Domanova

Blog du Journal de l'Alliance

23 avril 2013

LA CHRONIQUE DE PIERRE N°67 Mgr.Pontier – L’Enseignement Catholique – Loi Taubira – Violences policières

Classé dans : VIE DE L'EGLISE ET PRIERES — domanova @ 18 h 11 min

 

LA CHRONIQUE DE PIERRE N°67

La transparence dans l’Église de France est aussi une nécessité, on ne peut plus admettre des évêques, prêtres et responsables laïcs engagés dans la franc-maçonnerie !

L’Enseignement Catholique doit l’être véritablement ; il était urgent que les évêques puissent avoir une autorité plénière sur les chefs d’établissement et contrôler directement les personnels chargés d’enseigner la Doctrine et son contenu.

Le catholique doit définitivement entrer en résistance et faire front aux défis que lui lance un personnel politique dépourvu d’honneur…

18 avril 2013

LETTRE OUVERTE AUX FRANCAIS : Un Printemps Français ! Un Printemps Chrétien !

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 17 h 35 min

 

(pour la vidéo cliquer sur le titre)

 LETTRE OUVERTE AUX FRANÇAIS

 par

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

PRINTEMPS FRANÇAIS !

PRINTEMPS CHRÉTIEN !

LETTRE OUVERTE AUX FRANCAIS : Un Printemps Français ! Un Printemps Chrétien ! dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU manife-pour-tous

Et si ce qui se passe en France était les vrais fruits du pontificat de Jean-Paul II ? Il est trop tôt pour le dire, mais quelque chose se lève ! C’est moins une espérance, qu’une prise de conscience tardive de la réalité. Le printemps de France est chrétien. La « Loi du Mariage pour Tous » est le déclencheur de ce réveil ; cette mauvaise majorité qui nous gouverne nous aura rendu un immense service.

Le printemps français est un printemps chrétien. Si les catholiques ne s’étaient levé contre ce projet de loi, il n’y aurait pas eu un Français qui se serait levé. Bien sûr, la hiérarchie de l’Église en France a pris ses responsabilités, et nous saluons cet engagement auquel nous n’étions pas habitués de sa part. Il est dommage que la même détermination n’ait pas été au rendez-vous lors de la loi « IVG », la « Loi Veil », loi qui nous a été imposée par les loges maçonniques et que le silence des évêques couvrit pour leur honte, une époque sinistre : « génération mauvaise ! ».

Je veux rendre hommage aux résistants de la première heure qui se sont levés, sans appui de la hiérarchie, quand elle ne les combattait pas en dessous de table, derrière les ors d’un État antichrétien. Je salue la mémoire du chanoine Jean Choulot, curé-doyen de Négrepelisse, fondateur de la Cité Catholique, de Jean Ousset, de Lucien Coté, d’Alexandre Gaillard qui passait ses dimanches à distribuer le journal « L’Homme Nouveau ». Ô combien généreuses furent ces personnalités ! Elles ont défendu avec héroïsme et abnégation les valeurs chrétiennes et la dignité des hommes, sous les quolibets d’une hiérarchie donnée à l’esprit du monde et dont la pastorale n’était rien de moins qu’un mécanisme trahissant l’Évangile.

Oui, le peuple de Dieu se lève aujourd’hui ! Oui, ce peuple de France retrouve le chemin héroïque de l’honneur ! Il le doit beaucoup à ces chrétiens d’après-guerre qui ont cru à l’instauration d’une société de justice, de vérité dans la charité. Je pense encore à Pierre Debré, l’évêque laïc, ses lettres furent une force spirituelle et sociale, gardien de l’essence de la France catholique. Je pense à ces accompagnateurs de groupes de pèlerins mis à l’index parce qu’ils se rendaient en des lieux non-reconnus d’apparitions, hâtivement condamnés. Ils conservaient, maintenaient les richesses les plus élevées de la tradition catholique quant à la vie spirituelle et morale. Ils furent des géants de la foi ; comme Yvette Boulnois, le Père Edouard Castaing et Janine Folloni, toute une vie d’apostolat.

Oui, s’il fallait le prouver encore, le bien ne se fait jamais seul, ce printemps est le fruit d’une convergence de beaucoup de héros qui en hérauts de Dieu et de l’homme auront semé…, semé sans cesse dans les déserts du cœur et de l’esprit, attendant la rosée compassionnelle du Ciel par l’Immaculée Conception.

Laissez-moi vous ouvrir mon cœur de Français, de fils de l’Église. Veillez à ce que ce Printemps Chrétien ne retombe pas, ne perdez pas une miette des grâces qui vous sont données, elles sont les fruits de tant de larmes, de tant d’humiliations et d’un si grand amour qu’il vous appartient d’en user pour un renouveau de foi, d’espérance et de charité, de justice et de liberté.

Donnez à votre Église en France la force opportune de se relever du chaos bien orchestré que produisit l’après-concile ; restez dans la filiation pastorale de J.P.II, de Benoît XVI et maintenant du Pape François. Engagez-vous par les portes infernales défoncées par Benoît XVI, dans les allées illuminées du Christ, avancez-vous avec générosité et avec l’armure du « N’ayez pas peur » de J.P. II, serrez dans vos mains les outils unis de la foi et de la raison de Benoît XVI, avancez d’un cœur de pauvre selon le Pape François. Opposez aux idéologies de ce monde, carcans désespérants pour notre peuple, la Sainte Doctrine de notre Église Catholique. Soyez généreux de votre cœur, Dieu vous le comblera.

Oui, ne rendez pas vain le sel de votre baptême ni celui de la France ! Je vous en prie, écoutez la prière de vos pères résistants dans les nuits d’une révolution antichrétienne, résistants dans les nuits des camps de concentration nazis, communistes et de toute dictature. Ils ont aimé leur patrie, servi Dieu et honoré l’homme pour vous, pour qu’aujourd’hui vous battiez la semelle sur le pavé de votre liberté, de votre dignité.

Aimez la France, aimez votre patrie, votre Église, votre Dieu ! Et par-dessus tout, aimez-vous pour demain ! Résistez, luttez sans vous décourager ; ne vous laissez pas ravir votre colère, votre authentique indignation. Ne faites pas honte à votre futur !

La « Loi du Mariage pour Tous » peut être votée, ne lâchez rien ! Ne cédons rien ! Maintenez la pression d’honneur et de liberté contre une politique de déshonneur, de mensonge, de honte ! Il n’appartient à personne de renverser l’anthropologie qui régit depuis toujours une humanité qui a le droit à la vérité, à la liberté. Mettez un arrêt aux manœuvres des puissants qui vous flattent et vous rendent esclaves des sens, vous attirent dans des appétences aliénantes, destructrices… N’ayez pas part au péché monstrueux de ce gouvernement ! La France, que ce gouvernement vous propose, n’est pas la France ; elle n’est pas celle pour qui des vies se sont sacrifiées ! Ne laissez pas à cette génération soixante-huitarde, cette vieillerie infâme, cette veille carne avoir raison de votre espérance, de votre honneur, de votre liberté, de votre destinée.

Ô Je vous en supplie, « obéissez à Dieu plutôt qu’aux hommes ! » Ne laissez pas vous voler la part du pauvre qui est en vous par des mains indignes, par des esprits contrefaits.

Soyez les défenseurs de l’homme !

Donnez gloire à Notre Dame de France !    [ LA LETTRE VOUS SERA GRATUITEMENT ADRESSÉE EN PDF, A VOTRE DEMANDE]

16 avril 2013

DU LEGISLATEUR ET DU BIEN COMMUN GENERAL

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 23 h 08 min

 

DU LEGISLATEUR ET DU BIEN COMMUN GENERAL dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU dix-commandements

LES DIX COMMANDEMENTS

 drapeau anthropologie dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU

DU LÉGISLATEUR

et du

Bien Commun Général

par

Pierre-Charles Aubrit St Pol

armoiries_royales_france-206x300 Aubrit

Le peuple Franc, jusqu’à l’émergence de la praxis révolutionnaire, ne concevait pas la séparation du Roi avec celle du législateur. Le Roi détenait une légitimité naturelle et spirituelle, il la détenait du Ciel, de Dieu. Sa Majesté avait une fonction sacrée, maintenir le peuple dans le respect et sous l’autorité de la loi morale naturelle et du droit moral naturel. Il en était le garant pour toute l’humanité.

La Révolution, sur le support philosophique et idéologique conjoint de la Réforme protestante et du Siècle des Lumières, a rompu cet équilibre1. Le principe de légitimité et la fonction du législateur reposent, aujourd’hui, sur le volontarisme ce qui induit le rejet de l’autorité de la vérité quelle qu’en soit sa nature, car le but demeure de détruire, d’annuler les grâces messianiques. C’est une évidence quant à la politique économique et sociale.

Il est toujours difficile de discerner le but recherché par le pouvoir politique républicain depuis la Révolution et d’en faire prendre conscience au peuple à cause de deux raisons dominantes : l’usage d’une sémantique faite pour masquer l’intention finale et le fait que le pouvoir cherche par tous les moyens d’appeler le peuple dans ses appétences les plus basses, les plus avilissantes en endormant sa vigilance.

Le résultat de cette involution ou décadence se révèle dans la succession de lois qui sont toutes un renversement programmé de la loi morale naturelle, mais surtout de la législation chrétienne qui est l’accomplissement des Dix Commandements et donc la substance essentielle de la liberté.

Je laisse la parole au Pape Benoît XVI pour conclure cette introduction :

benoit-xvi Ayrault« Comme je l’ai dit, ces pays ont souffert particulièrement sous la dictature, mais dans la souffrance, ils ont également développé des concepts de liberté qui sont actuels et qui doivent à présent être ultérieurement élaborés et réalisés. Je pense, par exemple, à un texte de Václav Havel qui dit:  « La dictature est fondée sur le mensonge et si le mensonge était dépassé, si personne ne mentait plus, et si la vérité venait à la lumière, il y aurait également la liberté ». Il a ainsi développé ce lien ente vérité et liberté, où la liberté n’est pas libertinage, arbitraire, mais liée et conditionnée par les grandes valeurs de la vérité et de l’amour et de la solidarité et du bien en général. Ainsi, je pense que ces concepts, ces idées mûries à l’époque de la dictature ne doivent pas être perdues; nous devons à présent précisément y revenir! Et dans la liberté parfois un peu vide et sans valeurs, il faut reconnaître à nouveau que liberté et valeur, liberté et bien, liberté et vérité vont de pair, sinon, l’on détruit également la liberté. Cela me semble être le message qui provient de ces pays et qui doit être actualisé en ce moment. » (extrait du dialogue informel avec les journalistes dans l’avion allant vers Prague)

A la lecture de cet extrait, une évidence s’impose ; la vérité est ce qui manque le plus à l’exercice du pouvoir politique depuis la Révolution, ce qui est conforme à l’influence tragique du Siècle des Lumières matrice avec le jansénisme de la progression des idéologies. Il s’ajoute à l’usage inflationniste du mensonge direct ou indirect, ce qui accable le plus notre société, le rejet systématique de l’autorité de la vérité quelle qu’en soit sa nature, objective, morale, intellectuelle et bien sur spirituelle ; c’est ce que confirme le concept de laïcité qui, dans notre pays, demeure un sujet obsessionnel et un outil idéologique à cause du rejet maladif de l’autorité de la vérité. Nous sommes gouvernés par une élite qui s’est constitué une idée de la vérité au point que l’idée qu’elle s’est faite de l’homme et de sa société est une inversion complète de ce qu’est l’homme dans toute sa vérité, car son outil de prédilection est une non-substance : le mensonge !

La pratique du mensonge est une cause implacable de puissance destructrice, elle détruit son auteur et ses collaborateurs, mais aussi ceux qui en sont victimes, elle désespère le peuple.

De la Loi du Mariage pour Tous !

L’attitude du législateur et sa volonté politique confirment que cette loi ne procède pas de l’intérêt général et s’oppose, ce faisant, au bien commun ; c’est donc un devoir que d’user de tous moyens légitimes pour exprimer son opposition à un tel projet.

Le refus du dialogue, la précipitation du législateur à accélérer le vote final, le mépris non-dissimulé envers les autorités religieuses et morales, la violence orchestrée au plus haut niveau contre les manifestants, les ingérences des sociétés maçonniques et autres éclairent nettement que cette loi est résolument dressée contre la culture chrétienne et contre l’ordre naturel de la société de l’homme. Elle poursuit un but qui prévaut sur tous les biens moraux, de justice et de liberté qu’un peuple se doit de défendre.

L’homme est méprisé, bafoué dans sa dignité et dans ses droits les plus élémentaires dont celui de vivre dans une société dans laquelle il retrouve et affirme son identité, dans laquelle il se sait reconnu dans tout ce qu’il est et dans l’intégrité de sa nature.

La société est mise en danger par ce projet de loi, car c’est un renversement anthropologique qui désorganisera le peuple et l’affaiblira, mais dont les dégâts faits à l’État en tant qu’il figure l’intégrité du peuple seront considérables. Le pouvoir politique sera inexorablement contesté dans sa légitimité, aucun régime dans la filiation révolutionnaire n’aura crédit auprès du peuple. La classe politique va connaître des jours de grandes ténèbres et des troubles violents… Elle devrait s’entraîner à courir vite.

Il est évident que cette majorité s’inscrit dans une page abominable de notre histoire au point qu’elle se frappe d’indignité et d’illégitimité. Une telle majorité sera sans doute renvoyée dans ses quartiers insalubres aux prochaines élections, évidence qui ne semble pas la préoccuper. On est donc amené à s’interroger sur les causes réelles d’un tel comportement. C’est une  majorité qui obéit à des ordres qui convergent vers la destruction de notre patrie ; ce gouvernement n’est qu’un exécuteur d’œuvres serviles, tombant en deçà de la condition d’esclave selon les hiérarchies antiques de la société.

Nous sommes au terme de la République, nous entrons dans une phase pré-révolutionnaire. Il est évident, qu’à moins d’un miracle, nous serons confrontés rapidement à une insurrection générale aux motifs multiples, avec cette singularité, cette fois, que les responsables ne s’en sortiront pas par une pirouette.

Ce gouvernement est un bateau « ivre », sans capitaine et dont la seule force réside dans la répression ; voilà le fruit abominable d’une constitution qui ne fut pas faite pour le peuple, mais pour une certaine idée de la France dont, à l’évidence, nous n’avons jamais réussi à distinguer les contours. Elle se terminera comme a commencé la République dans l’oppression et son rejet instinctif par mesure de sauvegarde…

Oui, la république se meurt, elle qui aura été le principal facteur de décadence de notre peuple. Il ne s’agit pas de la chute à la manière de l’Empire romain, non, c’est la fin d’une ère, ce sera la conclusion logique et implacable de la Révolution qui ronge l’âme et le cœur.

L’effondrement des économies va s’accélérer par la dévalorisation du dollar ce que semble indiquer le rapatriement des réserves d’or, entreposées aux USA, des États de l’Union européenne et l’achat massif de cette valeur refuge par la Chine qui est le pays possédant la plus grande réserve de dollars. La récession mondiale qui se dresse pourrait entraîner la chute de beaucoup de régimes politique y compris la République française et le renversement de démocraties apparemment stables.

1Le but de la Révolution et antérieurement à elle, le schisme de la Réforme, était le renversement de la royauté pour porter atteinte, voir renverser, détruire les grâces messianiques, mettre en échec la mission salvatrice du christianisme. Considérons que le Roi de France était le défenseur de ces grâces « Lieutenant de Dieu sur la Terre des Hommes ». Il était le meilleur garant des libertés individuelles et collectives.

GRAND CORPS MALADE

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 16 h 37 min

 

 

MA FRANCE, MA PATRIE

11 avril 2013

LA DOCTRINE CATHOLIQUE ENSEIGNEE PAR L’IMMACULEE ch.2 Annonciation (suite et fin)

Classé dans : ANNEE DE LA FOI - PORTA FIDEI — domanova @ 16 h 38 min

 

 (cliquer sur le titre pour entendre la conférence)

Mystères Joyeux

par

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

« Ce ne serait pas exalter comme il convient la joie chrétienne que de demeurer insensible au témoignage extérieur et intérieur que le Dieu créateur se rend à lui-même au sein de sa création : « Et dieu vit que cela était bon ». suscitant l’homme au-dedans d’un univers qui est œuvre de puissance, de sagesse, d’amour, Dieu, avant même de se manifester personnellement selon le mode de la révélation, dispose l’intelligence et le cœur de sa créature pour la rencontre de la joie, en même temps que de la vérité. Il faut donc être attentif à l’appel qui monte du cœur de l’homme, depuis l’âge de l’enfance émerveillée jusqu’à celui de la sereine vieillesse comme un pressentiment de mystère divin. [...]ce regard positif sur les personnes et sur les choses, fruit d’un esprit humain éclairé et fruit de l’Esprit Saint, trouve chez les chrétiens un lieu privilégié de ressourcement : la célébration du mystère pascal de Jésus. Dans sa Passion, sa Mort et sa Résurrection, le Christ récapitule l’histoire de tout homme et de tous les hommes, avec leurs poids de souffrances et de péchés, avec leur possibilité de dépassement et de sainteté. C’est pourquoi notre dernier mot, en cette Exhortation, est un appel pressant à touts les responsables et animateurs des communautés chrétiennes : qu’ils ne craignent pas d’insister à temps et à contre temps sur la fidélité des baptisés à célébrer dans la joie l’Eucharistie dominicale. Comment pourraient-ils négliger cette rencontre, ce banquet que le Christ nous prépare dans son amour ? Que la participation y soit très digne et festive ! C’est le Christ, crucifié et glorifié, qui passe au milieu de ses disciples, pour les entraîner ensemble dans le renouveau de sa résurrection. C’est le sommet, ici-bas, de l’alliance d’amour entre dieu et son peuple ; signe et source de joie chrétienne, relais pour la Fête éternelle. » (Paul VI – Pape – La Joie Chrétienne, exhortation apostolique 1975)

 LA DOCTRINE CATHOLIQUE ENSEIGNEE PAR L'IMMACULEE ch.2 Annonciation (suite et fin) dans ANNEE DE LA FOI - PORTA FIDEI index

ANNONCIATION DE ROUSSEAU

L’ANNONCIATION

De la Beauté de la Culture Chrétienne :

LErmite : – Vois-tu ! La culture chrétienne, issue des Églises instituées, a pour signature la joie comme en témoigne l’« Ange au sourire »1. Elle est étendue à tous les arts, l’espérance en est la cause. La culture chrétienne est celle du bonheur.

Le rosaire commence par les mystères joyeux, ils rappellent la Promesse tenue, qui fut annoncée à l’aube de l’histoire alors que tout semblait perdu2. La jubilation  qui s’exprimera lors de la Visitation de Marie chez sainte Élisabeth. Toute la Création, par elles deux, sont alors dans la perfection de l’action de grâce, et la femme prend à cet instant une position restaurée et de grandeur insurpassable.

Marie devient la matriarche universelle, sa maternité est co-rédemptrice, toutes les femmes lui sont associées, unies et revêtent cette grandeur qui surdimensionne le mystère de la vie, du don et du bonheur.

Le Pèlerin :

      – Ermite, je n’ai pas les mêmes yeux que toi, car ce que je vois quand je pense culture chrétienne, c’est un crucifix ! Qu’y a-t-il de plus sinistre, de plus accablant qu’un crucifix ? Et quand bien même  serait-il beau dans son exécution.

  • Ce que tu ressens du crucifix, c’est moins par la tragédie qu’il exprime que par le poids de celle-ci sur ton esprit, sur la conscience que tu as ou n’as pas de ton être, de ton existence. Car si tu vois le beau dans un tel objet de culte, c’est que tu pressens la joie qui est sous-jacente derrière la cruauté de l’image ; et si donc la cruauté l’emporte sur toi, c’est que ton être est dissocié de ton âme, une dissociation entre ton corps physique, ton corps spirituel et ton âme. Tu n’es plus un être uni.

  • Je ne suis quand même pas possédé ?

  • Non, certes ! Mais tu n’as plus l’unité efficiente qu’a produit ton sacrement du baptême. Or, sur la Croix, ce que tu vois et ressens c’est l’unité de l’homme, de l’humanité restaurée par ce corps cloué ; ce que tu n’as plus en toi.

  • Si je te comprends bien, mon sacrement du baptême n’est plus efficace parce que je ne vis pas des vertus que j’ai reçues par lui.

  • Oui, c’est cela ! Mais rien n’est définitif ; n’es-tu pas auprès de moi pour entendre ce que Jésus-Christ a à te dire par l’Église son épouse?

    Ton être ontologique souffre de cette désunion, aussi ce que tu ressens en voyant un crucifix c’est ton EST qui réclame de recouvrer son unité ontologique, car il aspire à la ressemblance avec Dieu son Créateur dont il a la memoria dei. En vérité, ce sont les trois agents ou puissances qui réclament leur dû, car ta liberté d’enfant de Dieu est presque totalement entravée, et déjà, le joug de Lucifer tend à reprendre son droit sur toi. Il te dispute à ton Sauveur.

  • Mais qu’est-ce donc que la liberté ?

    - La réponse à ta question, tu la découvriras dans la progression de la Doctrine chrétienne, c’est-à-dire quand la Vérité sur toi-même et sur Dieu retrouvera son acceptation en toi. C’est la Vérité qui libère ! Tu ne retrouveras pas la plénitude de ton union ontologique, tu ne seras pas libre, tant que tu ne seras pas habité pleinement par la Vérité.

  • Enseigne-moi ces mystères, Ermite ! Moi qui n’ai jamais eu de maître, je fais choix d’en avoir un !

    J’ai parcouru maints chemins. J’ai admiré moult beautés, j’en ai possédées tout autant. Je me suis perdu dans les bruits étourdissants. Je me suis noyé dans les silences choisis… Je ne me suis arrêté à rien. Je n’ai jamais voulu partager mon ballot, je ne voulais pas le déposer ; il est mon seul bien, j’en ai fait mon geôlier.

    Personne ne me rendra plus le sourire chéri de mon enfant et déjà s’en sont allés balbutiements, jacasseries, éclats de rire. Son regard espiègle, étonné s’est refermé à jamais sur cette terre… Son souvenir s’étiole.

    Je le crie au Ciel et à la Terre, je me suis haï dans ces souvenirs de feu. J’ai haï ce Dieu qui reprend ce qu’Il donne. Je n’ai pu sauver l’enfant que j’aimais. Mort inacceptable…

    Et voilà mon enfant ! je dis ce mot interdit, tu es mort ! Faucheuse implacable, mort, tu as brisé l’interdit et posé l’inacceptable, l’inexplicable. Tu produis un vide que rien ne peut remplir, un abîme où l’on veut s’oublier. Où sont les réponses aux questions jetées par toi ô mort ?

    Ô mon enfant, libère-moi de toi ! Je n’ai plus rien ! A quel bien puis-je prétendre ?

  • Laisse le miel et le lait se déverser en toi. Ne prends rien ! Sois le mendiant ! Le Pauvre, Lui, sera le guide de toutes tes richesses à venir.

    Je ne suis pas ton maître, mais le gardien des solitudes sacrées, j’éclaire pas à pas le pénitent. Serviteur, Monseigneur ! Serviteur !

  • Dis-moi quels sont ce miel et ce lait qui coulent de ce mystère ?

De l’Annonciation : Humilité

L’Ermite : – Quel est l’environnement géographique, anthropologique de cette théophanie ?

Nazareth est une petite bourgade, au centre de la Galilée entre la mer et le lac de Tibériade ou mer de Galilée et à l’est de Jérusalem. Les Galiléens ont mauvaise presse auprès de l’élite juive ; ils sont soupçonnés d’avoir une foi déviante ce que confirmera le dialogue entre Jésus et la Samaritaine.

Marie et Joseph habitent un bien familial modeste, provenant des parents de Marie. Joseph est charpentier, Marie est fille de propriétaires terriens, ils sont membres d’un courant religieux traditionnel et messianique. C’est à tort qu’on les désigne comme esséniens. Ils ne peuvent être issus ni membres de cette secte qui est schismatique. Ils ne pouvaient que fréquenter une communauté et une synagogue reconnues par le Temple. Ils étaient monsieur et madame tout le monde pour leurs concitoyens, et ne se distinguaient en rien sauf par leur piété et leur bonté. Nul ne se doutait de ce qui se préparait.

Les esséniens forment une secte qui se tient à l’écart du monde ; ils ne fréquentent guère le Temple et sont à peine tolérés par le reste des Juifs. Ils vivent en autarcie, ont très peu de rapports avec le monde extérieur. Ils sont eux aussi messianiques.

Le Pèlerin :

        – J’ai lu qu’à l’époque de Jésus, certains courants attendaient la venue prochaine du Messie. Il y avait donc une attente !

  • Oui, il y avait une attente dans le peuple Hébreu, mais aussi dans toute l’humanité : Latins, Grecs et dans d’autres contrées, comme dans les Gaules, chez les Carnutes ainsi que chez les Sordes établis en Roussillon3.

    Il devait y avoir plusieurs courants qui attendaient le Messie en Israël, mais il n’y en avait qu’un parmi eux qui savait que le Messie serait le Serviteur Souffrant. Marie et Joseph et une frange des courants messianiques le savaient et l’espéraient autant qu’ils le redoutaient. Ce courant priait pour que la venue du Rédempteur soit hâtée, mais quand la conception de Marie eut lieu, on ne fit pas le lien avec la venue du Messie, sauf peut-être le cercle familial. Et quant à l’Annonciation, le silence fut gardé jusqu’à la naissance de Jésus. Mais leur séjour en Égypte fit oublier les événements de Bethléem ; c’est pourquoi à Nazareth et dans sa famille, il ne fut pas reconnu comme le Messie jusqu’à sa mort à part les témoins de la grossesse de Marie qu’on retrouvera aux pieds de la Croix.

  • Qui était donc Marie pour que l’archange s’en soit venu la visiter ?

  • La conception de Marie, l’Immaculée, doit être perçue non comme une création nouvelle, mais comme une recréation. Dieu semble ignorer l’histoire, comme s’Il s’était laissé tenter à faire une création nouvelle ; mais non, il n’en est rien ! La conception de Marie révèle l’intention qu’aurait eu le Créateur de reprendre l’humanité là, juste avant la chute. Marie est en effet l’humanité telle qu’elle aurait dû demeurer, sans faute ni blessure  et sceller avec Lui l’Alliance :

    « Un jour. à la fête de la sainte et immaculée Conception de Marie, Dieu m’accorda une vision de ce mystère : je vis la vie physique et spirituelle de tous les hommes comme contenue en Adam et Ève, et gâtée par la chute et mêlée au mal, ce dont les anges déchus tirèrent une grande puissance. Mais je vis également la seconde Personne de la Divinité descendre vers Adam et lui retirer la bénédiction divine, avec une lame recourbée, avant qu’il consentit au péché. Au même moment, je vis la Vierge Marie sortir du côté d Adam, comme une petite nuée lumineuse qui s’éleva vers Dieu. […] J’ai vu l’intérieur de l’homme, tous ses organes, comme l’image de toutes les créatures et de leurs relations entre elles il récapitule en lui toutes choses, des astres jusqu’aux plus petits animaux, comme si ceux-ci étaient par la chute de l’homme tombés eux-mêmes dans le corporel et le périssable. Tout ceci s’harmonisait en l’homme, mais il brisa cette harmonie et dut désormais travailler, lutter et souffrir à cause de sa faute Je ne peux exprimer cela plus clairement. car Je suis moi-même un membre de l’humanité déchue. » (A.C. Emmerich : Les Mystères de l’Ancienne Alliance)

La Vierge Marie :

  • Marie serait donc un recommencement ?

    - On ne peut pas dire cela ; c’est une recréation. On utilise cette expression expliquer les effets du baptême. La conception virginale de Marie peut être comprise comme l’en-tête de l’Évangile, une nouvelle « Genèse » ; dans l’Ancien Testament le premier livre est « la Genèse » qui signifie en-tête, au commencement.

    La conception de Marie est un commencement de ce point de vue, celui de la Promesse qui se réalise :

    « Yahweh Dieu dit au serpent:  » Parce que tu as fait cela, tu es maudit entre tous les animaux domestiques et toutes les bêtes des champs; tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras la poussière tous les jours de ta vie. Et je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité; celle-ci te meurtrira à la tête, et tu la meurtriras au talon. » (Gn. 3,14-45)

    « C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe: Voici que la Vierge a conçu, et elle enfante un fils, et on lui donne le nom d’Emmanuel.Il mangera de la crème et du miel, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. » (Is. 7, 14-15)

  • Mais pourquoi un archange comme messager ?

    - Dieu envoie souvent ses anges annoncer ses décisions, avertir l’homme. Les anges, que Dieu se donna, furent ses collaborateurs dans la création matérielle, visible, car s’ils servent le trône divin, ils sont également ordonnés aux hommes.

    Ces esprits purs et purs intellects sont ordonnés au service de sa Gloire et, à cause de ce service, ils sont ordonnés à la charité envers nous. Dieu se fait annoncer avant toute théophanie, Il est courtois, Il ne violente pas l’âme servante.

    Gabriel est l’archange des annonces liées directement à l’économie du Salut. Il est celui de la Fin des Temps ; il annonça au prophète Daniel deux événements : le Rédempteur, qu’il sera victime d’un jugement inique et la troisième transgression qui est maintenant consommée4.

    Sa visite à Marie marque l’engagement du Ciel à l’œuvre de la Rédemption donc à l’Incarnation : « Toute la création soupire après sa libération ; » (St. Paul)

    «Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph; et le nom de la vierge était Marie. Étant entré où elle était, il lui dit :  » Salut, pleine de grâce! Le Seigneur est avec vous ;  » Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. L’ange lui dit:  » Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n’aura point de fin.  » Marie dit à l’ange :  » Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l’homme?  » L’ange lui répondit:  » L’Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Élisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l’on appelait stérile, car rien ne sera impossible pour Dieu.  » Marie dit alors :  » Voici la servante du Seigneur: qu’il me soit fait selon votre parole!  » Et l’ange la quitta. »(Luc 1, 26-38)

  • Peut-on envisager que la Sainte Trinité ait été présente dans le moment de la visite de l’archange ?

  • Certainement, mais à sa suite, car comment serait-elle devenue la Mère de Dieu, la Théotokos sans la Sainte Trinité ? La Trinité ne couvrira Marie et le Verbe ne s’incarnera que si elle fait son « Fiat ». Il fallait qu’elle se donnât librement à Dieu pour en devenir la Mère. Elle n’ignorait pas ce que cela impliquait : concevoir un enfant pour le conduire au « pressoir de la croix. » Il fallait qu’elle aimât Dieu au-delà d’elle-même pour s’associer à un tel sacrifice, au-delà de sa maternité.

  • Si je comprends, la visite de l’archange est le renouvellement de l’invitation que Dieu adressa à Adam et Ève et Il attend de nouveau le libre consentement de sa créature. Pouvait-elle refuser ?

  • Oui, elle pouvait refuser ! Dieu se serait mis en contradiction s’Il n’avait pas respecté la liberté de sa créature. La liberté est une propriété, fruit de sa libéralité. Il ne peut passer outre sans se renier Lui-même. Dieu est un Dieu de grandeur, noble. Mais Marie ne se refusera pas, non qu’elle n’eût pas à combattre, car elle s’était consacrée au Seigneur ainsi que saint Joseph. L’archange a dû l’aider à surmonter sa crainte d’être infidèle à ses vœux.

    L’éducation qu’elle reçut, l’état de grâce dans lequel elle se trouvait en permanence, la formation religieuse donnée au Temple et son environnement messianique l’ont sans aucun doute aidée à prononcer son « Fiat ».

Le Fiat :

  • Mais qu’est-ce donc que ce « Fiat » ?

  • Ce n’est pas seulement obéir généreusement à la volonté de Dieu même par charité pour l’humanité. C’est une parole en acte qui porte beaucoup plus loin, elle rejoint l’infini. Le « Fiat » de Marie sera suivit de celui de saint Joseph et Jésus le prononcera dans son cœur lors de sa « Bar Mitsva » au Temple pour ses douze ans. Dans le fiat de Marie, il y a celui de Joseph et celui de Jean-le-Baptiste et de tous les pauvres de Dieu.

    Marie, part son « Fiat », répare le refus qu’Ève infligea à Dieu. Elle rend grâce à son Créateur et lui remet sa liberté qu’Il lui redonne. Elle s’engage avec Lui dans la Nouvelle Alliance. C’est un oui définitif qui se conclut sur Terre au sommet du Calvaire, le Golgotha. C’est à l’intérieur de ce « Fiat », dans sa résonance, que se contractera la Nouvelle Alliance. Le « Fiat » de Marie est le berceau de l’Église.

    Son action de grâce est fondatrice et universelle, car au moment où elle l’exprime, elle voit la Passion de son Fils à qui elle donne sa chair et son sang. Dès cet instant-là, elle se trouve associée à la Mission rédemptrice de son Fils qui est son Dieu puisque sa volonté y adhèrent sans restriction. Elle est la « Servante du Seigneur qu’il me soit fait selon sa volonté».

    Son « Fiat » ne fut pas un oui de confort ni un oui mondain qu’on s’empresse d’oublier. Il s’agit d’un oui de tonnerre qui plante la croix, par anticipation, dans son cœur de mère ; si l’en-tête de l’Évangile commence avec la conception de Marie, le oui de cette mère réalise la Promesse faite à Adam et Ève. Elle ouvre le Livre de la Vie. Le « Fiat » qu’elle a prononcé une fois pour toute, elle le renouvelle avec chacun d’entre-nous au moment de notre baptême (Cof. l’œuvre du Père Émile Neubert). l’Amen que nous prononçons à la réception de l’Eucharistie, c’est le lieu de convergence du « Fiat » et de l’ »Amen » du Messie. Nous renouvelons notre volonté d’être dans l’Alliance avec Jésus-Christ par l’Église qui est son Épousée et notre mère.

  • N’est-ce pas monstrueux d’exiger d’une mère qu’elle donne la vie à son enfant tout en sachant qu’il devra satisfaire à la justice divine ?

  • Humainement, on n’a pas fait pire, je te l’accorde ! Mais nous ne sommes pas dans une vision humaine, il s’agit d’une intelligence eschatologique. Les grâces n’ont pas manqué à Marie pour porter une croix de cette dimension, mais par son oui, tout à fait librement prononcé, elle ne se trouve pas seulement unie à son Créateur, son Époux et son Fils, mais elle assume la condition de l’humanité blessée avec son Fils Jésus-Christ.

    Sa foi n’est pas une foi ignorante, du charbonnier – ce qui n’est pas un compliment à mon sens5 – c’est une foi héroïque qui pose un regard eschatologique qu’aucun homme ne peut poser sans une grâce singulière, car l’intelligence qu’elle en a, est la conjonction de sa foi, de son espérance et de sa charité ; elle est d’une qualité telle qu’elle est semblable à celle de nos premiers parents avant la faute.

    C’est en Marie qu’on peut mesurer la gravité, la dramatique du péché originel, bien plus encore qu’en Jésus en qui nous la mesurons surtout par sa Passion. C’est aussi tout le sens des généalogies qui partent d’Adam et Ève jusqu’à Jésus. Elles sont là pour témoigner que Dieu s’est donné une ascendance de fidèles qui ont su garder le sens réel et eschatologique de leur foi en la Promesse. Marie, Joseph et Jésus concluent une ascendance historique et messianique qui, malgré ses faiblesses6, n’en resta pas moins fidèle dans l’espérance du Salut. Marie et Jésus sont tout sauf des avatars selon les gnoses et autres fanfreluches avec lesquelles Lucifer nous pollue.

    La Vérité est simple, elle est toujours simple ; il suffit d’être en état de grâce et de la servir pour elle-même, pas pour nous-mêmes et accepter son autorité. La vérité, quel qu’en soit son support, exprime une autorité substantielle envers laquelle il faut obéir. Elle forme, éduque notre être à l’humilité, son acceptation œuvre à la paix intérieure et extérieure, environnementale. La vérité nous libère à la condition d’en accepter l’autorité, autorité légitime qui est la condition pour faire fleurir en nous l’humilité, la vraie, celle de la voie et la joie d’enfance.

  • Mais alors, Marie est la Dame de toutes les aurores !

  • C’est un fait ! Marie fut pressentie dans la plupart des cultures et religions païennes : le pré-messianisme. Ces religions et cultures portent toutes des bribes plus ou moins pures de la tradition noétique et l’Esprit de Dieu les visita : « il souffle où il veut ». Il ne demande pas l’autorisation aux théologiens qui en sont bien marris ; ce qui console les ânes !

  • Ouf ! c’est une ironie mordante.

  • Oui, l’Église est un immense espace composée de parcelles sur certaines se cultivent les cucurbitacées ; un légume qui est toujours plein de lui-même.

  • Eh bien ! elle est bonne celle-là !

    - Il y a deux événements qui sont liés à l’Annonciation : la visite de Marie à sa cousine Élisabeth et celle de l’archange à saint Joseph.

  • Quels sont leur sens et leur place ?

  • Tu vas trop vite !

    Apprends de Dieu que s’Il est pressé, Il aime prendre son temps. Il s’amuse avec notre bon sens, Il préfère le fol !

  • Qu’est-ce qu’un fol ? C’est une étrange expression !

  • Celui qui est capable de perdre tout pour s’installer dans sa victoire, comme saint François d’Assise. Tu comprends pourquoi il est rare qu’un pharmacien soit en faillite, les savants ont souvent des migraines.

    Réalises-tu que Marie est le Tabernacle ! Son sein porte l’Acte Pur de Création ! Certes, Dieu contient ses puissances « Il ne retint pas la gloire qui l’égalait à Dieu… », mais maintenant, Il est le Saint parmi nous. Le voilà qu’Il s’est fait homme ! L’Arche de l’Ancienne Alliance trouve sa réalisation en Marie, son accomplissement significatif. Le sein de Marie Vierge porte la Loi, porte le bâton des puissances divines et porte le Pain du Ciel : les tables de la Loi, le bâton de Moïse et la manne, en furent les préfigurations, leur prophétie.

    La Vierge Mère est la mère la plus mère qui soit ! Jésus est de son sang et de sa chair ; il n’y a qu’un ADN celui de Marie, mais ce n’est pas tout à fait vrai.

  • Comment ça ! Marie ne serait pas tout à fait vierge ?

  • Aurais-tu mangé du foin pour dire une bêtise pareille ?

    Marie est la Vierge ! Mais rappelle-toi ce que je t’ai dit au sujet des cellules staminales. Nous savons qu’elles se renouvellent sans cesse et qu’elles se diffusent dans le couple, capables d’incidences par l’action de la grâce de sponsalité sur la fécondation. La haute Tradition rapporte que Jésus ressemblait parfaitement à Joseph qui n’était pas son géniteur, ce qui s’explique fort bien : Dieu a agi de telle manière que, par les cellules staminales, Jésus ressemblait à Joseph, évitant tout interrogation suspicieuse de l’entourage et soustrayant le mystère aux yeux du monde.

  • Dieu a tout prévu !

  • Il est Dieu, il faut t’y faire !

    L’Annonciation contient les deux événements que j’ai mentionnés : l’annonce de la conception de saint Jean-le-Baptiste et la visite de l’archange Gabriel à saint Joseph. On ne peut pas les séparer de l ’Annonciation, ils s’éclairent d’elle.

    Saint Joseph et saint Jean-le-Baptiste sont les piliers opposés des ponts par lesquels les prémices de la Rédemption contenus dans l’Ancienne Alliance passent à la Nouvelle Alliance. Jean-le-Baptiste est le pilier opposé à celui d’Élie, ils supportent le pont marial. Élie a vu l’image de Marie dans le nuage qui annonçait la pluie. Saint Joseph est le pilier opposé à celui du patriarche Joseph, ils supportent le pont du Père Céleste.

    « Aux jours d’Hérode, roi de Judée, il y avait un prêtre nommé Zacharie, de la classe d’Abia ; et sa femme, qui était des filles d’Aaron, se nommait Élisabeth. Tous deux étaient justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et ordonnances du Seigneur d’une manière irréprochable. Et ils n’avaient point d’enfants, parce qu’Élisabeth était stérile, et ils étaient l’un et l’autre avancés en âge.Or, comme il était de service devant Dieu au tour de sa classe, il lui échut par le sort, selon la coutume du service divin, d’avoir à entrer dans le sanctuaire du Seigneur pour offrir l’encens. Et toute la multitude du peuple était au dehors en prière, à l’heure de l’encens. Un ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel de l’encens.[...] Or, étant sorti, il ne pouvait leur parler, et ils comprirent qu’il avait eu une vision dans le sanctuaire; et lui leur faisait des signes, et il resta muet.Quand les jours de son service furent accomplis, il s’en alla en sa maison. Après ces jours, Élisabeth, sa femme, conçut, et elle se tint cachée pendant cinq mois, disant:  » Ainsi a fait pour moi le Seigneur, au jour où il lui a plu d’ôter mon opprobre parmi les hommes. » (Luc 1, 5-25)


Saint Jean-le-Baptiste :

  • Dieu est un fameux ingénieur des ponts et chaussées ! Quel est le rôle du Baptiste ?

  • Il conclut le prophétisme de l’Ancien Testament. Tous les prophètes ont annoncé le Messie, ont préparé le peuple à Le recevoir. Sa mission est de dire : « Et bien Le voilà ! le sang des prophètes que vous avez versé c’était pour Lui ; allez-vous Le reconnaître ? »

    Il aura eu à dénoncer le mal : « Non, tu n’as pas le droit de coucher avec la femme de ton frère ! » En cela, il est Élie qui s’insurge et dénonce la prostitution de son peuple aux idoles puis il y a son baptême, il se relie à la sécheresse d’Élie dont la pluie qui suit annonce l’ouverture du Ciel, le déversement des grâces messianiques.

    Saint Jean-le-Baptiste résume la pédagogie de l’Ancienne Alliance, sa mort par décapitation témoigne de la tragédie de cette lignée, dont la portée est insaisissable.

    Il annonce une anthropologie nouvelle, transfigurée et que les Lumières s’empresseront de détruire. Il est aussi le prolongement, l’écho de l’annonce des anges faite aux bergers – le peuple – de la naissance du Messie. Il est leur porte-voix au milieu de son peuple qui ne l’entendra pas. C’est la voix qui crie dans le désert… Elle ne sera reçue que par les vrais Pauvres de Yahvé :

    «   » Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité et racheté son peuple, et qu’il a suscité pour nous une corne de salut, dans la maison de David, son serviteur, ainsi qu’il l’a promis par la bouche de ses saints prophètes, dès les temps anciens, pour nous sauver de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent, afin d’exercer sa miséricorde envers nos pères et de se souvenir de son pacte saint, du serment qu’il fit à Abraham, notre père, de nous accorder que, sans crainte, affranchis de la main de nos ennemis, nous le servions, avec sainteté et justice devant lui, tous les jours de notre (vie). Quant à toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras devant la face du Seigneur pour lui préparer les voies, afin d’apprendre à son peuple à reconnaître le salut dans la rémission de leurs péchés, par l’effet de la tendre miséricorde de notre Dieu, par laquelle nous visitera une lumière d’en haut pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix. «  » (Luc 1, 68-79)

    Le cantique de Zacharie dit toute l’importance de Jean-le-Baptiste et sa place dans le mystère de l’Annonciation. Il commence par l’annonce de la venue de Jésus, ce Salut qui vient de la maison de David et rappelle la fin de l’Ancienne Alliance. La généalogie de cette Promesse est certifiée, elle souligne le poids historique de la descendance d’Adam et Ève jusqu’au Messie.

    La mission de Jean est annoncée par son père, l’un des prêtres chargés de l’encens au Temple, celle-ci est bien ordonnée à la venue du Salut, elle est insérée dans ce cantique entre deux prophéties qui concernent Jésus-Christ.

    Saint Jean-le-Baptiste est le bras de Marie, elle qui se tient dans le silence d’un cœur à cœur avec son Dieu n’a pas à agir selon le monde. Jean est son premier apôtre, celui de la fin des temps, annoncé par saint Louis-Marie Grignion de Montfort. Jean, fils de Zacharie, est le socle de la mariologie au cœur de la christologie. Il est le nouvel Élie qui prépare la manifestation publique du Messie.

    Saint Joseph :

  • Pourquoi la visite de l’archange à saint Joseph est-elle si importante et s’insère-t-elle dans le mystère de l’Annonciation ?

  • La réponse n’est pas simple, il faut remonter au Patriarche Joseph, fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham :

« Joseph eut un songe, et il le raconta à ses frères, qui le haïrent encore davantage. Il leur dit:  » Écoutez, je vous prie, le songe que j’ai eu : Nous étions à lier des gerbes au milieu des champs; et voici, ma gerbe s’est levée et s’est tenue debout, et vos gerbes l’ont entourée et se sont prosternées devant elle. « Ses frères lui dirent :  » Est-ce que tu régneras sur nous? est-ce que tu nous domineras ?  » Et ils le haïrent encore davantage pour ses songes et pour ses paroles.Il eut encore un autre songe, qu’il raconta à ses frères. Il dit :  » J’ai eu encore un songe: le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi.  » Il le raconta à son père et à ses frères, et son père le réprimanda, en disant :  » Que signifie ce songe que tu as eu? Faudra-t-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner à terre devant toi?  » Et ses frères furent jaloux de lui, mais son père conservait la chose dans son cœur. » (Gn.35, 5-11)

Considérons que l’Évangile est la clef pour comprendre l’Ancien Testament, car il en est la réalisation. Selon les travaux de l’orientaliste et exégète Fernand Combrette, le Patriarche Joseph, dans sa fonction et sa dignité de Grand Vizir de pharaon, est l’inventeur de la serrure et la technique du silo à grain, du grenier, il est le créateur de l’alphabet hébraïque afin d’éviter que la foi du peuple élu ne se corrompe à cause de l’idolâtrie égyptienne.

La vision du patriarche est une annonce singulière de saint Joseph, gardien du Pain de Vie. Sa fonction de vizir est prophétique puisque son gouvernorat s’appliqua à ses frères et même son père Jacob lui fut soumis selon la loi égyptienne qu’il était chargé de faire appliquer. Être le Grand Vizir de pharaon équivalait à la charge et à la dignité de Premier Ministre ce qu’il assuma en toute justice. Il pourvoira aux besoins alimentaires de son peuple ; il annonce un rejeton qui sera la source de la nourriture de la vie éternelle. Ses frères s’inclinent devant lui ; nous sommes en présence d’un exercice de l’autorité d’institution divine au service du bien commun universel.

Joseph est l’image du Père Éternel, par lui, Il pourvoira aux besoins des Hébreux pendant 430 années, même si à la fin ils furent, le temps d’un pharaon et d’une courte période de son successeur, soumis à l’esclavage. Ils devinrent un peuple nombreux et riche.

« Or la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi. Maire, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, il se trouva, avant qu’il eussent habité ensemble, qu’elle avait conçu par la vertu du Saint-Esprit. Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, se proposa de la répudier secrètement. Comme il était dans cette pensée, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit:  » Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés.  » Or tout cela arriva afin que fût accompli ce qu’avait dit le Seigneur par le prophète : Voici que la Vierge sera enceinte et enfantera un fils ; et on lui donnera pour nom Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous. Réveillé de son sommeil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait commandé: il prit chez lui son épouse. Et il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle enfantât son fils, et il lui donna pour nom Jésus. » (Mat. 1, 18-25)

Saint Joseph est, selon la loi juive, le père de Jésus, fils de la Loi. Sa paternité est reconnue par le droit romain (recensement), elle est universellement reconnue. Il est le père du Roi des rois. Son identité anthropologique est indiscutable.

De lui, selon la tradition, nous savons qu’il attendait le Messie et qu’il s’était consacré au Seigneur. La vie chaste, partagée avec son épouse, ne lui pose aucun problème ; certes elle sort de l’ordinaire, car un couple chaste et pur est une innovation qui bouleverse l’anthropologie juive si spécifique, c’est aussi le cas pour Jean-le-Baptiste qui ne se marie pas, ne fonde pas son foyer7. Et voilà que Marie se retrouve enceinte !

Joseph n’était pas dans l’ignorance de la prophétie d’Isaïe : « et voici qu’une jeune vierge enfantera d’un enfant, Emmanuel, Dieu avec nous. »

  • Pourquoi s’est-il alors scandalisé de la grossesse de Marie ? Ne s’agirait-il pas d’une erreur de transcription ?

  • Il est possible et vraisemblable que dans un premier mouvement il se soit senti trahi et qu’il en ait ressenti une grande souffrance ; d’autre part, Marie était scellée dans le secret du Roi, elle ne doutait pas que Dieu y introduise Joseph le Juste, elle ne croyait pas devoir se substituer à Lui.

    Nous sommes confrontés à un problème de traduction, sans doute la langue araméenne dans laquelle tous les évangiles furent initialement écrits apporte des nuances, mais j’ai du mal à considérer Joseph envisageant de répudier Marie.

    Matthieu, l’évangéliste, très conservateur, relate : « elle était fiancée à Joseph et vivait séparée jusqu’au mariage.» On n’imagine pas que Marie se soit retrouvée enceinte avant de vivre sous le même toit que Joseph. Si on se rapporte à l’épisode de l’épouse adultère, on comprend que Marie n’a pu être enceinte éloignée de Joseph, elle aurait été lapidée. Et enfin, ce que l’on sait de Marie, Dieu n’aurait pas exposé sa Vierge Mère à la désapprobation de la société et risquer la mort prématurée de Jésus. Ce passage ne peut être la version exacte, à moins que Matthieu ait voulu insister sur l’identité de Marie avec la jeune fille d’Isaïe.

    Il est difficile de croire que Joseph se soit scandalisé de la grossesse de Marie, alors qu’elle lui a été donnée pour épouse au Temple, désignée miraculeusement comme le décrit A. C. Emmerich :

    « Je vis ensuite qu’on envoyait des messagers de tous les cotés dans le pays, et qu’on convoquait au temple tous les hommes de la race de David qui n’étaient pas mariés. [...] Je vis ensuite les prêtres du temple chercher de nouveau dans les registres des familles s’il n’existait pas quelque descendant de David qu’on eût oublié’. Comme ils y trouvèrent l’indication de six frères de Bethléem, dont l’un était inconnu et absent depuis longtemps, ils s’enquirent du séjour de Joseph et le découvrirent à peu de distance de Samarie, dans un lieu situé près d’une petite rivière, où il habitait au bord de l’eau. travaillant pour un maître charpentier. Sur l’ordre du grand prêtre, Joseph vint à Jérusalem et se présenta au temple. On lui fit, à lui aussi, tenir une branche à la main pendant qu’on priait et qu’on offrait un sacrifice ; comme il se disposait à la poser sur l’autel devant le Saint des saints, il en sortit une fleur blanche semblable à un ils, et je vis une apparition lumineuse descendre sur lui : c’était comme s’il eût reçu le Saint Esprit. On connut donc que Joseph était l’homme désigné par Dieu pour être le fiancé de la sainte Vierge, et les prêtres le présentèrent à Marie en présence de sa mère. varie, résignée à la volonté de Dieu, l’accepta humblement pour son fiancé, car elle savait que tout est possible Dieu, qui avait reçu son vœu de n’appartenir qu’à lui. » (Anne-Catherine Emmerich – La Vie de la Sainte Vierge)

    Le combat intérieur de Joseph ne pouvait pas venir de l’état de Marie, elle a une autre cause. Le sentiment de ne pas être digne d’une telle mission ? Qui n’aurait pas été habité par un tel scrupule ? Avoir la responsabilité de Dieu enfant !

    Il est né de la Loi, sous le joug de Lucifer, mais il en fut délivré par une grâce sanctifiante : «Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, se proposa de la répudier secrètement. »  Ce concept de juste a un sens nouveau dans l’Évangile, il ne peut signifier qu’une chose, il est né sous la Loi et en fut libéré en vue de sa mission auprès de Marie et de l’Enfant Jésus ; ce qui est conforme à la Tradition et à l’École Française de Spiritualité surtout chez saint François de Salle8.

    Il est plus vraisemblable que Joseph se soit considéré comme indigne d’assumer cette mission immense, être le père du Messie ! Qui y-a-t-il d’étonnant à demander de choisir quelqu’un de plus digne ? L’archange Gabriel l’aura alors rassuré. On peut comprendre le doute de Joseph puisque Jésus Lui-même, dans son humanité, a demandé que la coupe à boire s’éloigne de ses lèvres et les anges le réconfortèrent :

    «Comme il était dans cette pensée, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit :  » Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés.  » Or tout cela arriva afin que fût accompli ce qu’avait dit le Seigneur par le prophète Voici que la Vierge sera enceinte et enfantera un fils; et on lui donnera pour nom Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous. Réveillé de son sommeil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait commandé: il prit chez lui son épouse. Et il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle enfantât son fils, et il lui donna pour nom Jésus. »

    L’interprétation que nous faisons de ces versets est à travers le tamis de notre nature blessée, nous en réduisons la protée pour nous rassurer. C’est la même chose avec les versets concernant le dialogue entre Marie et Jésus lors des noces de Cana. On pense que Jésus a remis sa mère à sa place.

    L’archange Gabriel sait que Joseph n’a pas de doute quant à la grossesse de Marie ; il n’y a d’ailleurs pas de dialogue entre eux deux ; Gabriel lui rappelle la prophétie, le rassurant quant aux dispositions de Dieu, ce qui revient à dire : « si Dieu t’a choisi pour cette mission, c’est qu’Il t’a trouvé digne de l’assumer et qu’Il te donne toutes grâces pour y parvenir. Aie confiance en ton Créateur. »

    L’épreuve intérieure que traverse alors saint Joseph est semblable à celle que traversa le patriarche Joseph quand ses frères le jetèrent dans un puits ne sachant ce qu’il adviendrait de lui et ne pouvant que s’abandonner à Dieu. Quel est celui qui, s’engageant à suivre Jésus, ne se pose la question de savoir s’il en est digne, s’il y parviendra et ce que veut Dieu de lui ?

    Nos sociétés ont tendance à faire du baptisé un bourrin et sans que nous en ayons conscience, nous abordons trop souvent la parole de Dieu avec la grille artificieuse de notre époque, de notre culture sociale et de notre appétence à vouloir nous rassurer en tout  ; ainsi, insidieusement nous cessons d’être des chrétiens de pleine lumière pour nous transformer en « christianistes » : des médiocres convenus de notre baptême ! « Esprits lourds à croire ! »

    Une vraie dévotion à Marie peut seule nous éviter de tomber dans ce travers ou nous en délivrer. Marie est l’école de l’Esprit-Saint. En ayons la certitude, on ne peut aller à Jésus que par sa Mère, tout autre chemin est un chemin dévoyé : c’est celui de l’orgueil !

    La prophétie du patriarche Joseph se réalise ; saint Joseph est le gardien du Pain de Vie, il est celui qui garantit les scellés de la Nouvel Arche, Marie Vierge, « le grenier du Pain de Vie ». Il est également le dernier Roi d’Israël, il apporte le sceau de la mission la plus élevée de la dynastie davidique que la Providence divine avait élue, elle s’accomplit en lui, le père nourricier du Fils de Dieu.

    Joseph est l’image emblématique pour tous les rois chrétiens, mais surtout pour la royauté française qu’il honorera. Il la confortera dans sa mission divine en apparaissant à Cotignac. La mission de la royauté française est d’être la garante de l’ordre naturel, de la loi morale naturelle, c’est la raison mystique de Loi Salique.

    Saint Joseph sait quelle est la destinée du Messie, sa passion commence : aimer l’Enfant-Dieu comme son fils qu’il sait offert à la justice du Père céleste ! Il sait qu’il est le Serviteur Souffrant.

    Il est le Roi accompli ; le Roi des rois selon l’ordre naturel, car le Christ est le Roi des rois selon l’ordre surnaturel. Les nations s’inclineront devant lui ; la vision des « douze bottes de blé » du patriarche Joseph va au-delà des douze tribus. Les rois de Judas, de David à saint Joseph, même s’il y eut une interruption à partir de l’exode à Babylone, ont eu pour mission de maintenir la loi morale naturelle et le droit moral naturel ; mission que Jésus recueillera à la mort de saint Joseph et qu’Il surélèvera par le Commandement nouveau et le Sermon des Béatitudes. Et qu’Il sanctifiera : « Celui-ci est le Roi des Juifs »

  • Fruits du Mystère :

  • La tradition reconnaît en ce mystère un seul fruit : l’humilité ! Il se comprend pourtant que ce premier mystère joyeux contient tous les fruits des mystères à venir.

    Que savons-nous de l’humilité ? Elle est la première des propriétés de l’amour et de la vérité, car pour obéir à l’autorité de la vérité il faut une dose d’humilité.

    « Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie. Étant entré où elle était, il lui dit :  » Salut, pleine de grâce! Le Seigneur est avec vous ; «  Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. L’ange lui dit :  » Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n’aura point de fin.  » Marie dit à l’ange :  » Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l’homme?  » L’ange lui répondit :  » L’Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Élisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l’on appelait stérile, car rien ne sera impossible pour Dieu.  » Marie dit alors :  » Voici la servante du Seigneur: qu’il me soit fait selon votre parole!  » Et l’ange la quitta. »(Luc 1, 28-38)

    La salutation de Gabriel révèle la nature parfaite de Marie, la Nouvelle Ève. Elle est pleine de grâce, au singulier, car elle est la Toute- grâce, celle que le péché originel n’a pas touchée. Gabriel salue la création originelle qu’il a contemplée en Adam et Ève. Mais aussi Celle qui séjournait dans la pensée de Dieu quand Il révéla à la cour angélique son projet de prendre, d’assumer la nature humaine

    La salutation angélique n’est pas nouvelle, n’a-t-elle pas été prononcée par les anges lors de la création du premier couple ? Eux étaient également pleins de grâce ! La visite de l’archange est un hommage rendu à cette humanité qui sera sauvée et de laquelle ces purs esprits damnés ou glorieux entendront son jugement.

    L’humilité de la Toute-grâce se dévoile dans un abandon total qui est signifié par l’offrande d’elle-même : «  Voici la servante du Seigneur : qu’il me soit fait selon votre parole ! »

    La grâce à demander est l’humilité. Elle ne s’obtient pas dans une démarche volontariste, car elle ne peut être notre œuvre. C’est d’abord et toujours le travail de la grâce. Elle élève notre nature en investissant les épreuves que nous acceptons et que nous offrons à Dieu par Marie. Il faut laisser Dieu nous configurer à cette vertu qui commence par nous reconnaître et nous admettre tel que chacun est. Nous n’avons pas à rougir de ce que nous sommes, mais de ce que nous faisons de notre liberté avec ce que nous sommes. à ce que nous sommes si nous voulons correspondre à ce que Dieu veut de nous. Nous sommes responsables de ce que nous faisons pas de ce que nous sommes, mais certainement responsables de ce que nous devenons.

    Nous sommes ordonnés à la vie. L’humilité se répand en nous comme la violette des sous-bois dispersée là où on ne l’attend pas… C’est dans le don de ce que nous sommes en vérité que nous éduquons le regard intérieur sans lequel il nous est impossible de découvrir la violette….

« Je vous salue Marie, pleine de grâce… »

1Il est à noter qu’on ne retrouve pas cette joie dans aucune congrégation issue de la Réforme protestante ; sauf pour les anglicans, mais eux ont confisqué les constructions catholiques quant ils ne les ont pas détruites, considérant davantage leur valeurs marchande que culturelle ; en bons commis qu’ils sont des synagogues ébionites et des illuminatis.

2Le protévangile de livre de la Genèse qui sera renouvelée à Abraham.

3Les Sordes avaient un culte à la Fille ou la Vierge du Soleil ou du Feu, Pyrennéa qui donna le nom à une antique ville portuaire « Pyrène » citée par Strabon et autres historiens antiques et dont on a sans doute retrouvé les fondations sur la commune de Torreilles P.O. Au lieu dit « Le Bourdigu ». C’est l’origine du nom donné à la chaîne de montagne : Pyrénées. (Selon les travaux de Mr Paul Seban)

4Il s’agit des manipulations génétiques et de la production de clonages humains, confirmés par la docteur et député Bernard Debrè.

5Cette expression a une connotation péjorative quant à l’usage nécessaire de la raison et quant à la vie intellectuelle. Que la foi soit chevillée au corps oui et dans la mesure où elle aura connu l’épreuve du feu purificateur ; mais rien n’est plus contraire à la foi et aux enseignements des Pères de l’Église que se réjouir d’une foi aveugle, une foi d’esclave dans laquelle on aurait abandonné la raison. Un chrétien est à l’opposé du musulman, sa foi est une foi de grandeur, d’homme libre, une foi d’honneur quand bien même serait-il en esclavage.Seul le péché est réducteur de cette sur-nature.

6Les plus belles images sont celles d’Abraham qui, sous l’impatience de la maternité répond à la sollicitation de Sarah ; et il y a David, l’exemple même du pêcheur se repentant et s’exposant sans cesse à la vérité de son Dieu ainsi qu’à sa miséricordieuse justice. La fidélité c’est d’abord se mettre en vérité dans la présence de Dieu tel qu’on est ; c’est une espérance fructueuse.

7Selon le témoignage de juifs convertis qui, dans le fonds des vallées basques, avaient maintenu le meilleur de leur tradition tout en étant de bons catholiques (ils donnèrent beaucoup de prêtres et de consacrés), l’époux attendait que son épouse aille vers lui, il voyait dans cette initiative laissée à l’épouse la volonté de Dieu. Donc dès l’époque de Jésus, un juif qui se consacrait à Dieu jusqu’au mariage n’avait rien de choquant.

8Certes, cette proposition n’est pas de foi, n’est pas définie ; le sujet reste ouvert à la discussion, comme pour son éventuelle assomption à laquelle je crois.

8 avril 2013

DE LA CREATION : (suite et fin – La Création de l’Homme

Classé dans : LES CAHIERS DE DOMANOVA — domanova @ 22 h 41 min

 

De la Création de l’homme


« Dieu dit : Que la terre fasse sortir des êtres animés selon leur espèce, des animaux domestiques, des reptiles et des bêtes de la terre selon leur espèce.  Et cela fut ainsi. Dieu fit les bêtes de la terre selon leur espèce, les animaux domestiques selon leur espèce, et tout ce qui rampe sur la terre selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit :   Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les animaux domestiques et sur toute la terre, et sur les reptiles qui rampent sur la terre.  Et Dieu créa l’homme à son image; il le créa à l’image de Dieu: il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et il leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de là mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit :  Voici que je vous donne toute herbe portant semence à la surface de toute la terre, et tout arbre qui porte un fruit d’arbre ayant semence; ce sera pour votre nourriture. Et à tout animal de la terre, et à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture.  Et cela fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici cela était très bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour. [1] » 

 

Père Édouard :

-               Les premiers versets du Sixième Jour devraient être suffisants pour tordre le coup à toute velléité d’imposer la théorie de l’évolution substantielle des espèces.

J’en demande bien pardon à nos amis les ânes, car nous sommes partis pour des douleurs intercostales pénibles, occasionnées par un fou-rire qui pourrait bien ressusciter Jean Rostand[2] qui qualifiait cette théorie en ces termes : « un mauvais conte pour enfant. »  Voyez, il y a même du bon sens chez les agnostiques.

Les découvertes de ces cinquante dernières années, dont l’ADN, enseignent qu’il est impossible que le génome, une fois formé, puisse se modifier substantiellement sauf, à l’exemple des OGM, subir une intervention extérieure[3]. Fort donc de cette découverte, comment peut-on encore soutenir la théorie d’une évolution substantielle[4] des espèces ? Nous sommes en présence d’une manipulation idéologique et non d’une démarche scientifique.

 

Théophile :

-               Intervenir dans le génome, même d’une plante, est en soi un acte particulièrement grave, car il fait violence au cœur même de la vie, de son mystère, à plus forte raison pour le génome de l’homme ; c’est se substituer à Dieu. Certes manipuler le génome d’un végétal n’est pas du même ordre que le génome d’un homme, mais il n’en demeure pas moins, et malgré les meilleures intentions – ce dont je doute in fine – que nous entrons dans des zones interdites, car ce qui s’y engage se confronte inexorablement à des appétences qui dépassent ses résistances morales et spirituelles. On ne s’expose pas au mal.

Au sujet des OGM, il est évident qu’on doit s’attendre à de redoutables conséquences, et au-delà de questions économiques moralement très discutables, l’esprit qui anime ces chercheurs fous relèvent moins d’une démarche scientifique raisonnée et responsable que de répondre à une orgueilleuse tentation qui est de remplacer Dieu au cœur de la cité par l’homme lui-même.

Mais si tout ceci avait un but plus noir, plus ténébreux ! Éloigner l’humanité aussi loin que possible de Dieu pour l’amener à aux pieds de l’Antéchrist dont le pas résonne déjà dans notre. Ils veulent étouffer, aussi profondément que possible, sinon effacer, la memoria dei, l’agent mémoriel. Effacer le souvenir de Dieu dans le plus grand nombre, effacer la mémoire ontologique.

Anne :

-               La Création de l’homme pose un insurmontable problème si, pour un instant, nous nous situons dans la perspective des évolutionnistes. On ne peut pas soutenir, que l’homme soit le résultat d’une évolution substantielle des espèces, car à ce jour, il n’existe aucune preuve génétique objective ; il n’a été trouvé aucune correspondance chromosomique entre lui et  la chaîne des hominidés, pas plus le néandertalien, car le nombre de chromosomes n’est pas identique[5].

Nous voyons que, conformément au livre de la Genèse, toute la Création[6] est naturellement ordonnée à l’homme et que tout ce qui le précède l’a pour objet. L’homme est créé après le minéral, le végétal et l’animal, il n’est pas une conclusion biologique naturelle, il est une création propre, indépendante des trois ordres :

«  J’ai vu qu’Adam fut crée non pas au Paradis, mais à l’emplacement où devait par la suite s’élever Jérusalem. Je l’ai vu sortir, éclatant et blanc, d’une colline de terre jaune, comme d’un moule. Le Soleil brillait, et je pensais, car j’étais alors une enfant, que le jour avait fait sortir Adam de la colline. Il était comme né de la terre, qui était vierge : Dieu la bénit et elle devint sa mère Il ne sortit pas soudain de la terre, il y eut un instant jusqu’au moment où il parut. Il était dans la colline, allongé sur le côté gauche, le bras replié sur la tête, et une légère nuée le recouvrait comme d’une gaze je vis une forme dans son côté droit et compris que c’était Eve, qui fut tirée de lui par Dieu, au Paradis. Dieu l’appela, et ce fut comme si la colline s’ouvrait, et Adam en sortit peu à peu. Là, il n’y avait pas d’arbre, simplement des petites fleurs. J’avais vu également les animaux sortir chacun de la terre, un par espèce, et les femelles s’en détacher[7]. »

Nous devons considérer cette révélation tout à fait conforme à la vérité scientifique, car selon les généticiens, la théorie du polygénisme embrouille tout tandis que celle du monogénisme rend la compréhension du vivant cohérente. La théorie du monogénisme s’applique aussi à l’ordre animal, sauf pour quelques singularités comme les escargots, hermaphrodites, ils produisent eux-mêmes le spermatozoïde et l’ovule.

 

Auguste :

-               Le limon est l’élément constitutif du corps physique, ce qui remet en cause la proposition selon laquelle tout vivant proviendrait de l’eau. Si l’eau est nécessaire à la composition du corps, elle n’est pas  l’élément majeur pour la création du vivant «  poussière tu es, poussière tu retourneras ». La proposition d’une soupe originelle commune, de laquelle tout vivant proviendrait – environnement aqueux –, ne tient pas…  Cette énième théorie ne repose sur aucune évidence scientifique, mais elle s’articule à partir d’un présupposé idéologique consistant à sortir de son contexte complexe, un élément pour peut qu’il soit possible de lui imposer une direction idéologique.

 

Basile :

-              La création de l’homme est indépendante de l’ordre animal, il n’est pas une conclusion, un aboutissement génétique, mais un accomplissement de l’ordre du vivant. Si l’homme est fait à l’image de Dieu et qu’à son  image il est fait, il couronne la Création dans l’ordre naturel et surnaturelle. Il est le seul vivant dont l’être, l’existant ou encore le Est soit constitué des trois agents, qui font de l’anima l’animus[8]. Il est le seul des vivants à pouvoir rendre grâce à Dieu, car il est le seul à avoir conscience de son être, à être conscient de la vie, à posséder une conscience morale. Il couronne la Création visible par sa nature accomplie et la Création invisible par la grâce[9].

 

Anne :

-               Que savons-nous de son identité et de sa place dans la Création ?

1-          Il est au sommet dans l’échelle des ordres et des espèces :

a-           Minéral – végétal – animal – humain (ordres)

b-          Végétal – animal – humain (espèces)

Nous dirions qu’il est au sommet de la chaîne alimentaire selon le dialogue du film  Le Roi Lion.

2-          Il se caractérise par la conscience qu’il a de lui-même, de son être. Il est capable de conceptualiser, de choisir, de décider entre le bien et le mal. Il peut tout à fait librement rejeter Dieu ou y adhérer.  Il est intelligent et grâce au logos il parle. Il construit son histoire.

3-          Il est totalement différent des créatures animales tout en ayant des similitudes physiologiques.

4-          Sa morphogénèse ne le situe pas au cœur de l’ordre du vivant ni en son centre, mais au sommet puisqu’en lui, et dans l’ordre naturel, la Création trouve son accomplissement, car sa nature est supérieure en qualité à tout vivant et surélevée par la grâce[10].

5-          Il est à la ressemblance de Dieu son Créateur. Peut-il s’agir d’une seule ressemblance spirituelle ?

Il ne le semble pas, car chaque individu originel est créé selon l’idée morphogène que le Créateur en a. L’idée que Dieu a de la morphologie de l’homme est en vue de l’Incarnation, de l’Incarnation du Fils de Dieu, de Dieu le Verbe[11].

L’homme a aujourd’hui la même morphologie générale d’Adam et Eve, sachant que les modifications, qui ne sont pas de l’ordre de la substance, sont dues à l’évolution d’adaptation circonstancielle (EAC) : climat, nourriture, géographie, non-respect de la loi morale naturelle, le péché… Il s’agit d’une disposition du génome dont l’action ne porte ni sur sa substance, ni sur sa nature ; c’est une faculté d’adaptation.

On entend parler de mutation dans le discours des évolutionnistes pour échapper à la confrontation métaphysique. C’est un abus de langage. Ce mot a été utilisé pour la biologie dans le courant du XXe siècle tandis qu’au XIIe siècle, il avait le sens de la transformation d’un élément chimique vers un autre. On l’utilisait beaucoup dans les milieux dits des alchimistes. En fait, la racine de mutation ou de transmutation est celle de  muer  changer ou échanger, et en latin, il signifie changer de place. Si la voix mue par le fait de la mise en place définitive de la physiologie ; tout changement, tout échange ou mutation requière la volonté du sujet ou requière celle d’un créateur comme le métallurgiste ou le chimiste. On ne peut pas se servir de  mutation ou de transmutation  pour amener à croire à l’évolution substantielle des espèces, c’est un détournement du langage, une contrefaçon[12].

 

L’homme image et ressemblance de Dieu :

 

Père Édouard :

-               L’animus distingue l’homme de l’animal, anima. L’animus est riche des trois  agents ou puissances :

         -agent mémoriel 

         -agent intellectuel 

         -agent spirituel

L’apport des trois agents ou puissances transforme l’anima en animus[13] et l’homme est. Il ne s’agit pas d’une seconde âme, mais bien d’une seule et unique âme que Dieu insuffle tout de suite après la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde, c’est-à-dire à l’instant même où se forme le génome après que l’ADN du sujet se soit constitué de l’hérédité des deux ascendants. A cet instant-là, Dieu est réellement présent à l’homme, en personne, c’est l’animation immédiate :

1-          Agent mémoriel est le don de la mémoire  le Père. Il permet au sujet de se souvenir de Dieu, du divin.  Il n’est pas conféré aux anges puisqu’ils sont dans un éternel présent, ainsi que les anges-démons. Il est oublié, caché à cause du péché originel, c’est le baptême qui le libère. L’homme est alors possible de Dieu. Cette faculté permet le développement de la mémoire générale ; il ne s’agit pas seulement de fonctions singulières et électriques du cerveau.

2-          Agent intellect est le don de la compréhension et de l’appréhension de l’univers visible et invisible  Le fils-Verbe. Il se relie au connu et connaissant qui est en Dieu  vie, parole et vérité. C’est le logos, la capacité à l’intellection.

3-          Agent spirituel est le don de l’amour et de la contemplation : l’Esprit-Saint. Il relie à la vie divine, il devient capable de vie d’union au Christ-Jésus par les sacrements. C’est l’action de grâce.

Ce sont ces trois agents ou puissances qui font de nous ce que nous sommes. Grâce à eux, nous sommes des sujets de raison, capables de discerner le bien du mal, de choisir en permanence entre plusieurs objets. Nous sommes libres ; nous dirigeons notre volonté comme bon nous semble y compris pour rejeter Dieu de notre vie.

Nous sommes sociaux, et comme le dit une expression populaire du Douaisi[14]  : « l’homme est amiteux…capable d’amitié, faiseur d’amitié. »  Une faculté qui lui est propre, singulière, elle favorise la vie spirituelle, l’épanouissement des vertus : « Si vous faites ce que je vous dis, je ne vous appellerais plus serviteurs, mais amis. » 

Ces trois agents ou puissances font l’homme à la ressemblance du Dieu Trine, un sujet capable d’amour…

Ils nous donnent la faculté d’être conscients de ce que nous sommes et de notre existence ; avoir conscience d’être, c’est avoir une conscience morale qui est induite puisqu’elle est substance de notre liberté même si cette conscience morale induite a besoin d’acquis pour se développer.

Basile :

-               L’homme n’est pas le résultat d’une évolution substantielle consécutive à un évènement hasardeux ; non, il est l’aboutissement d’un projet né dans une pensée réfléchie bien antérieure, habitée par une intention ordonnée. Il est un désir d’amour réalisé par Dieu Trine, car notre Dieu Trine est amour.

 

L’homme… Ce Prince… :

«  Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les animaux domestiques et sur toute la terre, et sur les reptiles qui rampent sur la terre.   Et Dieu créa l’homme à son image; il le créa à l’image de Dieu: il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et il leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de là mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. [15] »

 

Père Édouard :

-               L’homme porte témoignage de Dieu par sa ressemblance, il en est l’image, c’est pourquoi, vivant, il est la Gloire divine. Tout ce qu’il est, est à l’image de son Créateur, et c’est par la grâce rédemptrice qu’il tend surnaturellement à la ressemblance à Dieu puisqu’il devient alors semblable à lui.

Il est constitué d’un corps physique, d’un corps spirituel et d’une âme selon saint Paul et ce que confirme la vie de certains saints : 

« …semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y a aussi un corps spirituel.[16] »

Saint Pio de Pietrelcina fut vu à plusieurs centaines de kilomètres de son couvent, voire plusieurs milliers, alors qu’à l’heure indiquée, il célébrait sa messe ou confessait en son couvent. Mère Yvonne-Aimée de Malestroit connut le même phénomène ; elle guida un sous-marin  en danger alors qu’elle était vue priant dans le sanctuaire du couvent. La bilocation témoigne de la structure trinitaire du corps humain. Il s’agit du corps spirituel qui se rend visible pour la nécessité d’une haute charité ; c’est un don que Dieu accorde pour le seul service de l’amour. Il serait dangereux de le souhaiter et de le rechercher.

Le deuxième témoignage est donné par le corps physique, organique. En effet, la cage thoracique (tabernacle) enferme le cœur qui est un muscle comportant deux ventricules et deux oreillettes. L’oreillette et le ventricule gauche reçoivent le sang pur, c’est Dieu le Père Créateur ; l’oreillette et le ventricule droit reçoivent le sang impur,  très pauvre en oxygène, c’est Dieu le Fils Rédempteur ; la trachée et les poumons reçoivent l’air et l’expulsent, ils donnent l’oxygène, c’est Dieu l’Esprit Saint, action de la grâce, la sanctification. C’est un schéma organique trinitaire ; le sujet est physiquement à l’image du Dieu Trine[17].

Si l’homme est créé à l’image de Dieu, c’est que son corps est façonné selon l’idée morphogène originale que le Créateur a fixée en sa pensée en vue de son Incarnation. Enfin, comment le sujet pourrait-il voir Dieu tel qu’il est si lui-même n’était pas configuré à sa ressemblance, ce que confirme l’Incarnation de Dieu le Fils, le Verbe. C’est avec son corps physique glorifié, qu’il intercède auprès de son Père en notre nom en sa qualité de Grand Prêtre, c’est ce que signifie l’article de notre Credo : « Je crois en la résurrection des corps. »

 

Anne :

-               L’homme est accomplissement dans l’ordre du vivant. Sa Création accomplit l’intention de Dieu tant dans l’invisible que le visible. La pensée antérieure est exécutée, l’intention ordonnée qui l’habite est en voie d’accomplissement.

La Création se récapitule selon l’ordre naturel en l’homme afin, qu’elle le soit dans le Christ-Jésus. Dieu le Père, par son Fils, dans la communion de l’Esprit Saint avec la collaboration consentie de l’homme, récapitule la Création et notre histoire.

C’est l’homme suppliant qui provoquera le retour de Jésus-Christ, il criera de son abîme vers son Père des Cieux[18].

Selon A. C. Emmerich, le corps de l’homme résume et magnifie l’ensemble de la Création :

«  J’ai vu l’intérieur de l’homme, tous ses organes, comme l’image de toutes les créatures et de leurs relations entre elles 7 il récapitule en lui toutes choses, des astres jusqu’aux plus petits animaux, comme si ceux-ci étaient par la chute de l’homme tombés eux-mêmes dans le corporel et le périssable. Tout ceci s’harmonisait en l’homme, mais il brisa cette harmonie et dut désormais travailler, lutter et souffrir à cause de sa faute.[19] » 

 

Théophile :

-               L’homme et la femme sont princes de la Création. Ils ont la mission, la vocation naturelle et surnaturelle de la soumettre et d’en vivre. Osez dire, comme le Prince d’Edimbourg ou tel élu Vert de rouge ou rouge de vert, que  l’homme est l’ennemi  héréditaire de la nature et que celle-ci vivrait mieux sans lui  n’est pas seulement une énormité, mais une monstruosité, car radicalement infra-humaine. Ces propos résultent d’une pensée  haineuse de l’homme autant que de Dieu ; leurs auteurs ne savent plus rien ni de Dieu, car l’ayant rejeté, ils ne connaissent plus l’homme. L’homme est ordonné à l’action de grâce qui l’oblige à dominer et assujettir la nature, la Création.

 

Auguste :

-               La parole de Dieu est pourtant claire :

« Et Dieu les bénit, et il leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, et dominez sur les poissons de là mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout animal qui se meut sur la terre. » 

C’est un devoir que de soumettre la Création ; l’homme n’a pas à lui être soumis, mais il doit la respecter. C’est le premier de ses devoirs d’état, c’est même le seul et duquel tous les autres procèdent dans son temps de la Terre. Son action de grâce n’est recevable que s’il répond à cet appel ; la dominer et la remplir de vivants, répandre sur elle la vie, c’est étendre la gloire de Dieu[20].  

Il est évident que l’activité de l’homme porte atteinte aux équilibres de la Création localement, mais c’est dû  au péché originel ; c’est le résultat de ses moult concupiscences.  

Son comportement spirituel, religieux, affectif et moral a une incidence sur l’univers, le nier est aussi imbécile que les déclarations vert-rouge de nos écologistes de bazar qui surgissent des relents putrides de la fosse soixante-huitarde ; que voulez-vous, il faut bien exister ! Nous observons que les mêmes se font les champions de l’avortement ; quelle étrange conception du respect de la Création ! Car parler de la nature, c’est dire la Création ; c’est chanter la vie.

Il est difficile de comprendre que des individus puissent se dresser en défenseur de la nature, ce qui témoigne de la vie, et défendre, dans le même mouvement, le droit à tuer un enfant à naître, sans compter que dans le même réflexion (et toujours les mêmes) ils diront leur opposition à la peine de mort. Mais à quelle source s’abreuvent-ils ?

Et les ânes meurent de rire à cause du ridicule des bien-pensants qui ne tuent plus les coupables ; il y a sans doute une surpopulation d’imbéciles et de bien-pensants dans les cimetières… Faut-il s’en souvenir ? Imaginons la catastrophe écologique s’ils décident d’incinérer leur corps ? Quel empoisonnement !

 

Basile :

-                 Les problèmes liés à l’activité humaine, dont les incidences sur l’univers sont encore à démontrer même si on peut les quantifier localement, viennent de ce que les sociétés ne vivent plus dans l’action de grâce. Elles ne sont plus dans la zone de l’enrichissement par le travail, mais dans celle du voleur. Nous vivons sous l’emprise de l’accaparement, de l’hyper-consommation et de l’enrichissement boulimique. C’est une forme aiguë et très perverse de l’enrichissement pour lui-même et au moyen  duquel, au même titre que les drogues, les peurs ontologiques sont submergées et de plus en plus lourdes liées aux choix immoraux et amoraux sous le vocable hypocrite de « progrès sociétal ». Ce n’est même plus un néo-libéralisme, c’est de l’ordre des appétences lucifériennes. Et ce qui est plus tragique, ce sont les propositions envisagées pour corriger cette folie, elles sont marquées du même sceau. Aucune d’entre elles à ce jour, et ce depuis plus de trente ans, n’a donné le résultat espéré ; comme une fatalité, elles se sont toutes retournées contre l’objectif.

Je ne crois pas qu’il soit possible de revenir à une reconstruction morale de l’activité de l’homme et de sa société, car il n’y aura pas d’homme providentiel… Ce n’est déjà plus l’heure de l’homme… Nous allons l’avoir notre surhomme et les terreurs qu’il activera sont logées en nous…

Les tyrans du siècle dernier ne sont rien à côté de ce qui se passera et qui déjà s’avance. Les hurlements de terreurs ancestrales surgiront du plus profond de notre péché ; ils envahiront nos silences crispés, car nous seront figés, pétrifiés devant les abîmes d’insignifiance creusés par nos manques d’amour, de vérité et de courage moral… Nous contemplerons les effrois des âmes perdues par nos lâchetés, des sourires effacés au nom de notre confort…

 

Père Édouard :

-               Dieu a créé l’homme mal et femelle :

 « […] il le créa à l’image de Dieu: il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit, et il leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre et soumettez-la, […] » 

 L’identité sexuelle est une donnée ontologique, elle est co-naturelle à l’être humain ; il est mâle ou femelle dès sa conception, féminin ou masculin, femme ou homme. Si nous nions l’identité sexuelle, nous nions la nature humaine en son essence et en sa nature. Nous rejetons le fondement réaliste de la création.

L’idéologie du  Gender ou du genre, qui n’a aucun fondement scientifique objectif, est l’un des points absolus de la négation de l’homme et la plus sournoise des attaques contre le concept de personne. Sous ses aspects séduisants cette idéologie, qui est présentée comme une avancée dans la libération morale des mœurs, est une puissance d’aliénation dont la violence porte sur l’unité intérieure de la personne. Nous sommes bien dans une dialectique du mensonge et dans l’exacte filiation révolutionnaire,  à savoir, le renversement des ordres naturels et spirituels. Le  Gender repose sur le relativisme de l’identité sexuelle, une idéologie bien dans la logique du cartésianisme, elle en est l’un des surgeons purulents.

Anne :

-               Les conséquences de cette aberration portent sur la structure de l’homme, elle aggrave sa désunion ainsi que dans la société, ce que le cartésianisme avait initié. Le Gender ébranle sa mémoire ontologique et sa conscience morale. S’en prendre à l’identité sexuelle du sujet, c’est amener un séisme dans son affectivité et dans sa conscience morale. Il multiplie les manques et génère un sentiment de culpabilité du fait de son opposition à la nécessité légitime, parce que ontologique, d’affirmer son identité sexuelle ; une situation conflictuelle qui le désapproprie de son identité morale et affective. C’est une crise majeure qu’il doit affronter et contre laquelle il ne possède d’autre réaction que la colère contre l’autre ou lui-même ou l’abandon de ce qu’il est qui se conclura soit par la folie, soit le suicide. Cette idéologie est profondément antisociale, elle est ennemie de l’humanité[21].

Nous risquons de projeter dans l’avenir des générations sans identité objective produisant des asociaux ; ce sera le développement d’individualités errantes dans une société qui ne sera plus capable de leur tendre la main ni leur montrer un avenir possible. Ils ne parviendront à survivre que dans l’application la plus brutale de l’arbitraire… Nous prenons le risque d’engendrer des monstres amoraux. Les Etats démocratiques, à cause de leur complaisance réfléchie à cette aberration, scient ce qui reste de stable dans leur société ; ils fondent l’enfer sur Terre bien au-delà de ce que Jean-Paul Sartre pouvait imaginer.

 

Théophile :

-                 Le peuplement de la Terre par l’homme et la femme est un ordre donné par Dieu, il découle de l’union de deux identités sexuelles complémentaires et radicalement différenciées.

Engendrer en dehors de l’union naturelle des corps est une aberration morale, c’est une faute lourde qui dissimule une révolte contre Dieu et fait de l’enfant désiré non plus un sujet d’amour, mais un objet à posséder, à soi, un objet de complaisance pour une science sans conscience. Il répond à un sentiment de vide que l’on veut combler non seulement en dehors de Dieu, mais objectivement et subjectivement contre lui[22]. L’enfant, en tant que personne n’est plus reconnu ; il est une utilité pour combler un désir, un manque que cette naissance ne comblera pas.

La souffrance que peuvent ressentir les couples génétiquement inféconds ne peut justifier de telles pratiques. L’union sponsale est ordonnée au couple, elle a une influence déterminante quant à l’engendrement d’un petit d’homme. En effet, par elle, l’amour précède et accompagne le désir de l’engendrement et favorise le développement de l’embryon jusqu’au terme naturel de sa vie. Il est évident que l’union sponsale marque le petit d’homme, dès sa conception, d’un amour parental auquel Dieu lui-même s’unit.

Les conséquences multiples possibles d’une procréation in vitro ne semblent pas avoir fait l’objet d’études épistémologiques, peut-être les a-t-on entreprises et bloquée leur publication. On ne peut qu’être inquiet quant à l’avenir des sujets procréés de cette manière. Un acte humain n’est jamais sans conséquences ; comment, pour un acte si gravement fautif, ne pourrait-il pas en avoir ?

 

Du don de la parole :

 

« Yahweh Dieu dit :  » Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable â lui. » Et Yahweh Dieu, qui avait formé du sol tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, les fit venir vers l’homme pour voir comment il les appellerait, et pour que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tous les animaux domestiques, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais il ne trouva pas pour l’homme une aide semblable à lui. Alors Yahweh Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit, et il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. De la côte qu’il avait prise de l’homme, Yahweh Dieu forma une femme, et il l’amena à l’homme. » (Gn. 2, 18-22)

 

Père Édouard :

-                  Le Logos est la substance de la parole ; elle révèle les aptitudes du sujet à l’intellection, mais cela ne suffit pas à mettre en marche la faculté de parler.

La science constate qu’un petit d’homme ne peut se mettre à parler que s’il vit dans un milieu où l’on parle. Les cas d’enfants sauvages ou sourds à la naissance le confirment. L’enfant est d’abord entraîné par mimétisme à se faire entendre parce que sa mémoire à enregistré les sons de son entourage affectif immédiat qu’il veut imiter. La mise en route de la fonction de la parole participe à la formation de l’être, du Est, le corps spirituel. Nous savons, que Dieu créa Adam et Eve dans leur maturité physique, morale, spirituelle, affective, ce qui suppose que le Est, le corps spirituel est formé, ils avaient la faculté de la parole dès l’instant de leur création.

 

Anne :

-                  Sur ce sujet voici ce que disent les révélations d’A. C. Emmerich :

« J’ai vu Adam emporté au loin, dans un jardin situé très haut, le Paradis. Dieu conduisit les animaux devant Adam, au Paradis, et Adam leur donna un nom et ils le suivirent et ils jouaient autour de lui. Tout lui était soumis avant le péché Eve n’avait pas encore été tirée de lui. Tous les animaux auxquels il avait donné un nom le suivirent plus tard sur la terre. [23]»

Dans les courants progressistes au sein de l’Eglise, il se trouve une majorité de théologiens, philosophes, exégètes qui adhérent aux divers théories de l’évolution et qui, devant la problématique du don de la parole, proposent ceci : « nos premiers parents étaient si intelligents qu’ils parlèrent spontanément. » D’autres,  s’engageant résolument à la suite des plus intransigeants évolutionnistes, affirment que la faculté de la parole serait venue progressivement, après une lente et fastidieuse évolution du langage[24], le pseudo balbutiement.

Et les ânes en restèrent muets par l’étranglement d’un fou-rire prometteur…

 

Théophile :

-                  Anne, tu exagères ! Tu sais bien qu’entre deux fou-rires, ils donnent des cours de théologie aux seigneurs bien assis et contents de leur bedaine…  Mais, laissons-là la digestion du navet et de la carotte, revenons au sujet.

Il est un fait certain, pour qu’un petit d’homme puisse parler, il lui faut grandir dans un milieu où il entend parler.

Comment Adam et Eve ont-ils pu mettre en œuvre la faculté de la parole ? La question est importante au sujet  d’Adam, car il fut un temps tout seul.

Ce qui est vrai aujourd’hui quant à l’environnement nécessaire pour le développement de cette faculté, l’était aussi pour Adam ; bien qu’il fût le premier homme ne change rien à l’affaire. Il lui fallait entendre parler pour mettre en mouvement le mécanisme de la parole, c’est donc bien un acquis.

 

Basile :

-                  La parole est le signe de la sociabilité de l’homme. Il est le plus élaboré des vivants ; sa sociabilité, illuminée par sa capacité inégalable à organiser sa société, l’élève au dessus de la nature et de la création, et lui confère, en toute justice, le rang de Prince. C’est tout le sens métaphysique du « JE » ; l’homme est la seule créature à pouvoir le prononcer, et depuis l’Incarnation, c’est dans l’écho fécondant de « Je suis celui qui Est » qu’il pose son « je » ; affirmant sa prédominance sur la Création tout en reconnaissant sa dépendance envers ce Dieu qui est l’Être parfait, le « JE » absolu[25].

 

Auguste :

-                  La conjugaison est l’esprit de toute langue ; c’est l’animation des mots assemblés. Les « Tu, Il ou Elle » sont le « je » signifié selon la diversité des situations ; ainsi le je que je suis me revient en tu par celui que j’avise et le il ou elle est présence à l’absence préoccupante, des « je » éloignés ; quant aux « nous, vous, ils ou elles », ils parlent pour la multitude des « je » rappelant la communion dans la perfection de l’amour, bien plus que l’unité qui dissout la personne, car le « je » est effacé par le déni, alors que  « Je suis celui qui Est » l’affirme.

L’action de grâce permanente de l’homme est de remettre son « Je » dans l’Amen afin d’être maintenu dans la voie du vis-à-vis absolu, la vision béatifique.

 

Père Édouard :

-                  Les récits de la Genèse et la vision d’A. C. Emmerich pour l’épisode au cours duquel Adam exprime sa principauté sur toute la création visible révèle de quelle manière la faculté de la parole fut mise en route.

Comment Adam savait-il le nom à donner à chaque animal, premier de son espèce ?

Pouvait-il apprendre par lui-même ce qu’il ignorait ?

Quelqu’un d’autorisé le lui a enseigné. Seul Celui qui créa le monde animal pouvait le faire ou pouvait mandater un ange pour cet office. Le savoir se communique, on ne peut pas communiquer ce qu’on n’a pas appris, ce qu’on ne sait pas. Or, Adam et Eve transmirent leur savoir à leur descendance. La connaissance, aussi loin qu’on puisse remonter, est le fruit d’un savoir originellement révélé et enseigné. Il est logique d’avancer que Celui qui murmurait à l’oreille d’Adam le nom du premier né de chaque espèce lui permettait d’activer sa faculté de la parole par la répétition du nom communiqué. Et quand Eve fut sortie d’Adam, elle eut en lui son éveilleur de cette faculté et après elle, toutes les générations.

 

Anne :

-                  Cette évidence donne le coup de grâce à la théorie de l’évolution substantielle des espèces. Elle signe radicalement que la Création n’est en rien le fruit d’un hasard ni de la nécessité, mais bien le résultat d’une pensée antérieure, habitée par une intention ordonnée. Dieu, Acte Pur ou, par comparaison imparfaite, Qualité Inégalable, est le Créateur unique des univers visibles et invisibles.

 

Auguste :

-                  Les théories de l’évolution et du créationnisme participent toutes d’une démarche idéologique, ce qui consiste non à accueillir la vérité, mais à manipuler les faits afin de les conformer à l’idéologie de son choix.

Les développements scientifiques infirment les raisons qui sont avancées pour donner une apparence de vérité à l’évolutionnisme, mais ils sont ignorer, et dans le même mouvement, ces idéologues n’hésitent pas à se saisir d’un élément séparé du tout pourvu qu’il permette de consolider leur théorie. Nous sommes en présence d’une logique conforme à la culture révolutionnaire, culture du renversement.

Les créationnistes ultras ont une démarche identique, même si c’est pour des raisons religieuses. Il s’agit pour eux de se rassurer, par un schéma auquel ils sont si attachés qu’ils n’ont pas conscience qu’ils s’éloignent de Dieu dont ils se sont fait une image proche d’eux-mêmes et si éloignée de celle qu’Il révèle de Lui-même et donne à adorer.

Sur de tels sujets, il faut accepter de se remettre en question ; quand un élément dérange le raisonnement, demandons-nous si c’est le raisonnement qui est juste ou si c’est l’élément qui ne convient pas. Enfin, si la réflexion idéologique de la théorie de l’évolution et celle du créationnisme sont anciennes, la science, dans ses diverses spécialisations en lien avec l’étude de l’origine de la vie est encore bien jeune pour s’autoriser à des définitions dogmatiques.

Le despotisme des tenants de l’évolutionnisme est exorbitant, au-delà des enjeux économiques illégitimes[26], cette théorie demeure un des éléments majeurs sur laquelle s’appuie la culture révolutionnaire, la culture antichrétienne.  Elle s’impose à nos intelligences comme une évidence, alors qu’il en est rien, et qu’elle est au contraire largement discréditée du fait des récentes découvertes de ces quarante dernières années.

Une autre cause qui la rend inacceptable, c’est que ces affidés refusent depuis le début de son élaboration toute dispute à caractère métaphysique. Les évolutionnistes tournent le dos à toute remise en cause ; en définitive, ce qui compte pour eux n’est pas la Vérité pour elle-même, mais une seule obsession, l’éloignement des gens de toute transcendance religieuse… Ils participent à la destruction des grâces messianiques.

(Si vous le souhaitez, vous pouvez nous demander l’intégral de ce document en pdf gratuitement ou sous support papier moyennant paiement.)


[1] Gn. , 24-31

[2] 1894-1977, écrivain moraliste et biologiste ; s’est moquée des évolutionnistes, a déploré les dérives des scientifiques, a lutté contre l’arme atomique. Fut élu à l’Académie française en 1959.

[3] Dans son site, (catholiquedu.free.fr – vigilance clonage – et dans sa série d’articles sur Une Approche Ontologique de l’Origine de la Vie humaine) le Père Patrick  révèle que c’est après la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde, dans les trois heures au grand maximum, que se forme le génome constitué en partie de l’héritage génétique des parents et qu’intervient Dieu pour l’animation qui est quasi immédiate. Une fois le génome formé, on peut affirmer qu’un petit de vivant est totalement formé en puissance, pour l’homme, le petit d’homme est là dès la formation du génome.

[4] Il s’agit d’une proposition qui dit : « que la nature d’un être peut changer, changer de nature », c’est-à-dire de substance. Ce qui est faux et dont l’impossibilité est scientifiquement établie.

[5] On a retrouvé des identités génétiques entre le néanderthalien et l’homo-sapiens, mais il s’agit là de faits relatifs à la corruption de toutes chairs dénoncée dans le Genèse. J’y reviendrai dans un autre volume.

[6] Le Père Marie-Dominique Philippe dans sa « Lettre à un ami » explique les raisons de la difficulté de comprendre de nos jours la nature : «  N’oublions pas que physis vient de phyonlal, croître, et natura de nasci, naître. Aussi les conceptions de mouvement et de dynamisme restent-elles toujours liées à celles de nature. mer avec netteté. I1 y a dans toute réalité physique mue une détermination, une forme, une physis dira Aristote. La très grande difficulté que nous avons à comprendre la physis, la nature, vient de ce que nous avons de la peine à avoir ce regard philosophique de connaissance contemplative dans ce qu’il a de tout à fait premier et cela, soit à cause de la culture scientifique moderne, soit en raison de l’influence de la dialectique hégélienne et de la dialectique matérialiste, soit enfin à cause de l’emprise de la phénoménologie, qui nous arrêtent dans cette découverte et nous empêchent de réaliser cette induction philosophique. Car cette induction qualitative (pourrions-nous dire pour la différencier de l’induction baconienne) ne peut se réaliser qu’à partir d’un jugement d’existence portant sur les qualités des réalités physiques mues et sur l’ordre propre de ces qualités qui, à l’intérieur même du devenir, exige un dépassement: la découverte d’un principe, d’une cause, source de ces qualités, source de ce devenir. La connaissance scientifique, sans rejeter le jugement d’existence ni l’existence des qualités propres, ne regarde que ce qui est susceptible d’être mesuré; c’est l’aspect quantitatif qui est mis en pleine lumière et qui devient premier. C’est pourquoi la nature, principe et cause, ne peut plus être découverte; on ne peut plus saisir que des lois, des rapports constants d’antériorité et de postériorité, des liens nécessaires à l’intérieur du comportement des réalités physiques. Quant à la dialectique hégélienne, elle ne peut plus saisir que la formalisation du devenir, elle ne saisit plus le réel physique, ni son acte, ni sa puissance fondamentale; elle ne saisit que l’opposition des contraires, formalisée dans une opposition de contradictoires, puisque les contraires sont regardés pour eux-mêmes, comme au-delà de leurs sujets propres. On découvre la synthèse même de ces contradictoires, L’explicitation de leur propre formalisation. Ce n’est plus la nature, principe radical de ce-qui-est-mû, qui est saisie, mais la formalisation des contraires impliqués dans tout mouvement. »

[7]  Ibidem : Adam et Eve

[8] La distinction de l’âme anima avec l’âme animus est nécessité par la distinction lié à la nature des trois ordres du vivant. Mais en fait, ce qui devrait faire la distinction est l’être qui est distincte de l’âme. L’âme est le souffle qui anime les qualités qui construisent l’être, le Est. Si l’âme est dite végétative pour l’animal c’est parce qu’il n’a pas les qualités requises pour avoir conscience de son existence, c’est ce qui le différencie de l’homme.

[9] De foi.

[10] Cfr. Ibidem Adam et Eve

[11] Som. St. Thomas. Quest. 18 art.4 rep. « Ainsi qu’on l’a expliqué, le « vivre » de Dieu est son « connaître ». Or en Dieu l’intellectuel, le connu, l’intellection même sont une seule et même chose. Donc tout ce qui se trouve en Dieu comme connu est son « vivre », sa vie même. Et comme toutes les choses que dieu a faites sont en lui comme connues on doit dire que toutes choses, en Dieu, sont la vie divine même. »

Solutions 1 & 2 : « Les créatures sont dites en dieu à un double titre : tout d’abord comme contenues et conservées par la puissance divine, dans le sens où nous disons, de ce qui est en notre pouvoir, que cela est en nous. En ce sens-là, les choses sont dites en Dieu, même quant à l’être qu’elles ont en elles-mêmes. Et c’est ainsi qu’il faut comprendre les paroles de l’Apôtre quand il dit : « en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être » (Ac.17, 28) Car le fait pour nous de vivre, d’être et de nous mouvoir est causé par Dieu. Mais d’une autre façon les choses sont dites être en Dieu, comme le connu dans le connaissant. Et alors elles sont en Dieu par leurs raisons  propres, qui ne sont pas autres choses en Dieu que l’essence divine. Et puisque l’essence divine est vie, mais non mouvement, on s’explique que selon cette manière de parler les choses ne soient pas mouvements en Dieu, mais vie.

On dit que les images doivent être semblables à leur modèle selon la forme, non selon le mode d’être. Car il arrive que la même forme ait l’être de manière différente dans l’image et dans le modèle ; ainsi la forme de la maison, dans l’esprit de l’architecte, a un être immatériel et sensible. C’est ainsi que les raisons formelles des choses qui en elles-mêmes ne vivent pas, sont vie dans l’esprit divin parce que dans l’esprit divin elles ont l’être divin. »

[12] On a tort de sous-estimer l’importance du vocabulaire, il ne faut pas craindre l’excellence de la précision ; car cela relève de l’ascèse intellectuelle comme spirituelle.

[13] Il ne s’agit pas de deux âmes différentes, mais bien d’une seule âme. (Défini)

[14] Dénomination qui désigne le bassin houiller entourant la ville de Douai.

[15] Gn. 1, 29-28

[16] 1 Co. 15, 44

[17] Je dois cette observation à mon médecin traitant.

[18]« Le Père éternel par la disposition absolument libre et mystérieuse de sa sagesse et de sa bonté a créé l’univers ; il a décidé d’élever les hommes à la communion de sa vie divine ; après leur chute en Adam, il ne les a pas abandonnés, leur apportant sans cesse les secours salutaires, en considération du Christ rédempteur, « qui est l’image du Dieu invisible, premier-né de toute la Création » (Col 1,15). Tous ceux qu’il a choisis, le Père, avant tous les siècles, les « a distingués et prédestinés à reproduire l’image de son Fils pour qu’il soit le premier-né parmi une multitude de frères » (Rm 8,29). Et tous ceux qui croient au Christ, il a voulu les appeler à former la sainte Eglise qui, annoncée en figure dès l’origine du monde, merveilleusement préparée dans l’histoire du peuple d’Israël et dans l’ancienne Alliance(1), établie enfin dans ces temps qui sont les derniers, s’est manifestée grâce à l’effusion de l’Esprit-Saint et, au terme des siècles, se consommera dans la gloire. Alors, comme on peut le lire dans les saints Pères, tous les justes depuis Adam, « depuis Abel le juste jusqu’au dernier élu »(2) se trouveront rassemblés auprès du Père dans l’Eglise universelle. » Lumen Gentium2-1964

[19] Chapitre : Le Péché Originel

[20] Les liturgies chrétienne, l’hébraïque et même celles des religions païennes illuminent ce premier des devoirs d’états ; la liturgie de l’Eglise ne rend pas seulement grâce à Dieu, elle remet l’homme dans sa place du point de vue de la Création et de l’ordre naturel et  surnaturel.

[21] « La théorie du genre est une idéologie sociologisante occidentale des relations hommes-femmes, qui s’attaque à l’identité sponsale de la personne humaine, à la complémentarité anthropologique entre l’homme et la femme, au mariage, à la maternité et à la paternité, à la famille et à la procréation. Elle est contraire à la culture africaine et aux vérités humaines éclairées par la Révélation divine en Jésus Christ.
L’idéologie du genre sépare le sexe biologique de l’identité masculine ou féminine en affirmant que celle-ci n’est pas intrinsèque à la personne mais qu’elle est une construction sociale. Cette identité peut – et doit – être déconstruite pour permettre à la femme d’accéder à une égalité de pouvoir social avec l’homme et à l’individu de « choisir » son orientation sexuelle. Les relations hommes-femmes seraient gouvernées par une lutte de pouvoir. Au nom de cette idéologie irréaliste et désincarnée, qui dénie le dessein de Dieu, il est affirmé qu’au départ nous serions indéterminés : c’est la société qui façonne le genre masculin et féminin au gré des choix changeants de l’individu. Le droit de choisir étant la valeur suprême de cette nouvelle éthique, l’homosexualité devient un choix culturellement acceptable, et l’accès à ce choix doit être promu. La nouvelle idéologie est dynamique et s’impose à la fois aux cultures et aux politiques. Elle exerce pression sur le législateur pour qu’il prescrive des lois favorables à l’accès universel aux informations et aux services contraceptifs et abortifs (concept de “santé reproductive ») ainsi qu’à l’homosexualité. Dans la culture africaine, l’homme n’est rien sans la femme et la femme n’est rien sans l’homme. L’un et l’autre ne sont rien si l’enfant n’est pas au centre de la famille, constituée par un homme et une femme et cellule de base de la société. L’idéologie du genre déstabilise le sens de la vie conjugale et familiale que l’Afrique a su préserver jusqu’à présent. La société a besoin de vérité dans les relations. Pas de paix, pas de justice, pas de stabilité dans la société sans famille, sans coopération entre l’homme et la femme, sans père et sans mère. Au nom de la non-discrimination, cette idéologie crée de graves injustices et compromet la paix. L’Afrique doit se protéger de la contamination du cynisme intellectuel de l’Occident. Il est de notre responsabilité pastorale d’éclairer la conscience des africains quant aux dangers de cette idéologie meurtrière. » (
Intervention de Mgr. Robert Sarah, Archevêque émérite de Conakry Secrétaire de la Cong. Pour l’Evan.des Peuples – 0062-03-03 (IN036) (Synodes des évêques d’Afrique4-25 octobre 2009)

 

[22] (Synthèse de l’instruction : « Dignitas Personae » sur certaines questions de bioéthique) – Doc. Du Magistère Ordinaire du 8 septembre 2008 ; …que les fidèles doivent accueillir en donnant aux contenus « un assentiment religieux – soit obéir ». « Le mariage et la famille constituent le contexte authentique où la vie humaine trouve son origine. En son sein, la vie provient d’un acte qui exprime l’amour réciproque entre l’homme et la femme. Une procréation réellement responsable vis-à-vis de l’enfant qui va naître doit être le fruit du mariage. » […] Face à l’instrumentalisation de l’être humain au stade embryonnaire, il faut réaffirmer que l’amour de Dieu ne fait pas de différence, car en chacun d’eux il voit l’empreinte de sa propre image et ressemblance […] C’est pourquoi le Magistère de l’Eglise a constamment proclamé le caractère sacré et inviolable de chaque vie humaine, de sa conception jusqu’à son terme naturel. L’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes est une variante de la fécondation in vitro. Dans cette technique, « la fécondation n’advient pas spontanément en éprouvette, mais plutôt à travers l’injection dans le cytoplasme de l’ovocyte d’un seul spermatozoïde précédemment sélectionné, ou parfois à travers l’injection d’éléments immatures de la lignée germinale masculine. Cette technique est moralement illicite : « elle réalise une totale dissociation entre la procréation et l’acte conjugal ». l’ICSI est »opérée en dehors du corps des conjoints, par des gestes de tierces personnes dont la compétence et l’activité technique déterminent le succès de l’intervention » ; « elle remet la vie et l’identité de l’embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une dénomination de la technique sur l’origine et la destinée de la personne humaine. »

 

[23] Ibidem : Ch.3 Adam et Eve

[24] Le comte Joseph de Maistre écrit dans son livre « Les Soirées de Saint-Pétersbourg page 72 : «D’où venait donc cette langue qui semble naître comme Minerve, et dont la première production est un chef-d’œuvre désespérant, sans qu’il ait jamais été possible de prouver qu’elle ait balbutié ? Nous écrierons-nous niaisement à la suite des docteurs modernes : Combien  il a fallu de siècles pour former une telle langue! En effet, il en a fallu d’innombrables, si elle s’est formée comme on l’imagine. Du Serment de Louis -le-Germanique  en 842 (XXXI) jusqu’au Menteur de Corneille, et jusqu’aux Menteuses de Pascal, il s’est écoulé huit siècles : en suivant une règle de proportion, ce n’est pas trop de deux mille ans pour former la tangue grecque. Mais Homère vivait dans un siècle barbare ; et pour peu qu’on veuille s’élever au-dessus de son époque, on se trouve au milieu des Pélages vagabonds et des premiers rudiments de la société. Où donc placerons-nous ces siècles dont nous avons besoin pour former cette merveilleuse langue ? Si, sur ce point de l’origine du langage, comme sur une foule d’autres, notre siècle a manqué la vérité, c’est qu’il avait une peur mortelle de la rencontrer. Les langues on commencé ; mais la parole jamais, et pas même avec l’homme. L’un (le Verbe) a nécessairement précédé l`autre ; car la parole n’est possible que par le VERBE. Toute langue particulière naît comme l’animal, par voie d’explosion et de développement, sans que l’homme ait jamais passé de l’état d’aphonie à l’usage de la parole. Toujours il a parlé, et c’est avec une sublime raison que les Hébreux l’ont appelé AME PARLANTE (XXXII). Lorsqu’une nouvelle langue se forme, elle naît au milieu d’une société qui est en pleine possession du langage ; (…) »

[25] Le »Je » condamne implicitement les propositions d’incarnation et de transmigration de l’âme et condamne la négation du concept de personne et les interdits touchant à l’usage légitime de la liberté de conscience et du libre-arbitre.

[26] La recherche du « Boson de Higgs » qui n’a aucunement l’importance scientifique qu’on lui prête et qui fut découvert plus tôt, dans les années quatre-vingt, a coûté le budget annuel de la sécurité sociale française. Cette recherche était bien plus importante du point de vue idéologique que du seul intérêt scientifique. En fait, son retour dans l’actualité scientifique fut voulu pour étouffer médiatiquement la découverte autrement plus importante du neutrino ; car sur les deux laboratoires chargés du contrôle des calculs des découvreurs, le premier les confirma et le second les infirma, non sans avoir usé d’une étrange stratégie de communication qui renforce le doute quant à la rigueur de celui-ci et à son indépendance.

2 avril 2013

CONFERENCE VIDEO : La Doctrine Chrétienne Catholique Enseignée par l’Immaculée Conception

Classé dans : ANNEE DE LA FOI - PORTA FIDEI — domanova @ 20 h 55 min

 

 

CLIQUER ICI POUR ENTENDRE LA CONFÉRENCE

CONFERENCE VIDEO : La Doctrine Chrétienne Catholique Enseignée par l'Immaculée Conception dans ANNEE DE LA FOI - PORTA FIDEI 1-300x224

1 avril 2013

PRIERE POUR LE PAPE FRANCOIS par le Père Elia Kosa

Classé dans : VIE DE L'EGLISE ET PRIERES — domanova @ 9 h 26 min

 

PRIERE POUR LE PAPE FRANCOIS  par le Père  Elia Kosa dans VIE DE L'EGLISE ET PRIERES christ-ressuscite-et-marie-madelaine

Le Christ ressuscité apparaît à Marie-Madeleine

PRIÈRE POUR LE PAPE FRANÇOIS

par le Père

Elia Kosa

Oh doux Jésus, le Christ, toi le Bon Berger, nous te rendons grâce François qui succède à Pierre, ton apôtre qui t’a suivi, après sa triple confession d’amour, là où il n’aurait pas choisi d’aller jusqu’à son âge avancé.

Nous te demandons pour ton serviteur de l’unité l’abandon et la confiance inconditionnelle à la volonté sainte du Père et aux motions de l’Esprit, pour toujours mieux servir l’Église et le monde entier qui s’ouvre à son message.

Inspire à notre pape François dans la grâce du renouveau du début de ce millénaire un esprit d’ouverture et de fidélité créatrice, à l’Évangile et à la Tradition Vivante de ton Église afin de l’édifier sur le sang du Seigneur, qui a été versé sur la croix,

et de confesser la gloire du Christ crucifié.

Nous te demandons la grâce qu’aucun être humain, sans exception, que ce soit un notable parmi les plus puissants de ce monde, ou un petit et un pauvre parmi les plus exclus de notre planète, ne s’approche de lui, sans te rencontrer mystérieusement au point de se sentir plus doux en ta douceur, plus humble en ton humilité, plus bon en ta bonté, plus tendre en ta tendresse et plus beau en ta beauté de ressuscité, assis à la droite du Père.

Par ton Esprit Saint, répands dans le cœur de François des grâces d’effusions de bonté et d’amour pour notre Père des Cieux et notre prochain afin que votre règne s’étende et s’affermisse par lui sur toute la terre avec fruits de justice et de paix.

Nous de demandons de semer par lui dans le monde, des grâces mariales qui révèlent à quel point Marie est notre Mère, qui facilitent l’action de l’Esprit qui est le seul acteur de toute manifestation de foi dans l’unité en se jouant des différences.

Que François nous entraîne à la « garde » de notre prochain dans l’Adoration du Père, du Fils et de l’Esprit, par le « Fiat » et le « Magnificat » de la Vierge Marie Reine de l’univers, toute miséricordieuse, chaque jour de notre vie, jusqu’à espérer ton retour en gloire :

Oh, Toi Jésus, le Bien-Aimé des nations. Amen.

 (Prière disponible gratuitement sur demande en pdf)

31 mars 2013

JOYEUSES PÂQUES A TOUS !

Classé dans : LA VIE DES SAINTS - EGLISE GLORIEUSE — domanova @ 10 h 07 min

 

 

JOYEUSES PÂQUES A TOUS ! dans LA VIE DES SAINTS - EGLISE GLORIEUSE resurrection

 

Il est vraiment ressuscité ! Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

JOYEUSES PÂQUES A TOUS !

QUE DIEU, EN CE JOUR, VOUS COMBLE DE SES BÉNÉDICTIONS

VOUS ET TOUTE  VOTRE MAISON !

30 mars 2013

Apolline d’Alexandrie – Elian Olibé

Classé dans : LA VIE DES SAINTS - EGLISE GLORIEUSE — domanova @ 8 h 22 min

 

Apolline d’Alexandrie - Elian Olibé dans LA VIE DES SAINTS - EGLISE GLORIEUSE sainte-appoline

Apolline d’Alexandrie

par

Éliane Olibe

Sainte Apolline ou Apollonia est morte à Alexandrie (Égypte) en 249.

On la fête le 9 février.

 

              Le récit du martyr d’Apolline est tiré d’une lettre de Denys, évêque d’Alexandrie (mort en 265), à Fabien, évêque d’Antioche.

Un peu d’histoire :

              Sainte Apolline vivait à Alexandrie. Fille d’un magistrat, elle faisait partie d’un groupe de vierges consacrées. Elle était déjà âgée à l’heure de sa mort.

              Philippe l’Arabe, qui régna de 244 à 249 avait une attitude bienveillante à l’égard des chrétiens. A tel point qu’il confiait des responsabilités administratives à des évêques. Il périt en 249dans une bataille contre le général Dèce qui se proclama empereur et régna de 249 à 251 sous le mon de Decius. Il fit arrêter les chefs de l’Eglise et martyrisa le pape Fabien en janvier 250.

              Dans ce climat peu favorable à la religion chrétienne, une révolte éclate à Alexandrie en 249. Des païens pillèrent les maisons des chrétiens et lapidèrent plusieurs fidèles sans l’appui des autorités.

              Eusèbe de Césaire, historien et évêque en 313 relate dans son Historia ecclesiastica deux lettres de l’évêque Denys d’Alexandrie.

Dans la première : les émeutes de 249 :

« Prenant les devants le prophète et l’artisan des maux dans cette ville, quel qu’il fut, mit en mouvement et souleva contre nous les foules de païens en ranimant leur ardeur pour la superstition. Excités par lui et ayant confisqué tout pouvoir, ils se mirent à penser que le culte des démons qui consistait à aimer le carnage, était la seule religion (…) Ensuite, ceux qu’ils connaissaient, les voisins, ils les emmenèrent, les volèrent et les pillèrent. Les objets les plus précieux de leurs trésors étaient dérobés ; les objets sans grande valeur et ceux qui étaient faits en vois étaient jetés et brûlés sur les chemins, de manière à donner le spectacle d’une ville prise sur les ennemis. Les frères se détournaient et s’enfuyaient et supportaient avec joie le pillage de leurs biens, comme ceux à qui Paul a rendu témoignage. Et je ne sais si quelqu’un sauf peut-être un qui est tombé entre leurs mains, a jusqu’à présent renié le Seigneur. »

              Apolline fut donc tuée ainsi que d’autres lors d’une de ces émeutes, en cette année 249.

Dans la seconde lettre, Denys d’Alexandrie décrit la scène :

« Ils se saisirent aussi d’Apolline qui était alors une vierge âgée et très admirable : après avoir fait sauter toutes ses dents en frappant ses mâchoires, ils construisirent un bûcher devant la ville et menacèrent de la brûler vivante si elle ne prononçait pas avec eux, les formules de l’impiété. Elle s’excusa brièvement, puis, s’étant un peu reculée, elle se lança vivement dans le feu et fut consumée. »

              Saint Augustin justifie le caractère suicidaire de la fin de la sainte (rappelons que le suicide est interdit par l’Eglise) par l’obéissance à la volonté de Dieu.

              Bien que son culte fut antérieur il faut attendre le IXème siècle pour vous Apolline apparaître sur le martyrologue (calendrier des saints) Apolline fut enfin canonisée en 1634.

Attributs et iconographie :

              On la représente souvent avec une paire de tenailles, et parfois les dents qui lui furent arrachées, ainsi qu’avec la palme du martyre.

              A la chapelle Houssaye, près de Pontivy – Morbihan – on peut admirer une sculpture bretonne sur bois du XVIIème siècle la représentant entourée par ses bourreaux.

              Elle est la patronne des chirurgiens dentistes et dentistes.

              Elle est invoquée contre les maux de dents.

              Elle est fêtée le 9 février.

Dicton :

Jour de sainte Apolline renfrogné, c’est trois beaux mois qu’elle nous a gardés.

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