Domanova

Blog du Journal de l'Alliance

29 mars 2013

LES ILLUMINATI Alain PORET

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 20 h 57 min

LES ILLUMINATI

par

Alain Poret

LES ILLUMINATI Alain PORET dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU weishaupt

Weishaupt


Y aurait-il une vision paranoïaque du monde perçu comme une menace ? C’est-à-dire une conspiration planétaire, faite de complots fomentés par des sociétés secrètes avec la tentation diabolique qu’on nous cache tout ? Telle pourrait être la question posée au sujet des Illuminati. Or, comme nous le verrons, il s’agit d’un mythe réel même si la réalité peut être mythifiée.

C’est par un ordre para-maçonnique que tout commence, ordre qui a d’ailleurs infiltré la Franc-Maçonnerie par le recrutement de certains de ses membres1.

En effet, l’Ordre des « illuminés de Bavière » a historiquement existé entre 1776 et 1785, même s’il fut furtif à l’échelle de l’histoire et limité par ses effectifs ; il n’a jamais excédé 2000 membres2. A l’origine, l’association fut créée par le juriste bavarois Weishaupt (1743-1830), qui occupait la chaire de droit canon à l’université d’Ingolstadt, bastion des Jésuites en Bavière. Son but était de renverser les monarchies et d’éradiquer l’Église. Ainsi les « illuminés de Bavière » correspondraient à des groupes historiques réels ou fictifs ou d’existence controversée.

Mais cette confrérie occulte a-t-elle émigré aux États-Unis, essaimé en Angleterre, infiltré les Révolutions anglaise, française et bolchevique, ainsi que la Haute Finance quittant l’Angleterre et l’Europe pour les États-Unis, à la suite des deux guerres mondiales 3?

Aujourd’hui « la finance de l’ombre » (shadow banking) peut préparer l’apocalypse financière en ruinant tout le monde par l’endettement perpétuel et par les fonds de spéculation engendrant un krak boursier.

L’ONU vient d’annoncer récemment que, du fait de la hausse des denrées alimentaires de première nécessité, une crise alimentaire mondiale est prévue pour l’année en cours !

La dénomination « Illuminati », en ces temps-ci, est utilisée aux États-Unis dans les théories du complot pour désigner les conspirateurs du Nouvel Ordre Mondial. On passe ainsi du complot diabolique ourdi par des cénacles occultistes à un complot de technocrates internationaux et à un impérialisme de multinationales. Déjà se pose la question suivante : quelle est l’influence cachée qui agit derrière tous les mouvements subversifs qui nous entourent ? Y a-t-il plusieurs pouvoirs à l’œuvre ou un groupe invisible, qui dirige tout le reste ? On connaît la réponse du sociologue Karl Popper qui écrivait ainsi : « La théorie sociale de la conspiration est une conséquence du manque de référence à Dieu et de la conséquente question: Qu’y a-t-il à sa place ? »4.

La réponse pourrait-être : « un culte luciférien », puisque les Illuminés d’Allemagne étaient les « initiés » d’une organisation liée par un pacte secret, appelée la « Confrérie du Serpent ».

Selon l’abbé Augustin Barruel, les origines diaboliques et maçonniques de la Révolution française suivent les instructions secrètes de la secte des Illuminés de Bavière, celle qui désirait « étrangler le dernier prêtre avec les boyaux du dernier roi« . Est-ce encore la tendance athée de loges maçonniques qui fera écrire à Lafayette, dès le 24 juillet 1789 : « Une main invisible dirige la populace«  ; de même que Bailly, le maire de Paris, déclare dans ses Mémoires que, dès la prise de la Bastille  : « il y avait un moteur invisible qui semait, à propos, les fausses nouvelles pour perpétuer le trouble. Ce moteur a du avoir un grand nombre d’agents, et pour avoir suivi ce plan abominable, il faut un esprit profond et beaucoup d’argent. Dans quelques jours, on connaîtra le génie infernal et le bailleur de fonds« .

On distingue en général par le mot « illuminati »5 les chefs secrets de la subversion mondiale, visant à instaurer un gouvernement planétaire, de type totalitaire ; ce qui a failli être le cas avec « le nazisme par lequel est annoncé un Nouvel Ordre Mondial pour mille ans » (main noire du diable) et « le communisme qui prophétisait une révolution mondiale »(main rouge du diable). D’où la citation gravée sur le mur du Mémorial de Franklin Roosevelt: « Ceux qui cherchent à établir des gouvernements fondés sur une politique imposée à l’ensemble des êtres humains par une poignée de dirigeants appellent cela ordre nouveau. Ce n’est pas de l’ordre et cela n’a rien de nouveau« .

Or, l’insigne de l’Ordre des Illuminati inscrit sur la gauche du billet d’un dollar fut adopté par Weishaupt (ex-élève jésuite devenu franç-maçon), lorsqu’il fonda l’ordre, le 1er mai 1776. Cet événement est symbolisé en chiffres romains (MDCCLXXVI) à la base de la pyramide. D’ailleurs, la devise suivante est inscrite sur la pyramide du billet d’un dollar « Novus Ordo Seclorum« , en latin « Nouvel Ordre des Siècles », qu’on a réactualisé en « Nouvel Ordre Mondial ». De même figure « Annuit Coeptis » signifiant « Notre projet sera couronné de succès ». En haut, « l’œil qui espionne tout » symbolise « l’agence d’espionnage » que Weishaupt fonda sous le nom de « frères insinuants », afin de garder le « secret de l’ordre » ; cet insigne a été utilisé par la Franc-Maçonnerie après la fusion avec l’Ordre des Illuminati au Congrès de Wilhelmsbad, en 1782.

A travers un ouvrage intitulé « La foire aux illuminés« , le directeur de recherche au CNRS, Pierre-André Taguieff pose la question de savoir si le « Protocole de Toronto » est une fiction ou une réalité. Fin juin 1967, les « 6.6.6. », c’est ainsi qu’ils se nomment eux-mêmes (les 6 plus grandes banques mondiales, les 6 plus grands consortiums énergétiques et les 6 grands consortiums de l’agro-alimentaire) tiennent une « réunion confidentielle ». Le titre de leur document « Panem et circences » (« Du pain et des jeux ») a pour projet mondialiste « le génocide du Vital au profit du Rentable occulte« . A travers ce document, on insiste entre autres choses « à gommer toute référence au Bien et au Mal », « à détruire la base judéo-chrétienne et ses racines historiques« .

Quoi qu’il en soit, on peut dire qu’un Gouvernement Mondial développe des technologies pour garder le pouvoir, en diagnostiquant une « fracture numérique » et en nous maintenant dans l’ignorance. Son matérialisme individualiste aboutit à l’emprise totalitaire de la machine toute puissante avec une « pensée binaire », excluant le « Tiers Esprit » considéré désormais comme un « artefact ». On nous relie ainsi électroniquement les uns par rapport aux autres en immobilisant tout le monde, tout en étant à la fois identifiés, comptabilisés et rentabilisés. Aujourd’hui, la tyrannie est « prestidigitale ». On est parvenu à stocker holographiquement dix milliards de bits d’information dans un centimètre cube. On portera ainsi son code barre particulier imprimé de manière invisible, à l’aide d’un laser sur le front ou sur la main (ce qui est déjà le cas dans une boîte de nuit aux Baléares!). La nanotechnologie développera des implants sous-cutanés qui seront injectables dans le corps humain. Bientôt, on va téléguider des êtres humains par signal radio, à l’aide de puces implantées dans le cerveau. Dans l’actualité, l’Inde vient de montrer la voie, par le recensement biométrique de sa population. En résumé, l’on peut dire que le « Logos » est remplacé par le « logiciel », c’est-à-dire le « Verbe » par le « Chiffre ».

Mais « On » n’est qu’un pronom impersonnel. En anglais, c’est « Mister Nobody« , « Devil » qui est l’inverse de « Lived ». De là à réduire « On » à un groupe d’Illuminati : pourquoi pas ? Ainsi le pouvoir serait aux mains d’une oligarchie internationale dans laquelle se serait infiltrée l’influence du Prince des Ténèbres. En fait, la conspiration apocalyptique est commune à toutes les traditions. C’est « l’Age noir » dit « âge de fer » (d’enfer) correspondant à une décadence sous influence luciférienne, ou « Noir, c’est noir« . La « Bête » opprime de plus en plus les êtres humains.

Le président de l’Analyse Statistique du Marché Commun à Bruxelles avait annoncé lors d’une réunion du Comité composé de scientifiques, consultants, chefs d’entreprises de la CEE : « qu’on était en train de mettre en place un système électronique qui s’occupera de tout le globe et qu’une « Bête » de dimension gigantesque faite d’ordinateurs sera capable de contrôler tout le commerce mondial. Chaque être humain aura son nombre invisible inscrit sur le front ou sur la main à l’aide de lasers« . En fin de comptes, le »diabolos« , qui « divise »  » les peuples en camps opposés de plus en plus nombreux (et en les armant), finit par provoquer par des incidents ces camps amenés à se combattre et à s’affaiblir en détruisant petit à petit les gouvernements nationaux et les institutions religieuses. Et ce plan fut celui de l’athée Weishaupt qui se surnommait lui-même Spartacus6

1Les puissances occultes antichrétiennes, ceux peu nombreux qui ont l’exercice du pouvoir, se servent d’autres sociétés en parasites pour étendre leurs réseaux telles les tentacules d’une pieuvre.

2 Sa chute deviendra effective avec un édit du gouvernement bavarois, en 1785.

3Il est peu vraisemblable que le siège du pouvoir financier international-occulte se soit déplacé au États-Unis d’Amérique, la City de Londres reste la seule place forte, le cœur des décisions avec ses succursales plus ou moins puissantes, mais demeurant soumises à la City.

4Il y a nécessité de définir ce que nous entendons par complot ; le concept de complot universel n’est compréhensible que si nous admettons que c’est Lucifer qui en est à l’origine… Mais pour ce qui est du complot dans la société des hommes, il faut être prudent, car tout n’est pas complot et tout a pour origine le péché de l’homme. On peut parler de complot quand il y a intention ordonnée qui directement s’oppose aux grâces messianiques., car l’unité de penser des responsables des complots est d’éliminer les grâces messianiques, leur faire échec. Actuellement, nous constatons que certains événements sont amenés de façons à réduire le discernement de l’homme et le distraire de sa destinée.

5Il se pourrait que la « Fraternité Blanche » soit la plus proche du cercle décisionnaire des « Illuminati », mais il est possible que les liens organiques soient plus obscures encore.

6La collecte d’informations nous fait entrevoir que les Illuminati de Bavière furent, le temps nécessaire, une tête de pont pour permettre aux puissances occultes liées à la synagogue ébionite dont le siège économique se trouve toujours à la City de Londres d’achever leur emprise sur l’Europe chrétienne et catholique, après la mort de Louis XIV, qui avait eu la clairvoyance de ne pas s’en laisser compter vis à vis des Francs-maçons du rite écossais qui existait bien avant la maçonnerie française. Et en effet, ce terme générique désigne les pouvoirs occultes incarnés par un très petit nombre, mais d’une efficacité redoutable qui exercent leur autorité sur un réseau de succursales dont nous sentons l’emprise sur l’ensemble des articulations de la société.

26 mars 2013

LA FRANCE EST-ELLE A L’HEURE DE LA REVOLUTION ? par Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 16 h 43 min

LA FRANCE EST-ELLE A L'HEURE DE LA REVOLUTION ?  par Pierre-Charles Aubrit Saint Pol  dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU blason-de-france

LA FRANCE EST-ELLE A L’HEURE DE LA RÉVOLUTION ?

PAR

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol


Je reprends en partie le titre de l’excellent article de Cyril Brun paru dans la revue « Nouvelles de France » ; comment répondre à cette question ? Dans son sens étymologique, révolution est l’idée de renversement de toutes choses – la tête aux pieds – dans son sens historique ; le concept de révolution est antichrétien et radicalement de Gauche.

La Droite peut-elle avoir avec ce concept ? Non, cela ne peut pas être ! Un chrétien de confession catholique ou orthodoxe ne peut adhérer à la culture révolutionnaire ni en Occident, ni partout dans le monde. Pourquoi ne le peut-il pas ? Parce qu’il est esprit de doctrine ce qui induit l’obéissance à la vérité.

Il reconnaît à la vérité une autorité légitime ce que ne conçoit pas un homme ou une femme de Gauche et ce que ne peut que très difficilement concevoir un non-chrétien. C’est la même chose pour un protestant-réformé, car il est dans un prisme idéologique tant du point de vue religieux que du point de vue sociétal : « Les réformés ont toujours affirmé que la révolution de 1789 et ses conséquences étaient conformes à leurs choix ».

La réponse à la question posée en titre est oui ! La France non-chrétienne, la France de Gauche ou maçonnique marche vers une nouvelle et ultime étape révolutionnaire, car elle ne pourra pas supporter d’être confrontée à la vérité de ses choix, de ses actes ni leurs conséquences, à son échec. Comment le pourrait-elle ? Elle ne sait que se réfugier dans l’idéologie ; encore ce soir, ce 25/03/13, en entendant l’un des représentants de la Gauche radicale, nous nous sommes cru au moment du Front Populaire, toujours ce même mode accusateur et cet absurde entêtement « essayons ce qui n’a jamais fonctionné ». Certes, il ne fait pas de doute qu’il y ait parmi eux des « assoiffés de justice » sincères, mais nous le savons bien, le matérialisme athée n’est que la face cachée du désir insatiable de prendre à l’autre ce qu’on ne sait pas acquérir par soi-même. Le moteur de la société de Gauche est l’obsession de donner satisfaction à l’envie née de la jalousie : « Je veux ce que l’autre possède, cette envie justifie mes actes et si je ne peux l’avoir alors je le détruis et j’enlève la vie de celui qui le possédait, car je ne peux recevoir son regard. » Le sujet n’est plus dans la libération que produit la justice, mais dans l’aliénation du péché.

La Droite chrétienne n’est pas idéologique ce qui implique que son approche de la société est celle de l’équité par le mérite et par le droit. Sa conception de la justice n’a rien avoir avec le concept égalitaire qui est une perception hypertrophiée de la justice vue à travers l’idéologie. Nous sommes dans une réflexion où tout de l’homme est pris en compte dans toute son unité ; l’ordre de la justice est exhaussé par l’impératif de la charité qui se soucie de l’amour que Dieu porte à son prochain, son frère : « l’homme vivant est la gloire de Dieu. » C’est pourquoi vient en compte la gratuité non pas du don physique, mais du don de soi à l’autre, c’est l’attitude du cœur et de l’esprit.

La Droite chrétienne ne produit pas la révolution, mais elle a le devoir de la révolte, non pas pour elle-même, mais pour le plus pauvre, le plus fragile qui doit être secouru pour l’homme et la femme qu’ils sont et non pas dissous dans une société idéale qui ne peut être produite que dans la négation de la personne.

La France n’évitera pas son examen de conscience. La droite chrétienne peut éviter une révolution qui s’épanouira dans une guerre civile d’une cruauté pas encore atteinte si elle venait à éclater. Elle ne l’évitera qu’à la condition qu’elle entre en résistance. Elle ne peut pas se contenter de dire non, elle doit lui donner une substance morale et sociale et cela passe par une identification claire et l’abstention des électeurs pour peser dans les programmes et les champs politiques. Elle doit intégrer le fait de ne participer à aucun gouvernement et de réinvestir les corps intermédiaires, devrait-elle les réinventer, ce que n’a pas compris Christine Boutin.

L‘enjeu du combat qui est mené contre la loi du « Mariage pour tous » dépasse le sujet lui-même, sa lutte a un impact universel au meilleur sens et quand bien même nous n’obtenions pas le résultat escompté et qui est pourtant juste ; l’objectif est ailleurs, être le recours incontournable au bout des désespoirs. La Droite chrétienne a pour elle le temps de la vérité et de l’amour. Elle doit retrouver son rôle pivot : Être présente visiblement dans l’offrande.

Ai-je raison ? Voyez ce qui se prépare au Sénat pour leur première lecture de la loi du « Mariage pour tous » ; c’est la Droite maçonnique qui votera la loi. Pensez-vous que cette Droite-là soit la Droite ? Trop de nos élus de Droite et de confession chrétienne sont compromis ; ils ont altéré leur identité spécifique, ils ont obéi à des consignes de vote de leur parti à cause d’une lâcheté significative. Ils sont les fossoyeurs de l’identification du citoyen chrétien, de la Droite chrétienne.

En conclusion, il importe de nous interroger sur comment identifier la Droite vraie : il n’est de Droite que chrétienne, car ce qui n’est pas chrétien catholique ou orthodoxe est nécessairement idéologique, et ce qui est idéologique ne peut se réclamer de la Droite. J’ose reprendre à mon compte les propos du cardinal Pie : « libéralisme, progressisme, capitalisme, socialisme, communisme, étatisme, contre-révolutionnaire et fascisme sont de la révolution ».

La Droite chrétienne doit s’affranchir de la dialectique révolutionnaire, elle doit se réapproprier le sens spirituel et incarné du langage, être le Verbe au tour duquel les désordres des masses s’effondrent. Le peuple de France doit entrer en résistance, pour ce faire, la Droite chrétienne doit retrouver et donner de la substance à son « NON ».

24 mars 2013

OBAMA EN TERRE DE SANG…

Classé dans : INTERNATIONAL - Une diplomatie chrétienne — domanova @ 19 h 55 min

 

 OBAMA EN TERRE DE SANG... dans INTERNATIONAL - Une diplomatie chrétienne obama-en-israel

 

OBAMA EN TERRE DE SANG…

OU

L’allégeance de la première puissance mondiale au sionisme

par

Gustave l’Œillet

  La visite du Président Obama en terre de Palestine – terre de Canaan – d’abord à l’État d’Israël, puis à l’Autorité Palestinienne, ressemble à un remerciement pour avoir assuré sa réélection, et bien peu motivée par un souci de paix et de justice.

  Dans ce conflit, nous ne pouvons que nous interroger sur l’attitude des États-Unis d’Amérique. Nous voulons bien considérer la puissance du lobby Juif, mais les citoyens américains de confession juive ne sont pas majoritaires, alors comment comprendre leur influence au point de décider des majorités et de parvenir, contre les intérêts du peuple des États-Unis, à ce que les administrations successives demeurent les « meilleurs alliés » d’Israël ? Ne serait-il pas plus profitable de renvoyer l’État d’Israël à sa place, et de renouveler l’ensemble des liens avec les pays arabo-musulmans en reprenant l’exigence d’une politique de justice et de paix qui a été hypocritement abandonnée en 1946 et ensevelie après la mort de Rabbin ? On ose couvrir ces lâchetés successives par de grandes déclarations condescendantes envers les seules victimes, les Palestiniens.

Une question s’impose : s’agit-il d’une allégeance à l’État d’Israël ou au mouvement et à l’idéologie sioniste ? Les réponses possibles sont lourdes de conséquences, sachant que dans le peuple israélien, il existe de forts courants qui ne reconnaissent pas cet État y compris des rabbins de haute autorité qui comparent ce gouvernement à un mode nazi.

  Nous sommes confondus et inquiets du comportement de cette grande puissance, réputée pour avoir une culture démocratique structurée au tour de valeurs telles que : justice, paix et expansion économique et qui se fait pourtant complice d’un pouvoir politique et d’une idéologie qui ne sont qu’injustices, prévarications, crimes, humiliations et vivant sur une culture et une politique racialistes.

   La politique internationale des États-Unis d’Amérique est une politique qui, indépendamment de l’alternance, est singulièrement soumise, greffée à Israël, comment se fait-il que le peuple américain s’en laisse à ce point compter ? Ce ne peut-être par la phobie des attentats ni même par les dangers du bloc communiste.

mahmoud-abbas-a-onu dans INTERNATIONAL - Une diplomatie chrétienne

  La visite d’Obama en Israël n’a rien apporté pour la paix ni pour la justice ; l’expansion des colonies est une politique d’expropriation validée par défaut de puissance… Il tenta de dissimuler cette validation par ses discours fleuves et lyriques, il n’en est pas moins complice d’une politique prévaricatrice contre les Palestiniens auxquels il a accordé une sucrerie de consolation en débloquant les 500.000.000 de dollars d’aide, bloqués pour cause de velléité d’indépendance et de classement de la basilique de Bethléem par l’UNESCO. Démarche inconvenante pour les Israéliens… Comment se peut-il qu’un peuple vaincu, dont le concept de nation doit disparaître, puisse envisager de se hausser au niveau commun des nations ? Quelle audace inappropriée !…

  De cette visite d’Obama, nous devons voir ce qui ne s’est pas vu et d’entendre ce qui ne s’est pas entendu. L’enjeu réel aura été d’apprécier l’avancée génocidaire d’une politique antichrétienne sollicitée par les sionistes ébionites et qu’accéléra la politique arabe du président Sarkozy ; politique déshonorante qui rompit avec la prudence gaulliste et mitterrandienne. Le président Sarkozy aura été l’exécutant des instructions reçues de la CIA, transmises par le second époux de sa mère, haut responsable de ce service et qui l’a quasi élevé avec ses frères de cette union. Sa servitude aux États-Unis a fragilisé la France et ses intérêts ; on peut parler de politique anti-française parce que antichrétienne. C’est ce qui explique l’origine du « pseudo printemps arabe » ; tout doit être fait pour empêcher un rapprochement chrétien-musulman, seul front capable de freiner les renversements anthropologiques inspirés et décidés par des puissances occultes dépourvues de tout sens moral et de faire obstacle à un gouvernement mondial nécessairement tyrannique et ennemi de toutes les religions surtout monothéistes. Dans le cas de cette réalisation, les quatre cinquièmes de la population mondiale seraient plongés dans une grande dépendance à la pauvreté et soumis à une dictature dès plus inhumaine.

  La guerre civile syrienne n’a pas d’autre objectif que l’effacement des communautés chrétiennes ; avec la complicité de la famille Saoud ainsi que le Qatar et le Koweït. Il y a des similitudes étonnantes entre la situation au Moyen-Orient et celle de l’Europe de l’Est dans les années Trente, le jeu sioniste est le même. Il ne s’agit pas d’un antisémitisme, car il n’y a pas de liens organiques entre l’ensemble des Juifs et le sionisme qui est une idéologie socialiste et une option illuminati ; d’autre part, il faut rappeler que les Arabes sont aussi des sémites, rien n’est plus stupide que d’accuser un terroriste arabe d’antisémite, mais les sionistes sont passés maîtres dans l’art de la manipulation des mots et concepts faux et l’illusionnisme des émotions.

   Nous savons qu’il existe un courant pro-sioniste chez les catholiques, c’est une erreur, un errements, une infestation idéologique qui heurte la charité ainsi que les concepts de justice et de paix. La peur réelle de l’islam ne peut justifier un tel égarement. Au sujet de l’opposition entre chrétiens et musulmans, il est le fait de manipulations d’États complices quoique de religions opposées ; beaucoup de courants intégristes musulmans sont manipulés par ceux qui ont tout intérêt à ce que les chrétiens et les musulmans s’opposent ; la preuve en est du comportement imbécile et lâche des partis de Gauche en France.

   La visite d’Obama en Israël et à l’Autorité Palestinienne, quels qu’aient été ses discours et déclarations, aura été une visite convenue dont rien ne sortira de bon pour la région et renforcera la frustration légitime des Palestiniens. Il faut redouter un regain de tensions voire une nouvelle intifada.

   La politique d’Israël se double d’une volonté de faire porter au monde entier leurs propres fautes, leur propre inhumanité ; cherchant constamment à maintenir une culpabilité sur les goys et de justifier ainsi leurs exactions qu’Abraham ne saurait approuver, lui qui inventa le concept de la guerre juste. C’est là une démarche, une option d’enfermement qui, si elle ne s’arrête pas, se retournera contre eux. Il est urgent, pour les Israéliens et les citoyens juifs de par toutes les nations, de se rappeler les Dix Commandements et de sortir des infestations talmudiques du moins pour les seconde et troisième cabalas.

   La puissance qui devrait débloquer la situation et qui pourrait ramener les esprits à l’autorité de la vérité et donc de la raison du cœur, c’est la Grande Russie. Elle ne devrait pas agir seule, mais être soutenue par la France, l’Italie, la Pologne et sans doute la Chine. Les États-Unis d’Amérique sont hors jeu, le déplacement d’Obama en est le signe réaliste. Il ne faut surtout pas que l’Union européenne y soit participante, ce serait l’échec assuré, car l’influence du Royaume-Uni, du royaume de Hollande et de la République Fédérale d’Allemagne seraient autant de chaînes paralysantes.

    On ne peut que saluer le courageux bon sens de la République de Russie qui se manifeste singulièrement avec la Syrie et elle ne doit pas céder surtout pas en présence de l’évolution immorale et inconséquente que voudrait faire prendre François Hollande à l’Union européenne en fournissant des armes aux rebelles sous le prétexte qu’on pourrait en contrôler la circulation. C’est se moquer du bon sens ! Laurent Fabius est l’âme damnée de notre politique extérieure, il n’est ni moralement, ni intellectuellement crédible. Monsieur Hollande pensez plus à la France qu’à votre réélection, pour une fois, Monsieur le Président, ne pensez pas à vous. Aimez la France et les Français !

   La crise du Moyen-Orient ne peut se terminer qu’avec des personnalités de grandeur, d’honneur et de vérité. Il faut des justes.

   Au sujet de la possible bombe atomique de l’Iran, il s’agit d’une réplique revue et corrigée de l’Arlésienne, opéra de Bizet, on en parle beaucoup, on ne la voit jamais. L’Iran, tous les responsables le savent, n’a plus les moyens techniques d’avoir la bombe ; ce qui fut confirmé par l’actuel Président d’Israël et par un général israélien. Non, la menace fantomatique qu’on cherche à nous faire prendre pour une réalité et qui relève de la couleuvre irakienne (l’Irak n’avait plus d’armes chimiques ni de destruction massive lors de la seconde guerre), dissimule à dessein ; la recherche d’un prétexte pour intervenir en Syrie et dans toute la région, à seule fin d’éradiquer les poches chrétiennes et d’assujettir définitivement les peuples musulmans. Si ce régime qui, certes n’est pas des plus aimables, venait à vaincre ses ennemis, ce que nous souhaitons, nous pourrions alors espérer réduire l’influence ténébreuse d’Israël et redonner espoir aux Palestiniens.

  En fait, ce qui est également enjeu, c’est le contrôle des richesses pétrolifères et gazières et seuls les chrétiens peuvent vraiment s’y opposer ; mais on ne peut ignorer que la présence de ceux-ci constitue pour les sionistes une menace pour la pérennité de l’État d’Israël. En effet, il y a un danger de plus en plus précis d’une conversion massive des israéliens et contre laquelle œuvre l’oppression talmudique ; c’est en cela que la situation du Moyen-Orient a des similitudes avec celle de l’Europe de l’Est dans les années vingt et trente.

   Nous sommes gouvernés par des esprits volontairement détournés de la vérité, de son principe d’autorité, des intelligences perverties.

21 mars 2013

QUAND LA LOI DE BIOETHIQUE PREPARE LE CLONAGE HUMAIN

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 7 h 30 min

 

QUAND LA LOI DE BIOETHIQUE PREPARE LE CLONAGE HUMAIN dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU les-coeurs-unis

Quand La Bioéthique Prépare Le Clonage Humain

de

Van Elder

avec la collaboration de

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

(Vous pouvez nous demander cet article en pdf, il vous sera adressé en pièce jointe gratuitement)

INTRODUCTION

L’article qui suit est une tentative de synthèse des différentes lois bioéthiques, de leur position quant au statut de l’embryon et aux différentes possibilités d’intervention sur celui-ci, y compris par clonage. Il n’est question que d’étudier uniquement la loi et ses applications à la lumière des activités parlementaires et de sa rédaction ce qui induit une approche historique et la mise en lumière de l’intention du législateur.

En aucun cas, il n’est question d’anticiper sur les activités internationales concernant le clonage, ni sur les activités « à la marge » des laboratoires français qui, selon toute vraisemblance, pratiquent déjà cette activité, en estimant que la cellule clonée n’est qu’une cellule et pas un embryon ou qu’ils ne sont pas dans l’interdit légal dans cette pratique de « constitution par clonage d’embryon humain » termes de la loi, mais dans la simple manipulation de cellule embryonnaire. Le terme – constitution – est pourtant clair : le dictionnaire définit la constitution comme : « l’Action de constituer quelque chose. L’Action, est le fait d’établir, de créer, d’organiser, de former quelque chose1. Ces manipulations, si elles venaient à être démontrées au grand jour, tomberaient sous le coup de la loi si un magistrat avait à se prononcer. Dire le contraire serait faire le jeu des « cloneurs », leur faisant croire qu’ils peuvent agir dans l’ambiguïté de la loi.

En 1979, le biologiste américain L.B. Shettles tente la première expérience de clonage humain, en greffant des spermatozoïdes dans des ovocytes sans noyau, ( des embryons se seraient développés pendant quelques divisions (8 à 12))2 ; cette tentative illustre que le silence de la loi encourage les chercheurs.

En 1994, alors que l’Américain Robert Stillman clone et cultive 17 embryons humains non-viables, jusqu’au stade de 32 cellules pour certains, les français sont les premiers à interdire ces pratiques, malgré l’opposition des milieux scientifiques.

En 1999, des chercheurs coréens clonent une cellule somatique de femme infertile. Ils laissent l’embryon résultant se développer jusqu’au stade de 4 cellules et en 2001, Advanced Cell Technology crée le premier clone d’embryon humain qui ne dépasse pas le stade précoce de 6 cellules. La firme insiste sur le caractère thérapeutique de ses recherches qui ont pour but d’obtenir des cellules souches capables de traiter des maladies incurables. C’est la première tentative de scinder cette pratique entre thérapeutique et reproductif3.

Les groupes de pressions, laboratoires, industries pharmaceutiques, mouvements progressistes et réseaux d’influences, insistent pour obtenir cette autorisation de clonage thérapeutique4.

Aujourd’hui, la loi ne l’autorise pas ; aucun article de loi ne dit : « le clonage thérapeutique est autorisé »5. Bien au contraire, même si elle pourrait être plus claire sur l’obligation d’utilisation de gamètes sexuées pour obtenir un embryon. Mais, elle a repris la distinction entre thérapeutique et reproductif ; ce qui présage une tentative du législateur, à moyen terme, de lâcher du leste sur le clonage thérapeutique. Il envisage de l’autoriser en l’encadrant. C’est une crainte légitime à la lecture des travaux parlementaire et des rapports produits.

Les scientifiques rêvent de cette autorisation6, et ils décrivent toute entrave à leur travaux comme un acte rétrograde, réactionnaire, intégriste. Si quand bien même leur vocabulaire est cloné depuis 40 ans, sans surprise ni innovation, ni imagination, bref d’un conformisme absolu, ces formules creuses ont encore un écho dans les médias qui raffolent de ce vocabulaire non-substantiel et soviétique. La lutte contre le fascisme est la seule grande cause qui vit encore dans les rangs des députés et dans les colonnes des journaux.

Nous utiliserons la chronologie afin de comprendre la levée progressive des interdits, qui est le trait dominant de la perception d’un droit à la traîne des pratiques, et sans aucune action normalisatrice. On ne dit plus le « devoir être », mais on court derrière le « déjà là », sans jamais oser le juger ni s’y opposer d’après un principe naturel qui est nié.

Les embryons surnuméraires

La naissance du premier bébé éprouvette en 1982 va clairement établir la nécessité d’encadrer ces pratiques par un texte de loi ; en effet, cette technique de procréation assistée ouvrit un espace de possibilités multiples : les congélations et autres manipulations.

La pratique des embryons surnuméraires se révélera désastreuse moralement et philosophiquement. Elle contraint à s’interroger sur leur conservation, leur manipulation, et les appétences7 de la recherche sur eux. Ce sujet avait déjà été au cœur des discussions sur la loi autorisant l’avortement en 1975. Elle précisait :

« La loi garantie le respect de tout être humain dès le commencement de la vie ». Avant de permettre : « Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu’en cas de nécessité ».

Encore une fois, l’exception législative prenait le pas sur le principe établit.

La grande interrogation qui domine la bioéthique ne sera concrétisée qu’en 1988 sous l’influence du rapport BRAIBANT. C’est la loi du 20 décembre 1988 sur les essais, études ou expérimentations organisés et pratiqués sur l’être humain en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales. Elle s’appliquera à l’embryon, celui-ci étant reconnu par la loi de 75 comme un être humain. Les recherches biomédicales sans finalité thérapeutique directe ne devaient comporter aucun risque prévisible sérieux pour la santé des personnes qui s’y prêtent. Et créé un article L 209-2 du code de la santé publique disposant :

« Aucune recherche biomédicale ne peut être effectuée sur l’être humain :

- si elle ne se fonde pas sur le dernier état des connaissances scientifiques et sur une expérimentation pré-clinique suffisante ;

- si le risque prévisible encouru par les personnes qui se prêtent à la recherche est hors de proportion avec le bénéfice escompté pour ces personnes ou l’intérêt de cette recherche ;

  • si elle ne vise pas à étendre la connaissance scientifique de l’être humain et les moyens susceptibles d’améliorer sa condition. »

Les lois de 1994

C’est la possibilité du diagnostic préimplantatoire d’embryon qui sera à l’origine des premières véritables lois bioéthiques. Le rapport LENOIR 1991 (aux frontières de la vie) est remis à Michel ROCARD puis le rapport BIOULAC en 92 sur la Bioéthique est rédigé.

La première annonce de la faisabilité du clonage est annoncée en 1993 par un laboratoire américain.

Le rapport MATTEI est remis en novembre de la même année à Édouard BALLADUR alors premier ministre.

Les lois de 94 vont voir le jour :

  • la loi n° 94-548 du 1er juillet 1994 relative au traitement des données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé et modifiant la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés

  • la loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain,

  • la loi n° 94-654 du 29 juillet 1994 relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale de la procréation et au diagnostic prénatal.

Le refus du statut de l’embryon ou l’embryon victime du volontarisme :

Le législateur pose la question de savoir si l’embryon, dès la fécondation, doit être considéré comme une personne humaine. La réponse pour le chrétien est claire : l’embryon est une personne dès la fécondation, dès que la fusion des gamètes haploïdes donne un gamète diploïde et que cette cellule enclenche la première division cellulaire, exprimant ainsi qu’elle est en vie8.

Jean-Paul II a été très clair sur ce point :

« Le génome humain n’a pas seulement une signification biologique ; il est porteur d’une dignité anthropologique qui a son fondement dans l’âme spirituelle qui l’envahit et le vivifie» Jean-Paul II, Discours aux participants à la IVe Assemblée générale de l’Académie pontificale pour la Vie, 24 février 1998.

Les parlementaires essayeront de déstabiliser cette conception de l’animation immédiate développée dans l’instruction DONUM VITAE, de la congrégation pour la doctrine de la Foi, le 22 février 1987, par le Cardinal Joseph Ratzinger :

« Dès le moment de sa conception9, la vie de tout être humain doit être absolument respectée, car l’homme est sur terre l’unique créature que Dieu a « voulue pour lui-même » et l’âme spirituelle de tout homme est « immédiatement créée » par Dieu ; tout son être porte l’image du Créateur. La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte « l’action créatrice de Dieu » et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Dieu seul est le Maître de la vie de son commencement à son terme: personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent. La procréation humaine demande une collaboration responsable des époux avec l’amour fécond de Dieu ; le don de la vie humaine doit se réaliser dans le mariage moyennant les actes spécifiques et exclusifs des époux, suivant les lois inscrites dans leurs personnes et dans leur union. »(Dans ce document, Ratzinger s’appuie sur l’encyclique Sui Geniri de Pie XII).

Les parlementaires évoqueront la position de saint Thomas d’Aquin qui, s’appuyant sur les connaissances embryologiques d’Aristote, fixe à 40 jours l’infusion de l’âme rationnelle dans le corps humain. Ils oublient bien vite que cette théorie, soutenue par Aristote puis par saint Thomas, dépendait essentiellement des connaissances biologiques limitées qui étaient disponibles au temps où ces auteurs écrivaient. Une application correcte des principes « aristotéliques-thomistes », tenant compte des connaissances scientifiques actuelles, porterait au contraire à soutenir la proposition philosophiquement démontrable de l’animation immédiate et à affirmer en conséquence la pleine humanité de l’être humain nouvellement formé. Il est évident qu’avec les connaissances biologiques actuelles, saint Thomas n’hésiterait pas à défendre l’animation immédiate.

C’est une vision essentielle pour l’avenir des lois bioéthiques, car l’animation différée permet de justifier toutes les manipulations des « premiers instants », clonage thérapeutique compris ; l’animation immédiate étant la seule vision métaphysique qui protège l’embryon dès sa conception, ce qui explique la véritable guerre que livrera le législateur pour enterrer définitivement cette vision respectueuse de la vie10.

En 1994, alors que le nombre d’embryons congelés se monte à 60. 000, le Comité National d’Éthique répond par une formule ambiguë :

« L’embryon doit être reconnu comme une personne humaine potentielle »

Une telle formule évite de donner à l’embryon un statut juridique, qui le protégerait de toute atteinte. En restant vague, le CNE11 permet aux lois futures de préparer : manipulation et clonage. Il est important ici d’entrer dans la conception philosophique que la majorité des politiques français ont de l’embryon.Ceux-ci s’accordent sur la perception que développe les thèses du professeur René Frydman, accoucheur du premier bébé issu d’un embryon congelé en 1986. (cf. Bioéthique Sénat 2ème lecture 10 décembre 2003). Il écrit, à propos de l’embryon :

« Porteur d’un projet parental, il est sacré ; tout doit être mis en jeu pour le sauver, comme s’il s’agissait déjà d’une personne. Sans projet parental, sans avenir, il n’est pas tout à fait rien, en raison du devenir qui aurait pu être le sien, mais il est presque rien. »

Et ce presque rien, bien entendu, peut être objet d’expérience ou être créé en laboratoire pour la recherche. Le clonage thérapeutique est présent dans cette perception du presque rien humain12.

Sartre aurait applaudit des deux mains. L’existence précède l’essence13, il n’y a pas l’embryon par nature, il y a l’affect, le projet que je mets dans l’embryon, et qui en fait un enfant potentiel. Le zygote est l’objet d’une visée intentionnelle du couple dont il est issu. Il n’a donc aucune essence par lui-même, il n’y a pas de statut de l’embryon. Il y a l’embryon objet d’un projet parental qui est enfant potentiel, et l’embryon sans projet parental qui est un amas de cellule livré à la destruction, au projet du chercheur ou au fabricant de cosmétique14.

L’homme est dans le rôle de Dieu, il se prend pour le Créateur. C’est l’homme qui décide de la création d’un enfant, en acceptant l’embryon ou en laissant la cellule fécondée dans le silence de l’éprouvette. C’est pourquoi Monsieur Matteï15 veut définir l’embryon par deux conditions : une production sexuée et l’implantation dans un utérus. M. Roger-Gérard Schwartzenberg, lui-même partisan d’une science débridée de type apprenti sorcier, mettra le ministre de la santé de l’époque, lors de la 2ème lecture de la loi de 2004 au parlement, devant ce paradoxe :

« Considérez-vous que la cellule souche qui provient d’embryons surnuméraires serait un embryon, alors que celle qui provient d’un clonage thérapeutique ne le serait pas ? Le statut d’embryon dépendrait de la provenance de la cellule ? »

La réponse de MATTEI est embarrassée et très approximative :

«  En ce qui concerne la situation nouvelle d’un ovocyte énucléé dans lequel on met un noyau à 46 chromosomes, ne résultant pas d’une fécondation sexuée, je m’interroge sur le statut que peut avoir cette cellule. En revanche, une cellule embryonnaire provient bien d’un embryon, ce qui ne veut pas dire qu’elle soit elle-même un embryon. »

L’interrogation sur le statut de la cellule clonée à des fins thérapeutiques jette un doute effroyable sur le statut de l’ovocyte cloné en phase de première mitose de segmentation (première division cellulaire). Mais cette vision volontariste et existentialiste16 de l’embryon n’est possible que par refus de la philosophie essentialiste et réaliste, pour laquelle l’objet perçu a une qualité indépendante de celui qui le perçoit. Car si je prête à l’autre des qualités subjectives, c’est qu’il n’en a aucune. Si je le dit vivant et qu’un autre le dit mort, ou bien l’un de nous se trompe, ou il n’est ni l’un ni l’autre. C’est ce relativisme, nimbé de positivisme, qui permettra de préparer le glissement vers le clonage.

Une loi de transition :

Les lois de 1994 établissent que :

1- Les techniques de PMA ne sont accessibles qu’aux couples en âge de procréer.

2- Le diagnostic préimplantatoire, n’est possible que si les antécédents du couple font craindre une forte probabilité de maladie génétique.

3- L’expérimentation sur l’embryon est interdite, mais des études à finalité médicale ne portant pas atteinte à son intégrité sont permises, avec l’accord des parents.

Le décret d’application datant du 27 mai 1997 dispose dans son  Art. R.152-8-1. :

« Une étude sur des embryons humains in vitro, prévue à titre exceptionnel par l’article L. 152-8, ne peut être entreprise que si elle poursuit l’une des finalités suivantes : 

1er : Présenter un avantage direct pour l’embryon concerné, notamment en vue d’accroître les chances de réussite de son implantation.

2ème : Contribuer à l’amélioration des techniques d’assistance médicale à la procréation, notamment par le développement des connaissances sur la physiologie et la pathologie de la reproduction humaine.

Aucune étude ne peut être entreprise si elle a pour objet ou risque d’avoir pour effet de modifier le patrimoine génétique de l’embryon, ou est susceptible d’altérer ses capacités de développement. Les actes accomplis dans le cadre du diagnostic biologique effectué à partir de cellules prélevées sur l’embryon in vitro, tel que prévu à l’article L. 162-17, ne constituent pas des études au sens de la présente section. »

Le sort des embryons surnuméraires n’est pas réglé par cette loi, qui repousse l’échéance à son réexamen. Néanmoins, la destruction des embryons surnuméraires créés avant cette loi est possible s’ils ne font pas l’objet de projet parental.

La loi va également modifier l’article 16 du Code civil qui disposera que :

« La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. »

Le législateur reprend les termes de la loi Veil, mais l’on sait ce que signifie le respect de l’être humain pour la loi Veil…

Ici, encore une fois, le piège est structurel. Le législateur estime que ce principe de l’article 16 du code civil n’est pas applicable à l’embryon avant la fin de la douzième semaine de grossesse, car ce n’est pas une personne reconnue par le droit. Dans la nuit de cette douzième semaine, l’embryon n’est plus une « personne en devenir » mais une personne à part entière… !! » Et qu’en « l’état des connaissances et des techniques » personne ne peut apprécier cette décision du parlement, donc affirmer si l’embryon est une personne ou non.

Cette loi de 94 est assez conservatrice, elle ne permet pas la manipulation génétique, ni la création d’embryon en dehors des cellules gamètes des parents, ni clonage, ni recherche médicale sur des embryons humains. La règle est encore claire : aucune manipulation ni recherche ne peut porter atteinte à l’embryon. En loge17, il est connu (car il faut admettre que les lois françaises se font là) que la loi Veil, ayant permis l’avortement dans le respect de l’embryon, la recherche voire le clonage pourront être permis dans le respect de ce même embryon. L’embryon ne serait qu’ « Une personne humaine potentielle18 », « en processus continu d’hominisation » (rapport du Conseil d’État sur les lois de bioéthique, 1999 reprenant la définition du CNE).

La notion de « processus d’hominisation » est capitale dans la perception idéologique de l’homme par nos gouvernants et les lobbies qui les manipulent. Elle reprend le fameux « Comment l’homme devint humain » de Roger GARAUDY, et cette idée de l’évolutionnisme sociologique qui veut que l’homme soit un animal qui devient humain par évolution, se dotant de lois, d’une culture, d’un système politique qui le rendent humain, et en dehors duquel il n’est qu’un animal malfaisant. Si l’homme devient humain, c’est bien qu’avant de le devenir il ne l’est ni par nature, ni par essence. L’homme sans culture n’est qu’un animal.

C’est sur ce raisonnement que se construisit la folie des Anglais qui détruisirent les Tasmans au 18ème siècle jusqu’au dernier (le seul véritable génocide de l’histoire puisqu’il n’y a aujourd’hui aucun survivant de cette race) en les considérant comme le chaînon manquant de l’évolution (notion darwinienne d’un stade de l’évolution entre l’homme et l’animal, pur fantasme évolutionniste), et non comme des hommes. On se livra sur eux à des dissections et à des massacres d’une violence inouïe.

Ainsi, pour le pouvoir en place, l’embryon doit lui aussi « devenir homme » par la volonté d’un autre et son développement vers l’humanisation, mais ne l’est ni par essence, ni par nature. Il peut alors partager le sort des Tasmans.

Ce qui est sûr, et un peu rassurant, c’est que le médecin comme le législateur estiment la naissance de l’embryon dès la fécondation, dès l’union des gamètes haploïdes, le résultat est appelé « embryon ». C’est la fusion des membranes des deux gamètes qui marque le début de la vie, la vie commence à la conception19. Ainsi le Zygote n’est que le nom du premier stade de l’embryon. Mais encore une fois, c’est dans l’article 16-4 du code civil que l’exception va écraser la règle : 

« Nul ne peut porter atteinte à l’intégrité de l’espèce humaine. (…) Sans préjudice des recherches tendant à la prévention et au traitement des maladies génétiques, aucune transformation ne peut être apportée aux caractères génétiques dans le but de modifier la descendance de la personne ».

 L’objet de cet article est de tenter de concilier (mais est-ce vraiment possible ?) d’un côté le respect physique de l’embryon et de l’autre le progrès scientifique.

La loi de 94 portait en elle ses exigences de modification dans les cinq ans, afin notamment de régler le problème des embryons surnuméraires.

La révision de la loi de 2004

La révision est finalement intervenue par la loi n° 2004-800 du 6 août 2004 relative à la bioéthique. Elle a été discutée en 1ère lecture sous un gouvernement socialiste ; en 2ème lecture, elle a été modifiée sous le gouvernement Chirac, qui lui a donné sa forme définitive.

Les principales dispositions, contenues dans la loi 2004, concernent les manipulations génétiques prévues par le Titre V « RECHERCHE SUR L’EMBRYON ET LES CELLULES EMBRYONNAIRES »

La loi commence par un rappel du code civil :

Art. L. 2151-1. – Comme il est dit au troisième alinéa de l’article 16-4 du code civil ci-après reproduit : « - Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée. ”

Le ton est très vite donné, et les interdits fondamentaux sont rappelés :

Art. L. 2151-2. – La conception in vitro d’embryon ou la constitution par clonage d’embryon humain à des fins de recherche est interdite.

Art. L. 2151-3. – Un embryon humain ne peut être ni conçu, ni constitué par clonage, ni utilisé, à des fins commerciales ou industrielles.

Art. L. 2151-4. – Est également interdite toute constitution par clonage d’un embryon humain à des fins thérapeutiques.

Mais concentrons-nous sur les « articles de Troie », qui permettent les dérogations :

Art. L. 2151-5. – La recherche sur l’embryon humain est interdite.

A titre exceptionnel, lorsque l’homme et la femme qui forment le couple y consentent, des études ne portant pas atteinte à l’embryon peuvent être autorisées sous réserve du respect des conditions posées aux quatrième, cinquième, sixième et septième alinéas.

Nous restons là dans l’acceptable, et dans le respect de l’embryon.

Mais bien vite la dérogation à la dérogation apparaît :

Par dérogation au premier alinéa, et pour une période limitée à cinq ans à compter de la publication du décret en Conseil d’État prévu à l’article L. 2151-8, les recherches peuvent être autorisées sur l’embryon et les cellules embryonnaires lorsqu’elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivies par une méthode alternative d’efficacité comparable, en l’état des connaissances scientifiques. Les recherches dont les protocoles ont été autorisés dans ce délai de cinq ans et qui n’ont pu être menées à leur terme dans le cadre dudit protocole peuvent néanmoins être poursuivies dans le respect des conditions du présent article, notamment en ce qui concerne leur régime d’autorisation. 20»

Ici plus question de protéger la vie de l’embryon ; il est au service de la recherche, chosifié pour les besoins de la science. Une évolution qui poussera très vite à s’interroger sur ce qu’est un « progrès thérapeutique majeur  » ; ce qui amènera M. Serge Blisko, lors de la 2ème lecture de la loi devant le parlement, à dire :

« Pensez-vous que les chercheurs ou même l’Agence Biomédicale soient capables de définir ce qu’est « un progrès thérapeutique majeur ». Il arrive qu’un progrès mineur débouche sur une innovation majeure. En outre, la science ne progresse pas de manière linéaire. Elle prend parfois des chemins de traverse. La recherche sur les cellules souches peut être décevante sur le développement de l’embryon, mais capitale pour la cancérologie. »

Le décret du 6 février 2006 va venir encadrer ces dérogations :

« Art. R. 2151-1. – Sont notamment susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs, au sens de l’article L. 2151-5, les recherches sur l’embryon et les cellules embryonnaires poursuivant une visée thérapeutique pour le traitement de maladies particulièrement graves ou incurables, ainsi que le traitement des affections de l’embryon ou du fœtus. »

Notons l’emploi du « notamment », qui ouvre un peu plus la porte de la manipulation, car en fait, tout dépendra de l’autorité de l’Agence de Biomédecine.

« Art. R. 2151-2. – Le directeur général de l’Agence de la Biomédecine peut autoriser un protocole de recherche sur l’embryon ou sur les cellules embryonnaires, après avis du conseil d’orientation, pour une durée déterminée qui ne peut excéder cinq ans.

« Outre la vérification des conditions fixées à l’article L. 2151-5, l’Agence de la Biomédecine s’assure de la faisabilité du protocole et de la pérennité de l’organisme et de l’équipe de recherche. […] »

Il reste la question de la légitimité de la recherche sur l’embryon existant, et la loi maintient encore l’interdiction du clonage, puisqu’elle maintient le principe que :

Une recherche ne peut être conduite que sur les embryons conçus in vitro dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation qui ne font plus l’objet d’un projet parental. »

Sont exclusivement visés par l’exception au principe d’interdiction de la recherche sur les embryons, les embryons surnuméraires créés in vitro, et issus de gamètes humains mâles et femelles. Il suffit de relever les cris de M. Roger-Gérard Schwartzenberg dans la séance du 9 décembre 2003 à l’assemblée pour s’en convaincre :

« La nouvelle rédaction, adoptée par la majorité sénatoriale et inspirée par vous-même, proscrit formellement le transfert nucléaire à des fins de recherche et à des fins thérapeutiques et le rend passible de sept ans d’emprisonnement. Pourtant, le Comité national consultatif d’éthique, dès le 18 janvier 2001, et l’Académie des sciences, dans son rapport du 23 janvier 2003, ont préconisé son autorisation. »

Et le député Yves BUR défendra cette interdiction du clonage thérapeutique lors de la même séance, en précisant que :

« Ce clonage, à vocation thérapeutique, est une transgression de la règle de la reproduction sexuée, consubstantielle à l’humanité de l’être humain et à son caractère unique. Nous ne mesurons pas encore les conséquences d’une telle décision, qui serait une révolution anthropologique »

Afin de renforcer cette interdiction l’art. L. 2151-7. Dispose que :

« Tout organisme qui assure, à des fins scientifiques, la conservation de cellules souches embryonnaires doit être titulaire d’une autorisation délivrée par l’Agence de la Biomédecine.

La délivrance de l’autorisation est subordonnée au respect des dispositions du titre Ier du livre II de la première partie du présent code, des règles en vigueur en matière de sécurité des personnes exerçant une activité professionnelle sur le site et des dispositions applicables en matière de protection de l’environnement, ainsi qu’au respect des règles de sécurité sanitaire. »

On ne peut s’empêcher d’illustrer le propos par cette affaire de 2005 dans laquelle 440 corps entiers ou partiels de fœtus et d’enfants mort-nés ont été conservés illégalement à l’hôpital parisien Saint-Vincent de Paul, dont certains pendant 20 ans. Le ministre de la Santé de l’époque, Xavier Bertrand, avait annoncé que le chef du service d’anatomopathologie et son adjoint, les Prs Alain Pompidou et Jean-Patrick Barbet, avaient écopé d’un blâme. Le ministère avait précisé que ces blâmes avaient été infligés par la juridiction disciplinaire des Professeurs des universités praticiens hospitaliers. Le rapport de l’IGAS notait :

« Qu’une telle accumulation de corps depuis 1985 n’a été possible que par le souhait de certains médecins de conserver ces éléments et par des retards inacceptables dans la réalisation des autopsies ».

Enfin sur le plan judiciaire, le parquet de Paris avait annoncé le classement sans suite de l’enquête préliminaire ouverte en août 2005. L’enquête, qui avait été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, n’a révélé aucune infraction pénale… Nous sommes loin du respect annoncé dans la loi, et le parquet ne se sent visiblement pas concerné par ce genre d’affaire21.

C’était pourtant l’occasion rêvée pour le ministère public de montrer son attachement au respect de l’embryon exprimé par la loi. Une action aurait été un message fort vis-à-vis de la recherche, et de sa propension à chosifier l’homme, en commençant par l’embryon. Le message a été clairement un blanc-seing du pouvoir à la dérive « chosifiante ». Cela est particulièrement préoccupant pour l’application du volet pénal des lois bioéthique.

Car le volet pénal de la loi de 2004 est assez important. On y trouve :

- la qualification du clonage reproductif et de l’eugénisme comme « crime contre l’espèce humaine » et à la fixation des sanctions applicables aux infractions en matière d’éthique biomédicale, dont le délit de clonage à des fins thérapeutiques ou de recherche (articles 28 et 29) créant l’article 214-1 :

« L’Article 511-16 : « Le fait d’obtenir des embryons humains sans respecter les conditions prévues aux articles L. 2141-5 et L. 2141-6 du code de la santé publique est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 Euros d’amende. »

L’Article 511-17 : « Le fait de procéder à la conception in vitro ou à la constitution par clonage d’embryons humains à des fins industrielles ou commerciales est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 Euros d’amende. »

L’Article 511-18 : « Le fait de procéder à la conception in vitro ou à la constitution par clonage d’embryons humains à des fins de recherche est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. »

l’Article 511-1-2 : « Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 Euros d’amende le fait, par don, promesse, menace, ordre, abus d’autorité ou de pouvoir, de provoquer autrui à se prêter à un prélèvement de cellules ou de gamètes, dans le but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée.

Est punie des mêmes peines la propagande ou la publicité, quel qu’en soit le mode, en faveur de l’eugénisme ou du clonage reproductif. »

Monsieur Mattei s’exprimera lui-même sur ce danger en 2ème lecture:

« Le clonage thérapeutique n’est pas un processus sexué. Je continue de m’interroger sur le statut de cette cellule qui a un potentiel embryonnaire, mais n’est pas issue d’une fécondation. Il n’empêche que, transférée dans un utérus, elle se développe comme un embryon et devient un embryon.

Je m’interrogeais donc sur la différence entre une cellule embryonnaire parce que résultant d’une conception sexuée et une cellule issue d’un noyau unique. Mais vous ne m’avez cité que partiellement. J’ajoutais qu’au-delà des interrogations philosophiques sur le statut de la cellule, il persistait deux obstacles au clonage thérapeutique : d’abord, ce serait la porte ouverte au clonage reproductif. Ensuite, cela pose le problème de la marchandisation des ovules humains. On peut conserver un doute sur la nature de la cellule initiale asexuée, mais le clonage thérapeutique ne peut être accepté du fait des risques qu’il fait courir. »

Quoi qu’il en soit, l’amendement 132 demandant l’autorisation du clonage thérapeutique sera repoussé. Même l’amendement 160 qui cherchait à faire accepter la recherche sur l’embryon humain et les cellules embryonnaires si :

« Elle a une finalité médicale » et à condition « qu’elle ne puisse pas être poursuivie par une méthode alternative, d’efficacité comparable, en l’état des connaissances scientifiques.» a été repoussé par les parlementaires de l’époque. Mais ce bon sens ne durera pas.

La loi de 2011 antichambre du clonage :

Un rapport militant !

Dans son rapport sur l’évaluation de l’application de la loi du 6 août 2004, qui débouchera sur la révision de 2011, MM. Alain CLAEYS et Jean-Sébastien VIALATTE s’efforceront d’engager le parlement vers la lever des interdits pesant sur la recherche sur l’embryon. Leur rapport rappelle que l’embryon n’est pas considéré par le législateur comme une personne, mais comme une « chose sacrée » bénéficiant d’une protection objective dans la mesure où il est le désir d’un couple. Il n’a aucune existence juridique autonome en dehors de la personne de la femme ou de la volonté du couple pour les embryons in utero. L’enfant est enchaîné au désir de l’adulte.

Bien entendu, la référence à la puissance et à l’acte est inaudible, et le volontarisme tout puissant de l’homme finit par emporter le peu d’onto-axiologie restant à l’œuvre dans la loi française.

Le rapport s’appuie sur la communauté scientifique et sur les entreprises du médicament (LEEM Recherche) représentées par Bernard LEMOINE, il critique la complexité et l’exigence du régime dérogatoire de la loi de 2004 qui entraîne un manque de visibilité pour les « investisseurs étrangers  !!! ») et finit de chosifier l’embryon.

« Aujourd’hui, en termes de compétitivité et d’attractivité sur le territoire français, nous ne rassemblons pas les conditions optimales pour mener ces recherches. »

Et les professeurs HURIET et KAHN de surenchérir :

« Cette recherche doit être autorisée parce qu’il n’y a pas d’argument moral important pour l’interdire et que, même si l’on crée des cellules ayant nombre de propriétés des cellules souches embryonnaires, l’étude des maladies du développement humain aux premiers âges de la vie fait partie d’une recherche biologique et médicale totalement et complètement légitime ».

Et les rapporteurs de préciser :

« Pour la plupart des chercheurs comme pour les rapporteurs, les recherches sur les cellules souches se fertilisent mutuellement : sans les recherches sur les CESh, celles très prometteuses sur les cellules souches adultes n’auraient pas été possibles. »

Remarquons que l’acronyme CESh, signifiant Cellules Souches Embryonnaire humaines, permet de dédramatiser la situation, et de la banaliser.

La même technique de communication a été utilisée avec l’IVG.

Un petit lexique s’impose donc ici afin de bien comprendre les enjeux de la loi :

L’embryon humain est un petit être vivant et humain qui se développe dès le moment de la fécondation, car, dès la fécondation, tout le patrimoine génétique est présent. Il n’existe pas de stade pré-embryonnaire car, avant l’embryon, l’être humain n’existe pas, seules existent deux cellules sexuelles : l’ovule et le spermatozoïde.

Les Cellules souches embryonnaires sont les cellules qui composent l’embryon. Elles sont appelées « souches », car elles ont la possibilité de fabriquer toutes les autres cellules du corps humain pour produire muscle, peau, nerf… L’utilisation de ces cellules souches à des fins dites thérapeutiques suppose la destruction des embryons.

Les Cellules souches adultes sont des cellules du corps humain adulte et sont appelées « souches »car elles peuvent aussi fabriquer un grand nombre d’autres cellules. Ainsi, les cellules nerveuses peuvent générer des neurones ou se transformer en cellules musculaires, les cellules de pancréas se trans-différencier en cellules de foie…mais à la différence de la recherche sur les «cellules souches embryonnaires», la recherche sur les «cellules souches adultes» ne pose aucun problème éthique.

La Recherche sur l’embryon ne vise pas à soigner un embryon malade, mais à prélever les cellules d’un embryon (en le détruisant la plupart du temps) pour les utiliser comme matériau d’expérimentation.

Le Clonage humain, est une manipulation destinée à reproduire, de manière non sexuée un être humain identique à l’original. (Ne pas confondre avec le clonage cellulaire, simple culture de cellules comme on le fait pour la peau des grands brûlés).

Pour réaliser le clonage, on a impérativement besoin d’un ovocyte de la femme. On enlève le noyau de l’ovule et on le remplace par le noyau d’une cellule (non sexuelle et diploïde) prélevée sur le corps d’un donneur. On initie la division cellulaire par choc électrique. On obtient ainsi un embryon «jumeau» du donneur, à quelques années près.

Ce clonage est « thérapeutique » si l’on arrête la croissance de l’embryon à l’âge d’une semaine, pour utiliser ses cellules dans la recherche. Si on laisse l’embryon se développer jusqu’à la naissance, c’est du clonage reproductif. Dans les deux cas la technique est exactement la même, on reproduit un être humain.

Faire un clone pour la recherche, c’est donc créer un embryon qui sera ensuite détruit et utilisé comme matériau de recherche. Certains préfèrent appeler le clonage « thérapeutique » « transfert de noyaux de cellules somatiques» afin de le faire accepter plus facilement.

Les conclusions du rapport

Le rapport conclut en demandant la levée du moratoire prévu dans la loi actuelle, sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines, estimant que c’est là l’un des enjeux majeurs de la révision de la loi ; pour les rapporteurs comme pour la plupart des personnalités entendues, la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines doit être autorisée et encadrée.

Si un amendement adopté lors du débat en première lecture au Sénat modifiait le régime des recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires en les soumettant à un régime d’autorisation réglementée, l’Assemblée nationale aura vite rétabli un régime d’interdiction pour ces recherches, avec possibilité de quelques dérogations. Les députés ont également refusé une disposition adoptée par le Sénat qui permettait aux femmes homosexuelles de recourir à l’assistance médicale à la procréation.

Même si en apparence la loi de 2011 reprend les grands principes :

  • La conception in vitro d’embryon ou la constitution par clonage d’embryon humain à des fins de recherche est interdite.

  • La création d’embryons transgéniques ou chimériques est interdite.

  • La recherche sur l’embryon humain, les cellules souches embryonnaires et les lignées de cellules souches est interdite.

  • C’est encore une fois par le régime dérogatoire que le loup entrera dans la bergerie :

  • Par dérogation au I, la recherche est autorisée à certaines conditions. Conditions qui resteront particulièrement restrictives.

  • Enfin, les recherches alternatives à celles sur l’embryon humain et conformes à l’éthique doivent être favorisées.

Même le Pr Jean-François Mattei, initiateur des précédentes lois de bioéthique votées en 2004 lorsqu’il était ministre de la Santé, abandonne le combat contre « l’hubris scientifico-politique » :

« Il est normal que la loi évolue, car ces débats de société ne doivent jamais être considérés comme clos »

Le terrain est préparé lors des débats parlementaires :

Jean-Yves LE DEAUT expliquera :

« Il est vrai aussi que, dans le premier stade de développement du clonage thérapeutique, on fabrique un embryon, mais son développement est ensuite stoppé pour utiliser certaines cellules qui vont éventuellement se différencier et pouvoir être implantées chez un malade, sans risque de rejet immunitaire. Nous n’aurions pas dû non plus, sans doute, employer le terme de thérapeutique. »

Là est le point essentiel et le nœud du problème du clonage.

Les dérogations de la loi de 2011

Il faut analyser la portée de ces dérogations, qui n’iront pas jusqu’à l’autorisation du clonage thérapeutique, mais lui ouvre la voie.

L’article L. 2151-5 du code de la santé publique dispose :

« Art. L. 2151-5. – I. – Aucune recherche sur l’embryon humain ni sur les cellules souches embryonnaires ne peut être entreprise sans autorisation. Un protocole de recherche conduit sur un embryon humain ou sur des cellules souches embryonnaires issues d’un embryon humain ne peut être autorisé que si :

« 1° La pertinence scientifique de la recherche est établie ;

« 2° La recherche s’inscrit dans une finalité médicale ;

« 3° Il est impossible, en l’état des connaissances scientifiques, de mener une recherche similaire sans recourir à des cellules souches embryonnaires ou à des embryons ;

« 4° Le projet et les conditions de mise en œuvre du protocole respectent les principes éthiques relatifs à la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. »

Qui dit recherche sur l’embryon, dit disponibilité d’embryons.

Ainsi dans le champ de l’Assistance Médicale à la Procréation, la loi autorise :

Premièrement, à l’article 19 , la vitrification des ovocytes. Cela est une nouveauté permettant de conserver plus d’ovocytes, d’autant que l’article 19 A l’étend aux donneurs n’ayant pas procréé la possibilité de donner leurs gamètes, le don étant ouvert aux femmes n’ayant jamais eu d’enfants, ce qui était interdit par la loi de 2004. Les députés et les sénateurs ont même souhaité confier aux gynécologues une mission d’information sur le don de gamètes, conscients des « besoins importants en ovocytes » dit le débat parlementaire.

On perçoit bien la volonté du chercheur, relayée par le législateur : plus d’ovocytes pour plus d’embryons, pour plus de recherche… et la préparation au clonage thérapeutique qui ne peut se passer d’ovocyte.

Mais il reste encore des obstacles au clonage thérapeutique.

L’article 1A de la même loi autorise la ratification de la convention d’Oviedo sur les droits de l’homme et la biomédecine, signée le 4 avril 1997.

Dans le domaine des recherches sur l’embryon, est donc appliqué le principe énoncé à l’article 2 de la convention d’Oviedo, à savoir que «l’intérêt et le bien de l’être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science ».

La science n’est pas au-dessus des lois et des principes éthiques, elle doit s’y conformer. C’est pourquoi le projet de loi maintient l’interdiction de principe des recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires et se limitera aux autorisations qui seront données pour la recherche.

Un principe essentiel est maintenu dans ces dérogations 

Conformément au principe posé dans la convention d’Oviedo, la loi de 2011 reste fidèle à l’interdiction de toute conception d’embryon à fin de recherche, et maintient également l’interdiction du transfert nucléaire, technique du clonage.

Les recherches sont autorisées sur les seuls embryons surnuméraires sans projet parental et sous conditions : finalité médicale de la recherche, pas de méthode alternative d’efficacité comparable, consentement exprès des deux membres du couple, protocoles dûment autorisés par l’ABM, interdiction d’implanter des embryons qui ont fait l’objet de recherches.

Aujourd’hui, 45 équipes environ dans toute la France effectuent des recherche avec, comme matériel de recherche, l’embryon humain. J’utilise à dessein le mot de « matériel de recherche », car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Ces recherches sont de tout type :

  • Utilisation des CSEH pour la production de lignées épidermiques et limbiques à potentiel thérapeutique des pathologies cutanées de la cornée.

  • Thérapie cellulaire de l’épiderme à partir de kératinocytes dérivés de CSEH

  • Études de la différenciation des CSEH en hépatocytes.

  • Maîtrise de la différenciation des CSEH en cellules souches hémangioblastiques et étude de leurs potentialités de :

  • leurs potentialités thérapeutiques dans le cadre de greffes et à des fins transfusionnelles.

  • Établissement de modèles animaux chimériques Hommes/souris : application à l’étude de l’infection par le VIH.

  • Identification des biomarqueurs moléculaires, impliqués dans la régulation des embryons préimplantatoires humains : approche transcriptomique (embryon).

  • Études du développement d’un produit de thérapie cellulaire (RPE, Epithélium pigmentaire rétinien) dérivé des cellules souches embryonnaires humaines.

  • Études de la dynamique des changements épigénétiques au cours du développement préimplantatoire de l’embryon humain en utilisant l’inactivation du chromosome X comme processus modèle (embryon).

  • Contrôle et stabilité des régulations épigénétiques dans les CSEH : étude de l’inactivation du chromosome X.

  • Mécanismes et identification des gènes impliqués dans la différenciation mésodermique (hématopoïétique endothéliale et cardiomyocyte) des CSEH.

  • Maintien de la diploïdie dans les CSEH.

  • Études des mécanismes intervenant dans la différenciation des CSEH en hépatoblastes et identification des gènes impliqués dans cette différenciation

  • Etc.

Aucune de ces recherches ne fait état de technique de transfert nucléaire, ou de technique s’en approchant.

La version du 4 mai 2012 de demande d’autorisation d’étude sur les embryons émise par l’Agence de la Bio-médecine précise :

« Les conditions de mise en œuvre du protocole d’étude doivent respecter :

- Les principes éthiques fondamentaux de la bioéthique (art. 16 à 16-8 du Code civil)

- Les conditions éthiques applicables à la recherche sur l’embryon (art. L. 2151-1 et suivants CSP)

Le protocole d’étude ne peut concerner que des embryons

- conçus in vitro dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation (art. R. 2141-18 CSP) ;

- pour lesquels les consentements des deux membres des couples participant à l’étude envisagée seront recueillis conformément aux dispositions de l’article R. 2141-21, après information sur le protocole et en particulier sur l’éventuel transfert des embryons aux fins de gestation. »

La demande d’autorisation de recherche exige quant à elle :

La preuve de l’existence de progrès médicaux majeurs :

Fournir tout élément permettant de justifier que la recherche est susceptible de permettre des progrès médicaux majeurs au sens de l’article R. 2151-1 du code de la santé publique.

La recherche peut-elle être réalisée sans recourir à des embryons humains ou des CSEH ?

Fournir tout élément permettant de justifier qu’il est expressément établi qu’il est impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d’une recherche ne recourant pas à des embryons ou des cellules souches embryonnaires humaines. »

Et ce même formulaire demande l’origine des embryons soumis à cette recherche, en ces termes :

« En cas de recherche sur l’embryon, indiquer s’il s’agit :

D’embryons conçus dans le cadre d’une AMP et dépourvus de projet parental (article L. 2151-5),

D’embryons non susceptibles d’être transférés ou conservés (problème affectant la qualité des embryons, article L. 2141-3 dernier alinéa)

D’embryons porteurs d’une anomalie détectée à la suite d’un DPI (article L. 2131-4)

Puis le formulaire demande : d’indiquer le nom et les coordonnées du laboratoire ou du centre d’AMP fournissant les embryons.

Pour la recherche sur les CELLULES SOUCHES EMBRYONNAIRES HUMAINES dérivées en France d’embryons conçus in vitro, dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation et pour lesquels il n’existe plus de projet parental

Il faut également préciser s’il s’agit de cellules souches embryonnaires humaines issues

  • d’embryons sains

  • d’embryons porteurs de maladie diagnostiquée et préciser cette maladie

  • ou d’une demande d’importation

  • ou d’embryons déjà importés, en nommant l’organisme étranger fournisseur, le responsable français de l’importation, la date de l’autorisation et la date effective d’importation. Il faut ensuite préciser s’il s’agit de cellules souches embryonnaires humaines issues : d’embryons sains ou d’embryons porteurs de maladie diagnostiquée.

La loi de 2011 reste exigeante dans la « traçabilité » de l’embryon, et ce afin d’éviter le clonage « thérapeutique », qui reste interdit par la loi, mais sur 173 demandes de recherche, seule 9 ont été rejetées. Autant dire que cet organisme est particulièrement laxiste quant aux autorisations qu’il délivre.

L’interdiction du clonage interdit il le clonage ?

En d’autres termes : « La constitution par clonage d’embryon humain » interdit il toute manipulation sur l’ovocyte humain qui s’approcherait du clonage ?

Et ce clonage pourrait-il prendre la forme d’un « transfert nucléaire » ? Les discussions parlementaires incitent à la vigilance :

« Je veux réaffirmer avec force qu’une cellule souche embryonnaire n’est pas un embryon et qu’il n’y a aucune objection, au nom de l’éthique, à refuser à des chercheurs de travailler sur des cellules destinées à être éliminées. »

Ou encore Michel VAXES qui clame :

« Pourquoi vous y êtes-vous opposés ? Fondamentalement pour une seule raison : la confusion persistante que vous entretenez entre « vie » et « vie humaine ».

« Vous refusez d’admettre que l’humain est d’une autre essence que le biologique, que l’humanité est une réalité historico-sociale. Vous peinez à vous dégager plus nettement de l’homo sapiens sapiens, vous refusez d’admettre que l’homme est le monde de l’homme. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) J’ai fait mes choix philosophiques ! Votre cécité à ce sujet nourrit votre incapacité à changer le monde en changeant l’homme pour un devenir plus humain. Pour ces raisons, vous pataugez dans de redoutables contradictions. »

Et encore sur le Clonage thérapeutique :

« L’objection éthique pourtant est radicale. L’embryon ainsi créé est réifié (c’est-à-dire réduit à l’état de chose), ce qui est incompatible avec son statut de personne humaine potentielle. Il y aurait donc là crime de lèse-humanité. Mais s’agit-il ici d’embryon ? Il n’y a, pour la production de telles cellules (clonées), ni fécondation ni croissance intra-utérine. »

Ainsi le danger est que des chercheurs, estimant n’avoir pas affaire à un embryon humain, ne réalisent ces recherches en toute impunité. Mais ils seraient hors la loi sans aucun doute. Encore faudrait-il que des poursuites existent, et que le magistrat reconnaisse cette manipulation comme clonage thérapeutique.

Le temps ne fait rien à l’affaire

L’une des difficultés persistantes de la loi concernait la question de la révision systématique de la loi de bioéthique. La commission a arbitré en prévoyant l’organisation d’états généraux de la bioéthique tous les cinq ans. L’année suivante, l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et techniques rendra un rapport sur ce même thème de la bioéthique avant que n’intervienne, un an plus tard, une révision de la loi. Cette dernière sera donc réexaminée, périodiquement, tous les sept ans.

Nous sommes clairement ici dans une perception relativiste de l’éthique et de la loi morale. Ce qui est crime aujourd’hui pourrait-être admissible demain.

Si des principes moraux essentiels sont mis en cause par le clonage thérapeutique, pourquoi ces principes seraient-ils demain moins essentiels qu’aujourd’hui

Si les valeurs éthiques sont ontologiques, si elles prennent leur source dans le droit naturel le plus profondément lié à la nature humaine, il est évident que ces valeurs ne souffrent pas de modifications intempestives, liées à la mode ou au goût du jour.

Cette incapacité à décider dans le temps d’une stabilité axiologique est propre à nos sociétés décadentes, perdues au milieu des pressions de lobbies divers, et sans aucune vision à long terme. Les parlementaires ne sont que le jouet d’un clientélisme électoral à court terme. Rien de très honorable dans tout cela, ni rien de très stable dans une république qui aspire à des lois saines et durables.

Dans son annexe au procès-verbal de la séance du 12 avril 2006, le sénateur MILON exprimait ce relativisme progressiste très franc-maçon :

« Il est toutefois vraisemblable que les progrès qui seront éventuellement réalisés dans ce domaine par des équipes de chercheurs étrangers redonneront au débat sur le clonage une nouvelle actualité, notamment pour ce qui concerne le clonage thérapeutique, c’est à dire le transfert nucléaire, également interdit par la loi de 2004. »

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la France a refusé de signer le 8 mars 2005, la déclaration des nations unies sur le clonage.

En effet, cette déclaration a décidé d’interdire le clonage, même à des fins thérapeutiques, liant ainsi toute forme de clonage. Et cela la France ne le souhaite pas, désirant distinguer clonage thérapeutique et clonage reproductif.

La déclaration est rédigée de la manière suivante :

«  Les États Membres sont invités à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine »

Et cette idée de refuser toute forme de clonage n’est pas souhaitée par le gouvernement français de l’époque qui caresse l’espoir de légaliser ce que le rapport de l’assemblée sur l’application de la loi 2004 recommandait:

« - autoriser, sous réserve de la disponibilité des ovocytes humains, la transposition nucléaire avec un dispositif rigoureux de contrôle par l’Agence de la biomédecine et une interdiction d’implantation.»

La dégradation de décembre 2012

Le 4 décembre dernier à 22h, le Sénat votait une proposition de loi du groupe radical, « autorisant sous certaines conditions la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires ».

Une telle proposition ferait passer la recherche sur l’embryon d’un régime d’interdiction à un régime d’autorisation : le principe de protection de l’être humain deviendra une exception. C’est un retour à la première rédaction de la loi de 2011 avant son passage devant le Sénat.

Notons en premier lieu l’empressement des socialistes à faire voter ce texte. Les pressions des laboratoires et des industries pharmaceutiques n’y sont pas étrangers. Mais cet empressement rend la procédure d’adoption illégale. En effet, la loi de 2011 porte en elle les conditions de sa modification qui doit être précédée d’états généraux nationaux. C’est aux termes de l’article 46 de la loi bioéthique de 2011 : « tout projet de réforme sur les problèmes éthiques (…) doit être précédé d’un débat public sous forme d’états généraux. »

En second lieu, ce passage de l’interdiction à l’autorisation encadrée est un véritable recul de la protection de l’être humain. Ainsi, le principe fondateur de la protection de l’être humain deviendrait une exception à la règle nouvelle de sa non-protection. Le recours à des embryons humains pour la recherche deviendra la règle, la conscience de l’humanité présente dans la cellule embryonnaire s’évaporera avec l’habitude de traiter cette cellule comme une autre, niant sa spécificité. Cette banalisation ouvrira la porte au clonage thérapeutique, grâce également à la banalisation de l’ovocyte et à la multiplication des donneuses.

L’élargissement des dérogations actuelles est également porté par cette modification de la loi de 2011. Il sera expressément prévu dans la loi, pour la première fois, qu’une « recherche fondamentale » pourra être menée sur des embryons humains, c’est-à-dire sans aucune perspective thérapeutique concrète.

Là où il est aujourd’hui nécessaire « d’établir expressément qu’il est impossible de parvenir au résultat escompté par le biais d’une recherche ne recourant pas à des embryons humains », il suffira d’affirmer que « cette recherche ne peut être menée sans recourir à ces embryons… « . L’exigence d’une preuve scientifique démontrant l’impossibilité de mener une recherche alternative ne sera donc plus requise.

La banalisation de cette recherche sera obtenue.

Une alternative refusée par idéologie

Ian Wilmut le précurseur dans le clonage des mammifères, qui réoriente ses recherches vers une technique de reprogrammation de cellules adultes en cellules souches, considère, au sujet du droit français, que le législateur va à contre-courant en ouvrant la voie à la manipulation de l’embryon. Ce chercheur écossais estime en effet qu’une nouvelle technique de production de cellules souches, mise au point par une équipe japonaise, rend désormais inutile le clonage. Ces cellules sont à l’origine de tous les tissus d’un organisme et censées garder toutes les potentialités de différentiation.

Un chercheur japonais avait déjà publié l’an dernier la transformation réussie de cellules de la peau de souris adultes (des fibroblastes) en cellules souches pluripotentes « induites ». Cette recette, qui «marche» aussi sur les cellules adultes humaines, à la surprise des chercheurs, utilise des ingrédients qui transforment les cellules adultes en cellules qui partagent les caractéristiques génétiques des cellules souches embryonnaires. Cette technique lève l’opposition aux recherches sur l’embryon en se passant de l’étape du clonage. La recette japonaise utilise une technique de modification des cellules directement d’un malade, en cellules souches, sans passer par un embryon cloné, qui ont bien plus de potentiel.

Mais cette solution ne s’inscrit pas dans les plan de désacralisation de l’embryon, permettant à moyen terme la PMA pour les pairs de lesbiennes ou la GPA pour les paires de gays, ainsi qu’une décomplexions de l’avortement, nouvelle méthode de contraception et donc grand pourvoyeur de matériel génétique pour nos chercheurs.

Qui pourra s’opposer à cette écœurante politique maçonico-progressiste ?

CONCLUSION

de

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

L’article que vous venez de découvrir de notre ami Van Elder est conforme à la discipline intellectuelle et configuré à la nécessité pour un chrétien d’agir selon la vérité et d’en admettre l’autorité. Il s’agit d’un travail austère et d’une très haute qualité intellectuelle. Le sujet qu’il traite ne porte pas à rire. Son souci était d’exposer la loi, d’en rendre compréhensible son évolution et l’intention secrète du législateur.

A la veille d’une catastrophe anthropologique qui doit être comprise comme une sorte de parachèvement de la révolution, de la tromperie infectieuse du Siècle des Lumières, cette étude s’imposait en une nécessité urgente. Elle confirme et sanctionne l’appel que j’ai maintes fois fait d’entrer en résistance spirituelle, intellectuelle et morale.

L’excellent travail d’Elder me donne l’occasion de rappeler l’importance de se tenir dans une discipline de l’esprit qui part du principe thomiste et socratique suivant : reconnaître et accueillir les faits en leur vérité et non selon notre affect et autres sensibleries, quelle que puisse être la gravité voire la dramatique du sujet. Il importe de ne pas tomber sous leur dictature. L’émotion doit être soumise par notre raison. Il n’est pas conforme à la discipline de la vérité de tordre les faits pour les amener à conforter l’opinion que l’on s’est forgée sur son objet. La passion ne saurait rien justifier et ne peut que desservir le combat que l’on mène quand bien même serait-il juste. La vérité nous rend libres, c’est vrai pour tous, mais c’est un impératif pour le chrétien.

Nous vivons dans une période déterminante ; si le combat spirituel n’a jamais cessé depuis la chute d’Adam et Ève, il devient prioritaire pour notre génération. Il faut combattre le bon combat selon l’école paulinienne, car servir Dieu dans la reconnaissance de notre pauvreté, c’est servir l’homme, tous les hommes. Il ne s’agit pas d’un rêve à réaliser, mais d’un salut à offrir à chacun.

En ce jour bénit où Dieu vient de nous donner un nouveau successeur de Pierre, il est important de se rappeler l’urgence d’associer la foi et la raison pour le meilleur du service du bien commun intra muros et extra muros ; mettons nos qualités au service de ce Pape dans un esprit de communion et une sincère obéissance.

___________________________________

1Cette précision est importante, car certains ont cru voir dans ce mot une possible intrusion de la sémantique anglo-saxonne, ce qui n’est pas exact ; en effet, le droit français exclut toute intrusion étrangère dans la rédaction de son droit. C’est même le contraire dans les domaines des codes de la famille et celui de la Santé Publique, domaines concernés par nos préoccupations exprimées ici.

2Il semblerait que cette tentative est eu lieu bien plus tôt, en début de 1968, ce qui est possible, car déjà Pie XII y fait allusion dans une encyclique (Sui Generis) et autres discours, ce qui laisse à penser qu’il était suffisamment informé pour envisager la réalité des dangers de la biogénétique. Nous savons que l’Allemagne nazie était avancée sur ce terrain ainsi que l’URSS.

3Nous sommes-là en présence d’une absence de sens moral.

4Derrière ces pressions, se dissimulent des sociétés occultes qui souhaitent parvenir légalement au clonage reproductif humain dans l’espoir d’atteindre certains de leurs objectifs dont celui de détruire ou faire échec aux grâces messianiques. On ne peut ignorer ces sociétés secrètes, véritables concentrés de névrosés et autres psychopathes, figés dans leur haine infantile de Dieu et des hommes, pétrifiés dans un orgueil de dément.

5On ne peut toutefois ignorer les déclarations de Bernard Debré qui précisa sur la Cinq que le clonage thérapeutique était effectif en France ; ce qui induit le clonage reproductif humain.

6On ne peut ignorer la volonté des scientifiques d’aller toujours plus loin dans la maîtrise de la vie et de la mort et on peut croire que certains d’entre eux ne voient là que des avancées thérapeutiques ; mais on ne peut ignorer non plus la collaboration d’autres savants (souvent dans la même équipe de chercheurs) avec des sociétés antichrétiennes au moyen desquelles ils veulent assouvir deux fantasmes tragiques et inexorablement inhumains : maîtriser le pouvoir de créer la vie un jour et nier l’intervention divine.

7Ce genre d’appétences peut interférer sur le sens moral général et rendre insidieusement insensible le sujet au concept du bien commun général ; un tel bouleversement anthropologique peut être les prémices d’un amoralisme progressif.

8Cette affirmation, oh combien véridique, renvoie à l’interrogation de l’animation immédiate qui est, du point de vue philosophique et théologique l’épicentre de la problématique du débat que les sciences génétiques posent.

9 L’instant de la conception s’exprime par l’activité du nouveau génome créé par la fusion des deux cellules haploïdes . Cette activité est la première division cellulaire de ce que l’on peut à cet instant appeler un embryon ; et qui n’est plus ni la cellule mère ni la cellule père mais une cellule nouvelle avec une nouvelle identité : une nouvelle personne.En 1987, on manquait encore de précisions scientifiques, c’est ce qui n’a pas permis au cardinal Ratzinger d’être plus précis.

10Tous les moyens seront employés pour contrer les tenants de l’animation immédiate, que toutes les majorités ont couverts, en plus d’une exclusion systématiques quant à l’accès aux médias.

11Comité Consultatif National d’Éthique, créé par décret le 23/02/83 après les assises de recherches par François Mitterrand.

12Forcé de constater l’influence perverse des idéologies que l’on impose à la place de toute doctrine. Le matérialisme athée est toujours réducteur de la personne et donc attentatoire à sa dignité.

13Cette proposition est le résumé du cartésianisme ; en fait elle fonde la pensée philosophique de Descartes.

14La philosophie existentialiste de Sarte cache mal l’idéologie qui la sous-tend ; elle confirme, pour l’observateur avisé, que son influence est totale quant au relativisme moral qui se répercute sournoisement sur la perception que le savant a de la conscience de son être, conscience de plus en plus diffuse, car dés-appropriée de la morale qui fait pourtant partie de la substance de l’être. C’est un renversement anthropologique qui s’annonce, la permanence de la culture du renversement (la révolution).

15Député UMP puis ministre de la Santé dans le gouvernement Chirac, il s’affirma comme catholique ?

16Ces courants philosophiques n’ont pu voir le jour et dévaster les sociétés occidentales et chrétiennes que par la faute inexpiable d’Occam.

17On doit admettre qu’il y a bien une intention ordonnée de la réforme du droit de la famille à la loi de bioéthique 2011 et les projets de lois qui suivent, dont l’invraisemblable « Mariage pour tous ».

18Il s’agit d’une sémantique aberrante et du socle d’un antichristianisme aussi féroce qu’enfantin : on peut démontrer scientifiquement et philosophiquement que l’embryon est une personne en puissance de réalisation et non une personne potentielle. ; ce qui illustre le refus du législateur et des scientifiques d’entrer sur le terrain de la métaphysique.

19Ce qui confirme la note 7.

20Ainsi se révèle l’intention ordonnée du législateur qui, selon des opportunités du moment et avec quelqu’audaces, oriente la loi dans le sens de son idéologie et dans un manque total de respect du peuple et celui de la parole donnée.

21Cette affaire, qui peut semblait anecdotique, ouvre sur des possibilités judiciaires malsaines et lourdes de perspectives qui pourraient amener à considérer l’institution judiciaire complice des puissances idéologiques ce qui induirait in fine la suppression de sa légitimité ; nous serions alors confrontés à un État arbitraire et non plus de droit.

20 mars 2013

LE RENVERSEMENT ANTHROPOLOGIQUE – CHRONIQUE DE PIERRE N° 64

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LE RENVERSEMENT ANTHROPOLOGIQUE - CHRONIQUE DE PIERRE N° 64 dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU index-300x102

CHRONIQUE DE PIERRE N°64

LE RENVERSEMENT ANTHROPOLOGIQUE

« Si je ne dénonce le mal, je ne suis pas du Christ

Si je ne témoigne de la Vérité, je ne suis pas du Christ

Si je ne suis en vérité ni avec mon Dieu, ni avec les hommes, je n’appartiens plus ni à l’un ni à l’autre »

Le 24 mars, une nouvelle manifestation contre le projet de loi du « mariage pour tous » va se dérouler. Elle est nécessaire, car il importe que le peuple réapprenne à dire non, défende sa dignité, sa liberté, sa grandeur. Cette contestation n’est pas religieuse, elle n’est pas non plus politique au sens partisan. L’opposition à cette loi traverse les partis et tous les courants, les classes sociales.

Toute opposition à une loi, à un projet de société est politique, mais au sens noble, car elle défend le bien commun contre une minorité de prévaricateurs. L’homme, la femme le défendent d’abord par un sens moral instinctif, parce qu’il s’agit de leur existence, de la substance de leur être. Ils ne gagneront peut-être pas, mais ils feront ce qu’il faut faire, car il faut toujours faire ce que nous murmure notre conscience. Il faut mener ce combat, car il importe de rappeler qu’on est un homme, une femme et qu’il faut être digne de ce que l’on est. Nous chrétiens sommes comptables de la grandeur qui est en nous.

La manifestation du 24 mars , comme toutes les autres avant et celles qui se poursuivront, est légitime avant même d’être légale, car au-delà de sa légitimité et de sa légalité démocratiques, elle a une légitimité morale qui touche au bien commun général, ce qui induit, que par sa nature et son objet, elle n’a pas besoin d’autorisation. La liberté, qui ne fonctionne pas sans la vérité, a son propre mouvement, elle est une propriété consubstantielle à la vie, à l’être, à ce que nous sommes en profondeur.

Le concept de la légitimité est posé à l’envers depuis le Siècle des Lumières qui soutient que la légitimité est de l’ordre du volontarisme, du relativisme, il dépend de l’idée que l’on s’en fait. En ce sens, ce Siècle des Lumières est dans la logique du renversement et il est dans le déni de l’autorité légitime de la vérité. Il rejette tout ce qui ne vient pas de sa conception, de son idée d’où l’idéologie. Il rejette la réalité du droit moral naturel et de la loi morale naturelle, il en rejette l’autorité qui en découle.

La république en France s’appuie toujours sur cette culture révolutionnaire ; elle ne survit qu’en imposant, par toutes sortes de détournements de la pensée et de la loi, une légitimité qui lui est propre, qui lui est interne, sans tenir compte du peuple qu’elle enferme dans une dialectique essentiellement mensongère. Elle use, avec roublardise et haine, du mode accusateur ; elle est structurellement intolérante, irrespectueuse de l’homme et de sa société. La démocratie, entre ses serres, est devenue un venin qui détruit le citoyen et sa société.

Le régime républicain a toujours été révolutionnaire. La Cinquième République l’est bien plus que les troisième et quatrième, on peut même dire qu’elle rejoint les temps de la Constituante et de la Terreur. Toutes les modifications concernant la Constitution de la Cinquième République renforcent l’emprise de la Révolution sur le peuple.

Le législateur est contraint de renforcer ou de redéfinir en permanence sa conception de la légitimité, c’est une fuite en avant au moyen de lois qui tendent à réaliser l’intégralité du programme révolutionnaire. Et c’est la raison pour laquelle, aujourd’hui le législateur n’entend pas ceux qui s’opposent à son projet ; non seulement, il ne veut pas les entendre, mais il se pourrait qu’il n’en ait plus les possibilités. Il considère les nécessités qu’il se crée comme la source de sa légitimité. La raison l’insupporte, et quand elle est liée à la foi, elle le terrifie. La culture révolutionnaire est pour lui la seule justification de son action politique. C’est pourquoi, aujourd’hui, le pouvoir politique devient autoritaire, au point qu’il ne respecte pas la loi qui stipule que toute modification substantielle de la société concernant la famille, la santé doit faire l’objet d’un débat dans le peuple.

L’attitude inacceptable et invraisemblable du Président du Conseil Constitutionnel, Jean-Louis Debré le confirme ; par ses déclarations, il a donné un blanc-seing au législateur alors que sa position l’oblige à la plus grande réserve et qu’en aucun cas, il ne peut intervenir dans un tel débat ; non seulement il intervient, mais il le fait publiquement, sachant qu’on ne lui fera aucun mauvais sort, tant il est vrai qu’il sert servilement la révolution bien plus que la démocratie et l’intérêt de son peuple qu’il méprise comme les autres responsables.

En vérité, il n’existe plus d’institution qui garde une once de légitimité ; même le justice se fait complice du législateur et des forces révolutionnaires en ne poursuivant pas les auteurs de méfaits qui touchent à la vie et à la dignité de l’homme, tel que la sinistre affaire des 440 cadavres d’enfants conservés en toute illégalité à l’hôpital Saint Vincent de Paul pendant vingt ans.

La volonté du législateur qui comprend : le Chef de l’État, l’ensemble du gouvernement et sa majorité, les deux chambres, veut le renversement anthropologique de la société, pour fragiliser le citoyen autant que sa société, ainsi ils seront affaiblis quand la guerre eschatologique éclatera et qui est déjà en mouvement. Elle a pour objet la destruction des grâces messianiques, à savoir la destruction de l’œuvre rédemptrice du Christ.

Le mensonge de cette majorité et de tous ceux qui dans l’opposition voteront cette loi, car francs-maçons ou autres affiliations illuminatis ou lâcheté est de le faire au nom de l’égalité ; il s’agit là d’une dialectique criminogène et mensongère qui divise les français.

Le concept d’égalité est de donner un accès à tous à la loi, et à tout ce qui organise la société pour le meilleur bien commun et individuel. Mais ce concept ne saurait s’étendre dans l’ordre de la loi morale naturelle, il ne saurait être la justification du renversement de la société.

Le droit, en lui-même doit nécessairement tenir compte de la loi morale naturelle. Il est évident que certains accès au droit défini ne peuvent ni ne doivent s’appliquer indifféremment à tous. C’est une monstruosité que de le prétendre. L’union d’une paire stérile par nature ne saurait être égale en droit à l’union dans l’altérité : un homme et un femme.

Le peuple de France est confronté à une évidence, la praxis républicaine en France est et demeure une praxis révolutionnaire qui agit dans le non-respect de l’intérêt général, dans le non-respect de la dignité du peuple de France et dans l’indifférence de son bonheur, de sa prospérité morale, spirituelle, économique, sociale et culturelle.

La république en France, issue du Siècle des lumières a toujours eu un pied dans toutes les dictatures, elle est de nature fascisante puisqu’elle impose des lois qui vont à l’encontre de la loi morale naturelle et donc porte atteinte objectivement à la dignité de l’homme et de sa société .

Le renversement et la décapitation de Louis XVI et de la reine n’ont pas eu d’autre objectif que le renversement anthropologique de la société et de couper les liens sociologiques avec la révélation chrétienne. Ce qui fut recherché et qui le demeure, c’est d’atteindre les grâces messianiques, le Roi de France en était le garant, le défenseur, il fallait l’abattre comme il fallait renverser les maisons royales qui restaient des châteaux forts des valeurs chrétiennes et donc des grâces messianiques. Mais dés l’instant où la royauté française était renversée, certaines autres maisons régnantes pouvaient aussi plus facilement tomber (la maison impériale de Russie). Les autres maisons régnantes catholiques, protestantes ne posent pas de problèmes elle n’ont pas la même mission ni la même force eschatologique ; elles font maintenant partie du décorum convenu des pseudo démocraties… Et servent de garant, de paravent pour les œuvres dans bas, pour les sociétés antichrétiennes ; elles ne sont plus que des faire-valoirs.

Il ne faut donc pas s’y tromper, nous sommes dans la phase déterminante de la guerre spirituelle, qu’importe la forme pratique qu’elle prend pour le moment et derrière laquelle elle peut encore donner le change, elle est là en œuvre et croyez moi, dans ce gouvernement certains le savent bien : vous devriez interroger Jacques Lang ou encore Atali, Debré, Delors, et certains de nos prélats…

Et nous ne pouvons plus regarder vers les institutions européennes, elles sont dans l’enfermement de cette révolution. Tous les jours, elles réduisent nos libertés par la multiplication des règlements et par des sommations qui violent en permanence la souveraineté des pays membres. Elles sont objectivement antichrétiennes, en guerre contre les grâces messianiques. Elles agissent par le biais de l’économie pour affaiblir l’idée de nation en créant des dépendances monstrueuses, aliénantes. Elles n’ont aucune conscience morale.

Il faut se rendre à l’évidence les événements de 68 sont toujours à l’œuvre, une pestilence qui accélère notre décadence, notre effondrement national ; pestilence qui gagne toutes les structures de nos sociétés occidentales.

Je vous le dis en toute franchise et simplicité, vous n’êtes plus tenus de participer aux élections quel que soit leur importance ; ne nourrissez pas la bête, elle n’est plus humaine !

La France va être détestée de beaucoup quand le reste des peuples comprendra sa responsabilité dans les événements à venir parce qu’elle se sera détournée de sa mission depuis le XVIIIe siècle. Mais que dire de ce qui se passera pour certaines nations qui auront largement contribué à faire de la France ce qu’elle est maintenant, certaines d’entre elles disparaîtront de la carte, elles ne subsisteront qu’en terme de sites archéologiques.

Notre pays, mon peuple connaîtra alors un redressement spectaculaire et le jugement des nations se fera au lieu pour lequel sainte Thérèse de l’Enfant Jésus a prié.

Laissez-moi revenir sur la dernière chronique, au sujet de ces cardinaux et évêques de notre église de France qui offrent leur poitrine aux ornements blasphématoires de la république. Si je suis tant indigné de leur comportement, c’est que rien aujourd’hui ne peut plus justifier cette attitude de compromission avec un régime si ostensiblement antichrétien. On ne peut avoir accepté la mission d’évangélisation, la mission de témoins de la Vérité et apporter une caution morale, spirituelle voire culturelle à un régime comme celui-là. La réception de ces décorations honteuses ne peut signifier qu’une chose, être en accord sur le fond avec cette politique avec cette idéologie… Quel que soit la qualité du membre de l’Église récipiendaire qui se prête à cette honte, il ne peut plus jouir de la confiance du peuple de Dieu ; le laïc est légitimement porté à douter de la sincérité de l’engagement sacerdotal du sujet.

Il n’est plus question ici de considérer le fait d’accepter de demander une décoration comme l’expression d’un lien de respect entre le pouvoir et l’Église ! Non cela n’est plus possible et cela doit cesser. Il faut en finir une fois pour toute avec le désastreux « Toast d’Alger » demandé par Léon XIII et exprimé par le cardinal de la Vigerie à son corps défendant. Il y va de la liberté de l’Église, de sa crédibilité. La gloire du Christ, la Gloire de la Croix est notre plénitude d’honneur ; tout autre attitude fait du sujet qui s’y engage un homme de peu d’honneur, un homme de peu de fidélité, un homme du monde, mais certainement plus un serviteur du Christ, un serviteur libre de l’humanité. Messieurs les religieux, religieuses, prêtres, évêques et cardinaux remisez vos décorations, mais le mieux est de les rendre et surtout ne les demandez plus… Vous n’êtes plus crédibles quand bien même avez-vous fait beaucoup de bien…

Ne comptez pas pour rien les larmes de luttes du peuple de Dieu.

Si je ne suis plus du Christ, je ne suis plus de l’amour, je ne suis plus de la vie

Si je ne dénonce le mal qui frappe mon peuple

Si je ne crie pas dans le désert des cœurs que Dieu nous aime,

Si je ne dérange plus mon frère dans son sommeil alors que le mal est à l’œuvre,

Si je laisse ma France dans la flétrissure de son élite

Alors je ne suis plus de la France, je ne suis plus un père, je ne suis plus des hommes, je suis maudit…

Non, je veux être de Dieu, car être de Dieu c’est être avec l’homme,

Je veux être du Roi, car être du roi c’est être avec le peuple de France sentir son cœur battre et pleurer avec lui dans son crépuscule

Oui, j’aime mon peuple

Oui j’aime mon pays, ma nation, ma patrie

Non, je ne me tairai pas

Je suis de l’homme

Je suis de l’homme, je suis de Dieu.

Que Dieu m’en soit témoin : que vienne sa Justice pour l’impie, sa Miséricorde pour le pauvre…

18 mars 2013

ANNEE DE LA FOI – LA DOCTRINE CHRETIENNE ENSEIGNEE AVEC L’IMMACULEE CONCEPTION

Classé dans : ANNEE DE LA FOI - PORTA FIDEI — domanova @ 17 h 57 min

 

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

La Doctrine Chrétienne Enseignée avec

L’IMMACULÉE CONCEPTION

 

ANNEE DE LA FOI - LA DOCTRINE CHRETIENNE ENSEIGNEE AVEC L'IMMACULEE CONCEPTION dans ANNEE DE LA FOI - PORTA FIDEI immaculee-conception

Introduction Générale

chaire 2cole de l'Immaculée Conception dans ANNEE DE LA FOI - PORTA FIDEI

La nécessité de renouveler l’enseignement de la Doctrine Chrétienne Catholique s’insinua en moi dans l’année de ma première communion. Je trouvais pesant le mode «question, réponse» quel que fût le niveau jusqu’à la profession de foi solennelle. Il y avait la pesanteur d’une constance, inexorablement les leçons de catéchisme se terminaient par une leçon de morale qui sentait bon l’union du goupillon avec la république.

Il ressortait des séances de catéchisme qu’il fallait craindre de commettre le péché pour ne pas s’exposer à l’Enfer ; si nous sortions de chez le médecin , on nous aurait donné deux aspirines, chez le dentiste un mal de dents.

Nous savions qu’il fallait craindre Dieu, nous ignorions qu’Il était l’Amour et qu’il fallait l’aimer avant même de le craindre. Nous ne devions pas pécher pour ne pas offenser Dieu, mais personne ne nous disait comment ne pas pécher et encore moins comment aimer Dieu. Nos catéchistes étaient certes généreux, mais sans audace, tristes comme un champ en jachère, qui d’eux se serait engagé à nous ouvrir les portes des mystères autrement qu’un inventaire de sacrements pour musée Grévin que monsieur le curé nous faisait réciter.

Nos enseignants, de bonne foi, nous mettaient en désir du Ciel par peur de l’Enfer ; ils ne nous disaient pas le chemin qu’il fallait prendre pour aller à sa rencontre autrement que par une avalanche d’interdits. En fait, notre vie spirituelle était tenue dans une somnolence inquiète. Nul ne nous disait comment aimer Dieu !

De la grâce de ma conversion surgit l’appétit de connaître Dieu. Qui est-Il ? Quel est le contenu de la foi ? Qui est l Église et quel est son mystère ? Toutes questions qui ne se posent qu’au présent tant elles sont permanentes. Mes séjours au séminaire de Paray-le-Monial et au monastère de Saint Michel de Frigolet ranimeront ce que je me murmurais enfant : comment renouveler la transmission de la Doctrine ?

Cette interrogation s’amplifia avec la découverte de ma paternité, comment transmettre à mes enfants ma foi et son contenu ? Cette question devenait cruciale, surtout devant non seulement le désert doctrinal, mais aussi la corruption du peu qu’il en était enseigné. L’interrogation devint plus pressante lorsque je m’engageais dans ma mission actuelle, ce singulier apostolat au moyen de l’internet. La réponse recherchée n’était pas seulement la qualité et la sûreté doctrinale, mais le mode pédagogique. Elle me devenait oppressante et la réponse urgente à trouver.

Au cours de ma recherche, je découvris que l’oralité ne pouvait être remplacée par aucun autre mode de transmission, mais qu’en cette époque d’appétence médiatique, elle ne saurait être suffisante. Je devais réfléchir au renouvellement de la transmission écrite quoique ce mode soit inférieur à l’oralité et d’attrait plus difficile pour ce sujet. C’est auprès de Platon et ses dialogues que je trouvais une solution possible.

Aujourd’hui, si la solution me semble la plus adaptée, elle demeure insuffisante. La culture révolutionnaire dominant toutes les sociétés, et n’épargnant aucune de l’Occident, pour lui faire face et résister avec fruits, il faut, en plus de la prière, tout dire de la Doctrine et des mystères, car Dieu dispose pour nos générations de grâces spécifiques dont l’efficience demande à germer sur une substance de qualité. La vérité s’offre à l’intelligence qu’il suffit d’attiser, l’âge n’est en rien un handicape, il suffit de trouver la bonne pédagogie et savoir que l’âme aspire au plus tôt à aviser son Créateur.

L’humain est intelligent ; si l’intelligence diffère selon le sujet, c’est moins parce que celui-ci ne la travaille pas assez que par une inaptitude congénitale, car l’homme vivant, s’il est action de grâce, a les capacités de comprendre la Création, de comprendre l’Acte Pur Créateur de Dieu. Il me semble qu’on ne doive rien cacher de Dieu ni de ce qu’Il dit de Lui et de l’homme. Il faut adapter le vocabulaire et l’imagerie pour permettre aux couloirs lumineux des mystères du «château des demeures» de guider le sujet. L’homme est appelé à la sainteté, «Soyez saints comme votre Père des Cieux», il n’est indiqué nulle part une limite d’âge ni de vocation, ni de culture, ni de race, ni de sexe. Dieu se donne, se livre à tous !

Dans le silence de mes recherches sur ce problème, ma fréquentation avec saint Louis-Marie Grignon de Montfort, le Père Émile Neubert, le témoignage du Bienheureux Jean-Paul II les conseils avisés du Père Patrick de Vergeron, du défunt Père Édouard Castaing, il s’imposa à moi que Marie, l’Immaculée, était le chemin sûr pour donner cette nourriture de l’esprit et qu’elle était une pédagogue efficiente. N’est-elle pas la Médiatrice de toutes les grâces !

Voici que je vous propose de nous laisser guider par Marie en son école, car elle est la «Maison d’or» inébranlable devant les intempéries des hérésies. Nous allons entrer en son école par la seule clef que nous lui connaissons, les mystères du rosaire. Vous vous laisserez charmer par l’étendue des demeures du château, leur lumière, leur pureté naïve et si bien fondée… Vous vous laisserez happer par l’incandescence de l’Amour de Charité, les gourmandises qu’essaiment la foi et l’espérance ; ne craignez pas de vous égarer dans les pièces, Marie est la femme forte et la mère pleine de tendresse… Vous saurez par où passer pour la rejoindre et par elle, aller au Fils, son Jésus.

Voulez-vous m’accompagner, entrer avec moi dans cette école ; elle est au bout du chemin rocailleux, bordé de ronces et d’épineux. Faites gaffe ! Le cantonnier préfère réciter son chapelet que de boucher les ornières. Et, mais c’est bien sûr ! Il est boueux à cause des larmes pénitentes. Non ! Laissez-là vos chaussures, enlevez vos bas et allez de l’avant. La glaise vous rappellera…

Oui, vous avez vu la route parallèle qui borde ce chemin ; voyez comme elle est bien entretenue ! Elle est pour les âmes enfoncées dans le péché ; cette école est comme la Maîtresse des lieux, un refuge pour les pécheurs qui n’ont pas la force de s’en sortir par eux-mêmes…

C’est une école ouverte, personne n’en est exclu, le seul examen est l’humilité qu’impose la vérité de soi. Dans leur cœur, ils veulent en sortir, mais n’y parviennent pas… C’est pourquoi l’Immaculée a ordonné aux anges de tracer une route facile, attractive ; on ne fait pas escalader une montagne à un tétraplégique…

Eh vous ! qui devez prendre ce chemin, ce sont vos efforts qui permettent à vos frères et sœurs de s’engager sur cette belle route…

Nul ne se sauve seul ! Nul ne se damne seul !  

LE VEILLEUR

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« Les aurores se poursuivent, course immobile, tempo du pas de l’homme, mémoire des éternités effacées. Le veilleur habite le silence des hommes et murmure au cœur de Dieu. Il attend le quêteur, l’affamé de la Présence. »

Le Pèlerin : «- Dis-moi vieux père, quelle est la route qui éloigne le plus de la ville ?

L’Ermite : - Ici, tu es très loin ! Plus loin, beaucoup plus loin, tu t’en approches.

  • Vieil homme, tu es resté trop longtemps au soleil, je n’entends rien à ce que tu dis ; être à dix minutes de la ville, n’est pas le point le plus éloigné !

  • Tu n’entends pas, jeune homme ! Le vrai éloignement n’est pas une distance, mais une présence.

  • Mais je veux être seul !

  • Cela ne se peut pas ! L’homme, même au désert, fait le choix d’une présence : Dieu ou le Malin. Dans la plus profonde des solitudes, il est toujours en présence de quelqu’un. La vraie question est de savoir quelle sera la qualité de la présence ?

  • Dieu ! Je connais pas. Tu sais qui Il est toi ?

  • Je sais ce qu’Il n’est pas. Mais oui, je sais qui Il est.

  • Et qui est-Il ?

  • Il est ! C’est le Je suis !

  • Tu as fumé de la locale, vieil homme ! Il faut pas faire d’excès. Bon, je vais continuer la route.

  • Non, je ne crois pas !

  • Tu ne le crois pas ?

  • Non ! Quand tu étais enfant quelle image aimais-tu regarder ? N’est-ce pas cette vieille statue de ta grand-mère qui trônait sur la commode de sa chambre ? Notre-Dame de la Pitié ! Tu l’as d’ailleurs conservée dans la maison abandonnée.

  • Tu as connu ma grand-mère ?

  • Tu reviens de faire un long périple ; vas-tu fuir encore longtemps ?

  • Tu as raison, vieil homme, je fuis. Comment peut-on porter ce qui ne peut se porter ? Que peut-on dire de la mort de son enfant ? Je n’ai pas vu Dieu à ce moment-là. Il devait boire son thé à l’ombre d’un figuier !

  • J’ai connu une maman qui a vu mourir son fils ; elle n’a pas fuit, elle s’est offert aux autres. Elle n’avait rien que sa pauvreté habitée par la Présence. Veux-tu que je te raconte son histoire ? Veux-tu connaître son enseignement ?

  • Si je dis oui, je vais le regretter ! Je sens que je vais le regretter…  J’aime mes certitudes.

  • Tu n’en as pas ! Tu n’as que le souvenir du sourire de ton enfant, Élie. Tu ne sais pas lui donner un sens, car cette mort n’a aucun sens à vue humaine… C’est un bien que tu veux garder et qui te brûle. Tu ne veux pas l’offrir. Tu n’es pas propriétaire de cette mort, pas plus que tu ne l’étais de sa vie.

  • Où cela va-t-il me mener si je te suis ?

  • Assoie-toi près de cet orme. La tradition rapporte qu’il fut planté le jour de la décapitation de Louis XVI, qu’un halo lumineux le couvrit pendant sept jours. Vois comme il est vigoureux, c’est le seul qui n’ait pas été malade. Écoute ! Et si ton cœur ne s’apaise pas, alors tu reprendras ta fuite et un autre veilleur t’attendra sur une autre route.

LE CREDO

benoit-xvi-4 Acte Pur de Création

Le cierge que tiennent parrain et marraine, représente J.C. La flamme est la foi, la cire est la doctrine qui la nourrit. Le Pape et le cierge allumé rappellent la foi venue de la transmission apostolique ininterrompue, il t’appartient de la maintenir vivante et de la transmettre à ton tour.

Ermite : - Le sais-tu mon ami, le Credo résume le contenu doctrinal de ta foi. Il en est tout le condensé. Tu dis tout de la vérité quand tu le récites. Tu ne te trompes pas. C’est l’enseignement de Jésus-Christ. C’est ce Dieu inconcevable qui s’est fait homme, alors que bien des hommes de grenouilles ou crapauds veulent devenir un bœuf, le plus souvent calife à la place du calife. Lui : « ne retint pas la gloire qui l’égalait à Dieu… ». Je te le dis, ce Dieu du credo est « impayable » et Il ne se paye pas de mot.

Quand tu le récites, ce n’est ton credo que parce que tu proclames la foi de l’Église dont tu es l’enfant. A ton baptême, tes parrain et marraine, tes parents et toute l’assistance ont proclamé et rendu à l’Église la foi reçue des Apôtres, c’est à ce moment-là, qu’en ton nom, ils ont sanctionné ton adhérence – plus que ton adhésion – ton incorporation – au Corps Mystique du Christ. Seul ou dans ta communauté paroissiale, quand tu récites le credo, tu ne le dis jamais seul, mais toujours dans la communion des saints de l’Église militante. Ta foi devient elle-même forte de la communion dans la foi commune du peuple de Dieu dont tu es devenu membre par le sacrement baptismal.

Ne crains pas de le réciter, il est ton identité indélébile ; que tu fasses ton salut ou que tu décides de le perdre, c’est en ta qualité de chrétien que tu fais ton choix d’éternité qui n’en sera que plus lourd de finalité, de qualité.

La récitation du credo oblige Dieu ! Il te garde dans la Vérité qu’Il est et s’offre alors à toi en Pain de Vie. Récite ton credo matin et soir, Dieu te revêtira de ses propres armures et te donnera ses propres armes pour t’installer en son Jour dans sa victoire.

Ne redoute pas de le réciter, tes pères et mères, depuis les temps lointains, l’ont fait avant toi, et l’écho de leur récitation a devancé ta foi, a tracé ta voie. Tu es né de leur sang, mais aussi dans leur foi, ne la perds pas contre un plat de lentilles.

Sais-tu que depuis l’aube sacrale jaillissant dans le triomphe éblouissant de la Résurrection, il n’y a pas une semaine sans que quelque part, un frère dans la foi ait à répandre son sang pour glorifier ce credo…

Nourris-toi de lui ! Il fera fleurir ton espérance, ta charité et Dieu te montrera sa face bénie, tu seras compté parmi ses amis, Lui qui ne cesse de servir le vivant le plus ingrat qui soit, l’homme !

*

* *

Une caractéristique de la Doctrine Chrétienne est qu’elle confirme la théorie des « fractales » : ce qui est contenu dans un article est l’intégralité de l’exposé ; ainsi un seul mystère du rosaire contient l’ensemble des mystères, un seul article du Credo le contient intégralement. Dans les cultures antiques, on enseignait que le microcosme contenait le macrocosme, les Anciens étaient en avance sur l’intelligence de la Création puisqu’ils la concevaient dans son unité, ce que le cartésianisme rend impossible.

Aucune autre religion que la nôtre1 n’offre une doctrine aussi organique et harmonieuse, car elle est la Parole du Verbe, la Parole en acte. Elle est vie et efficiente dans l’économie du Salut. Et aucune autre ne peut prétendre à l’universalité d’un principe absolu de Vérité et d’autorité.

NOTRE PERE

« Qui m’a vu à vu le Père ! »

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Le Pèlerin : «  – Et voici que j’appelle Dieu, Père ! « Elle est forte celle-là ! » Pourquoi Dieu serait-Il mon Père ?

Je n’ai qu’un père, mon géniteur. C’est par son travail que je mange, que je m’habille, que je me chausse, que j’ai un toit. Dieu, je ne le vois pas ! Ce n’est pas Lui qui me corrige, ce n’est pas Lui qui m’emmène à la pêche, à la chasse. Ce n’est pas Lui qui me rassure sur les routes de la nuit ni qui m’apprend à faire du vélo. Pourquoi Dieu serait-il mon père ?

L’Ermite : - Dieu est ton Père parce que tu as un papa et une maman. Ton papa est l’image, la ressemblance de Dieu le Père, ton Père des Cieux !

Ne sais-tu pas ! Ne sais-tu pas ! Que Jésus enfant voyait dans saint Joseph, son Père des Cieux qu’Il avisait et que le Père l’avisait dans la Sainte Trinité avec l’Esprit Saint avant de choir dans la chair mortelle de l’homme.

Ne sais-tu pas ! Ne sais-tu pas ! Que saint Joseph, le père adoptif de Jésus, avait été sanctifié à sa conception par anticipation : « Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer… » (Mat.1,19) Dieu le sanctifia afin que Jésus pût contempler son Père des Cieux en lui.

Quand tu dis « Notre Père », quand tu dis Papa, tu obliges ton Dieu et ton papa à t’aimer, à te reconnaître. Et eux, du plus profond de leur amour, tendent leurs bras de puissance et si fragiles pour t’emmener dans un vis-à-vis de tendresse, de vérité, d’amour.

Les bras de ton papa, quand ils te soulèvent pour un bisou ou une réprimande, sais-tu que Dieu est dans ce geste d’amour et de sévérité. L’amour de ton papa, c’est l’amour de Dieu qui se rappelle à ta mémoire ontologique « memoria dei ». C’est cet amour là, unique, qui a amené Dieu à être présent réellement, substantiellement, au moment où se formait ton génome. La fusion des vingt-trois chromosomes de ta maman et de ton papa avec leur ADN chargé de leur hérédité forma ton propre ADN et là, dans le mystère de l’Amour Créateur, Dieu, en Acte Pur de Création, créa ton âme qui t’anima à l’instant de sa création. Tu es devenu homme, une personne, fils de ton papa et de ta maman et fils de Dieu, futur frère de Jésus-Christ.

Dieu, comme ton papa, est prêt à te pardonner ; dans le pardon de ton papa et de ta maman, il y a un peu du pardon de Dieu le Père ; un avant goût de sa tendresse. Jésus a été enfant ; il a cherché l’amour de son papa… Si le Fils de Dieu a eu le désir d’un papa et d’une maman, ne crois-tu pas que c’est aussi parce qu’au Ciel, Il recevait de Dieu le Père l’amour et qu’Il Le lui rendait d’une égale qualité ?

Tu dis que c’est ton papa qui te nourrit par son travail, que c’est un honnête homme ! Sais-tu que Dieu le Père te nourrit aussi ? Figure-toi qu’Il a nourri physiquement tout un peuple pendant quarante années de désert ! Elle est bonne celle-là aussi n’est-ce pas !

Eh bien, Il fera encore mieux que ton papa et que nourrir un peuple par de la manne et des cailles ; Il va donner son Fils Unique en nourriture aux hommes qui ont reçu la marque de la Sainte Trinité par le sacrement du baptême. Car, quand tu communies au Corps et au Sang de Jésus dans l’Eucharistie, c’est bien sa chair et son sang que tu manges. Tu fais une manducation de son Corps non-sanglant.

Tu vois que Dieu est ton Père et que c’est une grâce infinie de pouvoir l’appeler « Papa !»

En mangeant son Corps et en buvant son Sang, tu communies, dans la foi, à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit. C’est tout cela un Dieu Père.

Ô, ne crains pas de l’appeler « Papa », de l’appeler « Père » ce Dieu « impayable » ! Il n’y en a pas deux pareils ; mais fais attention, Il ne se calcule pas. Non ! Va comprendre : Il est Un en trois Personnes et ces trois Personnes n’en forment qu’Un ! Après ça, aime les mathématiques ! Tu parles d’une migraine !

Mais ne t’inquiète pas ! Car avec Lui, tu seras très vite docteur es science ! Tu comprendras plus tard, ne fais pas cette tête d’ahuri. Que veux-tu, Dieu a l’art d’écrire droit avec des courbes. La géométrie c’est pas son fort non plus. D’ailleurs, on n’est pas certain que Dieu ait jamais passé d’examens ; Il l’a fait exprès de pas les passer… Imagine la tête de Jules Ferry !

LES TROIS AVE MARIA

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NOTRE DAME DES ROSES (SAN DAMIANO)

« Dieu a voulu naître d’une femme, car Il voulut connaître la tendresse d’une mère. Lui, Fils de Dieu le Père, a voulu une mère et un père… »

Le Pèlerin : « - Oh ! en voilà une histoire.

Une femme vierge est choisie pour être la mère de Dieu ? N’aurait-il pu revêtir l’humanité sans passer par la parturition ? Ce n’est pas facile de croire qu’une vierge puisse être mère sans avoir jamais connu d’homme.

L’Ermite : - Tu te contenteras pour le moment de cette réponse lapidaire : « A Dieu rien d’impossible. »

- Je n’ai vraiment pas le choix ; ne suis-je pas celui qui demande ?

- Si tu demandes, c’est que Dieu se révèle en toi en tenant compte de ce que tu es. C’est l’Esprit-Saint qui attise le besoin de vérité de ton être – non ton âme – et il demande à satisfaire ton intellect agent, spirituel agent et la memoria dei.

Ces agents ou puissances fondent la personne que tu es depuis la constitution du génome ; c’est-à-dire entre cinq minutes et vingt-quatre heures après la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde. Ainsi, dès que les vingt-trois chromosomes de ton papa et de ta maman fusionnent et que fusionnent leurs ADN, Dieu se rend en personne présent en toi, juste avant l’influx électrique qui va permettre la division cellulaire et former l’embryon, et ainsi, par son Acte Pur de Création, te donner une âme toute neuve et tu es, à cet instant-là, ce que tu es devenu aujourd’hui et ce que tu deviendras plus tard un homme libre de décider de la qualité de son éternité. C’est le spermatozoïde qui déclenche la décharge électrique.

- Pourquoi faut-il attendre entre cinq minutes et vingt-quatre heures ?

- Cela dépendrait de la qualité de leur amour, de leur réceptivité à la grâce de sponsalité ; il y a sans doute d’autres facteurs en plus dont certains biologiques.

- C’est quoi cette grâce machin ?

- La grâce de sponsalité est au couple constitué d’un homme et d’une femme unis. La grâce d’union des corps, des deux esprits et des deux âmes devient efficiente et singulière pour chaque couple. Elle est exclusivement ordonnée à leur vie d’union. C’est en elle qu’est désiré, procréé l’enfant et c’est par elle que les grâces du papa et de la maman, dès avant qu’il soit conçu, mais déjà désiré, s’apprêtent à soutenir sa fécondation, sa croissance. Il est aimé avant, pendant et après jusque dans l’éternité de l’éternité. C’est la qualité de cette grâce et d’autres facteurs peu connus ou encore heureusement inconnus qui déterminent le temps à mettre pour que ton génome se forme en embryon d’homme.

- Si Dieu, par son Acte Pur de Création, est capable d’une telle merveille, pourquoi a-t-il voulu naître d’une femme ? Qu’en avait-il à faire ?

- Il en avait à faire… Serais-tu misogyne !

- Non pas !

Mais pourquoi une telle voie ?

N’est-ce pas humiliant pour Dieu ?

- Tu as raison ! C’est humiliant pour Dieu. C’est ce qu’a pensé Lucifer ; il a donc conclu que cela ne pourrait-être.

Mais ta question est très humaine. Tu vois selon ton aune ce qui risque de t’emmurer.

Comprends, c’est l’orgueil qui a perdu l’humanité et avant cela une partie des anges, il est logique que la réponse de Dieu à cet orgueil soit celle de l’humilité. Dieu est Dieu ! Mais par une absolue gratuité, Il a promis de sauver l’humanité dans toute son intégralité, Il a alors fait choix de s’incarner dans cette humanité pour en assumer tout sauf le péché tout en le prenant sur Lui.

- Eh bien, quel programme ! et ce n’est pas de la télé réalité. Mais pourquoi fait-Il ça pour nous ? Qu’est-ce que l’homme pour Lui ?

- Tout et un rien à qui Il s’offre à remplir de son amour.

- Un rien peut-il être un tout ?

- Enfant, tu as collectionné des cailloux, et tu en préféras un. Mais ce caillou, tant que tu ne le regardais pas, il n’était rien pour toi ; mais dès que tu le regardas et le choisis, il te devint précieux. L’homme, tous les hommes sont des cailloux qu’Il s’est choisis un à un et qu’Il préfère et aime autant qu’Il aime le tout.

- Ce Dieu n’est vraiment pas fort en math ; Il me plaît,car comme Lui je suis nul en mathématiques. Cette faute d’orgueil dont ma grand-mère me parlait qu’est-ce que c’est ? Elle devait être importante pour amener Dieu à s’incarner dans notre nature.

  • Adam et Ève, nos premiers parents et géniteurs ont été créés libres, semblables à Dieu.

  • Mais pourquoi a-t-il fait une telle chose ? Si on se donne une créature, c’est pour soi. J’ai eu un chien, il était pour moi, pas pour lui, il n’aurait pas compris que je le laissasse s’échapper.

  • Dieu a voulu un homme et une femme à sa ressemblance, et cette ressemblance consiste entre autre à être libre comme Lui-même l’est.

    Il souhaita qu’Adam et Ève adhérassent librement à Lui et qu’ils exprimassent cette liberté en une action de grâce qui consistait en ce qu’ils la Lui remissent, Il n’eût pas manqué de la leur rendre. Leur refus signifia le rejet d’alliance avec leur Créateur ; ils voulaient être maîtres de leur destinée, être Dieu à la place de Dieu.

  • Leur bonheur ne leur suffisait pas, ils eussent souhaité en être à l’origine. Ils avaient dû fumer du haschisch !

  • Ils se laissèrent séduire par Lucifer qui, pour l’éternité, s’est fixé dans sa rage de vouloir faire obstacle au plan divin.

  • Il veut être calife à la place du calife. Mais pourquoi Dieu, Lui, le Tout-Puissant, n’a-t-il pas fait mourir Adam et Ève ? Il n’avait plus qu’à recommencer.

  • Il a été plus humble que Lucifer. Il a maintenu son projet malgré l’humanité blessée et ne lui a rien retiré des dons qu’Il lui a confiés.

  • C’est à cause de cette faute qu’Il décida de s’incarner ?

  • Non ! Son projet a toujours été de s’incarner et d’élever l’humanité, mais la faute originelle obligea à une étape intermédiaire : la Passion, car pour élever l’humanité tombée volontairement sous le joug de Lucifer, il fallait qu’elle fût libérée.

  • Son Incarnation eut pour priorité de rétablir l’homme dans sa liberté et dignité originelles, n’est-ce pas ?

  • Oui, c’est cela.

  • Je comprends, il lui fallait une maman pour faire la volonté de son Père. Mais pourquoi, sur le chapelet que tu égrènes, tu dis trois fois un «Ave Maria» ? Avant de me répondre, j’ai une autre question ; il fallait qu’elle soit sans faute pour recevoir le Fils de Dieu. Il a fait une nouvelle création ?

  • Non, il n’a pas fait une nouvelle création, car alors sa justice n’eut pas été parfaite. La promesse du Salut, Il la réalisera avec l’humanité blessée ; donc Marie ne peut pas être une nouvelle création.

  • Que c’est-il passé ?

  • Quand l’heure vint pour Dieu le Père, d’envoyer son Fils Unique s’offrir pour satisfaire à sa justice : « Père, j’ai dit, je viens faire votre volonté. ». Dieu le Père suscita la conception de la Vierge Marie. Il veilla à ce qu’elle ne fût pas même touchée par l’ombre du péché originel, Il le fit par anticipation des grâces que son Fils acquerrait par son Incarnation, sa Passion et sa Résurrection.

    Voilà comment le Fils trouva, en Marie l’Immaculée, le sein béni qui l’accueillerait. Vase pur.

  • Mais cela ne me dit pas pourquoi, après le Notre Père, tu récites trois Ave ? Comment a été conçue Marie, l’Immaculée ?

  • Nous devons considérer plusieurs aspects de cette question et savoir qu’elle reste ouverte, car elle déclore la voie sur la puissance de Dieu dont nous sommes sûrs qu’elle ne pourra pas embrasser les étendues du mystère divin, quelle que puisse être notre capacité d’entendement.

    Dieu est le Tout-Puissant, rien ne lui est impossible. Si nous considérons que Marie n’est pas une création nouvelle, Joachim et Anne sont donc ses parents biologiques qui eux ont subi la condition blessée du genre humain. Il apparaît alors juste de dire que la conception de Marie a obéi à la loi générale de la procréation, mais cette réponse nous laisse un étrange sentiment d’insatisfaction. Il faut se reporter à la tradition non écrite et aux révélations privées, la plus sûre d’entre-elles est Anne Catherine Emmerich.

On ne peut ignorer que la Vierge Marie incarne l’idéal féminin ; l’objet vers lequel les désirs s’élèvent, mais ne l’atteignent jamais. Cette représentation de l’idéal féminin a peut-être eu une influence au point de souhaiter que la conception de Marie soit différente de la loi naturelle.

  • Bien ! mais tu n’as pas toujours répondu à ma question au sujet des trois Ave.

  • Nous y arrivons !

Marie, fille de Dieu le Père :

« Yahweh parla encore à Achaz, en disant : »Demande un signe à Yahweh, ton Dieu, demande-le dans les profondeurs du schéol ou dans les hauteurs du ciel. » Mais Achaz dit : « Je ne le demanderai pas, je ne tenterai pas Yahweh. »Et Isaïe dit : « Écoutez, maison de David : Est-ce trop peu pour vous de fatiguer les hommes, que vous fatiguiez aussi mon Dieu ?C’est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe : Voici que la Vierge a conçu, et elle enfante un fils, et on lui donne le nom d’Emmanuel.Il mangera de la crème et du miel, jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. » (Isaïe. 7, 10-15)

« C’était sur un avis du ciel que Joachim avait été introduit dans le sanctuaire. Ce fut encore par une inspiration divine qu’on le conduisit dans un passage consacré et souterrain qui aboutissait à la porte Dorée.[...]Elle (Anne) remit son offrande à un prêtre auquel elle fit part de l’apparition de l’ange, et de l’ordre qui lui avait été donné d’aller trouver son mari sous la porte Dorée. Alors d’autres prêtre et plusieurs femmes vénérables, […] la conduisirent à une autre entrée du même passage consacré, […]. Une de ces colonnes s’élevait comme une tige de palmier, avec des branches pendantes ornées de fleurs. Ce fut là que Joachim fit la rencontre d’Anne, toute rayonnante de joie. Ils s’embrassèrent dans un mouvement de sainte allégresse, et se firent part de leur commun bonheur. Une nuée lumineuse les environna, et ils tombèrent en extase. Cette lumière rayonnait sur eux du sein d’une troupe nombreuse d’anges, planant sur leurs têtes et portant une haute tour, toute resplendissante , semblable à la tour de David ou à la tour d’ivoire . Puis cette tour disparut, et une immense auréole vint couronner Anne et Joachim.

Il fut alors montré que la conception de Marie avait été aussi pure, par la grâce, que l’eût été, sans la chute originelle, toute conception humaine. »(A.C. Emmerich,Visions sur Notre Seigneur J.C. v.1, ch. XI)

L’école théologique la plus fondée considère que la procréation par voies sexuelles est une pénitence résultant de la faute originelle, même si ce mode de procréation se trouve conforme à la loi morale naturelle et sanctifiée par le sacrement du mariage et qu’elle soit la seule légitime et moralement acceptable.

La découverte assez récente d’une cellule appelée « staminale », cellule commune à tout vivant animal y compris l’homme (quoiqu’il ne fasse pas partie de l’ordre animal). La staminale est émise en permanence par l’organisme, ce qui expliquerait que par elle, par la grâce de sponsalité, la procréation ait pu se faire sans qu’il eût été nécessaire de passer par l’acte sexuel. Dieu accordant alors une grâce singulière de sa toute puissance créatrice. On observera que cette fécondation, si elle s’établit selon le projet initial prévu avant la faute originelle, n’en a pas moins besoin d’un support matériel, la cellule staminale.

Dieu intervient d’une manière extraordinaire, mais toujours dans le cadre de sa Création. Si vraiment ce fut là le mode de procréation voulu pour la conception de Marie, on doit s’accorder pour dire qu’il ne s’agit pas d’une création nouvelle (ce qui est de foi), mais bien d’une succession de grâces singulières, car c’est dans l’acte du baiser et des cellules staminales – support matériel – qu’elle se produisit ; il y a eu communion des corps et des esprits, il y a bien une transmission des deux fois vingt-trois chromosomes et des deux ADN chargés des hérédités.

Les parents de Marie, Joachim et Anne, pour la recevoir, ont peut-être été sanctifiés lors de l’annonce faite par l’archange Gabriel ? Ils sont nés sous le péché originel, mais ont pu jouir eux aussi des effets anticipés de la Passion de Jésus-Christ, si ce n’était pas le cas, alors Marie ne serait pas l’Immaculée ce qui n’est pas concevable. LÉglise engagea son infaillibilité dans la proclamation de ce dogme, elle ne s’est donc pas trompée. Ils n’auraient pas été proclamé saints.

  • Voilà une révélation ! Dieu serait donc vraiment Dieu ? Il existe en vérité ?

  • Je ne répondrai pas à cette question, car la réponse est dans ton cœur autant que dans ta raison. Il t’appartient de la découvrir au fond de toi et sans doute par une rencontre. Permets à Dieu de t’aimer, pour l’instant tu n’as besoin que de cela ; Te laisser-aimer.

- 1- Marie, tout comme nous, n’est pas Dieu, elle est une créature, appelée à la vie par Dieu le Père et comme elle est immaculée, elle est deux fois sa fille, par sa nature et par la grâce. Marie fille de Dieu le Père, lys de pureté et porte de la foi. IER AVE

Marie, épouse de l’Esprit-Saint :

« Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, vers une vierge qui était fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph ; et le nom de la vierge était Marie. Étant entré où elle était, il lui dit :  » Salut, pleine de grâce! Le Seigneur est avec vous ; « Mais à cette parole elle fut fort troublée, et elle se demandait ce que pouvait être cette salutation. L’ange lui dit :  » Ne craignez point, Marie, car vous avez trouvé grâce devant Dieu. Voici que vous concevrez, et vous enfanterez un fils, et vous lui donnerez le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé fils du Très-Haut; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera éternellement sur la maison de Jacob, et son règne n’aura point de fin.  » Marie dit à l’ange:  » Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l’homme?  » L’ange lui répondit :  » L’Esprit-Saint viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C’est pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu’Élisabeth, votre parente, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse, et ce mois-ci est le sixième pour elle que l’on appelait stérile, car rien ne sera impossible pour Dieu.  » Marie dit alors:  » Voici la servante du Seigneur: qu’il me soit fait selon votre parole!  » Et l’ange la quitta. » (Luc : annonciation. 1, 26-38)

« La sainte Vierge était dans un profond ravissement. La lumière qui remplissait la chambre avait fait évanouir la lueur de la lampe. Le plafond paraissait enlevé, et le ciel se montrait ouvert sur sa tête. Alors, au-dessus de l’ange, un torrent de lumière me fit voir la sainte Trinité, sous la figure d’un triangle lumineux dont les rayons se pénétraient réciproquement. J’y reconnus ce qu’on ne peut adorer qu’en silence ; le Dieu tout-puissant, Père, Fils, Saint Esprit, qui n’est qu’un seul Dieu tout-puissant.

Quand la Sainte vierge eut dit : « Qu’il me soit fait selon votre parole », le Saint-Esprit apparut sous une figure ailée, qui cependant n’était pas celle de la colombe, son emblème ordinaire. La tête avait une face humaine ; les deux côtés tombaient comme deux ailes formées de lumière.Des mains jaillissaient trois courants lumineux qui virent se réunir au côté droit de Marie.

Dès que cette lumière l’eut pénétrée, elle parut elle-même resplendissante et comme diaphane : c’était comme la fuite des ténèbres devant la clarté, le jour succédant à la nuit. Rien en elle ne demeurait obscure : elle était inondée de splendeur et tout éblouissante. » (A.C. Emmerich : Vision de Notre Seigneur J.C. v;1, ch. 1 sec. partie.)

La tradition rapporte que Marie, dans cette extase et par l’élan de son fiat, aurait fait une petite hémorragie cardiaque2 – une goutte de sang – ce qui aurait permis à Dieu de la féconder en vue de la Personne humaine de Jésus et ainsi permettre l’Incarnation immédiate de Dieu le Fils, le Verbe ; ce qui prouve, s’il en était besoin, que l’animation – à savoir la création de l’âme par Dieu présent en Personne à la constitution du génome – est vrai, car comment Dieu le Fils aurait-Il pu s’incarner dès l’Annonciation - ce qui est de foi – si la personne humaine de Jésus n’eût pas existé juste avant ? Si Dieu s’incarne dans le corps et l’entière personne de Jésus, c’est que, dès le génome, l’homme existe entièrement.

2- Marie est épouse de l’Esprit Saint. Elle est son épouse, car c’est Lui qui la couvre pour offrir à Jésus la nature humaine dont Il a besoin. Cela se déroule dans l’élan de son « fiat ». Marie, épouse de l’Esprit Saint, rose d’amour, porte de la charité. IIe AVE.

Marie, mère de Dieu le Fils :

« Or, en ces jours-là, fut publié un édit de César Auguste, pour le recensement de toute la terre. Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s’appelle Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la famille de David, pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter s’accomplit, et elle mit au monde son fils premier-né, l’emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et qui veillaient la nuit sur leur troupeau. Un ange du Seigneur parut auprès d’eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de clarté, et ils furent saisis d’une grande crainte. Mais l’ange leur dit:  » Ne craignez point, car je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple une grande joie: il vous est né aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur, qui est le Christ Seigneur. Et voici ce qui vous en sera le signe: vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une crèche.  » Tout à coup se joignit à l’ange une troupe de la milice céleste, louant Dieu et disant : » Gloire, dans les hauteurs, à Dieu! Et, sur terre, paix chez les hommes de bon vouloir! « Lorsque les anges, s’en allant au ciel, les eurent quittés, les bergers se dirent entre eux:  » Passons donc jusqu’à Bethléem, et voyons cet événement qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître.  » Ils s’y rendirent en toute hâte, et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. Après avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui les entendirent furent dans l’admiration de ce que leur avaient dit les bergers. Quant à Maire, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant dans son cœur. Et les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu’il avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été dit. » (Luc, naissance. ch.2, 1-20)

« Je vis la lumière qui entourait Marie devenir de plus en plus éclatante ; la lueur des lampes allumées par Joseph s’était éclipsé. Vers minuit, la très sainte Vierge entra en extase, et je la vis élevée au-dessus de terre ; elle avait alors les mains croisées sur la poitrine, et sa large robe flottait autour d’elle en pli onduleux. La splendeur qui l’environnait augmentait sans cesse. La voûte, les parois et le sol de la grotte, comme vivifiés par la lumière divine, semblaient éprouver une émotion joyeuse. Mais bientôt la voûte disparut à mes yeux ; un torrent de lumière, qui allait toujours croissant, se répandit de Marie jusqu’au plus haut des cieux. Au milieu d’un mouvement merveilleux de gloires célestes, je vis descendre des chœurs angéliques, qui, s’approchant, se montrèrent sous une forme de plus en plus distincte. La sainte Vierge élevée en l’air dans son extase, abaissait ses regards sur son Dieu, adorant Celui dont elle était de venue la mère, et qui sous l’aspect d’un frêle enfant nouveau-né, était couché sur la terre devant elle. […] Ce ne fut que lorsqu’il se mut et pleura, que Marie, revenant à elle, le prit, l’enveloppa et le pressa sur son cœur. Puis elle s’assit, couvrit le Sauveur de son voile, et je crois l’allaita. Je vis alors, tout autour d’elle, une foule d’anges, sous la forme humaine, se prosterner devant l’enfant et l’adorer. (A.C. Emmerich seconde partie, ch.XII)

3-L’Église enseigne que Marie fut vierge avant la conception de Jésus, pendant la gestation et après la naissance de Jésus. Il faut donc convenir que la naissance de Jésus ne déchira pas l’hymen. En effet, la Vierge Marie ne pouvait connaître les douleurs de la parturition puisqu’elle a été épargnée du péché originel (de foi). Ce ne fut donc pas un accouchement par les voies naturelles, mais selon le procédé de la grâce ce qui aurait dû être la norme pour tous si l’humanité n’avait fauté par Adam et Ève. Marie, mère de Dieu, violette d’humilité, porte de l’Espérance. IIIe AVE.

  • Je comprends. Si tu ne me trouves pas trop indigne, Ermite, accepte ma présence. Je veux tout apprendre avec l’Immaculée Conception.

  • C’est toi que j’attendais. Ta venue me fut annoncée par ton ange gardien. Tu es l’Église de demain, celle que le doux Maître, son Époux, fera surgir du secret de son cœur après que l’ancienne Église, celle d’aujourd’hui, sera passée par la purification et qu’Il l’aura consciencieusement tamisée.

    Nous sommes à la seconde semaine de Carême, le Samedi Saint prochain L’Église entrera au tombeau, son Pasteur, le Souverain Pontife, Benoît XVI, l’a posée sur la voie de sa purification. Tu es l’image de ce qu’elle sera, humble, pure, lumineuse, car elle se mettra en permanence dans le présent de la Miséricorde Divine.

1Les congrégations de la Réforme protestante sont à exclure du corps doctrinal de l’Église puisqu’elles sont hérétiques, sources d’une grande confusion, opposées de fait à l’harmonie doctrinale et plus ou moins éloignées de la Vérité, de son autorité et donc de son implication anthropologique. Ce qui est contraire à la Vérité ne peut-être incorporé à l’Église.

2Il n’y a aucune confirmation ; il est plus vraisemblable que le procédé soit celui des cellules staminales.

15 mars 2013

PAPE FRANCOIS – CARDINAUX FRANCAIS ELECTEURS

Classé dans : VIE DE L'EGLISE ET PRIERES — domanova @ 18 h 51 min

PAPE FRANCOIS - CARDINAUX FRANCAIS ELECTEURS dans VIE DE L'EGLISE ET PRIERES pape-francois-300x150

PAPE FRANÇOIS

 

L’Esprit-Saint a inspiré nos cardinaux d’élire Pape, le cardinal Bergoglio : Pape François.

Nous devons nous en réjouir. Dieu confirme sa parole que les forces mauvaises ne prévaudront jamais contre elle et que Jésus sera présent au milieu de nous jusqu’à la fin des temps.

Notre identité de chrétiens catholiques, membres organiques de l’Église, se trouve une fois de plus confirmée. Nous ne pouvons qu’être fiers d’être des hommes libres, d’une liberté ordonnée à la vie d’union au Christ-Jésus pour devenir semblable à Dieu. VOIR CHRONIQUE DE PIERRE N° 63

2 mars 2013

DE LA CREATION : (suite : 2eme Jour au 6eme Jour)

Classé dans : LES CAHIERS DE DOMANOVA — domanova @ 17 h 51 min

DE LA CRÉATION : (suite : 2eme Jour au  6eme Jour)

 

Le Deuxième Jour 

 « Dieu dit : Qu’il y ait un firmament entre les eaux, et qu’il sépare les eaux d’avec les eaux.  Et Dieu fit le firmament, et il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament d’avec les eaux qui sont au-dessus du firmament. Et cela fut ainsi. Dieu appela le firmament Ciel. Et il y eut un soir et il y eut un matin; ce fut le second jour.[1] »

 

Basile :

-                Les eaux séparées des autres eaux[2], cette énigme trouve sa compréhension dans les travaux de Crombette[3] ; pour lui, les eaux de dessus formaient un bouclier protecteur contre les rayons du Soleil ce qui pourrait être l’une des explications concernant la singulière longévité de l’humanité de ce premier âge quoique nous sachions, car c’est le cas aujourd’hui, que Dieu peut agir en ce sens. Cette protection aurait disparu du fait du déluge noétique d’où la durée de vie réduite qui s’en suivit. Nous devons considérer que la séparation des eaux constitue, en elle-même, un acte créateur et non une ornementation.

Les six jours rythment les étapes que nécessita la création visible. Les versets 1 à 3 du 1er chapitre du livre de la Genèse lui sont antérieurs ; de la même manière qu’il y eut une pensée antérieure habitée d’une intension ordonnée, de la même manière il y eut une Matière Primordiale ou [matière antérieure] avant le premier jour.

 

Le Troisième Jour

 

« Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse.  Et cela fut ainsi. Dieu appela le sec Terre, et il appela Mer l’amas des eaux. Et Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : Que la terre fasse pousser du gazon, des herbes portant semence, des arbres à fruit produisant, selon leur espèce, du fruit ayant en soi sa semence, sur la terre.  Et cela fut ainsi. Et la terre fit sortir du gazon, des herbes portant semence selon leur espèce, et des arbres produisant, selon leur espèce, du fruit ayant en soi sa semence. Et Dieu vit que cela était bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin; ce fut le troisième jour. [4] » 

 

Auguste :

-               Le début de ce troisième jour commence par la formation de la Pangée, ce qui suppose que la planète Terre soit arrachée de la Matière Primordiale [terre  au sens de génitrice, de matrice] informée au moment du jaillissement de la Lumière Lustrale…

Considérons que la Terre est la première planète à être formée ; ce qui est spirituellement et philosophiquement admissible. En effet, rien ne s’y oppose en dehors de la théorie du big-bang ; la planète Terre ne devait-elle pas recevoir l’homme et accueillir le Fils de Dieu ! C’est une cosmogonie[5] dont l’origine remonte à la pensée antérieure habitée par une intention ordonnée[6]. C’est un projet divin.

On peut envisager une création faite autour de l’homme pour la gloire de Dieu même si on venait à prouver scientifiquement l’existence d’une autre vie intelligente dans le cosmos, rien ne s’oppose à ce que l’on considère la Terre comme le point zéro de l’attraction et donc le centre de l’univers même si de fait elle tourne autour du Soleil[7]. Il est évident que cette proposition fait sourire, mais nous ne sommes qu’au début de l’étude de l’univers !

Pourquoi devrions-nous exclusivement utiliser la grille cartésienne ? Il y en a d’autres. Pourquoi faudrait-il s’en tenir uniquement à elle ? N’a-t-elle pas été conçue dans la logique de rompre avec la Révélation chrétienne ! La vérité est relative chez Descartes, sa grille n’a donc rien d’absolu ! Il est légitime de la remettre en cause et même de la rejeter. La logique aristotélicienne reste une grille tout à fait d’actualité.

Peut-être, nous faudrait-il nous tourner de nouveau vers les Pères antiques de la pensée. Qu’ils aient été scientifiquement en partie dans l’erreur, est-ce si important ? Et si l’importance se trouvait non dans l’exactitude scientifique, mais dans cet art subtile jaillit au creuset de la conjonction de l’intelligence et de l’intuition qu’on appelle poésie. Il est vrai que cela ne rassure pas. La vie intellectuelle est une aventure en soi ; qu’avons-nous besoin de nous rassurer ?  La vérité et la sagesse sont inséparables et pour les atteindre, il faut être un peu fol ; soyons-le !

 

Père Édouard :

 

-             Dans la description du troisième jour, il y a une continuité immédiate entre l’achèvement de l’ordre minéral et l’ordre végétal pourtant bien distincts l’un de l’autre. Il semble que Moïse ait voulu signifier l’intention ordonnée du Créateur qui est sise en sa pensée antérieure[8]. Aussi pour le vivant, les trois ordres – végétal, animal et humain – sont unis par une intention unique sans pour autant qu’il y ait à voir-là une certification d’une supposée évolution substantielle.

L’ordre végétal est distinct de l’ordre minéral. Leur production est une Création[9], c’est ce qui semble justifier le fait que le Soleil soit créé au quatrième jour et non avant.

On sait que le vivant est créé en son espèce selon l’idée de son Créateur ; il n’y a  donc pas eu d’abord la graine, mais bien un prototype pour chaque espèce capable de se reproduire. Il fallait donc s’assurer que leur croissance se passe au mieux pour supporter les ardeurs du Soleil.

Le végétal est la première révélation de la vie, c’est le premier vivant. Nous savons que les micros organismes nécessaires aux végétaux sont la production de la transformation de ceux-ci ; le champignon, l’orchidée ne sont-ils pas le résultat de leur décomposition ?

La question qui se pose est la suivante :

La matière inerte peut-elle produire l’animation ?

Ce qui n’est pas peut-il produire autre chose que sa nature ?

Comment l’inerte peut-il produire l’animation ?  « Objets inanimés avez-vous donc une âme ? »

La vie seule peut seule produire la vie ; quelle est donc la cause première de la vie ? La vie[10] elle-même !

 

 

Le Quatrième Jour


«  Dieu dit:  Qu’il y ait des luminaires dans le firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit; qu’ils soient des signes, qu’ils marquent les époques, les jours et les années, et qu’ils servent de luminaires dans le firmament du ciel pour éclairer la terre.  Et cela fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles.  Dieu les plaça dans le firmament du ciel pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière et les ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin ce fut le quatrième jour. [11] »

 

Théophile :

 

-               Bien des esprits forts doctes considèrent le récit du quatrième jour comme la preuve que l’autorité de la Bible[12] ne peut s’exercer dans les domaines des sciences. Oui et non ! Cette affirmation demande à être vérifiée, surtout si on juxtapose les théories présentées sur le ton sentencieux, comme ci cela aller de soi ; depuis ces deux siècles derniers, on en constate les incohérences  rigolotes  sur un même sujet, allant parfois jusqu’à s’annuler mutuellement. Ainsi donc, on nous affirme que la Lune est le résultat d’une catastrophe cosmique sans précédent qui arracha un morceau de la Terre, morceau qui se mit en orbite autour de notre planète. Où sont les preuves ? Dans la même période, on nous assura que, selon l’actuelle théorie de la dérive des continents, ceux-ci reformeront un jour la Pangée telle qu’elle fut en lieu et place du Pacifique et de la Mare Nostrum. La question est donc de savoir de quelle partie de la Terre la Lune a son origine ? Où sont les preuves, les faits ? Et là, les ânes en braient de souffrances hilarantes !

Et si la Lune venait du chaos primitif fécondé, mis en forme ; ainsi après que la Terre fut créée ce qui resta du chaos primitif servit à l’ornementation fonctionnelle[13]. On sait que les traces d’eau sur certaines planètes viennent de ce chaos primitif qui en était saturé. Ira-t-on jusqu’à prétendre que Mars et autres planètes sont issues de la planète Terre ! Il n’y a qu’une origine et cause pour l’univers. Dieu est simple même dans les plus grandes complexités. Pourquoi ne pas admettre une cosmogonie chrétienne et observer en quoi celle-ci a-t-elle des correspondances scientifiques ? Cette question se justifie puisque les découvertes nombreuses en astrophysique et entre autre celle du neutrino confirment certaines données scripturaires.  

Anne :

-               A. C. Emmerich décrit la vision qu’elle reçut au sujet de la Création de la planète Terre :

 « Juste après la requête des anges restés fidèles et après le mouvement dans la Divinité, je vis apparaître une sphère sombre à côté du disque de ténèbres qui avait pris naissance en bas cette sphère était à la droite du disque, à une faible distance.

Alors je posai mon regard plus attentivement sur cette sphère sombre à droite du disque de ténèbres, et j’y vis un mouvement, comme si elle devenait de plus en plus grosse je vis des points lumineux jaillir de la masse, la recouvrir comme de rubans clairs et déborder çà et là  en larges taches claires et en même temps, Je vis le profil de la terre qui surgissait de l’eau et s’en séparait. Puis je vis un mouvement dans les endroits découverts, comme si quelque chose y prenait vie. Et je vis de la végétation croître sur la terre ferme, et un fourmillement de vie parmi les plantes. Déjà  dès mon enfance, je pensais que les plantes étaient animées.

Jusque-là, tout avait été gris, puis tout devint clair, et je vis comme un lever de Soleil. C’était comme le petit matin sur la terre, lorsque tout sort du sommeil. Tout le reste de la vision disparut alors. Le ciel était bleu, le Soleil y commençait sa course. Je vis seulement une partie de la terre éclairée et illuminée par le Soleil, spectacle si beau et si ravissant que je pensai que ce fût le paradis.

Et je voyais tout ceci, toutes ces transformations sur la sphère sombre, comme un jaillissement du globe tout-puissant de la Divinité. Lorsque le Soleil monta, tout fut comme au matin, au réveil : mais là, c’était le premier matin, et pourtant aucune créature ne le savait : elles étaient là  comme si elles avaient toujours été là, elles étaient dans l’innocence.

Tandis que le Soleil montait, je voyais les arbres et les plantes devenus plus grands et croissant toujours plus. L’eau était plus limpide et plus sainte, toutes les couleurs étaient plus pures et plus vives, tout était indiciblement agréable, il n’y avait pas non plus trace de ce que les créatures sont maintenant. Toutes les plantes, toutes les fleurs, tous les arbres avaient d’autres formes, maintenant tout parait aride et rabougri en comparaison, maintenant tout est comme dégénéré.

Souvent, lorsque je comparais les plantes ou les fruits de notre jardin à ceux du sud, qui sont tout différents, plus grands, nobles, plus savoureux, comme par exemple les abricots, je pensais : ce que sont nos fruits par rapport aux fruits tropicaux, les fruits tropicaux le sont, et encore de bien plus loin, par rapport aux fruits du paradis. J’y ai vu des roses, blanches et rouges, et je pensais qu’elles signifiaient les souffrances du Christ et la Rédemption. J’ai vu des palmiers aussi, et de grands arbres au large feuillage, qui donnaient une ombre très étendue, comme un toit.

Dès que je vis le Soleil, tout était petit sur la terre, puis tout grandit et devint finalement immense. Les arbres ne poussaient pas serrés les uns contre les autres. Je vis seulement une plante de chaque espèce, pour les grandes du moins, comme lorsqu’on expose seulement un spécimen dans les parterres Du reste, tout était verdoyant et d’une pureté, d’une intégrité et d’une perfection que ne rappellent en rien les aménagements et les nettoyages effectués par les hommes Je pensais encore combien tout était beau, tant que l’homme n’était pas là ! Il n’y a pas de péché, pas de destruction, pas de déchirement. Ici, tout est intègre et saint, ici, rien n’a été soigné et guéri, ici, tout est pur, rien n’a eu besoin de purification.[14] »

Catherine a cette vision à sept ou huit ans. Une enfant de cet âge ne peut inventer et encore moins concevoir une telle chose ; c’est d’autant plus surprenant qu’elle n’était pas docteur es-sciences !

Basile :

-           Le Créateur a attendu que la végétation se fortifie pour orner l’univers. La séparation des ténèbres d’avec la lumière est une précision physique parfaitement identifiée ; la lumière est le jour, les ténèbres sont la nuit. C’est une identification qui porte sur la conséquence immédiate de la création des luminaires qui a pour but la séparation du jour et de la nuit, elle est indicative de la révolution de la Terre au tour du Soleil.

Dans le récit du Premier Jour, le contexte est différent, il n’y a pas de lien avec une création matérielle qui serait la cause de la distinction entre la lumière et les ténèbres, entre ce jour-là et cette nuit-là. En juxtaposant les deux relations, on comprend que celle du Premier Jour est d’ordre spirituel, sinon Moïse n’eût pas manqué de le préciser comme il l’a fait pour le Quatrième Jour[15].

La matière est une qualité que l’on mesure, que l’on pèse, que l’on définit. Elle est objective, réelle, elle tombe sous nos sens et alerte notre raison. Mais ce qui est matériel a un terme, une fin. La matière n’a que trois dimensions : la hauteur, la longueur et la largeur ou profondeur. La quatrième dimension est en l’homme, c’est l’homme avec cette part spirituelle que l’on désigne par la vie et qui fait de nous des immortels.

L’univers est un espace immense,  mais ce n’est qu’un espace qui n’est pas vide ; non seulement il y a des objets naturels et fabriqués par l’homme, mais il y a de l’énergie, des ondes, des rayonnements… Un espace, quelles que puissent être ses dimensions, n’est espace que parce qu’il est nécessairement limité. L’espace se délimite toujours ; on désigne par espace ce qui sépare deux objets. L’univers est un espace objectif, sur lequel notre raison peut s’employer et que nous appréhendons par tous nos sens, c’est une création matérielle, physique. Il faut donc en déduire qu’il est contenu, et qu’importe qu’il soit immense, il est nécessairement contenu, limité.

Quel est son contenant ?

Il peut s’agir de champs de forces, de limites plasmatiques[16] ; ce qui est assuré philosophiquement et scientifiquement c’est qu’il est nécessairement contenu, car où serait la notion de distance et de temps. L’éternité limite le temps, mais le temps ne saurait être dans l’éternité, or le temps et la durée se déterminent par la notion de distance, d’espace. Dans l’éternité la distance n’existe pas ou ne se conçoit pas de la même manière ; or l’éternité c’est aussi l’immuabilité, qui ne peut être contingente ni de l’espace, ni du temps.

On ne peut pas accoler à l’univers l’adjectif d’infini, car il est fini puisqu’il est soumis aux concepts de temps, de distance, de volume. Il faut donc reconsidérer l’affirmation selon laquelle l’univers serait en constante expansion, car le principe du contenant et du contenu introduit la logique selon laquelle le contenant fixe le contenu dans un lieu précis et dans une forme plus ou moins arrêtée. Si ce qui est fini n’est pas par définition infini, ce qui est contenu ne peut être en constante expansion. Il faut donc en conclure que l’univers est un lieu précis quelles que soient ses dimensions et qu’il a donc une fin, du moins dans sa forme actuelle[17].

Les Cinquième & Sixième Jours

 

 Celui qui est la vie la donne, la communique…

La vie est.

La vie n’est pas créée.

La vie n’est pas une chose.

La vie est un être. Dieu est la vie.

 « Dieu dit : Que les eaux foisonnent d’une multitude d’êtres vivants, et que les oiseaux volent sur la terre, sur la face du firmament du ciel.  Et Dieu créa les grands animaux aquatiques, et tout être vivant qui se meut, foisonnant dans les eaux, selon leur espèce, et tout volatile ailé selon son espèce. Et Dieu vit que cela était bon. Et Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds et multipliez, et remplissez les eaux de la mer, et que les oiseaux multiplient sur la terre.  Et il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le cinquième jour. […] Et cela fut ainsi. Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici cela était très bon. Et il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le sixième jour. [18]  

 En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, […][19] »

Père Edouard :

-               Les cinquième et sixième jours sont consacrés à l’animation des êtres, à la vie. Nous distinguons deux formes de vie, la vie végétative qui comprend le végétal et l’animal et la vie intelligente, l’homme. Selon saint Thomas le cinquième jour est une œuvre d’ornementation[20] ; certes, mais la question de l’origine de la vie se pose avec acuité dès ce jour.

Anne :

-         Anne Catherine Emmerich décrit ainsi la venue de l’ordre animal :

 « L’étendue que je voyais était douce et vallonnée, et toute recouverte de végétation mais au milieu il y avait une source, d’où s’écoulaient de tous côtés des ruisseaux, qui se jetaient parfois les uns dans les autres. Je vis d’abord du mouvement dans ces eaux, et remarquai des animaux vivants puis ensuite je vis les animaux ça et la, parmi les buissons et les fourrés, comme sortant du sommeil et regardant ça et là  autour d’eux ils n’étaient pas craintifs, et tout différents de ce qu’ils sont maintenant par rapport aux animaux actuels, ils étaient aussi parfaits que des hommes ils étaient purs, nobles, rapides, attachants et doux. Il est impossible de l’expliquer. La plupart de ces animaux m’étaient inconnus. Je n’en vis vraiment aucun comme maintenant. J’ai vu l’éléphant, le cerf, le chameau, et particulièrement le rhinocéros, que j’ai vu aussi dans l’Arche, où il était remarquablement attachant et doux il était plus trapu qu’un cheval et avait une tête ronde Je n’ai pas vu de singe, pas d’insectes. Ni aucune de ces misérables bêtes hideuses j’ai toujours pensé que c’étaient là  des punitions du péché. J’ai vu de nombreux oiseaux, et j’entendais leurs chants merveilleux, comme au matin mais Je n’ai entendu aucun rugissement, je n’ai vu aucun oiseau de proie.

Le Paradis existe toujours, mais il est absolument impossible aux hommes d’y accéder je l’ai vu, qui subsiste toujours dans toute sa splendeur, très haut, séparé en biais de la terre, comme le disque de ténèbres des anges déchus fut détaché du ciel. [21] »

Nous croyons, par notre foi et l’enseignement reçu, que Dieu est l’origine de la vie puisqu’il est  la vie ; mais les arguments de foi et d’autorité n’ont pas leur place dans un développement qui touche au domaine de la philosophie. Il faut donc argumenter. La matière ne produit que selon sa vertu –  sa nature ; or, comment une chose inerte donnerait-elle l’animation ou se la donnerait-elle si telle n’est pas sa nature ? Elle n’a pas conscience d’elle-même, elle n’a pas d’intelligence ni de raison. La matière n’a de forme qu’à la condition qu’elle en soit informée par une puissance extérieure.

Comment alors pourrait-elle  s’ordonner à la vie ?

Comment aurait-elle pu ordonner l’animation ?

Basile :

-                Que savons-nous de la vie ? Que ce que nous en dévoilent les fonctions physiques, l’animation ; il y a le mouvement chez l’animal et l’homme, la croissance pour le végétal. C’est parce que nous la possédons que nous l’identifions puisque nous-mêmes avons le mouvement. Nous nous nourrissons auprès de vivants : végétaux et animaux.

La vie n’est pas matérielle ni saisissable par les sens. Elle ne se révèle que par l’animation d’un corps. Elle est un fluide, une vertu immatérielle, spirituelle, elle n’est pas mesurable, quantifiable, sa durée sur terre est aléatoire, son principe est immortel.

Quelle est sa source ou sa cause, sachant que la nature d’une chose ne peut produire que selon sa propre vertu, sa nature. La vie est sans cause. Elle n’est pas créée, elle se communique, car elle dépend d’un principe intelligent, que son existence n’est pas antérieure à ce qui est… La vie est Dieu, Dieu est la vie. Il est l’Etre Parfait, principe et origine de tout.[22]

Théophile :

-                L’âme n’est pas intelligente, elle est le souffle qui anime qui met en mouvement, c’est l’animation ! Si le principe de vie est quelqu’un, c’est que ce quelqu’un est intelligent, or, l’intelligence désigne une personne et non un supposé hasard.

Nous pouvons dire, d’un certain point de vue, que la vie est la qualité indépassable, mais en tant que chrétien nous affirmons que la vie est Dieu, la permanence de son acte pur. Dieu est Acte Pur. La vie n’a pas de cause[23]. En effet, qu’il s’agisse du micro-organisme ou du macro organisme aucun n’est la cause de la vie puisque tous les deux sont animés. Enfin, il est impossible de soutenir que la vie puisse être l’aboutissement accidentel et hasardeux du big-bang, car celui-ci, pour autant qu’on suppose sa réalité, – je prie mes frères les ânes de m’excuser – a nécessairement une cause.

La vie n’est pas créée. La diversité de sa manifestation en  rend témoignage. Elle est ce que le chrétien appelle Dieu, elle n’a ni origine ni cause, elle est[24] : « Je suis le Vivant. »  Dieu est l’auteur de la vie en tant qu’il est vie. Il ne la crée pas, il la communique. Il crée les choses, il crée les êtres qu’anime la vie qu’il communique et qu’on appelle âme. L’être – le Est – est acte créateur, l’âme est la première communication que Dieu fait de lui-même en tant que ce qu’Il est à son sujet qui a le Est, et elle est excellente en l’homme, car il est l’unique correspondant de cette communication puisqu’il est le seul capable d’intellection avec les anges. C’est pourquoi Saint Irénée de Lyon écrivit avec raison : « l’homme vivant est la gloire de Dieu. » 

Auguste :

-               Ceux qui ne veulent pas entendre Dieu, considèrent que la vie a une autre cause, une autre origine. Ils ignorent la simplicité de l’évidence et ne peuvent démontrer leur proposition. Ils redoutent la réponse, car elle se charge d’autorité, et ils ne peuvent l’admettre. Selon eux, toute chose est relative, surtout le concept de vérité. Ils prennent inévitablement la voie du manque, de la soustraction. Ils engagent leur raison en des fatigues mécaniques pour se construire une réponse satisfaisante, rassurante, qui doit aller dans le sens de cet humanisme proclamant que l’homme se fait par lui-même, en dehors de toute référence extérieure… Le drame est, que ces esprits chagrins voient leur réponse confrontée, rejetée par le bon sens, car la vérité possède l’autorité comme propriété ; alors les voici en idéologues criminogènes, imposant leur idée par la force de leur seule autorité, la violence… Nous en avons contemplé les fruits tout au long des deux derniers siècles auquel s’ajoute ce début de XXIe et qu’illustrent le comportement idéologique et haineux de ceux qui ont légiféré quant à la loi de bioéthique 2004-2011 et avec le projet de loi « du mariage pour tous !».

Anne :

-                 Il y a la question de la forme. En effet, d’où viennent la diversité des formes animées ? La science n’en explique pas la raison ni la cause. La réponse est métaphysique. Dieu informe l’ADN pour que chaque individu soit dans son espèce et ait la forme qui lui corresponde selon le modèle pensé antérieurement.

La matière ne peut par elle-même s’ordonner, se désirer, s’informer. Dieu informe la matière selon le prototype qu’il s’en est fait et dans laquelle la vie est communiquée, répandue.

 Il existe un prototype pour chaque espèce dans la pensée antérieure. La diversité à l’intérieur de chacune d’elle dépend de son évolution d’adaptation circonstancielle, car si on rejette la proposition d’une évolution substantielle, on admet l’EAC[25] ; le fait de rejeter la théorie de l’évolution substantielle n’induit pas que l’on tombe dans l’excès contraire, le créationnisme[26].

 

Père Edouard :

-               A la question qu’est-ce que la vie  ou qu’elle en est l’origine ? Il ne peut y avoir que deux réponses possibles, qui ne sont pas de l’ordre de la science, mais de l’ordre de l’esprit ; soit nous répondons Dieu, soit nous répondons hasard accidentel ; réponses non-scientifique.  Un scientifique n’a aucune réponse à fournir sur l’origine de la vie, quand bien-même multiplierait-il les observations sur le vivant[27], ce n’est pas de ses compétences[28].

On observe, depuis l’élection de Benoît XVI, dans les milieux universitaires quelque peu crispés, un refus de voir le spirituel intervenir dans le discours scientifique ; très bien ! Mais les scientifiques doivent cesser d’élaborer des dogmes dès qu’ils font une synthèse de leurs découvertes, et le mal est encore plus grand quand ils s’autorisent à consolider leur synthèse par des perspectives idéologiques qui n’ont pas leur place dans le discours scientifique.

C’est tout le problème depuis  Occam le Maudit ; les milieux scientifiques ne veulent pas d’intrusion du spirituel dans leur discours conclusif, mais beaucoup d’entre eux s’autorisent à l’intrusion idéologique. Il leur faut éviter à tout prix une confrontation métaphysique, mais ils s’autorisent à des intrusions contre les religions pour les tenir éloignées d’eux afin d’éviter cette confrontation qu’ils ne pourraient dominer. Ils ont  besoin de détruire le concept d’une vérité révélée… On s’autorise à dire que  Dieu n’existe pas. On rejette même le droit des religions à susciter une confrontation morale quant à la conscience scientifique. Evidemment ! Il faut éviter les cauchemars durant le sommeil… Il y a beaucoup de Docteur Faust et de Mengelé  dans nos milieux scientifiques protégés par le pouvoir politique lui-même assujetti aux sociétés occultes ordonnées par les illuminatis, la  Pieuvre noire.

La Vérité, depuis la Renaissance jusqu’à nos jours, en passant par Descartes, n’est plus une recherche essentielle, car pour ces esprits fort-doctes rien n’est absolu. S’interroger sur la vie, si on rejette Dieu, est une tentation abyssale d’orgueil. Peut-on, en dehors de la Révélation, comprendre quelque chose au sujet de qui a son propre vouloir, sa propre intelligence et qui n’a pas d’origine ? C’est sans doute cette impossibilité qui contribue aux dérives mortelles des sciences, car tout ce qui touche à l’origine de la vie suscite une curiosité expérimentale qui franchit l’interdit, et l’homme se prend à rêver qu’il pourrait bien devenir son propre créateur. C’est pour certains la cause première qui justifient les manipulations génétiques, à commencer par l’avortement, la fécondation in vitro, les chimères, le clonage et le mariage pour tous. L’homme s’est donné pour projet de prolonger la vie au plus loin possible, il n’y parviendra pas de lui-même et les expérimentations dans ce sens lui vaudront les pires catastrophes spirituelles et métamorphiques :

«  Il n’y aura plus là d’enfant né pour peu de jours, ni de vieillard qui n’accomplisse pas le nombre de ses jours; car ce sera mourir jeune que de mourir centenaire, et c’est à cent ans que la malédiction atteindra le pécheur. Ils bâtiront des maisons et ils les habiteront; ils planteront des vignes et ils en mangeront le fruit. Ils ne bâtiront pas pour qu’un autre habite; ils ne planteront pas pour qu’un autre mange. Car les jours de mon peuple égaleront ceux des arbres, et mes élus useront l’ouvrage de leurs mains. [29] »

 

Depuis quelques temps on nous annonce que l’on parvient à prolonger la vie par des méthodes de rajeunissement des cellules, c’est ce qu’on veut nous faire croire.  S’il est exact que le mode de vie permet un relatif allongement, on aurait tort, fort tort de croire que c’est grâce à la science[30]. L’actuel allongement de la vie est dû à la grâce de Dieu qui, de cette façon, corrige les actes mauvais de la Pieuvre Noire[31]  afin de donner du temps à chacun pour sa conversion, et c’est aussi une matière prophétique qui annonce la proximité des « cieux nouveaux et d’une terre nouvelle»


[1] Gn. 1,6-8

[2] Si nous considérons que la Matière Primordiale et à sa suite le chaos primitif aient été saturés d’eau ; il nous semble logique que les astres qui furent pris de ce chaos primitif gardent les traces de cette eau. Il apparaît donc hasardeux d’en conclure après avoir constaté ces traces que telle planète a pu abriter le vivant en sa qualité de planète.

[3] Fernand Crombette, orientaliste, 1880-1970 : « Ce travail accompli, F. Crombette se met à regarder la Bible d’une toute autre manière : l’incompatibilité qui existe aujourd’hui entre les chronologies officielles de l’Histoire de l’Antiquité et la chronologie biblique, pose question. C’est en 1830 que Champollion, modifie ses estimations initiales et avance pour les premières dynasties égyptiennes une date remontant au 6e millénaire avant Jésus-Christ, incompatible donc avec la date de -2348 A.C. admise communément pour le Déluge. Crombette, habitant depuis 1937 à Tournai (Belgique) se rend alors à la Fondation Egyptologique Reine Elisabeth, à Bruxelles, pour s’initier à la lecture des hiéroglyphes. Il ne tarde pas à remettre en cause la méthode de déchiffrement de CHAMPOLLION, qui assimile les hiéroglyphes à une écriture alphabétique, alors que les signes pictographiques ou idéographiques (on le voit en Chine) sont antérieurs à tout alphabet et en suppriment le besoin. La fameuse Pierre de Rosette, point de départ de Champollion, représente un décret pris par le pharaon « grec » PTOLÉMÉE V Epiphane. Les hiéroglyphes traduisent donc le texte grec, et le fait que certains ont été choisis pour figurer phonétiquement les lettres grecques de noms propres, tels que PTOLÉMÉE et CLÉOPÂTRE, n’implique nullement que cette règle de transcription puisse s’appliquer aux noms communs qui existaient en copte monosyllabique (la langue de l’Egypte Ancienne) avant même qu’on songe à les écrire. La Pierre de Rosette ne saurait donc servir de point de départ au déchiffrement des inscriptions royales des dynasties égyptiennes. » (Extrait tiré du site ceshe.com)

[4] Gn.1, 9-13

[5] Si nous considérons que la Création a d’abord été pensée en vue de l’établissement d’une Alliance Perpétuelle entre Dieu-Créateur et l’homme au moyen de l’Incarnation, alors nous sommes en droit de considérer que la planète Terre est au centre de l’univers pour y recevoir l’homme (homo-centrisme) lui-même ordonné à l’Incarnation de Dieu le Fils – le Verbe fait chair – (christo-centrisme). L’homo-centrisme de la Création n’est pas incompatible avec le christo-centrisme puisque tout se récapitule en Jésus-Christ. On peut affirmer que la Création est naturellement homocentrique.

[6] Cette insistance répétitive sur cette pensée antérieure est nécessaire pour bien comprendre à quelle fin la théorie de l’évolution a été fondée et pour mieux s’en débarrasser.

[7] Hypothèse : Et si le  centre de l’univers n’était pas la Terre seule, mais quelque part entre elle et le Soleil ou que ce centre soit constitué par l’attraction de la Terre avec le Soleil ? Que ce soient la Terre et le Soleil qui constituent le centre de l’univers ? Il s’agit bien sur d’une pure hypothèse.

[8] Som. St Thomas Quest. 69 art. 2 rep. c. : « Cependant, selon les autres, on peut dire que la première institution des espèces appartient aux œuvres des six jours. Mais que, à partir des espèces une fois instituées, se produise la génération d’être semblables selon l’espèce, cela appartient désormais à l’administration des choses. C’est en ce sens que l’Ecriture dit : « Avant qu’elle pousse hors de terre » ou « avant qu’elle germe » […] ».

[9] Som. St Thomas Quest. 69 rép. c : « Cependant, selon les autres, on peut dire que la première institution des espèces appartient aux œuvres des six jours. Mais que, à partir des espèces une fois instituées, se produise les générations d’êtres semblables selon l’espèce, cela appartient désormais à l’administration des choses. […]C’est-à-dire que sont produites des espèces parfaites de plantes, à partir desquelles d’autres semences naîtront. Et peu importe l’endroit où les plantes, ont leur puissance séminales, que ce soit la racine, la tige ou le fruit. »

[10] Nous entendons par vie le principe d’animation que produit l’âme soit végétative soit humaine ; ce n’est pas Dieu qui, directement anime la matière, mais c’est l’âme et elle seule qui l’anime. Il ne faut donc pas confondre l’être, le Est qui est l’existant et qui fait que j’existe avec l’âme : Cf. les travaux du Père Patrick de Vergeron –catholiquedu.net.fr ou domanova.unblog.fr « Petite récréation philosophique »

[11] Gn. 1, 14 – 19

[12] La Bible n’explique pas le comment de la Création, mais elle expose les faits en eux-mêmes et pour ce qu’ils sont. Ce n’est donc pas parce qu’on ne peut pas les expliquer qu’elle doit être systématiquement rejetée du seul point de vue scientifique.

[13] Som. St Thomas Quest. 70 rep. a. à c. : « Dans la récapitulation des œuvres divines, l’Ecriture s’exprime de cette manière : « Ainsi donc furent achevés le ciel et la Terre et tout leur ornement. » Dans ces paroles on peut entendre qu’il y a trois œuvres. […]A ces deux œuvres enfin s’ajoute l’œuvre d’ornementation. Il y a différence en effet entre ornement et perfection. Car la perfection du ciel et de la terre semble regarder les choses qui leur sont intrinsèques, et l’ornement, les choses qui sont distinctes du ciel et de la terre. […] Toutefois, pour ce qui est de la production des luminaires, […] Il dit en effet, que les luminaires furent faits en actes et non pas seulement en tant qu’une puissance était capable de les produire, car le firmament ne possède pas la puissance de produire les luminaires comme la terre  a la vertu de produire les plantes. (…). »

[14] Anne Catherine Emmerich : « l’Ancienne Alliance » 2- De le Création de la Terre

[15] Il n’est pas question de donner une autorité absolue à la Bible dans les domaines des sciences, nous tomberions dans l’erreur du fidéisme.  Mais il n’est pas acceptable, du seul point de vue de la rigueur intellectuelle, de lui dénier une valeur scientifique au nom d’une indépendance de la raison par rapport à la foi. L’ouverture d’esprit, de l’intelligence n’a jamais été incompatible avec la recherche de la vérité.

[16] Ce que pourrait suggérer la poche plasmatique qui enveloppe le petit d’homme de sa conception à sa naissance.

[17] Il serait peut être fort sage et humble de considérer la théorie des fractales qui pourrait nous aider à mieux comprendre l’univers sans tomber dans des aliénations idéologiques. Il est une chose certaine, la théorie de l’expansion de l’univers et de son supposé infini ne sont pas compatibles avec la philosophie, ils heurtent la raison la plus simple.

[18] Gn. 1, 20-31

[19] Pr. Jn 4-5

[20] Som. St Thomas Quest. N°71, Rep. a : « Comme nous l’avons dit plus haut, l’œuvre d’ornementation correspond par son ordre à l’œuvre de distinction. […] Et donc, de même que Moïse nomme au quatrième jour les luminaires et la lumière, pour indiquer que le quatrième jour répond au premier, où il avait dit que la lumière avait été faite, – de même, à notre cinquième jour, fait-il mention des eaux et du firmament de ciel pour indiquer que le cinquième jour correspond au deuxième. »

[21] Ancienne Alliance, A. C. Emmrich

[22] C’est la raison pour laquelle les manipulations génétiques (clonage reproductif humain et PMA, chimères) sont des actes d’abomination sans précédant.

[23] On entend dire : « Dieu est la cause de la vie » ce n’est pas faux, mais inexacte ; on devrait dire : « Dieu est la cause de l’animation », car dans la mesure où Dieu s’identifie Lui-même à la vie et qu’il est l’Incréé, cela revient à dire que la vie n’est pas créée mais communiquée. Donc Dieu qui est la Vivant communique la vie pour l’animation des corps des trois ordres du vivant.

[24] Som. St Thomas Quest.18, Art.2 rép.b : « […] Le mot vie se prend d’un phénomène apparent qui est le mouvement autonome ; mais ce n’est pas cela qu’on entend signifier par ce nom, c’est la substance à laquelle il convient, selon sa nature, de se mouvoir d’elle-même, ou de se porter de quelque manière à son opération. D’après cela, vivre n’est rien autre chose que d’être en une telle nature, et la vie signifie cela même, mais sous une forme abstraite, comme le mot « course » signifie abstraitement le fait de courir. « Vivant » n’est dons pas un prédicat accidentel, mais substantiel. »

[25] EAC, évolution d’adaptation circonstancielle ; un aigle pyrénéen est différent de celui de la Cordillère des Andes, mais ce sont toujours des aigles ; l’éléphant d’Asie est différent de celui de l’Afrique, mais ce sont toujours des éléphants ; un homme noir, blanc ou jaune est différent de l’autre, mais les trois sont bien des hommes.

[26] Les tenants absolutistes du Créationnisme rejoignent, psychologiquement, les évolutionnistes ; ils tombent fatalement dans une structure idéologique ce que confirme leur attitude souvent agressive, autoritariste comme pour ceux d’en face. Les deux camps ont besoin de se rassurer, l’un comme l’autre ne regardent pas en face leurs peur.

[27] Som. St. Thomas Quest. 3 rep. a et e : « La vie est en Dieu dans la plus haute acceptation du terme. Pour s’en convaincre, il faut observer que la vie étant attribuée à certains êtres en raison de ce qu’ils sont mûs par eux-mêmes, et non par d’autres plus cela conviendra parfaitement à quelqu’un plus parfaitement aussi on trouve en lui la vie. Or, dans la série des moteurs et des mobiles, on distingue par ordre un triple élément. Tout d’abord la fin meut l’agent ; l’agent principal est celui qui agit par sa forme, et il arrive que celui-ci agisse par le moyen d’un instrument, lequel n’agit donc pas par la vertu de sa forme, mais par celle de l’agent principal, lui-même n’ayant pour rôle que d’exécuter l’action. […] Mais bien que notre intelligence se détermine ainsi à certaines choses, certaines autres lui sont fixées par la nature, comme les premiers principes, qu’elle ne peut éviter de reconnaître et la fin ultime qu’il lui est impossible de ne pas vouloir. Ainsi, bien qu’elle se meuve à quelque fin, il faut pourtant qu’à, d’autres fins elle soit mue par un autre. C’est pourquoi celui dont la nature est son intellection même et en qui le naturel n’est pas fixé par un autre, détient la forme suprême de la vie. Et tel est Dieu. En Dieu donc il y a la vie au plus haut point. Aussi le philosophe – Aristote –,  au livre XII de la Métaphysique ayant montré que Dieu est l’intelligence même, conclut qu’il a la vie parfaite et éternelle, parce que son intelligence est souverainement parfaite et toujours en acte. »

[28] Le savant peut croire en Dieu, mais dans sa démarche de savant, il est nécessaire de demeurer dans le réel sensible, objectif ; c’est pourquoi en tant que savant celui-ci ne peut dire qu’elle est l’origine de la vie, car ce concept dépend intellectuellement de la philosophie et de la théologie, deux matières qui ne relèvent pas directement du chercheur en tant que tel.

[29] Isaïe 65,20-22

[30] On ne nie pas le fait médicale de pouvoir ralentir le vieillissement en balayant les cellules, mais cette méthode connue des années quatre-vingt n’est pas suffisante pour expliquer l’allongement de la vie.

[31] Il s’agit d’une dénomination commune désignant les sociétés secrètes résolument ennemies de Dieu et des hommes et qui sont les instigatrices de lois abominables et d’exactions ayant pour but la destruction des grâces messianiques ; elles sont objectivement aux ordres de Lucifer.

25 février 2013

BENOÎT : UN PAPE ESCHATOLOGIQUE

Classé dans : ACTES PETRINIENS — domanova @ 19 h 46 min

BENOIT XVI

 BENOÎT : UN PAPE ESCHATOLOGIQUE dans ACTES PETRINIENS benoi-xvi-2

LE PAPE ESCHATOLOGIQUE !

Le renoncement de Benoît XVI a surpris l’Église et le monde ; les médias, revenus de leur étonnement, essayèrent de minimiser ce pontificat comme à son début avec la même malhonnêteté et en appelèrent à une ère nouvelle de progrès dans l’Église, invitant tout ce qui comptent de progressistes et d’anti-catholiques à exprimer leur docte point de vue, comme Lenoir.

Il était difficile d’ignorer la lucidité et le courage de ce Pape, riche d’un solide bon sens. Voici qu’un homme au sommet de son pouvoir moral et spirituel accomplit l’esprit de pauvreté dans une grande perfection ; peu d’hommes parviennent à cette hauteur.

Il se retire dans le silence, dans la présence de Dieu, au cœur de feu de la Miséricorde ; il sera le suppliant pour l’humanité qu’il a si bien servie : « Dieu m’a demandé de me consacrer à la prière et à la méditation. », ce dimanche, angélus du 24/02/2013.

Des catholiques, des frères d’autres églises instituées et des justes non-chrétiens furent parcourus d’une crainte, car ils soupçonnèrent dans leur cœur que cette décision se chargeait des puissances eschatologiques. Elle n’est pas anecdotique, elle est majeure et ne se renouvellera pas.

Benoît XVI convoque l’Église militante au carrefour de sa conscience morale et spirituelle ; un carrefour en prise avec le Monde Nouveau à venir, si proche. Ce geste est dans la ligne droite et la logique du Second Saint Concile du Vatican1.

Il a mis un terme aux dérives lancinantes de l’application du concile, et malheur à ceux qui n’ont pas voulu le suivre. Il a délivré les bonnes armes nécessaires à la guerre spirituelle maintenant ouverte ; guerre eschatologique. Il y est parvenu en défonçant les portes infernales qui empêchaient les puissances intellectuelles de s’exprimer. Son discours à l’université de Ratisbonne est la marque de son pontificat, il fut libérateur et exigeant, car l’intellectuel est au service de la vérité.

Ce pape réaffirmera l’importance et le respect inconditionnel de la liturgie ; il souhaitera que le Peuple de Dieu reste à sa place et le célébrant à la sienne. Il est illicite que les laïcs s’approprient des gestes liturgiques qui n’appartiennent qu’au prêtre pas plus qu’il ne soit concevable que le prêtre laisse l’Eucharistie seule sur l’autel. La gloire de Dieu doit être célébrée exclusivement. Dieu est un Dieu jaloux ! Le laïc qui s’approprie les gestes du célébrant prend le risque d’une rupture de grâce qui favorise la rupture d’unité intérieure avec des répercutions possibles sur sa santé. Dans cette gestuelle usurpée s’insinue un sentiment d’égalité, un principe d’autorité égalitaire qui est un obstacle déterminant à la vie intérieure. Il faut se souvenir que cette pratique fut encouragée par les mouvements charismatiques, tous d’origine réformée, et empreints de sensibleries, soumis par la dictature des affects.

Il essayera de faire revenir la pratique traditionnelle de la réception du sacrement de l’Eucharistie qui, lorsqu’elle est reçue sur la main, est une transgression sacramentelle. « Il est à noter qu’à Rome, l’interdiction de la réception de l’Eucharistie sur la main est toujours en vigueur. »Rien dans l’histoire liturgique de l’Église ne justifie cette transgression dont les conséquences sont multiples, mais marquées par quatre effets majeurs :

  • difficultés à une vie de prière

  • atteinte métamorphique à l’unité de l’Église et à l’unité de l’humanité

  • influence majeure quant à la consommation de la Troisième Transgression (clonage reproductif humain)

  • affaissement des résistances morales et intellectuelles, multiplications des maux psychiques, enfoncement dans l’infra-humain avec un développement fulgurent des pratiques magiques, occultes jusqu’aux sacrifices humains et envoûtements ou maléfices2.

Sainte Mère Térésa de Calcutta, à la sortie de sa réception du prix Nobel de la paix, répondit à une question de journaliste  : « Quelle est la source principale du mal dans le monde ? » Elle répondit : «Que des chrétiens reçoivent la communion sacramentelle sur la main.»

Les fidèles ne sont pas coupables de cette transgression, ce sont les prêtres et les évêques qui font un abus d’autorité, employant celle-ci dans un dévoiement réfléchi et illicite ; il en est de même pour ceux qui interdisent à leurs fidèles de s’agenouiller, comme on a pu le voir en Angleterre. La distribution de la communion par les laïcs lors des messes n’est pas licite, elle procède du même esprit transgressif que pour la communion sur la main.

La beauté liturgique est une nécessité impérative, elle répond aux appétences légitimes de la vie spirituelle et contribue à l’intériorisation des mystères. Elle participe à la sociabilité de la personne, elle en est une grande pédagogue, mais il est évident que si les normes ne sont pas respectées à la lettre – ce qui exprime une désobéissance résolue ou au mieux une inconcevable ignorance – ses fruits sont moindres ou nuls quand ils ne sont pas radicalement inversés.

Benoît XVI a porté son attention à sa mission première, l’unité de l’Église, il y travailla avec générosité et une grande lucidité, posant un acte de bienveillance en enlevant l’excommunication des évêques ordonnés par Mgr Lefèbvre. Les responsables de la fraternité Saint Pie X s’y sont soustrait, échec dû à la charge de leur orgueil et leur manque d’espérance. Quant à l’Église orthodoxe Russe, il y a eu beaucoup d’avancées. On pourrait encore avoir des surprises d’ici le conclave. Elle jouera un grand rôle dans cette guerre, car en elle l’esprit de pauvreté s’est renouvelé dans le sang encore chaud des martyrs du communisme.

Ce pape dans sa charge ordinaire de docteur commun, au-delà de son immense intelligence, a maintenu la pureté doctrinale. Il est resté fidèle à son baptême, il a témoigné et enseigné avec constance et clarté la Vérité, il s’est gardé de l’adapter à l’esprit du monde. En agissant ainsi, il a veillé à ce que la Vérité demeure la substance de la Liberté sans corruption.

Benoît XVI en exposant avec force et humilité les fondements de la vie de l’Église, en nettoyant de ses scories idéologiques et autres immondices la signalétique pour le Peuple de Dieu, nous a donné matière à renforcer notre identité de catholiques, de fils de Dieu. Il a éclairé la voie qui remet notre relation, jailli du baptistère, dans l’amitié trinitaire avec Jésus-Christ. Ce Saint Pontife a tracé le chemin du renouvellement de la théologie de l’Alliance, a remis à sa place le christo-centrisme. En agissant ainsi, il aura repris l’intention initiale des Pères de l’Église qui était de réhabiliter la théologie et la pastorale de l’Alliance, théologie qui avait substantiellement nourri les premiers siècles de l’Église et continué de le faire pour nos frères orthodoxes et orientaux. Là où les Pères du concile ont échoué à cause de l’oppression idéologique, associant les tenants de l’évolutionnisme aux idéologues, le Pape, dans la trame de son discours de Ratisbonne, a montré la voie de la liberté de pensée renouvelée et fait exploser les portes infernales qui nous enserraient depuis le Siècle des Lumières au combien maléfique, malfaisant.

Il dépose entre les mains des fidèles le trésor restauré pour que nous pussions nous revêtir des armes pauliniennes sans complexe pour le combat, cette guerre spirituelle, eschatologique qui est ouverte…

Quelle est la nature et la cause de cette guerre ouverte ?

Benoît XVI, avant d’être élu pape, d’accepter la succession de Pierre, était en charge de la Doctrine de la Foi. A ce titre, lui revenait le suivi et le développement des grandes questions et défis que pose le monde surtout dans le champ vaste des applications des découvertes scientifiques associées à l’idéologie ambiante de cet humanisme hédoniste et eugéniste qui renforce les relativismes cartésiens tout en hypertrophiant l’individualisme.

Au sujet de la question de la science génétique et biogénétique, il subit de plein fouet les pressions aliénantes de ceux qui défendaient l’animation tardive et finit, dans des circonstances à étudier, par se soumettre à leurs arguments, en prenant partie pour eux, contre les défenseurs de l’animation immédiate.(Ce passage est inexact comme je l’ai corrigé dans ma vidéo.)

Il ne comprit que trop tard la catastrophe dans laquelle il avait été entraîné, trompé qu’il fut par la procession d’experts mal intentionnés et résolument associés aux politiques et sociétés occultes. Certains membres de la fondation Jérôme Lejeune sont responsables de cette pression et cachèrent leur opposition à l’animation immédiate, ce qui nous porte à penser que leur opposision à la loi de bioéthique n’étaient qu’apparences, car ils ne pouvaient ignorer les conséquences de leur intransigeance envers les défenseurs de l’animation immédiate et sur l’aggravation des perversions de cette loi. La fondation fut bien récompensé de son soutien par de généreuses subventions, ce qui lui permit de se développer en d’autres lieux en France. Elle fut un allié objectif de Matteï, ministre de la santé d’alors et père maudit de cette loi.

La position de la Congrégation de la Doctrine de la Foi contribua à paralyser l’autorité du Magistère ; le discours du Pape Jean-Paul II à l’Académie Pontificale pour la Vie n’eut pas l’écho qu’il méritait. En France, les tenants de l’animation tardive, veillèrent à le couvrir d’une chape de plomb, et l’entourage du Père Marie-Dominique Philippe alla jusqu’à s’en moquer ; à leur tête, il y avait et a toujours le Père Samuel Rouvillois.

Ceux qui s’opposèrent au projet de loi de bioéthique, et en comprirent la perversité, la dangerosité majeure, n’eurent pas l’appui de la Congrégation que dirigeait Ratzinger (Benoît XVI) et durent faire face à une opposition singulièrement agressive, allant de rétorsions disciplinaires abusives aux menaces de mort et tentatives d’assassinats – dont un incendie volontaire à base de deux bombes incendiaires au phosphore qui firent fondre un congélateur et un réfrigérateur). C’est un membre de la communauté Saint Jean (les Petits gris) qui, sur ordre de Mgr Seguy, entreprit de défendre l’animation immédiate et ce qui a permis de mettre au jour les vices cachés et effroyables de cette Loi de bioéthique ; c’est donc dans la plus parfaite obéissance à l’Eglise que cet éminent métaphysicien fit tout ce travail dans des conditions héroïques. Les conséquences néfastes de ces alliés objectifs à la Loi de bioéthique accrurent les difficultés à exposer les vices cachés de ce projet de loi, maintenant aggravés par la révision de 2011 et le projet de loi au Sénat voté le 4 décembre dernier ainsi que la loi pour le « Mariage pour tous ».

Pourquoi la guerre eschatologique est-elle ouverte ?

La « Troisième Transgression » annoncée par l’archange Gabriel au prophète Daniel est aujourd’hui consommée et ce, en France3 ; car derrière la formule abusive et mensongère de « clonage thérapeutique » se cache la réalité du « clonage reproductif humain ». L’actualité de cette pratique a été confirmée par le docteur en médecine et député Bernard Debré, frère de l’actuel Président du Conseil Constitutionnel, et récemment encore membre du Comité National d’Éthique. Il confirma la nouvelle lors de l’émission du vendredi 22 février 2013 sur la chaîne de télévision publique la Cinq. Donc les défenseurs de l’animation immédiate avaient hélas raison, la loi de bioéthique 2004 révisée 2011 est bien le cadre juridique qui permet impunément et malgré l’apparence de la loi de pratiquer le « clonage reproductif humain ». Leurs opposants, les tenants de l’animation tardive, qui ne pouvaient ignorer ce projet réel, dissimulé habilement dans le corps de la loi, sont des « collabos », ils sont associés à cette « Transgression » et connaîtront un sort identique quel que soit leur état de vie. Ils sont devenus des alliés objectifs de ceux qui, par cette loi, continuent le projet consistant au renversement et à la destruction des grâces messianiques dont a tant besoin l’humanité.

Pourquoi s’agit-il de la « Troisième Transgression »? Parce que l’homme fou d’orgueil intervient à l’instant même où Dieu Créateur se tient réellement en personne présent en l’homme pour créer l’âme qui va produire l’animation. La création de l’âme se fait à l’instant où se constitue le génome, c’est-à-dire juste après l’union fécondante des 23 chromosomes du papa et de la maman et que s’unissent et se fondent les deux ADN contenant l’héritage génétique des ascendants pour n’en former qu’un. C’est ce que désigne en hébreu archaïque le terme de : « shiqoutsim meshomèm ».Il s’agit de l’agression contre Dieu dans son Acte Pur de Création faite dans l’homme, car la constitution du génome produit ipso facto l’homme dans toute sa puissance de développement. Le législateur a veillé à ce qu’un cadre juridique, subtilement dissimulé, permette l’intervention de l’homme en vue du « clonage reproductif humain » dans la période précise de quatre jours, distance temporelle entre l’instant où se forme le génome et se constitue l’embryon. (voir photos)

Le but de cette « Troisième Transgression », au-delà d’une avancée médicale et thérapeutique douteuses, et au vu des acteurs qui la voulurent, s’avèrent bien de contribuer au renversement et à la mise en échec des grâces messianique, combat dont je vous ai entretenu dans mes vidéos conférences portant titre « Vers le gouvernement mondial ».

Nous sommes bien en présence d’une guerre eschatologique annoncée par Benoît XVI récemment, en 2012, lors d’un repas avec des cardinaux : « Nous sommes en guerre spirituelle, nous connaissons notre ennemi, nous connaissons ses armes, ses objectifs, mais qu’avons-nous à craindre puisque nous sommes assis dans sa victoire. » Il ne fait aucun doute que le pape a pris la mesure des enjeux et du drame que représente la « Troisième Transgression 4», ce que confirme la rédaction d’une encyclique prête à la publication et dans laquelle il expose les faits et demande pardon au nom de l’Église. La question est : pourquoi n’est-elle pas encore publiée ?

Dans cette affaire, le rôle de certains membres de la Conférence Nationale des Évêques de France est immense, leur complicité active pour certains est établie pour d’autres, il s’agit d’un suivisme rassurant pour ne pas devoir s’affronter entre collègues, leurs responsabilités n’en sont pas moins graves et déterminantes.

Les effets progressifs et implacables sont,, pour nos dirigeants, de se retrouver dans la même situation d’aveugles et de sourds que fut celle de pharaon devant Moïse. Dieu leur retire son assistance ; quoiqu’ils fassent ils ne pourront pas éviter l’effondrement économique, spirituel, morale et sociétal du peuple de France, ce qui entraînera l’ensemble des peuples5. C’est toute l’humanité qui pâtira de ses péchés…

La renonciation de Benoît XVI à sa mission de Pontife Universel s’éclaire d’un jour nouveau et d’une lumière tragique, mais également riche d’espérance. En déposant sa mission, il exprime sa connaissance que c’est maintenant le Christ-Jésus qui reprend la main sur L’Église, qu’il n’a plus les forces physiques pour assumer ce temps de début eschatologique… C’est pourquoi, il faut croire que sa décision n’est certainement pas anecdotique qu’elle se charge d’une dimension eschatologique aussi prenante que la mission d’un Moïse ou de celle de saint Pierre qui passa de pécheurs de poissons à pécheur d’hommes. Il est certain que les temps de la Miséricorde touchent à leur fin et que s’approchent ceux de la Justice. Il y a une fin à tout, comme tout ce qui est temporel, le scandale du péché lui aussi sera retiré du temps de l’homme afin que l’humanité se renouvelle, par l’action de Dieu le Père, et mérite le retour du Rédempteur, le Fils d’Homme venant sur la nuée.

La question qui s’impose aux chrétiens, surtout aux membres de l’Église et des églises instituées ainsi qu’aux justes et de se positionner face au Mal, aux esprits massivement mauvais que le monde génère. De quel côté allons-nous décider d’être ? Il n’y a pas de place pour une réponse aléatoire, il ne s’agit plus de s’asseoir entre deux chaises en se disant : « on ne sait jamais ! »

Grâce aux pontificats de Jean-Paul II et de Benoît XVI nous avons les armes pour affronter ces temps de purifications à nous de nous en saisir. Il y a une autre condition que j’appelle de mes vœux depuis longtemps, c’est de renouveler les solidarités spirituelles, morales, intellectuelles et matérielles en constituant de petites communautés informelles, ce que ne dit rien d’autre Benoît XVI. Serai-je entendu ?

Il faut se tenir informé, lire entre les lignes en s’appuyant sur l’enseignement des Pères de l’Église : il y aura assez rapidement un antipape. Il marchera avec l’Antéchrist. Le pouvoir sacramentel sera retiré. L’Église sera conduite au désert. Nous vivrons une période où seule la foi nous restera, alors dès maintenant veillons à la nourrir. Les événements qui nous touchent sont en fait riches d’une charge d’espérance inouïe pour ceux qui se veulent à côté de la Vierge Marie au pied de la Croix, ne nous trompons pas de lieu de rendez-vous avec le Christ, il ne se renouvellera pas.

1Dans 7 ans, on célébrera le 150e anniversaire d ela clôture du 1er saint concile du Vatican.

2On constate, depuis la réception de l’Eucharistie sur la main et sur plusieurs décennies, un développement, une intrusion des sciences occultes dans les milieux catholiques y compris pratiquants et ultras ainsi que leur égarement dans des sociétés dites de para-psychologies qui dissimulent des activités que le droit canon condamne.

3Certes, d’autres pays l’ont permis, mais en France la puissance de la loi en relation avec la mission divine de notre pays, rend toute loi plus emblématique et lui donne une résonance universelle, car l’infidélité provisoire de notre pays n’empêche pas celle de Dieu de persévérer.

4Clonage humain et Abomination de la Désolation. Synthèse : Si l’agression contre l’innocence et la dignité humaine (tri embryonnaire, congélation après Fivete, après diagnostic prénatal, ou pré- implantatoire, avortements, stérilets, pilules abortives, recherche destructive d’embryons) blessent indirectement la présence continuelle de Dieu (CESHE Pdf)… … elle vient ici se muer en agression directe contre la Présence vivante de Dieu et en abomination dans le Sanctuaire de la vie. Une libéralisation légalisée du clonage humain quelle que soit sa fin est caractéristique de cette agression contre l’Arbre de la vie et rend la Collectivité humaine toute entière solidaire de cette abomination transcendantale… (Institut Nazareth)

5Bientôt, les dernières monarchies tomberont ; elles ne sont plus utiles puisqu’elles auront permis d’atteindre les objectifs, qu’ont-elles encore à voir avec la foi chrétienne ?

22 février 2013

LE LEGISLATEUR FACE AUX SCIENCES DE LA VIE

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 20 h 48 min

 

LE LÉGISLATEUR FACE AUX SCIENCES DE LA VIE

LE LEGISLATEUR FACE AUX SCIENCES DE LA VIE dans LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU genome1-300x167

GENOME : ce petit d’homme en devenir

État des lieux sur le clonage

et

la recherche sur l’embryon humain

dans le droit français…

par

Van Elder

(Toutes les notes de bas de page sont du rédacteur en chef)

Avertissement

Le texte que notre ami et collaborateur vous présente est une synthèse de l’évolution de la Loi concernant toutes les sciences en rapport avec la génétique et la biogénétique. Vous comprendrez à quel point le législateur nous trompe en dissimulant son intention réelle. Vous constaterez de quelle manière le législateur se joue de la sémantique ainsi que le subtile jeu manœuvrier des dispositions dérogatoires. Vous découvrirez, en vérité, que le législateur respecte peu les principes fondateurs de la démocratie et jusqu’où s’égare l’homme orgueilleux et sans Dieu.

Cet article est un exposé sur la manière dont sont expliquées ces lois en veillant à ce que le peuple n’en comprenne que le superficiel ; cet article sera suivi d’un second qui explicitera l’intention cachée du législateur dans les détails. (P.C. Aubrit St Pol rédacteur En chef)

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. ≫+

+++

L‘interrogation sur l’intégrité de l’homme face à l’atteinte médicale de sa personne se posait sensiblement dans les mêmes termes, avant les possibilités de manipulation du génome animal et humain. Il était important de respecter l’ordre naturel dans la conception de l’enfant ; cela passait par le respect de l’acte procréateur lui-même, afin d’éviter le risque de pollution de la descendance par des interventions extérieures dont on ne connaissait pas exactement la porté, et qui auraient pu perturber l’hérédité.

C‘est en se fondant sur le Lévitique : ≪ Vous ne devez pas avoir de relation avec une bête, cela vous rendrait impur, de même aucune femme ne doit s’accoupler à un animal, c’est de la perversion ≫, que les actes de bestialités furent châtiés au même titre que la sodomie jusqu’à la fin du VIIIe siècle sous le même vocable de ≪ bougrerie ≫. Le Moyen-âge ne pensait pas que ces actes pouvaient faire naître des chimères, mi-homme mi-animaux, mais les interdisait par respect du droit naturel et du statut de co-créateur de l’homme1.

Il faudra la révolution de 1789, et ses penseurs des Lumières pour donner naissance à la tentation de la manipulation génétique, en germe dans les écrits de Mirabeau, qu’il faut citer in extenso, tant ils sont révélateurs de la perversion de ce courant de pensée : ≪ La seule maniéré d’assiéger la nature qui puisse lui arracher une partie de son secret, serait d’étudier les produits de la bestialité en les soumettant a l’éducation. Ainsi pourrait-on tracer, d’après lui, la ligne de démarcation entre l’homme et la bête, et, de plus, trouverait-on le moyen de perfectionner physiquement l’espèce humaine par des croisements : ≪ Quoi de plus beau dans les êtres animes que la forme du centaure?… ≫ Et il regrettait que Buffon ne nous ait pas conservé ses expériences sur les mélanges des hommes et des bêtes2.

Ce n’est qu’au début du XXe siècle, avec la redécouverte des travaux de Mendel (1822-1888) et les travaux de Morgan (1866-1945) sur des drosophiles, dont la reproduction est très rapide, que l’on commence à comprendre que l’hérédité est due à la transmission de particules appelées gènes, disposés de maniéré linéaire sur les chromosomes. Ces connaissances permettent d’envisager l’insémination artificielle, et à nouveau la tentation de la transgression est la plus forte.

Le docteur Ilya Ivanov, spécialiste de l’insémination artificielle chez les animaux domestiques, a montré que l’on pouvait féconder plusieurs centaines de juments avec le sperme d’un seul étalon. Dans son institut soviétique, il a réalisé de nombreux hybrides, entre un zèbre et une ânesse (le zébron), entre une vache et une antilope, entre un bison d’Europe et une vache… Il voudra créer un hybride entre l’homme et le chimpanzé ; il décide de passer à l’action en 1926, poussé par l’évolutionnisme qui identifie l’homme à l’animal. Il s’adresse à l’Institut Pasteur, qui possédé une animalerie à Kindia en Guinée. Le directeur Émile Roux accepte de lui fournir quelques singes. Reste, pour Ivanov, à convaincre l’administration soviétique de financer son projet. Nikolai Petrovich Gorbunov, directeur du département des institutions scientifiques, lui fait verser 10 000 dollars américains, somme considérable à l’époque. Si Ivanov parvient à ses fins, il pense que ce sera une façon de plus d’affirmer la supériorité de la science soviétique. L’insémination des femelles par du sperme humain ne donne rien3.

En 1929, Ivanov a l’autorisation d’inséminer cinq femmes qui se portent volontaires. Mais le protecteur d’Ivanov est victime d’une des purges staliniennes. Le biologiste est arrête à son tour le 13 décembre 1930 sans avoir mène à bien l’expérience.

Les premières dispositions législatives concernant la

recherche et l’expérimentation génétique :

A l’époque aucun législateur ne songe à interdire ce type d’expérimentation s’inscrivant dans le cadre du matérialisme philosophique, pour lequel l’homme est un primate supérieur. C’est en 1931, en Allemagne, qu’ont été promulgués les premiers règlements concernant les innovations thérapeutiques et l’expérimentation humaine.

Selon ces textes, la condition sine qua non pour ces essais cliniques reposait sur le ≪ consentement des sujets traités, après qu’ils aient été informes≫ des procédures et des objectifs de l’expérimentation.

Des médecins allemands furent accusés plus tard de crimes de guerre en raison de leur comportement vis-a-vis de détenus pour avoir délibérément violé ces principes humanitaires. Ils furent condamnés par le tribunal de Nuremberg parce qu’ils avaient transgresse ces règles fondamentales constituant la norme déontologique appelée par la suite code de Nuremberg (août 1947) qui ne faisait finalement que reprendre les lois allemandes.

La constitution française, dans son préambule du 27 octobre 1946 déclare, au lendemain de la victoire :

Article 1 : ≪ Tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance possède des droits inaliénables et sacres. ≫

Article 10 : ≪ La nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. ≫

Article 11 : ≪ Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la sante, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs…. ≫

Ces articles serviront de point d’appui a des recours en inconstitutionnalité de la loi bioéthique de 1994, mais en vain.

Une quinzaine d’années plus tard, on apprendra qu’aux États-Unis des protocoles d’expérimentation sur l’homme en milieu hospitalier n’ont pas respecté la règle du libre consentement des patients ! Lors des procès intentés aux médecins fautifs, il est apparu que les critères fixés par le code de Nuremberg étaient trop généraux, et pas assez précis, et qu’il s’ensuivait des difficultés d’application de tels critères aux médecins américains que l’on devait juger. Cela a amené l’Association médicale mondiale à mettre au point des règles applicables à la pratique médicale courante. Trois principes fondamentaux prévalaient à leur rédaction : respect du patient, souci de justice, intention de bienfaisance. Ces règles, édictées à Helsinki en 1964 furent encore amendées en 1975 à Tokyo, puis à Vienne en 1983. Elles répondaient en effet à un besoin impératif : celui du développement de la médecine scientifique, très précocement dans le monde anglo-saxon, plus tardivement en Europe continentale.

Mais ces normes s’attachaient à l’expérimentation sur l’homme, et non sur la manipulation génétique.

Dans les années 1950, est mise en évidence la nature chimique des gènes, ainsi que la structure moléculaire de l’ADN. En 1965, découverte des enzymes de restriction confirmée en 1973 par Paul Berg et ses collaborateurs.

Ces protéines capables de découper et recoller précisément l’ADN, donnent aux chercheurs les outils qui leur manquaient pour établir une cartographie du génome.

Elle ouvre aussi la voie à la transgenèse, qui permet d’intervenir in vitro sur des portions d’ ADN et donc des gènes.

encore la dérive était en puissance.

La naissance du premier bébé éprouvette en 1982, puis les naissances issues d’embryons congelés vont précipiter les choses, et lancer une grande interrogation sur la bioéthique. Ce travail ne sera concrétiser qu’en 1988 ou le rapport BRAIBANT révèle l’insuffisance du droit positif face aux progrès de la science médicale.

Pourtant les textes protégeant la personne humaine existaient dans nos codes4.

L’article 6 du Code civil établissait l’exigence de ≪ l’ordre public et des bonnes mœurs ≫. L’article 1128 du code civil disposait que ≪ le corps humain n’étant pas dans le commerce, il ne peut faire l’objet d’une convention » (interdiction des mères porteuse par la Cour de Cassation, en 1991 sous ce motif.)

Curieusement, l’article premier de la loi VEIL du 17 janvier 1975 pose un principe pour mieux l’enfreindre : ≪ La loi garantie le respect de tout être humain des le commencement de la vie ≫ ouvrant la boite de pandore en ces termes : ≪ il ne saurait être porte atteinte a ce principe qu’en cas de nécessité5≫.

La première loi Bioéthique est en germe dans cet article, le curseur de la nécessité pouvant être placé selon les souhaits du législateur.

De même, la loi du 20 décembre 1988 sur les essais, études ou expérimentations organisés et pratiqués sur l’être humain en vue du développement des connaissances biologiques ou médicales, pouvait parfaitement s’appliquer à l’embryon, celui-ci étant reconnu par la loi de 75 comme un être humain. Or, cette loi prévoyait que les recherches biomédicales sans finalité thérapeutique directe ne devaient comporter aucun risque prévisible sérieux pour la sante des personnes qui s’y prêtent.

Et crée un article L 209-2 du Code de la Sante Publique disposant : ≪ Aucune recherche biomédicale ne peut être effectuée sur l’être humain :

- si elle ne se fonde pas sur le dernier état des connaissances scientifiques et sur une expérimentation pré-clinique suffisante ;

- si le risque prévisible encouru par les personnes qui se prêtent a la recherche est hors de proportion avec le bénéfice escompté pour ces personnes ou l’intérêt de cette recherche ;

- si elle ne vise pas à étendre la connaissance scientifique de l’entre humain et les moyens susceptibles d’améliorer sa condition. ≫

C’est la possibilité du diagnostic préimplantatoire d’embryon qui sera à l’origine des premières véritables lois bioéthiques. Le rapport LENOIR 1991 (aux frontières de la vie) est remis à Michel ROCARD puis le rapport BIOULAC en 92 sur la Bioéthique est rédige.

L’année 93 est riche en rebondissements :

Destruction d’une trentaine d’embryons dans un laboratoire parisien, les américains déclarent la faisabilité du clonage expérimental d’embryons humains, le tribunal de Toulouse refuse la restitution d’embryons congelés a une veuve, mais le CNE se déclare favorable a l’implantation d’embryons chez une femme dont le conjoint est décédé, le rapport MATTEI est remis en novembre à Édouard BALLADUR.

Les lois de 94 vont alors voir le jour. La loi n° 94-548 du 1er juillet 1994 relative au traitement des données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la sante et modifiant la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés la loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain, la loi n° 94-654 du 29 juillet 1994 relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal.

D’aucun auraient préféré qu’il n’y en eu pas, expliquant que la possibilité d’un diagnostic préimplantatoire d’embryon ne posait aucun problèmes puisque ce diagnostic était possible in utero, pouvant même donner la possibilité d’un avortement. Mais dès cet instant la vraie question était posée : l’embryon, dès la fécondation, doit-il être considéré comme une personne humaine6?

Des 1984, le comité national d’éthique (Le Comité consultatif national d’éthique a été crée par décret du 23 février 1983, suite aux Assises nationales de la Recherche de 1982 initiées par Jean-Pierre Chevènement et Philippe Lazar, alors directeur de l’INSERM. Relevant auparavant de la loi du 29 juillet 1994, il est désormais inscrit dans la loi du 6 août 2004. Sa mission est de ≪ donner des avis sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevées par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la sante ≫) et répond par une formule ambiguë, qui sera la marque de ce comité7: ≪ L’embryon doit être reconnu comme une personne humaine potentielle8≫.

Quoiqu’il en soit de cette formule, elle n’empêchera pas la promulgation de la loi du 27 janvier 1993 (date anniversaire de la loi VEIL) qui reconnaît : ≪ le droit des femmes à accéder à la contraception et à l’avortement ≫ article L 162-15-1 du code de SP. Cette évolution cruciale interdit dorénavant la position de ceux qui considèrent l’embryon comme une personne humaine des la conception9.

Les lois de 1994 quant à elles, établissent que :

- Les techniques de PMA ne sont accessibles qu’aux couples en âge de procréer.

- Le diagnostic préimplantatoire, n’est possible que si les antécédents du couple font craindre une forte probabilité de maladie génétique.

- L’expérimentation sur l’embryon est interdite, mais des études à finalité médicale ne portant pas atteinte à son intégrité sont permises. Avec l’accord des parents.

- Le sort des embryons surnuméraires n’est pas règle par cette loi, qui repousse l’échéance à son réexamen. Néanmoins, la destruction des embryons surnuméraires crées avant cette loi est possible, s’ils ne font pas l’objet de projet parental.

- Enfin, le comité national d’éthique, préside par JP Changeux, connu pour son matérialiste militant, et assurant que l’homme est dirigé par la chimie du cerveau, sans aucune place pour une dimension spirituelle, acquiert plus que sa simple légitimité réglementaire. Sa saisine et son fonctionnement seront précises dans un décret en Conseil d’État.

- Le dernier point de la loi (destruction des embryons surnuméraire), va faire l’objet d’une saisine du conseil constitutionnel.

Certains députés estiment, en effet, que l’article 10 et 11 de la constitution sont violes par cette destruction, qui rompt l’égalité entre les embryons conçus avant la loi et qui seront détruits et ceux conçus après la loi qui seront conserves.

Par sa décision du 27 juillet 1994 le conseil estimera qu’en ≪ l’état des connaissances et des techniquesil ne peut pas apprécier la décision du parlement, qui a estimé que le principe du respect de tout être humain dès le commencement de la vie ne leur était pas applicable, qu’il a par suite nécessairement considéré que le principe d’égalité n’était pas non plus applicable a ces embryons.

La loi de 94 portait en elle ses exigences de modifications dans les cinq ans, afin notamment de régler le problème des embryons surnuméraires.

La révision est finalement intervenue par la loi n° 2004-800 du 6 août 2004 relative à la bioéthique.

Les principales dispositions de la loi 2004 sont les suivantes :

Le clonage, reproductif ou thérapeutique, est interdit.

La recherche sur l’embryon et les cellules embryonnaires est en principe interdite.

Par dérogation, les recherches peuvent être autorisées sur l’embryon et les cellules embryonnaires, pour une période limitée a cinq ans si « elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs ».

Ces points sont traités par les articles 25 et 26 qui portent sur la recherche sur l’embryon et les cellules souches, ils interdisent la recherche sur l’embryon humain tout en l’autorisant à titre exceptionnel pour une période limitée à 5 ans, lorsque l’homme et la femme qui forment le couple à l’origine de l’embryon y consentent.

Le décret d’application datant du 27 mai 1997 dispose dans son Art. R.152-8-1. :

Une étude sur des embryons humains in vitro, prévue a titre exceptionnel par l’article L. 152-8, ne peut être entreprise que si elle poursuit l’une des finalités suivantes :

1er : Présenter un avantage direct pour l’embryon concerne, notamment en vue d’accroître les chances de réussite de son implantation ;

2eme : Contribuer à l’amélioration des techniques d’assistance médicale à la procréation, notamment par le développement des connaissances sur la physiologie et la pathologie de la reproduction humaine.

Aucune étude ne peut être entreprise si elle a pour objet ou risque d’avoir pour effet de modifier le patrimoine génétique de l’embryon, ou est susceptible d’altérer ses capacités de développement. Les actes accomplis dans le cadre du diagnostic biologique effectue à partir de cellules prélevées sur l’embryon in vitro, tel que prévu a l’article L. 162-17, ne constituent pas des études au sens de la présente section.

Une Agence de la biomédecine est créée. La Loi confère le statut d’autorité indépendante au Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la sante (Journal officiel de la République française, n°182, 7 août 2004).

La loi de bioéthique sera réexaminée par le Parlement dans un délai de cinq ans.

Cette loi de 2004 ne modifie pas les éléments importants de la loi de 94. Pourtant elle croit bon de modifier l’article 16 du code civil :

Article 16-13 : Nul ne peut faire l’objet de discriminations en raison de ses caractéristiques génétiques.

L’avortement thérapeutique est pourtant un avortement choisit sur des critères génétiques. Cette discrimination n’est pourtant pas considérée comme visée par l’article 16-13 du Code civil.

Mais la loi de 2004 va surtout pérenniser les interdictions morales essentielles. Soit :

- L’interdiction du clonage reproductif défini comme une intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée (article 21) modifiant l’article 16-4 du code civil et ainsi rédige :

- ≪ Nul ne peut porter atteinte à l’intégrité de l’espèce humaine.

- Toute pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est interdite.

- Est interdite toute intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique a une autre personne vivante ou décédée.

- Sans préjudice des recherches tendant à la prévention et au traitement des maladies génétiques, aucune transformation ne peut être apportée aux caractères génétiques dans le but de modifier la descendance de la personne.

- La qualification du clonage reproductif et de l’eugénisme comme ≪ crime contre l’espèce humaine ≫ et à la fixation des sanctions applicables aux infractions en matière d’éthique biomédicale, dont le délit de clonage à des fins thérapeutiques ou de recherche (articles 28 et 29) créant l’article 214-1 :

Le fait de mettre en œuvre une pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est puni de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d’amende.

Article 214-2 : ≪ Le fait de procéder à une intervention ayant pour but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée est puni de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 Euros d’amende ≫.

Article 511-1 : ≪ Est puni de dix ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende le fait de se prêter à un prélèvement de cellules ou de gamètes, dans le but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne, vivante ou décédée. ≫.

Article 511-16 : ≪ Le fait d’obtenir des embryons humains sans respecter les conditions prévues aux articles L. 2141-5 et L. 2141-6 du code de la sante publique est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

Article 511-17 : ≪ Le fait de procéder a la conception in vitro ou a la constitution par clonage d’embryons humains à des fins industrielles ou commerciales est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

Article 511-18 : ≪ Le fait de procéder à la conception in vitro ou a la constitution par clonage d’embryons humains à des fins de recherche est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

l’Article 511-1-2 : ≪ Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait, par don, promesse, menace, ordre, abus d’autorité ou de pouvoir, de provoquer autrui à se prêter à un prélèvement de cellules ou de gamètes, dans le but de faire naître un enfant génétiquement identique à une autre personne vivante ou décédée.

Est punie des mêmes peines la propagande ou la publicité, quel qu’en soit le mode, en faveur de l’eugénisme ou du clonage reproductif.≫.

Pour la recherche sur l’embryon, la loi sera plus ambiguë. Elle crée en effet un article L2151-5 qui pose le principe : ≪ La recherche sur l’embryon humain est interdite.

Mais également une dérogation : ≪ A titre exceptionnel, lorsque l’homme et la femme qui forment le couple y consentent, des études ne portant pas atteinte à l’embryon peuvent être autorisées sous resserve du respect des conditions posées aux quatrième, cinquième, sixième et septième alinéas.

Ainsi qu’une dérogation de la dérogation :

Par dérogation au premier alinéa, et pour une période limitée à cinq ans à compter de la publication du décret en Conseil d’État prévu à l’article L. 2151-8, les recherches peuvent être autorisées sur l’embryon et les cellules embryonnaires lorsqu’elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs et à la condition de ne pouvoir être poursuivies par une méthode alternative d’efficacité comparable, en l’état des connaissances scientifiques. Les recherches dont les protocoles ont été autorises dans ce délai de cinq ans et qui n’ont pu être menées à leur terme dans le cadre dudit protocole peuvent néanmoins être poursuivies dans le respect des conditions du présent article, notamment en ce qui concerne leur régime d’autorisation.

Le décret du 6 février 2006 va venir encadrer ces dérogations :

Art. R. 2151-1. – Sont notamment susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs, au sens de l’article L. 2151-5, les recherches sur l’embryon et les cellules embryonnaires poursuivant une visée thérapeutique pour le traitement de maladies particulièrement graves ou incurables, ainsi que le traitement des affections de l’embryon ou du fœtus.

Notons l’emploi du ≪ notamment ≫, qui ouvre un peu plus la porte de la manipulation. Car en fait tout dépendra de l’autorité de l’agence de Biomédecine :

Art. R. 2151-2. – Le directeur général de l’agence de la biomédecine peut autoriser un protocole de recherche sur l’embryon ou sur les cellules embryonnaires, après avis du conseil d’orientation, pour une durée déterminée qui ne peut excéder cinq ans.

Outre la vérification des conditions fixées a l’article L. 2151-5, l’agence de la biomédecine s’assure de la faisabilité du protocole et de la pérennité de l’organisme et de l’équipe de recherche. …

Dans la logique des lois de Bioéthiques, le président Sarkozy a installe, le 15 avril 2008, le ≪Comité de réflexion sur le préambule de la Constitution≫. Préside bien entendu par l’incontournable Simone VEIL, ce groupe de réflexion a été charge ≪ d’étudier si et dans quelle mesure, les droits fondamentaux reconnus par le préambule de la Constitution doivent être complétés par des principes nouveaux ≫.

Lors de l’installation de ce Comité, le Président de la République s’est interroge : ≪Y a-t-il des principes directeurs sur lesquels il conviendrait de fonder, au-delà de l’évolution des techniques, notre approche des problèmes lies a la bioéthique ?≫.

En décembre 2008, après 138 pages de rapport reprenant les poncifs de la pensée franc-maçonne, le comité déclare, après avoir touche ses indemnités de plusieurs centaines de milliers d’euros : ≪ Le comité n’a pas recommande pas (sic) que le Préambule soit modifie. Cette position revêt une signification profonde….

L’explication est claire : le principe qui devait être inscrit était le principe de dignité. Mais dans la mesure ou il affirme la valeur inaliénable de la personne humaine, cela aurait pu poser un problème au regard de la loi de bioéthique. Le professeur Axel KAHN, entendu par le comité estimait en effet que : ≪ Si la notion de dignité renvoie à celle de protection de la vie, comment fera-t-on pour la recherche sur les cellules souches embryonnaires aujourd’hui autorisées en France ?≫ L’entente Veil-Kahn fera le reste…

Dans son rapport sur l’évaluation de l’application de la loi du 6 août 2004, qui débouchera sur la révision de 2011, MM. Alain CLAEYS et Jean-Sébastien VIALATTE vont chercher à engager le parlement vers la levé des interdits pesant sur la recherche sur l’embryon.

Le rapport rappelle que l’embryon n’est pas considéré par le législateur comme une personne, mais comme une ≪ chose sacrée ≫ bénéficiant d’une protection objective. Mais il dit aussitôt qu’il n’a aucune existence juridique autonome en dehors de la personne de la femme, ou de la volonté du couple pour les embryons in utero10.

Le rapport s’appuie sur la communauté scientifique et sur les entreprises du médicament (LEEM Recherche) représentée par Bernard LEMOINE qui critique la complexité et l’exigence du régime dérogatoire de la loi de 2004 qui entraîne un manque de visibilité pour les (investisseurs étrangers !!!) : ≪ Aujourd’hui, en termes de compétitivité et d’attractivité sur le territoire français, nous ne rassemblons pas les conditions optimales pour mener ces recherches.

Et le professeur HURIET et KAHN de surenchérir : ≪ Cette recherche doit être autorisée parce qu’il n’y a pas d’argument moral important pour l’interdire et que, même si l’on crée des cellules ayant nombre de propriétés des cellules souches embryonnaires, l’étude des maladies du développement humain aux premiers âges de la vie fait partie d’une recherche biologique et médicale totalement et complètement légitime ≫.

Et les rapporteur de préciser : ≪ Pour la plupart des chercheurs comme pour les rapporteurs, les recherches sur les cellules souches se fertilisent mutuellement : sans les recherches sur les CESh, celles très prometteuses sur les cellules souches adultes n’auraient pas été possibles.

Remarquons que l’acronyme signifiant Cellules Souches Embryonnaire humaines, permet de dédramatiser la situation, et de la banaliser. La même technique de communication a été utilisée avec l’IVG.

Le rapport conclu en demandant la levée du moratoire revu dans la loi actuelle, sur la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines, estimant que c’est la l’un des enjeux majeurs de la révision de la loi.

Pour les rapporteurs comme pour la plupart des personnalités entendues, la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines doit être autorisée et encadrée. Ce rapport n’aura pas sur les députes l’effet escompté.

En effet, La loi de bioéthique n° 2011-814 du 7 juillet 2011, aboutissement de la clause de révision inscrite dans la loi de 2004, limitera les innovations qui ne porteront que sur les points suivants :

- autorisation du don croise d’organes intervenant en cas d’incompatibilité entre proches.

- une nouvelle définition des modalités et les critères permettant d’autoriser les techniques d’assistance médicale a la procréation et d’encadrer leur amélioration. Ainsi la congélation ovocytaire ultra rapide (ou vitrification) devrait être autorisée.

Un amendement adopté lors du débat en première lecture au Sénat modifiait le régime des recherches sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires en les soumettant à un régime d’autorisation réglementée. L’Assemblée Nationale a rétabli un régime d’interdiction pour ces recherches, avec possibilité de quelques dérogations. Les députes ont également refuse une disposition adoptée par le Sénat qui permettait aux femmes homosexuelles de recourir à l’assistance médicale à la procréation. L’Assemblée nationale a adopté un amendement rejetant l’ouverture d’une possibilité « d’accès à l’identité du donneur pour les personnes issues d’un don de gamètes » prévue par le texte du projet de loi initial.

La loi de 2011 reprend donc les grands principes :

- La conception in vitro d’embryon ou la constitution par clonage

d’embryon humain à des fins de recherche est interdite.

- La création d’embryons transgéniques ou chimériques est interdite.

- La recherche sur l’embryon humain, les cellules souches embryonnaires et les lignées de cellules souches est interdite.

- Par dérogation au I, la recherche est autorisée à certaines conditions. Conditions qui resteront particulièrement restrictives.

- Enfin, les recherches alternatives a celles sur l’embryon humain et conformes a l’éthique doivent être favorisées.

- C’est cette restriction qui va être attaquée par la loi modificative présentée au Sénat en décembre 2012, proposant la modification de l’article L. 2151-5 du code de la sante publique qui serait ainsi rédige : ≪ Art. L. 2151-5. – I. – Aucune recherche sur l’embryon humain ni sur les cellules souches embryonnaires ne peut être entreprise sans autorisation. Un protocole de recherche conduit sur un embryon humain ou sur des cellules souches embryonnaires issues d’un embryon humain ne peut être autorisé que si :

1° La pertinence scientifique de la recherche est établie ;

2° La recherche s’inscrit dans une finalité médicale ;

3° Il est impossible, en l’état des connaissances scientifiques, de mener une recherche similaire sans recourir à des cellules souches embryonnaires ou à des embryons ;

4° Le projet et les conditions de mise en œuvre du protocole respectent les principes éthiques relatifs à la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires.

Cette nouvelle rédaction ouvre alors une nouvelle ère sur l’expérimentation portant sur l’embryon humain. Les arguments en sa faveur sont souvent confondants de faiblesse. Ainsi M. Alain Houpert dira : ≪ La science est l’art du doute, quand la technique est la certitude. Détruire les embryons surnuméraires est un acte technique. Conduire sur eux une recherche, c’est agir en faveur de la vie.(Applaudissements à gauche et sur certains bancs centristes et UMP)

Cela est digne des loges créées pour les plus basses œuvres, les loges d’incultes obéissants. Ou encore : ≪ Le groupe socialiste n’ignore pas que ce débat technique se double d’un débat éthique, mais il appartient au législateur de mettre à disposition des chercheurs le cadre légal qui leur permettra de mener à bien leurs travaux. Ces travaux ne peuvent porter que sur des embryons surnuméraires, voues à la destruction. Ce texte respecte la dignité de la personne humaine et le principe d’interdiction de toute marchandisation. Il faut distinguer entre la recherche, qui doit être libre, et son usage, qui doit être réglementé.

Lorsque l’on sait que ces gens sont sénateurs, cela en dit long sur l’état de la France…..

Mais finalement, la vraie question que pose cette loi de 2011 est de déterminer la coïncidence entre l’activité de la recherche scientifique et les termes qu’elle utilise. Et ce notamment pour le clonage. Que signifie pour le chercheur : ≪ La constitution par clonage d’embryon humain ≫ et cela interdit-il toute manipulation sur l’ovocyte humain ? Au dire de certain, dont Monsieur MATTEI :

« Une cellule souche obtenue par un transfert nucléaire dans un ovocyte vide doit être considérée pour ce qu’elle est : une cellule. Je ne vois donc pas d’obstacle en ce qu’on en utilise à des fins médicales≫ position restée invariable (séance 2e lecture parlementaire du 11 déc. 2003)

Le 8 mars 2005, l’Assemblée générale des Nations unies a décidé d’interdire le clonage, même a des fins thérapeutiques. La « Déclaration des Nations unies sur le clonage des terse humains », non contraignante, a été adoptée avec 84 voix pour, 34 voix contre et 37 abstentions. Parmi les pays qui se sont opposes a cette déclaration se trouvent la France, le Royaume-Uni, la Norvège, l’Inde, le Japon, le Canada et la Chine.

Cette déclaration est ainsi rédigée :

a) Les États Membres sont invites a adopter toutes les mesures voulues pour protéger comme il convient la vie humaine dans l’application des sciences de la vie ;

b) Les États Membres sont invites a interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure ou elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine ;

c) Les États Membres sont invites en outre a adopter les mesures voulues pour interdire l’application des techniques de génie génétique qui pourrait aller à l’encontre de la dignité humaine ; …

Le refus d’accepter cette déclaration par la France est pour le moins suspect, et n’est pas de bon augure pour les futures lois de Bioéthique.

La réponse est sans doute dans le rapport de l’Assemblée sur l’application de la loi 2004 qui précise dans ses recommandations :

1- encourager la poursuite de la recherche fondamentale, sans privilégier telle ou telle approche. Toutes les voies de recherche doivent être explorées. Les travaux prometteurs sur les IPS ont pu être réalises grâce aux recherches menées sur les cellules souches embryonnaires,

2- autoriser, sous resserve de la disponibilité des ovocytes humains, la transposition nucléaire avec un dispositif rigoureux de contrôle par l’Agence de la biomédecine et une interdiction d’implantation,

3- débattre de l’autorisation de la transposition nucléaire inter espèces sous réserve d’interdire l’utilisation d’ovocytes humains et l’implantation du cybride, et de limiter le développement du cybride a 14 jours,

4- considérer les recherches sur les cellules souches humaines comme prioritaires et d’agir dans le cadre de l’ANR.

Les rapporteurs estiment utile et nécessaire de continuer leurs travaux d’évaluation sur les cellules souches, comme la loi leur en fait l’obligation. Cette partie du rapport ne constitue qu’une étape dans leur évaluation, des évolutions scientifiques et législatives étant à l’œuvre en Allemagne, et désormais aux États-Unis11≫.

La feuille de route est ainsi définie. Le problème n’est pas vers quoi l’on va, mais bien dans combien de temps arriveront nous à ce monde qui nous est promis. Car l’attitude des gouvernements successifs, ainsi que celle des autorités « d’éthique », consiste à avancer masqué. A faire voter des lois pour mieux les contourner, en avançant dans les brèches que le législateur se ménage. Cette vieille habitude est ancienne, et date de la révolution française, ou l’on proclame : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. »

Mais on écrit juste après : « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune ».

Ou encore : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses ».

Et d’ajouter : «  pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi ».

Le curseur de la liberté, de la dignité est donc tenu par le gouvernant, qui use de l’exemption comme bon lui semble.

De même pour la loi Veil, qui commence par revendiquer le respect de l’embryon, pour mieux le sacrifier dans l’ensemble de ses articles ; la loi Bioéthique revendique des principes en permettant de les contourner. Elle porte en elle le ver qui la ronge, et l’oblige à s’amender, se modifier en se dénaturant.

Cela fera l’objet d’un second article : « manipulation autour de la loi bioéthique »12.

1C’est l’exacte définition de la loi morale naturelle et du droit moral naturel.C’est à partir de ces concepts universels que l’humanité a bâti et organisé ses sociétés et défini les facteurs de sociabilité. C’est ce que le législateur veut détruire et que des sociétés occultes veulent renverser pour mieux atteindre les grâces messianiques.

2Ce texte témoigne de l’intention initiale de ceux qui ont voulu la révolution de 1789 – c’est à dire le renversement des ordres naturels – ; derrière le pseudo souci de justice et d’égalité, il y avait le projet d’atteindre les grâces messianiques de les rendre inopérantes dans l’humanité et d’obtenir en chacun de nous l’oubli même de Dieu.

3Selon les révélations d’Anne Catherine Emmerich et les travaux de théologiens, il semblerait que certains grands primates qui feraient l’objet de manipulations génétiques en vue de produire des chimères (greffe de semence animale avec la semence de l’homme) seraient eux aussi le résultat de manipulations dues à la collaboration entre l’homme et es anges-démons, rendues possibles par le biais d’une disposition génétique qui permet à toute vivant de s’adapter au climat, au terreau, à la nourriture.qu’on désigne sous l’appellation par : (évolution d’adaptation circonstancielles).

4C’est à cette occasion que sera posée la question de savoir à quel moment du génome ou de l’embryon l’humain devient homme, une personne et quel laps de temps entre la fécondation et l’accouchement ? Question fondamentale et métaphysique ! La question fut posée en entrefilet pour la Loi Veil (IVG), mais elle fut vite esquivée. Les milieux scientifiques et politiques dont (Élisabeth Guigou) auront la même attitude que ceux se rapportant à la théorie de l’évolution, ils refuseront de s’engager sur le terrain de la dispute métaphysique. Ils s’enfermeront dans un cadre idéologique continuateur des évolutionnistes qui considèrent l’homme comme un simple primate supérieur ; ils ignorent et rejettent l’idée de l’âme spirituelle. Le progrès de la science, au nom d’un meilleur bien être de l’homme, qu’ils ont bien de la peine à définir, justifie à leurs yeux la non intervention du législateur ou du moins sa complicité active ; c’est donc derrière ces faux justificatifs qu’ils dissimuleront leurs intentions qui doivent aboutir au clonage reproductif humain. Dans l’ombre de ces savants, dont certains leur sont acquis, se dissimulent des puissances occultes qui ne veulent qu’une chose, employer et dévoyer l’intelligence humaine pour la dresser contre Dieu et contribuer au renversement et à la destruction des grâces messianiques. Or, il faut bien le dire, car c’est-là une évidence tragique ; nous sommes dans l’exécution de la TROISIEME TRANSGRESSION, celle annoncée par l’archange Gabriel au prophète eschatologique Daniel. Un groupe de vigilants comprit très tôt les dangers que recouvraient les sciences concernant les domaines de la génétique et de la biogénétique et posèrent la question de l’animation immédiate, très vite, en s’appuyant sur saint Thomas d’Aquin et l’évolution des sciences de la vie, ils comprirent qu’ils pouvaient démontrer métaphysiquement que l’animation se produisait dès l’instant où le génome se formait comme l’enseigna le Pape Jean-Paul II lors de la cession de l’Académie Pontificale pour la Vie, en 1998. La démarche de ces vigilants fut très vite contrée par des théologiens, des philosophes couverts par l’autorité intellectuelle surfaite du Père Marie-Dominique Philippe qui, obsédé par la défense du concept de la personne qui lui semblait en danger à cause de l’idéologie communiste et le libéralisme politique et économique, refusera et interdira toutes recherches sur l’intellect agent dans son lien avec la « memoria dei » et sur l’animation immédiate ; à cause de l’influence conjointe aux manipulations du Père Samuel Rouvillois toutes disputes et recherches serons rendues impossibles. Le Père Samuel Rouvillois convaincra le Père M.D. Philippe de le soutenir afin de bloquer toute discussion au sein de l’Église, il empêchera tous les métaphysiciens catholiques d’aborder publiquement le problème ; cette opposition paralysera le Saint Siège, paralysie que tentera de dépasser Jean-Paul II, mais en vain. Les opposants, dont le Père Olivier Dinechain, membre du Comité d’éthique de l’Assemblée des évêques et du Comité d’Éthique National, affirmera lors des Semaines Sociales à Paris, « Que l’Église ne s’était pas décidée sur la réponse à cette question, évoquant deux courants l’un traditionaliste ou créationniste de l’animation immédiate, et l’autre de l’animation tardive » – manifestement sa préférence allait vers le second courant de « pensée » -, malgré les déclarations de Pie XII dans « Sui Generi » et celle de JPII, les tenants de l’animation tardive en viendront à ce moquer de JPII pour sa prise de position en 1998 et s’efforceront de la passer sous silence, n’hésitant pas à la déconsidérer publiquement lors de colloques. En effet, lors de ce même colloque, un intervenant qui ne déclina pas son identité dira sans rire, mais en se moquant de JPII ceci : « Je suis théologien catholique et je peux vous dire la misogynie de saint Thomas d’Aquin : par exemple , saint Thomas d’Aquin a dit que c’est au bout de quarante jours que Dieu crée une âme dans l’embryon d’un garçon et au bout de quatre-vingt-dix jours , deux fois plus de temps, pour une fille. Et Rome l’a déclaré Docteur de l’Église : c’est ça, la théologie ? Alors il vaut mieux que l’Église se taise, et le Pape, n’en parlons pas . » (Tout l’auditoire l’acclama !), il est vrai qu’aller dans le sens général de l’opinion publique est toujours récompensé (cet intervenant semblait appartenir à une société occulte. Les évolutions négatives du droit, du code de la Famille et du Code de la Santé Publique sont gravement imputables à ce courant progressiste ayant à leur tête le Père Samuel Rouvillois ; celui-ci entraînera des associations et fondations, au demeurant très utiles et importantes, dans cette opposition ; elles agiront sous une certaine contrainte et chantage orchestrés par des politiques qui achetèrent leur souple opposition de façade par des subventions conséquentes ; on ignore pas que certaines d’entre elles sont aux ordres des sociétés occultes. Le rejet de tout débat, qui persiste encore maintenant, a pour effet de n’avoir pu informer convenablement les politiques et scientifiques droits et honnêtes ce qui eut pour résultat de rendre effective la TROISIEME TRANSGRESSION. Les conséquences de celle-ci sur la société seront fatales : aggravation de la délinquance juvénile, développement de l’arbitraire, développement exponentiel des suicides, perte de crédibilité de l’État, des institutions et pouvoir légitimes.

5Nous voyons ici l’illustration de l’utilisation de la sémantique usage que nécessite l’intention de tromper le peuple en prévision de décrets dérogatoires et qui favoriseront le développement d’une pédagogie du mal et du mensonge en vue de faire accepter par le peuple comme normalité des droits qui ne le sont pas.

6Cf. note 4

7Cette instance consultative est là pour donner un revêtement de légitimité à ce qui ne saurait être légitime ; la question de la présence de représentants des Églises chrétiennes dans ce comité se pose puisqu’il fait de ses membres ipso facto des collaborateurs objectifs et subjectifs au sens le plus péjoratif qu’il puisse avoir.

8Cette sémantique prolonge et développe une approche relativiste des concepts de la dignité de l’homme et de la personne dans la substance idéologique des théories de l’évolution et des évolutionnismes, ce qui fait d’elles des actrices très actives dans tous les modes de révolution qui ont sévi dans le cours des temps modernes depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours.

9On mesure le tragique de ceux qui s’opposèrent à l’étude et à la démonstration de l’animation immédiate ; on peut se demander dans quelle mesure les plus acharnés ne sont pas des complices directes du drame qui vient de se constitué sous nos yeux, stupéfaits de tant de malices dans le cœur des hommes. Quelle immense tragédie et responsabilité pour notre hiérarchie et pour ces théologiens et philosophes pourvoyeurs de danses macabres. Il faut ici rendre un hommage pour ce grand évêque que fut Mgr Madec, décédé le jour où nous publiions l’article ayant pour titre « L’intention cachée de la loi du Mariage pour tous. » Cet évêque, du diocèse de Toulon-Draguignan, fut le seul à avoir soutenu le Père Patrick de Vergeron et tous ses collaborateurs pour la défense de l’animation immédiate ; il eut à faire face aux attaques aussi viles et mensongères de la Franc-maçonnerie locale dont son vicaire général était membre. Nous avons à présent un puissant intercesseur pour tous ceux qui mènent droitement le combat pour la vie. (Note de la rédaction)

10Cette disposition ouvre la porte à toutes les pratiques génétiques présentement encore interdites par le législateur ; ce que confirme l’intention ordonnée de la présente législature quant au « Mariage pour tous ». Ainsi, le sort des embryons surnuméraires en est jeté selon le dévolu des chercheurs et des pressions qui en amont ne manqueront pas de s’exercer sur les parents au nom de la recherche.

11Ce rapport nous conforte dans l’idée que l’intention ordonnée du législateur est bien d’arriver à la libération dans tous les domaines de la recherche biogénétique pour permettre d’atteindre la production du clonage humain ; ce qui ne saurait tarder sachant que, quoi qu’il soit à ce jour interdit, il est déjà expérimenté dans le silence clandestin des laboratoires avec la bienveillance d’un législateur complice des sociétés secrètes résolument antichrétiennes et donc anti-humaines.

12Ces manipulations des lois et l’usage d’une sémantique viciée ont pour seul but de faire admettre au peuple la légitimité du clonage reproductif humain qui se trouve maintenant être une réalité technique et qui se déroule dans un vide juridique d’intention entre le moment où le génome se constitue et qui est une personne et l’embryon, car nous le savons, et c’est philosophiquement démontrable, dès la constitution du génome – la fusion des 23 chromosomes du Papa et de la Maman font intervenir Dieu en personne, dans son Acte Pur de Créateur, et seul moment où Il est réellement présent, moment où Il introduit l’âme créée à l’instant et celle-ci fait alors immédiatement son office : elle anime : c’est alors une personne avec toutes ses potentialités.

 

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