaires humaines, le 10 mars 2011, le procureur Yves Bot donne son avis:

 «La notion d’embryon humain s’applique dès le stade de la fécondation à toutes les cellules embryonnaires totipotentes, dans la mesure où la caractéristique essentielle de celles-ci est de pouvoir évoluer en un être humain complet. Cette définition juridique de l’embryon s’applique également aux embryons conçus in vitro et dépourvus de projet parental ainsi qu’aux embryons clonés…»

Confirmation de l’alerte donnée par Vigilance-Clonage dès 2001 : « la Loi Bioéthique libéralise textuellement la création et la conception d’embryons par technique du clonage… »

- Passage au Sénat, début Mai 2011 :

a)    L’intervention de sénateurs NC et UMP a permis que l’article L. 2151-2 du code de la santé publique soit complété par une interdiction, celle de la «création d’embryons transgéniques ou chimériques». Autrement dit : on continue à autoriser le clonage homme-homme, mais on gagne du terrain sur la pénalisation du clonage homme-animal.[1]

  b)   Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée, a posé le problème avec justesse ; la vraie question c’est bien de savoir s’il y a ANIMATION immédiate ou animation tardive, ce qui est une question à poser au métaphysicien et au théologien.

c)      A l’Assemblée : – Maintien de l’accès à la création d’embryons in vitro aux seuls couples hétérosexuels. L’Assemblée revient sur la disparition du mot interdiction (adoptée au Sénat parce que trop symbolique et sans fondement pratique), et maintient l’interdiction de la recherche sur les embryons, avec dérogations limitées. On garde donc le symbole, pour mieux camoufler sa transgression légale tous azimuts :

d)         La libéralisation de la vitrification d’ovocytes va donc prendre la place de son interdiction en 2004 : pour créer beaucoup plus d’embryons… et envisager des constitutions d’embryons artificiels… Autorisé à la mise sur le marché en 2007 par l’AFSSAPS, Endocell (laboratoire français) a pu à partir de cellules prélevées sur la muqueuse utérine constituer un tapis cellulaire apportant tous les facteurs de croissance nécessaires au développement de l’embryon in vitro jusqu’au stade de blastocyste ; testé sur près de 300 femmes pour un résultat d’une trentaine de naissances. Ainsi, le développement après création d’embryon par quelconque technique (développement d’une cellule totipotente clonée, par exemple, sur tapis cellulaire) est ipso facto inclue dans les libéralisations : la Loi autorisait déjà implicitement la création par clonage de l’homme sans aller au-delà (‘constitution’ et développement) ; le projet actuel reprend donc la condamnation purement théorique des entendus de la Loi, la stigmatisant fort justement de « crime contre l’espèce humaine », en la rendant caduque en ses articles dérogatoires.

e)        Un changement de critère élargit sans limite le champ des dérogations à la création d’embryon. Elle est désormais possible lorsqu’elle « est susceptible de permettre des progrès médicaux majeurs » (article 23 de l’actuel projet), (rappel : la loi 2004 réservait l’exception à l’unique et exclusive perspective d’une application thérapeutique : désormais, c’est une autoroute dérogatoire ouverte à toute perspective de recherche fondamentale, d’amélioration des connaissances scientifiques, ou l’optimisation de recherches pharmaceutiques). Aucun député ni sénateur ne s’est trouvé capable de relever cette supercherie !

f)          Un dernier verrou d’ordre général a sauté avec le vote de modalités et conditions d’accès de l’AMP à la création d’embryons pour la recherche… qui donnent une «autorisation implicite» plus élargie à la technique de création d’embryons ( non spécifiée, bien entendu la technique utilisée ) et «favoriser les besoins de l’industrie de la procréation» ( article L2141.3 ) : La conception d’embryons n’est donc plus exclusivement permise pour remédier à l’infertilité mais pour permettre la réalisation des techniques d’AMP. Seconde autoroute pour la création d’embryon et pour le développement de l’embryon créé en laboratoire…

g)           Pas de remise en cause des stocks d’embryons pour la recherche: L’article R. 2151-4 du décret d’application relatif à la recherche sur l’embryon et sur les cellules embryonnaires signé le 6 février 2006, supprimait le caractère illégal de la création d’embryons pour la recherche ? Voici aujourd’hui levé le dernier obstacle : l’ovocyte à usage de recherche. En France, l’industrie de la procréation peut s’épanouir sans entraves ( marché estimé à 3 milliards USD par an aux USA, de 2,5 à 50 k$US/ovocyte…).

h)            L’abandon programmé de tout contrôle transfère tout pouvoir vers l’Agence de Bio Médecine. C’est surtout une inversion radicale du principe de protection.

i)      La perspective demeure dans les discussions d’un dépistage prénatal (DPN) obligatoire pour que les médecins intègrent une stratégie d’adoption de la problématique d’eugénisme…Imaginez que le DPN existât depuis longtemps, et que l’on ait ainsi pratiqué cette sélection de l’enfant sans maladie, de grands génies comme Mozart (maladie de la Tourette), Einstein (cerveau hypertrophié), Lincoln et Mendelssohn (maladie de Marfan), Beethoven (maladie de Paget), Toulouse- Lautrec (difformité des jambes), Petrucciani (maladie osseuse), Kierkegaard (bossu dès l’enfance) etc., auraient été éliminés avant même de voir le jour. Pourtant, «Toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite » (Article 16-4). Faudra-t-il donc finir par réviser tous les principes de la loi civile ?[2]

j)  Avec l’instauration d’un régime dérogatoire très large (sauf pour la recherche dans une perspective d’application … cosmétique !) pour la création, la recherche, le développement ( clonage y compris ) pour un régime d’autorisation de la recherche sur les embryons, la Loi rompt radicalement avec le choix de la France de respecter la vie et la dignité de l’embryon humain dès le commencement de son développement :

 « La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie » (Article 16 du code civil)

k)     En somme, cette loi est une Loi Bio-anti-Ethique s’appuyant sur deux silences complices :

* Silence sur l’avis de Jean Paul II exprimé clairement en fév. 1998 : « l’âme spirituelle est créée par Dieu à l’apparition du génome de l’homme», confirmation chez le nouveau Pape à la fête de la Trinité 2010 et au 1er Samedi de l’Avent consacré désormais à la prière pour la Vie…

* Autre silence : sur la vérité des textes : la loi de bioéthique française ouvre la porte au clonage de l’homme : l’interdiction du clonage humain y est abrogée, détournée, objet de dérogations, par voie de transgression du Principe qu’elle est censée protéger…

* Une loi qui pour la première fois dans l’Histoire, touche non seulement à l’Origine de la vie humaine (et non uniquement à la dignité de cette vie humaine) : mais à Dieu lui-même dans son Acte créateur, « Sacrilège suprême » a dit le Cardinal Barbarin en décembre 2003… S’agit-il de ce qu’on appellera « la loi d’abomination » ?

 Voici pour terminer des Textes de travail thématique sur l’animation immédiate : pour nous rendre capables de dire de manière probante que le premier génome est le lieu sacral par excellence : approches scientifique, philosophique, théologique : http://catholiquedu.free.fr/ZIPA.htm.

Père Patrick de V. pour Vigilance Clonage

VIGILANCE–CLONAGE, avril 2011 : La loi bioéthique et la question du clonage de l’homme, résumé :

Premier point :

Le texte propose une loi qui n’interdirait pas le clonage reproductif s’il est réalisé à partir d’un embryon non-né ( par ex. , entre autres, une femme enceinte désirant faire naître un clone de son embryon non-né )…

Voici l’article incriminé :

  « Article 21 : Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée ».

Voici l’argument invoqué :

  Alignement sur la formulation adoptée par la Convention d’Oviedo…

En voici l’inconvénient :

  Cette formule n’interdit pas l’intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à un être humain n’ayant pas valeur juridique de personne humaine vivante ou décédée. Elle n’interdit pas par exemple le clonage reproductif à partir d’un embryon conservé en laboratoire, d’un œuf humain fécondé en éprouvette, ni même à partir d’un enfant promis à la mort abortive par sa mère ou par le corps médical. Elle autorise, telle quelle, le clonage reproductif sous toutes les formes où il est intéressant de l’envisager de manière immédiatement exécutoire sur le plan pratique…

Voici l’argument nouveau à apporter :

 Exemple de formulation à proposer en remplacement pour cet article :  » Est interdite toute conception d’embryons humains par transfert à reprogrammation nucléaire ayant pour but de faire naître un enfant, que ce dernier soit génétiquement identique à une personne vivante ou décédée, ou à un être humain embryonnaire de sa fécondation jusqu’à sa naissance ».

Seconde analyse :

   » Même si un clone d’une personne adulte était mis en route, on ne pourrait poursuivre le fautif que 18 ans plus tard : après la majorité du clone !!! (exception faite d’une poursuite par le Parquet) ».

Voici les inconvénients, qui sautent aux yeux (outre que l’institution de régimes différents pour un crime donné selon que l’on est Association, victime ou Parquet, a été condamné par le Conseil Constitutionnel.)

- La formulation de crime contre l’espèce humaine lèse bien davantage la victime que le criminel, puisqu’elle offre à ce dernier un encouragement à détruire, poursuivre, traquer, et tuer la personne clonée de sa conception jusqu’à sa naissance, et même jusqu’à sa majorité si le Parquet n’engage pas de poursuites…

- La formulation du crime est telle que, attendue l’impossibilité universellement et officiellement reconnue de pouvoir procéder aux vérifications des échanges d’éprouvettes (FIV/Clones ), ce que les dérogations de 2011 rendent possibles, elle porte à faire considérer comme un devoir et un droit louable de tuer tous les embryons et enfants qui pourraient faire l’objet d’un tel doute. En pratique c’est bien la non-suppression de l’embryon qui serait ici considérée comme un crime contre l’espèce humaine : la défense de la vie serait par suite elle aussi considérée comme un crime.

On ne peut imaginer un retournement des principes du Droit aussi spectaculaire! -A qui profiterait cette formulation… criminelle de l’article 214-2 ? A personne d’autre qu’au cloneur, qui sera fondé à chercher l’impunité par les moyens évoqués au deuxième alinéa! Cette formulation de crime contre l’espèce humaine ouvre la porte au crime institutionnalisé et inverse la notion de défense de la vie.

Troisième point :

 La condamnation de conception d’embryon cloné pour le thérapeutique camoufle sa légalisation :

Seule la « constitution » est condamnée, c’est à dire le fait d’amener le clone jusqu’au stade du 8ème jour ( en langage scientifico-médical le clonage thérapeutique serait autorisé si on pouvait développer le clone dans les premiers jours et pouvoir en extraire des cellules souches embryonnaires : telle est la définition même du clonage thérapeutique)

– Pour stopper cette aberration, il faut vite apporter les amendements suivants (et leurs articles annexes) :

   Article AMENDE à proposer L. 2151-1 (nouveau): « Est interdite toute intervention utilisant la méthode de « conception d’embryons humains par transfert à reprogrammation nucléaire » à des fins reproductives comme il est dit au troisième alinéa de l’article 16-4 du code civil ci-après reproduit : »Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une personne vivante ou décédée, ou un enfant génétiquement identique à un embryon humain pris de sa fécondation à sa naissance, vivant ou décédé « . « Est interdite toute intervention utilisant la méthode de « conception d’embryons humains par transfert à reprogrammation nucléaire » à des fins thérapeutiques, à des fins de recherche, ou à des fins industrielles ou commerciales ».

Quatrième point :

                            Pour la Recherche, l’interdiction de la conception de clone par la recherche était bien hypocrite puisqu’on en maîtrise aujourd’hui parfaitement la technique. Le projet discuté en 2011 indique bien cette direction puisque nous sommes aujourd’hui capables de développer un embryon créé par méthode de transfert nucléaire (par technique du clonage) sur un tapis cellulaire sans environnement ovocytaire spécifique…

Comble :

La loi n’interdit pas formellement ce type de recherche sur le développement embryonnaire de cellules-clones (un accord d’un organisme, l’AGPEH, suffisait à permettre pendant 5 ans, sans nécessiter l’avis trop gênant des élus et du peuple, sans loi ni décret, des protocoles impliquant l’amélioration des techniques du développement du clonage embryonnaire ! Et aujourd’hui le passage par la dérogation de l’AGPEH est lui-même remis en cause …)

 

- Voici les inconvénients :

                                          Ce que la loi accepte, c’est donc l’utilisation des embryons congelés et/ou surnuméraires pour la recherche, et la possibilité d’appliquer le diagnostic préimplantatoire pour « préparer » les fameux « bébés médicaments » : ce dernier point serait gravissime, en ce qu’il constitue l’ouverture immédiatement exécutoire à la « recherche-clonage ».

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Proposition de lettre à votre sénateur, que vous pouvez personnaliser avant de la lui envoyer.

Pour trouver le mail de votre sénateur à qui vous pourrez joindre la lettre que nous vous proposons :

Utilisez l’adresse électronique de votre sénateur (trice) en cliquant ici :

 Liste par ordre alphabétique, département, canton: http://www.senat.fr/elus.html

Nous vous invitons également à lire et leur proposer en dossier joint de 3 pages ci-dessus très claires le communiqué de vigilance clonage du 31 mai 2011 dont le contenu, même s’il provient d’un groupe d’expert « malheureusement » catholique, n’a pas d’autre objet que de les éclairer, les informer, et leur fournir accès à toutes les données utiles.

Pour fonder nos interventions sur un travail solide, allez sur le site de vigilance clonage : http://catholiquedu.free.fr/INSTITUTNAZARETH.htm

Merci pour votre contribution à ce travail de fond auprès de nos sénateurs et de vos amis et au secours que vous nous apporterez en le propageant auprès de vos amis et carnet d’adresse.

Note importante :

Il faut que les lettres parviennent aux sénateurs dès les premiers jours de juin.

Avec toute notre gratitude pour Vigilance Clonage :

Bruno de Vergeron 2 bis rue des Bleuets 92250 La Garenne Colombes tel 014783 44326

NB : Il s’agit d’obtenir ce qu’en Italie, contre toute attente en 2010, la mobilisation des évêques, des catholiques et des élus engagés, en consensus avec le Vatican, a obtenu: l’échec des tenants de la fin des droits des êtres humains embryonnaires et de la liberté d’en fabriquer et manipuler par des techniques gravement condamnables, en dehors de l’ordre naturel.


[1] Note du Rédacteur en chef : la loi 2004 autorisait la production de chimère (homme-animal) ; toutefois il faut savoir que cette transgression existait antérieurement à la loi 2004 de manière clandestine ; cette démarche scientifique s’inscrit dans la continuité des recherches avancées dans des laboratoires secrets de l’Allemagne nazie. On sait aujourd’hui que leurs recherches biogénétiques sur la sourie étaient très avancées….

[2] ibidem : Ce paragraphe illustre le renversement de la conscience scientifique ; on autorise des pratiques qui furent condamnées par le Tribunal de Nuremberg et on use de la même technique du langage pour couvrir ce qui ne peut l’être… Faudra-t-il rebaptiser les partis politiques P.S. et UMP de partis National-Socialiste ?

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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