Domanova

Blog du Journal de l'Alliance

20 janvier 2013

LES CHEVALIERS DE L’AUBE ou La Main du Pauvre

Classé dans : LE ROMAN FEUILLETON... — domanova @ 21 h 08 min


LE JOURNAL DE L’ALLIANCE

« Devant les difficultés de se faire connaître pour de jeunes auteurs, il m’est apparu nécessaire de renouer avec la tradition du roman feuilleton comme le firent les journaux du XIXe siècle jusqu’aux années soixante. En accord avec mon éditeur, je vais donc publier mon roman, chapitre après chapitre. Nous espérons que nos amis lecteurs trouveront des raisons pour nous soutenir en achetant nos œuvres. C’est un bon moyen pour aider les intellectuels et créateurs catholiques. » Le rédacteur en chef.

 

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

ROMAN

LES CHEVALIERS DE L'AUBE ou La Main du Pauvre dans LE ROMAN FEUILLETON... maquette2

Les Chevaliers de l’Aube

La Main du Pauvre

Copyright : Editions Résistance2

Dépôt légal : 2012

ISBN 978-2-9700794-1-5

(Toute reproduction strictement interdite)

A commander sur : Résitance21 et Amazon.fr

Et chez le réseau : Librairie Chapitre

 

La Création était encore dans l’espérance qu’elle portait ses

pépites d’or…

Adam et Eve recevaient au Carmel la parole et sa couronne…

De leur pas de grâce, ils marquaient la poussière qu’ils

rejoindraient par un choix tragique…

Dans le sang d’Abel, les anges de la compassion contemplaient

les éclats lumineux d’or qu’essaimait le manteau sacral de

l’Immaculée…

Et dans le crépuscule majestueux des astres salutaires, ils

jetèrent à poignées les pépites sur la terre ensanglantée…

Dans les creusets secrets des ombres béates, ils attendaient le

sourire de l’annonciade qui, à l’aurore d’une journée

consolante, ordonnerait leur levée…

Depuis ce jour béni, les voici, ils se lèvent dans l’agir du Soleil

et empêchent la femme, la mère d’être destituée…

Toute femme est une mère…

Toute épouse a sa maternité universelle…

Son sein berce l’écume des aubes sacrées…

 

 

Chapitre 1er

place-gambetta Catholique dans LE ROMAN FEUILLETON...

 

Le ciel de la Fidelissime, en ce dimanche d’octobre, est en berne, semblable aux jours de la semaine écoulée. Le vent des Espagnes triomphe des Albères. Il coiffe Perpignan de masses nuageuses qu’il pousse avec force. Elles l’arrosent sans relâche. De pâles rayons solaires narquois et cruels s’entrevoient en de rares intermittences. Le Perpignanais subit le supplice de la goutte d’eau. La Tramontane fait grève, il se murmure qu’elle serait syndiquée.

Le Catalan s’en plaint si elle souffle au-delà de trois jours, il soupire après elle au soir du premier jour de pluie. Il appelle la pluie par raison et bondit de joie aux premiers rayons du soleil.

Aujourd’hui, le ciel se cherche : averses, bourrasques, éclaircies. On n’ose pas le moindre pronostic, il serait inconvenant qu’il en soit autrement. La météo reste un des rares sujets de conversation sérieux avec le rugby. Elle rythme le travail de la terre et la circulation urbaine.

Le pont Joffre supporte les véhicules et résiste aux flots impétueux de la Têt. Il est humble et sage, costaud. Il n’a pas l’envol de son confrère, l’Arago à l’orgueilleuse vitesse, ni l’élégance aérienne du dernier construit. Mon pont n’a pas l’ambition d’atteindre la cime des arbres : il est plein de bon sens, généreux, solide, il fait son service. La Têt noie ses berges de son eau boueuse et charge le passage à gué de branches et de reliefs mornes des vacances achevées.

La Basse emporte les parterres floraux par son flot torrentueux. Faux-calme, ce cours d’eau bruit de toute sa colère. Les anciens s’inquiètent, le barrage de Vinça va-t-il tenir ? Ils se souviennent de l’inondation de mille neuf cent quarante.

La cathédrale Saint-Jean-le-Baptiste se vide de ses sanctifiés. Le peuple de Dieu profite de l’accalmie, s’attarde sur le parvis et s’étire sur la place en un ballet de nonchalance et de précipitation. Place Gambetta ! Il fallait bien le radical Bartissol pour faire la nique à la calotte en la rebaptisant du nom d’un athée anticlérical.

L’âme de ce peuple, attachant et impossible, est tombée des mains compromises des hommes et ce sont les femmes fortes qui s’en sont emparées. Ces filles de la Tramontane empêchent que « le Jardin de Marie », ne devienne la savane des onagres, des tigres à grandes dents et des rhinocéros soyeux…

Autour de la « fontaine-furoncle », les clochards débattent, indifférents aux intempéries. Ils s’y amassent en grappes de viande avachie, s’exposant à l’encan des bonnes volontés. Ils se passent le litron, discourent, s’inventent de fumeuses hypothèses éventées au premier mot. D’autres mendient la piécette nécessaire à leur ivresse. Certains se tiennent debout, effacés, la main simplement tendue. Dans leur regard s’écoulent leurs pleurs intérieurs, amers et brûlants, lavant et relavant leurs plaies enterrées. Quelques-uns saluent d’un tonitruant : « Bon dimanche messieurs-dames ! » Il y a les habitués et les vestiges égarés de la belle saison qui espèrent passer un hiver plus clément.

Les fidèles se saluent et déplorent ce temps impossible. Les plus âgés, entourés de leurs petits-enfants, se hâtent vers les boulangers-pâtissiers de la rue de La Barre ou ceux de la rue des Trois Journées. D’autres, plus clairsemés, commentent émerveillés les beautés retrouvées du sanctuaire grâce aux travaux de restauration en cours.

Le flot humain s’échappe, laissant derrière lui cette place sinistre. On l’abandonne à sa solitude feutrée, étouffante. C’est un rectangle fermé, chaudière l’été, chambre humide et glaciale l’hiver. Une place austère, sans charme, qu’un héroïque fleuriste tente d’égayer. Mais par un sort contraire, il fait face à l’entreprise de pompes-funèbres. Plus loin, une galerie d’art contemporain renforce cette désolation omniprésente accentuée par les vitres blindées et fumées d’une banque. La place a les traits d’une vieille prostituée qui n’offre plus que ses rhumatismes et ses tranyinyes[1].

A l’intérieur de la cathédrale, dans les clairs-obscurs entretenus par les flammèches qui animent les ombres des voûtes, des piliers et des statues, une silhouette se détache. Le sacristain, habitué à ce retardataire, ne s’impatiente pas, il le craint un peu, c’est un « donné ! » C’est ainsi qu’on le désigne, car la main de Dieu, dit-on, est sur lui.

C’est un atlante que cet orant ! C’est un caractère disent les braves gens. D’antiques traditions le nomment le « centenier », un veilleur d’éternité. On le dit ramasseur des sourires, il les guiderait pour qu’ils ruissellent en pluie d’or et d’argent sur les roses, les lys, les violettes et les marguerites qui tapissent le parvis du Sanctuaire Céleste, mais pas avant qu’ils ne soient tombés dans le sordide de l’humain. Sa présence sur le parvis, alors qu’il s’appuie contre la porte, amène les zonards du litron à corriger leur tenue. Il leur répond d’un aimable salut et eux se souviennent qu’ils sont des hommes. Deux nouveaux venus partagent leur divagation, mais, curieusement, ils attendent le donné à l’abri d’une porte cochère. Celui-ci se dirige vers eux d’un pas allant. Il les avait repérés et reconnus. On s’identifie entre frères d’une même espérance. Ils sont nazaréens, membres d’une fraternité religieuse vouée aux plus extrêmes nécessiteux. Il s’enquiert de leur situation et leur prodigue quelques biens. Il sait que l’Esprit-Saint inspire le renouvellement de l’accueil du pauvre à tous les grands tournants de l’histoire.

Les quelques paroissiens attardés sur le parvis, à son approche, se lancent à la dérobée des regards inquiets, craignant d’être grondés comme de sales gosses surpris par le maître d’école. Ils baissent la voix, feignent de l’ignorer. Ilsl’ont exclu de leur monde. Ils ne veulent rien avoir avec lui. On le regarde tout de même comme des mouches attirées par la lumière. Chacun l’a appris à ses dépens : le côtoyer un instant suffit à ne plus l’oublier.

Nombreux sont ceux qui regrettent l’avoir fréquenté, car malgré sa voix chaleureuse, aimable, séduisante, il n’a pas son pareil pour en briser le charme par le mot que l’on craint d’entendre depuis l’âge de raison. Ce mot anodin mais qui fracture le coffre des secrets interdits, celui qu’on n’ose pas même ouvrir sur le bord des abîmes ténébreux, dans les nuits noires. Il est des paquets qui encombrent dans l’au-delà. C’est le lot hérité, il charge les descendants des ombres blessantes comme autant de lames effilées, empoisonnées.

« Non, qu’il nous laisse à nos confortables angoisses, ne sont-elles pas nos secrets leviers pour nos moult prévarications. Nous ne voulons pas être réveillés ! » proclament leurs vies de mouches et de lombrics. Cet homme-là est le tonnerre de leurs âmes racornies qui, telles de vieilles haridelles, rechignent au dernier saut, pressentant qu’il leur faudra bien choisir entre deux éternités, posséder ou se déposséder.

On n’aime pas Daniel Coron, il n’est pas Catalan. Qu’est-il venu faire chez nous ? Que n’est-il resté dans son Nord ! Il a épousé une fille du pays, Marguerite-Marie Fixcoll qui lui a donné six enfants. Lui s’occupe de la maison, c’est elle qui travaille. On n’a jamais vu ça, un homme qui torche les enfants ! Il ne rapporte rien. Il n’a pas de plaque de cuivre. Il n’est rien. Oui, mais ce rien-là, pour ces ombres enfantines, pétries et apeurées par leur égoïsme, dérange et tourmente.

Marguerite-Marie est une fille bien-née, qu’avait-elle à épouser ce bon à rien ! Tout le monde se ligua contre ce mariage. Plus tard, Daniel et elle apprendraient que leur confesseur s’en était mêlé. Il avait incité certains de leurs amis à faire pression sur la parentèle pour empêcher leur union, jusqu’au jour même de la cérémonie. On n’épouse pas un homme sans situation ! Ce n’est pas conforme aux normes, ce n’est pas rassurant. Elle tint bon. Elle épousa l’homme de son cœur, l’homme de sa foi. Elle et lui savaient leur destin lié. Leur union était une grâce spécifique, une vocation, un non-sens social, un scandale, braves gens !

Il reprend sa marche. Son visage s’illumine. Il contemple les enfants dans leurs jeux… Il descend la rue Bartissol, puis le boulevard Wilson où ces enfants poursuivent leurs ébats joyeux. Ils jettent les feuilles mortes, d’autres jouent à la balle et quelques-uns discutent ferme au sujet de la dernière console. Les parents bavardent.

Il traverse leur groupe, les salue en silence, se contentant de soulever le rebord de son béret, mais eux, sans lui répondre et avec un regard de reproche, gênés de son salut, se fendent largement en deux groupes, craignant une subtile et imaginaire contamination.

Il ignore ce ballet pharisaïque, observe un garçonnet à la tignasse brune, au front volontaire, pas plus âgé de dix ans. Ce petit d’homme en arrêt, subjugué, admire le tableau qu’offrent les baraques à fleurs, plantées à l’abri des platanes de la Promenade.

Le vent anime cette parure végétale en une cascade rutilante de gemmes, les rouges sont des rubis, le feuillage ruissellement d’émeraudes, les roses opalines en pleurs, les callas rivières de diamants. Ces fleurs transcendent les pleurs des nuées en perles de nacre. Le contraste avec ce ciel de deuil, le sol goudronné parsemé de flaques dans lesquelles se reflètent les nuages en forme d’ours saisit le promeneur, l’entraîne en des contrées fantastiques.

Daniel n’avance plus : ne pas froisser l’éphémère ! La respiration du monde s’y suspend, instant d’innocence ! C’est Adam et Eve qui rendent grâce au matin du jour de la parole, alors que la Création attend, dans le silence des sacres éternels, son Prince et sa Princesse.

Malgré lui, poussé par une rafale, il s’engage sur le boulevard à l’instant même où un bolide, venant du quai Sadi Carnot, s’y élance. Daniel se retourne, s’interpose entre la voiture et l’enfant qu’il repousse violemment. Le véhicule s’arrête plus loin, un corps inerte glisse doucement du capot sur le macadam détrempé. Le ciel s’assombrit de nouveau.

Daniel Coron ne fera plus peur… Vivez tranquilles, rassurés, l’homme n’est plus. Sa parole ne cognera plus le mur de vos préjugés, de vos noires assurances. Les coffres ne s’ouvriront plus. Rendormez-vous braves gens, rendormez-vous ! Restez dans vos ombres confortables. (à suivre)


[1] Terme catalan désignant les toiles d’araignée.

19 janvier 2013

LA VIE DE SAINT BLAISE DE SEBASTE

Classé dans : LA VIE DES SAINTS - EGLISE GLORIEUSE — domanova @ 22 h 19 min

 

LE JOURNAL DE L’ALLIANCE

LA VIE de SAINT BLAISE de SÉBASTE

LA VIE DE SAINT BLAISE DE SEBASTE dans LA VIE DES SAINTS - EGLISE GLORIEUSE blaise-de-sebate

par

Eliane Olibé

 

Médecin et évêque, martyrisé sous Lucinius en Arménie en 316.

 

Histoire :                                                                                      

D’après les Actes de Saint Blaise, écrits en grec, il aurait étudié la philosophie dans sa jeunesse et choisit d’être médecin à  SÉBASTE en ARMÉNIE, sa ville natale. Il exerçait son art avec une capacité extraordinaire, et de la pitié.

A la mort de l’évêque, c’est par acclamation que tout le peuple le désigna comme successeur. Sa sainteté se manifesta rapidement par une foule de miracles :

-                Les gens venaient à lui pour soigner leur âme et leur corps.

-                Les animaux sauvages eux-mêmes venaient en troupeaux pour recevoir sa bénédiction.

D’après La Légende Dorée, Blaise alors évêque de Sébaste, pour échapper aux persécutions de Dioclétien, gagna une caverne où il vécut en ermite. Les oiseaux lui apportaient sa subsistance, et les animaux s’assemblaient autour de lui pour recevoir sa bénédiction ou pour être guéris lorsqu’ils étaient malades. Lors d’une partie de chasse, les soldats du gouverneur local tomberont sur cette grotte, et virent la foule des animaux autour de Blaise, mais ils n’en purent capturer aucun. Il obtint d’un loup, qu’il restituât un pourceau qu’il avait ravi à une pauvre veuve qui, par reconnaissance, le visita en prison lui apportant du pain et la tête de son pourceau, ainsi qu’une chandelle : ceci explique l’utilisation de chandelles dans le culte du saint.

En 316, Agricola, gouverneur de Cappadoce et de Petite Arménie, arriva à Sébaste sur ordre de l’empereur Licinius pour mettre à mort les chrétiens, il fit arrêter l’évêque. Alors qu’on le menait en prison, une mère mit à ses pieds son fils unique, qui était en train de mourir par étouffement d’une arrête qu’il avait avalée ; et l’enfant fut immédiatement guéri. Le gouverneur, incapable d’obtenir de Blaise son abjuration, le fit battre, déchirer sa chair avec des peignes en fer, puis ordonna qu’on le jetât dans l’étang,  Blaise fit un signe de croix, et la surface de l’étang devint solide, c’est alors que le gouverneur ordonna de le décapiter.

Lors de sa mort, le saint demanda à Dieu que quiconque l’invoquerait pour un mal de gorge ou une autre maladie fut exaucé, et cela lui fut accordé.

Iconographie :

Dans l’iconographie, on montre souvent Blaise avec les instruments de son martyre : les peignes de fer. La ressemblance de ces instruments de torture avec les peignes de laine a fait adopter le saint comme patron des cardeurs de laine en particulier et du commerce de la laine en général. Il peut aussi être représenté avec des bougies qui sont utilisées pour la bénédiction des gorges pendant le jour de sa fête qui tombe dans l’Eglise Occidentale le 3 février.

Le 3 février, fête du saint, il est de tradition en Italie septentrionale de manger un morceau de panettone[1] conservé depuis Noël, dans le but de protéger la gorge de tout mal.

Saint Blaise réputé pour avoir soigné les maux de gorge, est vénéré dans divers lieux de Normandie, où la coutume veut que l’on allume deux cierges bénits croisés sur la gorge du fidèle qui prie pour sa guérison.

L’église saint Eucaise à Metz (quartier Outre Seille) est chaque année le cadre du traditionnel pèlerinage de la Saint Blaise. Près de 4000 personnes y assistent, venant vénérer les reliques de Saint Blaise ; sorties exceptionnellement le jour de la fête de son martyr.

Plus de 10 000 petits pains briochés garnis de picots évoquant le martyre du saint sont bénits. Ces petits pains bénits sont réputés guérir ou protéger des maux de gorge.

Culte :

Son culte s’est étendu en Europe aux XIème et XIIème siècles. Effectivement, le concile d’Oxford de 1222 a défendu tout travail le jour de sa fête.

En Italie, il est connu sous le nom de San Baggio.

Dans les pays de langue espagnole, on le connaît sous le nom de San Blas.

Le culte de Saint Blaise est aussi pratiqué tous les ans en février dans le village de Thoard, dans les Alpes de Haute Provence dont il est le saint patron.

On croit, selon la tradition, que saint Blaise intercède dans les cas de maladies de la gorge, surtout quand les arrêtes de poisson y sont enfoncées.

La première référence que nous avons de lui figure dans les écrits d’Aetius Amidéus, qui invoque d’ailleurs son aide dans le traitement des objets enfoncés dans la gorge.

Au XIIème siècle, Jean Beleth indique que Blaise est invoqué pour les maux de dents et pour les maladies des animaux.

Blaise est le saint patron de la ville de Dubrovnick (connue sous le nom Sveti Vlaho) : on croit qu’il est apparut dans les airs en 971 afin de prévenir les habitants d’une attaque imminente des Vénitiens.

En Russie, sous le nom de saint Vlasij, il est le saint patron des troupeaux.

Il est le saint patron des :

Animaux, cardeurs, menuisiers, meuniers, tailleurs d’habits, tisserands

Saint Thaumaturge :

Reconnaissable aux deux cigares croisés qu’il tient en main ; on l’invoque contre les affections de gorge.

Dicton :

Si le jour de Saint Blaise est serein, beau temps pour le grain.


[1] Gâteau aux raisins et autres fruits secs d’Italie du Nord.

7 janvier 2013

DE L’INTERIORISATION DU MARIAGE CHRETIEN

Classé dans : THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE — domanova @ 21 h 31 min

 

DE L’INTÉRIORISATION DU MARIAGE CHRÉTIEN

Frère Elia Kosa

 

Introduction :

L’article, que vous propose le Fr. Elia Kosa, est inspiré des travaux du Père Serra. Il porte sur la grandeur du mariage de Marie et de Joseph. C’est en lui que se trouvent la largeur, la longueur et la hauteur de ce sacrement qui fut institué par Jésus-Christ dans l’intention de la Nouvelle Alliance.

L’institution naturelle du mariage, sa loi morale naturelle et son droit sont saisis et surélevés ; c’est le mariage chrétien qui donne toute la mesure au mariage de droit moral naturel. Remettre en question cette institution naturelle dans une intention qui n’a rien à voir avec la satisfaction que réclame une minorité d’homosexuels, c’est exprimer un profond mépris de l’homme, une incapacité à l’aimer. C’est un acte de nature extrêmement violente qui participe d’intention et de nature à la préparation de la guerre eschatologique. Nous sommes en présence de forces lucifériennes … P.C. A. St Pol, le rédacteur en chef.

« [...] Devenir parent, c’est accueillir une absolue nouveauté, dont pourtant vous êtes l’origine; c’est être capable de rencontrer une altérité qui n’est d’aucune manière étrangeté. C’est fou! C’est un don incomparable: aucun autre don n’a un tel prix. Oui, c’est quelque chose de très grand: la procréation. Et en même temps, il faut dire que nous sommes seulement des instruments. Un homme et une femme n’ont jamais donné une âme à un autre être humain. Ils ont le pouvoir d’appeler à la vie un enfant, mais pas tel enfant. C’est pourquoi il faut être vigilant, au plan philosophique. A la base, il y a une incompréhension. Ils ne comprennent pas que la vie est nécessairement dans l’ordre de la gratuité. On passe sous silence les plus important: un principe immortel commence d’exister. Nous sommes-là seulement pour lui offrir la médiation corporelle nécessaire. Les parents ne donnent pas la vie, ils la transmettent. Le point central, et en même temps le point commun de toutes ce déviations, c’est la négation du caractère indissoluble d’ l’unité entre les parents et les enfants. Le lien qui les unit n’est pas seulement biologique. C’est une relation ineffaçable entre des êtres immortels. Cette conviction fait partie de notre foi, elle est au cœur de notre raison de vivre. » (Citation extraite du livre du Père Alain Bandelier : « De l’admiration à l’adoration – conversation avec Norbert Tannhof » Éditions Bénédictines.


DE L'INTERIORISATION DU MARIAGE CHRETIEN dans THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE mariage-de-marie-et-joseph

Le mariage de Marie et de Joseph

La réflexion biblique sur le mariage virginal de Marie et Joseph doit partir non pas d’eux, mais de la personne de Jésus, Verbe incarné et messie divin. La nouveauté du Christ, qui ne peut se répéter, peut expliquer la nouveauté du mariage virginal de Marie et Joseph.

Le mariage de Marie et Joseph témoigne que l’alliance de Dieu avec son peuple se réalise dans l’histoire humaine, au rythme des générations. Quand Dieu a béni la descendance d’Abraham, il s’est engagé à ce qu’il ait une descendance selon la loi normale de la nature, de génération en génération, et l’évangéliste Matthieu donne la liste de ces générations (Mt 1,1-16).

En tant qu’une union virginale, le mariage de Marie et de Joseph témoigne aussi que l’histoire de l’Alliance atteint son sommet, son terme. Jésus ne se marie pas ni n’a de descendance. La situation de Jésus ouvre une compréhension nouvelle de la situation de Marie et de Joseph.

Leur virginité ne s’explique pas par le fait que le rapport sexuel aurait quelque chose d’impur comme un principe de contamination ; dans le dessein originel du Créateur tout est lumineux ! La raison profonde est dans la personne de Jésus.

Etre devenus mère et père d’un tel Fils signifie avoir expérimenté dans une pleine mesure et d’une manière qui ne peut se répéter, l’union avec Dieu qui est le but suprême de l’Alliance

Marie, après avoir accueilli en son sein le Fils de Dieu, ne pouvait désirer un «plus», un « mieux », un « encore », un « ensuite » dans d’autres enfants. Devenue demeure vivante du Verbe incarné, elle atteint le sommet de la perfection.

Déjà Philon d’Alexandrie avait eu une intuition analogue lorsqu’il commenta pourquoi Léa, après avoir enfanté Juda, son quatrième enfant, cessa d’enfanter (Gn 29,35) : la raison est la suivante : Juda signifie « louer Dieu », « il est l’esprit qui bénit Dieu, sans cesse attentif à élever en son honneur des chants de remerciement » [1], il est « le fruit parfait »[2].

Chanter des hymnes au Père de toutes choses est le fruit le meilleur et le plus accompli qui soit jamais sorti du sein d’une femme enceinte. C’est pourquoi Léa n’engendre plus, ayant atteint la limite de la perfection.[3]

Joseph, en vertu de sa mission paternelle, est lui aussi au contact avec la présence du Dieu fait chair d’une façon très étroite et exceptionnelle. Une proximité aussi unique et exceptionnelle avec la présence du Dieu de l’Alliance, qui est amour en lui-même, comble les exigences affectives de sa personne bien au delà d’un rapport conjugal avec Marie.

Jean Paul II écrit : « Joseph, obéissant à l’Esprit, retrouva justement en lui la source de l’amour, de son amour sponsale d’homme, et cet amour fut plus grand que celui auquel l’homme juste pouvait s’attendre à la mesure de son propre cœur humain.»[4]

Jésus est le fils unique de Marie et de Joseph, et ce miracle ne peut se répéter, l’union céleste de Marie et de Joseph est un acte qui empêche tout autre.

 


[1] Philon d’Alexandrie, De plantatione, 135

[2] Philon d’Alexandrie, De somniis I,37

[3] Philon d’Alexandrie, De plantatione, 135

[4] Jean Paul II Redemptoris Custos n°19

 

Bibliographie :

- A.SERRA, Myriam, fille de Sion, Médiaspaul, Paris,1999.

- A. SERRA, Giuseppe et Maria, l’uomo et la donna dei tempi nuovi, Theotokos, 1995 n° 3, pp. 333-363.

 

4 janvier 2013

LES IMPLICATIONS DESASTREUSES DISSIMULEES DU PROJET DE LOI : « Mariage pour tous »

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 10 h 58 min

 

 

 

Les Implications Désastreuses et Dissimulées du Projet de Loi :

« Mariage pour tous »

 

Quand une démocratie devient une dictature !

 

Voici un texte qui révèle ce que dissimulent d’intentions réelles les promoteurs de ce projet de loi. Son contenu est tel que, s’il devrait être voté, il enlèverait définitivement toute légitimité non seulement au pouvoir en place, mais également aux institutions de la Cinquième République. Tout citoyen aurait la légitimité de s’opposer à ce gouvernement en provocant de nouvelles élections. Nous sommes en présence d’une volonté idéologique négatrice de la patrie, négatrice de la loi morale naturelle, négatrice de l’homme dans toute sa dignité ; ce qu’aucune dictature des « Temps Modernes » n’a fait, la France de la Révolution de 1789 va le faire au nom de la démocratie, piétinant la seule institution que les révolutionnaires de 1789 ont maintenue de sain : le mariage civil. Si bien que, si cette loi devrait être votée, il serait alors légitime de ne plus contracter ce mariage civil avant le mariage religieux. Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

Résumé des 11 implications dissimulées, valables pour tous du projet de Loi sur le « Mariage pour tous » et passage imposé pour tous[1].

-1/ Nous passerions d’une filiation naturelle à une filiation du « genre » (« asexuée »), autrement dit, d’une filiation père–mère à une filiation indifférenciée.

Dans le Code Civil, des Transports, de la Santé, les actes de naissance, de mariage, de santé etc. des millions de parents (actuellement inscrits dans une bilinéarité structurante, complémentaire, épanouissante pour eux, leur union, leurs enfants) découvriront qu’ils doivent ne-plus-être-perçus comme père ou mère mais comme « parents-d’un-bloc » asexués, indifférenciés. La loi prévoit que les mots « père », « mère », « mari », « époux », « épouse » seront remplacés par ‘’parents » des centaines de fois dans tous les textes faisant loi qui s’appliquent dans toutes les procédures juridiques (50% de celles-ci concernent des affaires familiales ; déjà très délicates pour les juges : leur mission ne pourront plus être bien traitées)…

- Corollaire : Le projet de Loi (inspirée du relativisme[2]) impose, pour tous, le mépris de l’altérité, pourtant inscrite dans la loi naturelle, de l’homme et de la femme égaux en dignité, de leur complémentarité et de la différenciation sexuelle, psychique, et sociale. Elle sera discriminatoire, en cas de litige, pour les enfants et le parent biologique qui sera déchu de sa paternité ou maternité au profit du conjoint mono-sexué de l’autre parent (un enfant ne peut dans cette formulation légalement avoir plus de deux parents).

– 2/ «Actuellement, toutes les règles de procédure civile et juridiques sont soumises en matière de filiation et d’adoption à cette réalité naturelle : un enfant nait d’un père et d’une mère en âge de procréer.  Eh bien voilà : ce projet de loi induit une véritable déqualification parentale niant aux pères et mères leurs rôles respectifs selon leurs spécificités qui sont dissymétriques.[3]».

«La filiation naturelle se divise en deux branches (paternelle / maternelle) sauf à nier la nature et ne repose pas sur la seule vérité biologique…Elle repose sur trois piliers: charnel, affectif / psychique, symbolique / juridique (mariage, pacs, certificat de concubinage, adoption, PMA) «Le projet lui substitue une filiation indifférenciée faisant fi de la bisexualité des parents qui assure la cohérence du cadre légal du mariage actuel, et la filiation qui lui est intrinsèque.[4]»

« Si l’engendrement corporel n’est pas tout, il n’est pas rien.[5] »

«Les dégâts sur l’enfant sont considérables et s’il est adopté, il sera encore plus discriminé: surgiront une invasion de pathologies très graves, très difficiles à résoudre, risquant de se percuter tout son environnement familial et social.[6]»

- 3/- Nous passerions de parents (normaux) à parents hétérosexuels (dénomination inexacte pour les identifier par rapport aux dits «parents homosexuels» qui s’imposent comme norme de référence : génitalité et sexe sont constitutifs de la notion de parent). – Donc nos enfants ne seront plus identifiés dans les documents d’état civil par leur parenté mais par l’intimité sexuelle des parents. Un motif de multiplication de rejet, de présomption d’homophobie, de discrimination homosexuelle positive et négative? Par ex. un enfant à l’école se plaignant se ne pas avoir de « papa » sera passible du Juge !

4/ Nous passerions de la »parenté » (mot inadapté à des vies communes mono-sexuées) « biologique »([7]) à une « parentalité » «d’intention» : un projet de loi inscrivant cette nouvelle « parentalité » affaiblit la force du mariage et sa stabilité en donnant l’accès de cette institution à des couples indifférenciés et mono-sexués.

5/- Nous passerions de la parenté sociale fondée sur la parenté biologique en cas d’adoption à parentalité indifférenciée : pour le juge «la parenté adoptive doit être «une fiction crédible» représentant les vrais parents du point de vue social, encore plus en adoption par un célibataire, avec une place vacante/ouverte pour le parent manquant.[8]»

- 6/- Déchéance des liens du sang, devant s’effacer et se soumettre à la « volonté » des conjoints : pour donner accès au mariage et l’adoption aux conjoints unisexués ; la Loi s’ obligera à défaire ce qu’elle définissait comme famille en priorisant la « volonté de s’aimer » et le désir d’enfant : désir fugace prioritaire de la durée (car père et mère le restent toujours de leurs enfants quels que soient les accidents que la loi gère par ailleurs). Le sentiment provisoire efface l’engagement fondé sur une réalité familiale et sa fécondité, le déni de paternité[9]efface les fondements structurants de la famille – institution – (du latin debout. But : donner l’absolu à toute liberté sexuelle citoyenne.

Corollaire et Question :

A/ « Suffit-il d’avoir la « volonté » pour être père et mère? »

- B/ « Limitera-t-on le projet de filiation à deux personnes ? [10]»

 

 « Toutes ces dispositions devront s’appliquer à tous les couples (mot lié à la fécondité, laquelle ne se restreint pas à la fertilité charnelle qui lui est étroitement associée) pas seulement aux «conjoints» mono-sexués : rien ne pourra empêcher personne de revendiquer sa volonté d’être parent, cela accroitra les situations difficiles à résoudre de litiges familiaux déjà très douloureux.»

 

-C/ Autre question[11] : « Comment d’autres parents pourront-ils être parents « contre leur volonté » (en d’autres termes : les droits et devoirs du parent biologique seront relativisés aux dépends des enfants ; un des deux parents de l’union précédente sera dédouané - »éliminé ») ? »

-7/ Nous passerions d’une adoption plénière à l’adoption simple. Si la délégation d’autorité parentale est possible pour des conjoints unisexués, elle induira l’interruption de l’adoption internationale vers notre pays ( 2 adoptions sur 3 en France) mettant en souffrance plus de 20.000 parents/an en attente (ex. belge: 1 adoption/ 2 ans par des conjoints unisexués depuis que la loi les y autorise).

«Il s’agit d’une attaque contre l’adoption plénière[12] ce qui expose tous les enfants adoptés à des situations de risque accru [13] alors que la Loi a mission de mettre un enfant déjà fragilisé par la vie dans des situations de moindre risque (…) le besoin de père et mère stables pour des enfants qui n’ont pas d’identité biologique est encore plus essentiel pour leur éviter de lourdes pathologies»… De plus : «Qu’adviendra-t-il de l’enfant confronté à des séparations ultérieures ?[14]»

-8/ «Nous passerions à une ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) par souci d’égalité entre les sexes, et la gestation pour autrui (GPA), l’insémination avec donneur (IAD) à tous parents « d’intention » donc aux « parents » unisexués (qui font le choix de « vie commune… sachant que la durée de vie moyenne de cette vie commune est de 18 mois pour ceux-ci, 30 ans pour les mariés)[15]»

- Corollaire : «L’accès à la PMA dans le projet oblige à réviser la Loi Bioéthique, ce qui ne peut légalement se faire sans convocation d’Etats Généraux AVANT le vote.[16]»

-9/ Nous passerions du Droit de l’enfant au ’droit à l’enfant’ (qui se déduit de toute évidence de la loi substituant les parents d’intention aux parents père-et-mère : (l’enfant sera subordonné au désir du parent d’intention plutôt que d’être le fruit d’une altérité féconde ; c’est une attaque supplémentaire contre l’Enfant, après les lois sur l’IVG , la Bioéthique qui réduisent l’enfant à un objet (in)utile : bébé-médicament, objet de recherche pour la procréation artificielle, pour le clonage humain etc. A noter la convergence avec la légalisation en cours de la recherche sur l’embryon (synonyme de celle du clonage humain, « Crime contre l’Humanité »), renversement de la société humaine et civile.

Question : « Que fait-on le projet de Loi de la signature de la France a la Déclaration Internationale sur les Droits de l’Enfant et qui précise « l’Enfant a le droit d’avoir un père et une mère et à être éduqué par eux. »

-10/ Nous subirions une loi inutile aux regards des revendications du lobby LGBT notamment (au-delà de son coût et sa nocivité[17] pour les enfants et les familles les plus fragiles) : Inutile parce que les couples mono-sexuels bénéficient déjà d’un arsenal en matière fiscale, juridique, équivalent à ceux qui s’engagent dans le mariage ou le contrat PACS d’un homme et d’une femme y compris en matière d’autorité parentale (délégation partielle ou totale, partage) qui sauvent le lien entre l’enfant et le père ou la mère qui n’aura pas la garde partielle ou totale.

Il en ressort clairement une fragilisation accrue qui touchera d’abord massivement toutes les familles socialement précaires à cause de la pauvreté et de ses conséquences, du chômage, de l’insécurité, des litiges familiaux poussant à une fracture sociale plus profonde de la société.

-11/ Nous pâtirions d’une loi qui impose à tous le modèle d’une minorité. Pourtant, la situation de parents père-et-mère recouvre une situation distincte de conjoints ayant fait le choix de vie commune unisexuée : situations différentes que la Loi sait et doit traiter en les respectant, donc différemment. S’en suit que cette loi est une attaque fondamentale contre le mariage dans ses fondements. Le prétexte d’égalité cache donc l’imposition d’un nouveau principe (principe qui n’a rien à voir avec, la différence des sexes et leur égale dignité : « Le principe d’égalité impose de traiter de la même façon 2 situations identiques »

Question : « Alors, pour QUOI ? »

« Il n’y a pas de discrimination si les situations sont différentes » du fait aussi des rôles respectifs dissymétriques indispensables à la construction de l’enfant.[18]»

-Dernière escroquerie inavouable derrière ce projet : les revendications sous faux-prétexte de discrimination homophobe laquelle est d’ores et déjà actuellement résolue par la loi actuelle  : « Sans «défaire» le mariage, base naturelle et sociale de la famille, son esprit et sa constitutionalité, garantis continûment depuis la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, laquelle au moins put protéger tous les citoyens, les préservant de la destruction par l’autre, de la loi du plus fort, de la domination du plus faible et du plus fragile, de l’injustice.[19]»

- Sortie possible par une réflexion sur la loi, manifestation pour les valeurs de la République, et referendum ? : « Constitutionnellement, c’est possible… »

- Note concernant les outils juridiques : «Le Conseil Constitutionnel peut invalider la loi au regard de la Constitution (saisine par le Président, le 1er Ministre, ou par 60 députés ou sénateurs)

Pourraient être invoquées les déclarations du Conseil Constitutionnel comme celles-ci : « La différence de situation entre couples de même sexe ou non (peut) justifier une différence de traitement sur le droit de la famille. » (28-11-2011) « L’individu assure son développement par la famille (au sens entendu actuel).» «La nation doit favoriser ses conditions d’éducation de la famille.»

Sur la question de la liberté du mariage, il précise : « Le mariage est l’expression d’une liberté personnelle (non d’une intention de s’aimer) » (juillet 2011, réf art 2 Déclaration des Droits de l’Homme de 1789)

Pour ce qui relève de la question de l’enfant, de l’adoption, de la PMA en lien avec tout ce qui touche la Loi Bioéthique qui traite des questions de société[20].

Une entente parlementaire pour la famille réunit 170 élus.

Plus de 20.000 maires s’opposent au mariage civil proposé (95% des réponses, Ass. Maires Pour l’Enfance)

« Aidez nous dans la dynamique pour encourager les autres élus à nous rejoindre.[21]»


[1] (Non exhaustif : écrire vos observations à leshumanitaires@netcourrier.com)

[2] Le relativisme de la Loi ne va pas encore jusqu’à dire l’égalité 2=3, même si le lobby du « genre » réussit à introduire dans certains pays le droit au mariage de « triples » : est-ce donc un verrou justifiant l’institution ultérieure de toutes formes de polygamie, porte de la Charia ?

[3] Maitre Coralie Gaffinel, 13 novembre 2012

[4] Dr Lévi Soussan, pédopsychiatre, 13/11/2012

[5] Xavier Lacroix, théologien, membre du comité consultatif national d’éthique.

[6] Dr Lévi Soussan.

[7] Cf. note 2

[8] Dr Lévi Soussan.

[9]Conséquences visibles dans 6 pays qui autorisent le mariage et l’adoption par des conjoints mono sexués: ces liens montrent que le père/la mère ne le seront plus, au profit du conjoint de l’autre parent qui a constitué une famille rendue «crédible» selon le projet de loi…

http://enfantsjustice.wordpress.com/2012/11/06/les-chroniques-de-rorschach-un-enfant-de-4-ans-tue-pour-avoir-refuse-dappeller-la-compagne-de-sa-mere-lesbienne-papa/  

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/11/12/01016-20121112ARTFIG00386–l-etranger-les-accrocs-du-mariage-gay.php  

http://enfantsjustice.wordpress.com/2012/11/13/une-mere-se-voit-arracher-ses-2-garcons-au-profit-dun-couple-homoparental/  

Notes d’information rédigée par Vigilance-Clonage.

[10] Maître Coralie Gaffinel

[11] Idem

[13]En sus des avis experts, voir l’étude Regnerus (http://www.familleliberte.org/index.php#) : ses résultats alertent sur les risques imposés aux enfants exposés dans les cas de familles «décomposées» et plus gravement encore avec des parents lesbiens/homo-mâles : y compris le constat de 20 fois plus comparé aux cas de victimes dans les familles stables avec un père et une mère, d’enfants victimes d’attouchements sexuels par un des parents adultes.

[14] Dr Lévi Soussan

[15] Maître Coralie Gaffinel

[16][L1412-1Code de la Santé P.] [comme d’ailleurs et plus encore la légalisation de recherche sur l’embryon/ le clonage…]

[17] Cf. la note 13

[18] Dr Lévi Soussan

[19] (Cf blog d’Erwann Le Morhede, avocat: qui démasque point par point les arguments et revendications motivant soi-disant le projet de loi avancés par des bloggeurs, et les contredit par la réalité des textes actuels: http://www.koztoujours.fr/?p=14807#more-14807. Exemple : – Face à l’argument de discrimination lié à la reconnaissance d’autorité du compagnon dans un couple mono-sexué sur l’enfant de son conjoint, la loi actuelle dit sur la «délégation d’autorité parentale» art 377,alinéa1 « les juridictions saisies estiment toujours que la délégation est indispensable quand la mère, parent unique de l’enfant, veut constituer une famille avec sa partenaire» (JCl, fasc. 30, n°31).

[20] Guillaume Drago, Professeur Droit public ‘Université Panthéon-Assas Paris II, Neuilly 13 nov.

[21] J-Chr. Fromantin, député, le 13 nov. 2012

1 janvier 2013

L’AMERIQUE PRECOLOMBIENNE

Classé dans : Pré-Messianisme — domanova @ 19 h 46 min

 

L’AMERIQUE PRECOLOMBIENNE

Alain Poret

L'AMERIQUE PRECOLOMBIENNE dans Pré-Messianisme nd_guadalupe-146x300 

Les Mayas (2000 av. J.-C.-250 ap. J.-C.) dataient la création du monde en 3114 avant notre ère ; c’est une date mythique. Au XIe siècle avant notre ère, les Mayas installés dans le sud du Mexique, sont la plus ancienne civilisation connue à ce jour d’Amérique[1]. Leurs prêtres étaient astronomes. Dans les codex mayas de Paris, de Madrid et surtout dans celui de Dresde, les tables astronomiques occupent une place essentielle. Toute la vie des Mayas dépendait de leur science du ciel. Leurs immenses pyramides à degrés servaient à créer un lien entre le ciel et la terre.

On peut se demander par quel miracle les Mayas purent-ils découvrir les phases synodiques de la planète Vénus, ainsi que la durée exacte de l’année solaire (365, 242 jours) ; ce qui suppose des observatoires. Les prêtres mayas comme les Aztèques, utilisent un calendrier rituel de 260 jours, combiné à une année solaire de 360 jours, à laquelle ils ajoutent 5 jours intercalaires. Ce système calendaire [2]est commun à toutes les cultures en Méso-Amérique, dont la civilisation mère est celle des Olmèques (1500-400 av. J.-C.)

Vers 1200 avant notre ère, se dessine au Mexique et en Amérique centrale une aire culturelle, aujourd’hui dénommée Méso-Amérique. C’est le culte du soleil avec sa conception anthropique du cosmos et ses rythmes. La conception cyclique du temps permettait de calculer la « danse du monde ». Des traits communs à tous les peuples amérindiens ont persisté. Tous reconnaissent un dieu créateur, à l’origine de ce « Grand Tout », le « Grand Esprit ». Et tout témoigne d’une activité religieuse importante dès l’an 1000 av. J.-C. Le Popol-Vuh raconte la genèse du monde maya. Après avoir façonné la terre, les dieux conçurent les premiers hommes à partir de la glaise. Les Mayas croyaient à des créations successives qui auraient été victimes de déluges (Codex de Dresde). Rappelons  que ce sont les Toltèques qui léguèrent aux différents peuples d’Amérique centrale, les principes de la religion, de l’écriture et du calendrier. Enfin, en ce qui concerne l’Amérique du Sud, insistons sur le fait que la Vierge Marie[3] aura plus tard un rôle prépondérant en Amérique centrale et en Amérique latine.

 


[1] Il semblerait qu’on ait découvert sous les ruines d’une cité, surtout d’un temple Maya, une structure beaucoup plus ancienne ; celle-ci remettrait en cause la datation de la présence des Amérindiens et enfin, il a été établi des liens d’identité génétique entre certaines tribus d’Amérique du Nord et les populations de l’Ouest-européen. Le schéma proposé pour expliquer cette découverte repose malheureusement sur l’idéologie générale de l’évolutionnisme impliquant les bouleversements climatiques et géologiques…

[2] A propos d’actualité New-Age médiatisée, les anciens Mayas n’ont jamais annoncé d’évènements catastrophiques pour « la fin de leur calendrier »; ils n’ont jamais prédit « la fin du monde ». Donc pas de prophétie liée à 2012 ! Pas de connotation apocalyptique ! Autrement dit, selon la pensée maya, le temps s’écoule et se répète à l’infini. Toute fin est renouveau. En d’autres termes, la fin d’un monde calendaire est cyclique. Les Mayas avaient découvert le phénomène de précession du mouvement de la Terre (oscillation) sans aucun instrument de mesure.

[3] En 1531, à un paysan Amérindien, à Tepeyac, près de Mexico ; cette apparition est majeure, car l’image qui s’est miraculeusement imprégnée sur le tablier de ce paysan recèle des éléments en lien avec le grave problème de l’avortement : http://jesusmarie.free.fr/apparitions_guadalupe.html

 

31 décembre 2012

COMMUNIQUE DE Mgr ANDRE MARCEAU, évêque de Perpignan-Elne

Classé dans : VIE DE L'EGLISE ET PRIERES — domanova @ 8 h 41 min

 

COMMUNIQUE DE Mgr ANDRE MARCEAU, évêque de Perpignan-Elne dans VIE DE L'EGLISE ET PRIERES andre-marceau

 

 Communiqué de Mgr André Marceau, évêque de Perpignan-Elne :

Au cours de l’Assemblée des Evêques de France à Lourdes en novembre dernier, une parole a été délivrée par le Président de la Conférence épiscopale sur ce sujet (Discours d’ouverture le 3 novembre 2012). Dans une interview pour le journal L’Indépendant du 7 novembre 2012, je me suis exprimé. Il ne fait aucun doute pour moi que la gravité du débat, enfin lancé dans l’opinion, appelle qu’une mobilisation se poursuive. Madame la Garde des Sceaux parle de « nouveau modèle de société ». En prend-on vraiment la mesure ? Il n’est pas ici question de « bons sentiments ». Ce qui est en jeu, c’est tout simplement une redéfinition profonde de ce qu’est la fonction sociale du mariage et donc de la famille, fondée sur un couple homme-femme et ouvrant à filiation naturelle.

J’encourage donc une fois de plus les catholiques, qui sont encore, je l’espère, reconnus comme des citoyens à part entière, à se mobiliser. Certains déjà ont écrit de manière personnelle aux députés et sénateurs du département ou aux maires et autres élus. Continuez ! D’autres ont manifesté à Toulouse…

Le 13 janvier aura lieu à Paris une manifestation rassemblant des hommes et des femmes de toutes confessions religieuses, de toutes opinions ou convictions philosophiques ou politiques, des maires, des professionnels engagés dans l’éducation…etc. Tout citoyen a la liberté de « se manifester » pour faire part ainsi de son opinion. Descendre dans la rue doit se vivre dans le calme, le respect, la dignité. Il en va de la crédibilité de la démarche. Les attitudes provocatrices suscitent dans l’opinion des réactions inverses à l’adhésion souhaitée. Ainsi, « les catholiques ont le droit de témoigner de ce qui, dans la lumière de notre foi et selon la logique de la raison et du bon sens, leur semble essentiel pour le présent et l’avenir » (Cardinal André Vingt-Trois).

Pour notre département, des initiatives se font jour pour faciliter la participation au rassemblement du 13 janvier, je les encourage. Elles sont coordonnées par les Associations Familiales Catholiques.

Mais continuons à réfléchir… à nous informer et à en parler autour de nous dans le respect des personnes. N’oublions pas non plus que la prière est un lieu de discernement et d’intercession.

Perpignan, le 21 décembre 2012

+ André MARCEAU Evêque de Perpignan-Elne

Pour tous renseignements pratiques en vue de la manifestation contacter : les AFC66.blogpot.fr

30 décembre 2012

DE LA COPIE DE DIEU ET SON CHANGEMENT…

Classé dans : THEOLOGIE - RESPECT DE LA VIE - MORALE — domanova @ 18 h 13 min

 

DE LA COPIE DE DIEU

ET

SON CHANGEMENT

 

Alain Poret

 

La naissance est « Memoria Dei[1] » (St Augustin). Il y a ainsi présence de l’âme spirituelle dans le corps embryonnaire[2] : « L’âme n’existe pas avant le corps et le corps n’est pas formé avant l’âme, mais ils viennent simultanément à la vie[3] » (St Grégoire de Nysse). Il y a donc une capacité autonome de mémorisation individuée dans le zygote. Autrement dit, l’identification du zygote humain à une personne est une vérité assurée.

Comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ?

Dieu informe l’embryon de l’homme dans le ventre de sa mère : l’homme est informé par Dieu dans le sein maternel. Dès que l’ovule est fécondé par le spermatozoïde[4], sa vocation est déjà consignée dans le « livre de la vie ». L’image de Dieu se lit, en effet, à travers cette communion que l’homme et la femme constituent dès le début[5] : « Homme et femme, il les créa, il les bénit et leur donna le nom d’homme, le jour où ils furent créés« (Gn,5,1). C’est pourquoi, il n’est pas permis de considérer un embryon comme un simple objet ; nous sommes en présence d’un petit d’homme.

Pourquoi encore l’ovule énucléée du clonage humain ?

Pourquoi enfin supprimer le rapport entre générations: paternité, maternité et filiation ?

Le « séquençage du génome », la « sélection eugéniste » et la « brevetabilité du vivant », sans parler des « géno-dollards » inaccessibles aux pauvres insolvables du sud, n’est-ce pas un « crime contre l’humanité » ?

Avec les techniques de procréation médicalement assistée (PMA), on affronte déjà les paradoxes suivants : une grand-mère porte les enfants de sa fille ; une sœur prête son utérus à sa jumelle ; une veuve espère de la semence du mari récemment décédé ; une mère porteuse refuse de rendre le locataire de sa mère ; un embryon menace de disputer l’héritage d’un enfant naturel.

Pourquoi des gamètes anonymes voyageraient-ils à travers le monde en inaugurant des modes de parenté inconnus ? Comment résoudre l’inévitable question de l’origine de ces gamètes, qui circulent comme des marchandises, sans psychisme ?

C’est dire que le clonage humain introduit la création de matière première humaine. Avec son « bouturage humain », ses « transgéniques animaux », ce n’est plus de la science, mais du scientisme physicaliste (transgéniques et clonage). Après les « crimes contre l’humanité » tristement célèbres (camps d’extermination et goulags), voici poindre le crime contre l’Homme divinement humain par le Verbe devenu chair.

En voulant à tout prix « corriger la copie de Dieu », que devient alors le « battement de cœur de l’âme », où bat le « temps divin » ? Et que fera-t-on de « Femme, voici ton Fils, Homme voici ta Mère ? » (Jn)

Quant au Père (avec ou sans majuscule) il n’existera même plus…[6]


[1] La memoria dei est l’une des trois puissances ou agents qui forment l’être, le EST, le corps spirituel de st Paul.

[2] L’âme n’est pas une présence, elle est la cause directe de l’animation, de la vie ; elle est créée par Dieu, mais ce n’est pas Lui qui anime directement, c’est l’âme. Elle n’est donc pas une présence, mais elle est présente. L’intervention de Dieu Créateur, à l’instant de la formation du génome, est qu’Il crée le corps spirituel, le Est, et l’âme qui a pour unique mission d’animer la matière. L’animation est immédiate à la formation du génome ; il faut entre 20 mn à 24 heures pour former le génome cela dépend de la qualité d’union entre les époux, car tout se passe par le moyen de la grâce de sponsalité.

[3] C’est  l’âme qui informe la forme à la matière, morphogénèse, sans elle il n’y aurait pas d’animation et donc pas de forme.

[4] Il y a formation du génome. C’est une personne.

[5] Il s’agit de la grâce de sponsalité qui est essentielle à la procréation de l’enfant, il convient ici de conserver les distinctions, l’acte sexuel est ordonné à l’unité du couple hétérosexuel, tandis que l’amour entre les géniteurs est ordonné à la génération, malgré que ce soit l’union des corps qui permet la fécondation. C’est pourquoi, la fécondation in vitro est une abomination, car elle se fait indépendamment de l’amour, en dehors de la grâce de sponsalité.

[6] C’est une part pressentie des enfers  par les prophètes cyniques et blasphémateurs glaciaux que furent Valéry et Sartre.

26 décembre 2012

PRIERE D’UNE MAMAN

Classé dans : VIE DE L'EGLISE ET PRIERES — domanova @ 23 h 09 min

 

« Prière d’une Maman ! »

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NOTRE PÈRE

Notre Père, au cœur de l’Eglise et au cœur du monde, Tu m’as confié une mission unique. De toute éternité, Tu connais ma participation à ta volonté sainte sur la terre comme au ciel. Tu m’as confié des talents d’une manière unique parmi tous mes frères les hommes. Si je n’accomplissais pas cette volonté, jamais la participation que Tu me confies pour la venue de ton règne ne serait remplacée par aucun autre à ma place. C’est pour cela que je compte sur Toi, afin d’être fidèle à ma grâce, à toute ma grâce. Éclaire l’intelligence de mon cœur, afin que je découvre au jour le jour ta volonté : Qu’elle devienne comme un pain quotidien qui me fait vivre.  Je sais qu’en toi rien n’est impossible, pourvu qu’en ma faiblesse, Tu sois ma force. Pourvu que face au mal et au péché, Tu sois ma délivrance et ma victoire, afin de glorifier ton Nom. O Notre Père !

Cette prière me fut confiée par une maman, elle est le petit mot que j’offre à chacune d’entre vous mamans et futures mamans, vous souhaitant la Bienvenue en cette année 2013. Bienvenue dans la grande espérance qui se lève, celle d’un peuple au cœur de feu, qui s’attache à cette conviction si bien exprimée aujourd’hui par Benoît XVI : « La toute puissance de Dieu agit en nous aussi avec la force silencieuse de la vérité et de l’amour. La foi nous dit que le fracas des puissants sera éteint par la puissance sans défense de l’Enfant ». (Cité Vatican 19/12/2012)

Que l’enfant qui est en nous, fruit d’un père et d’une mère qui se sont rencontrés un jour, en écho à la joie trinitaire de Dieu Créateur, soit respecté… Offrant sa contribution à l’adulte que nous devenons vers notre pleine maturité dans la foi. (Fr.Elia Kosa)

 

23 décembre 2012

PETITE RECREATION PHILOSOPHIQUE

Classé dans : PHILOSOPHIE THOMISTE — domanova @ 20 h 40 min

 

MÉTAPHYSIQUE

Préface de Pierre-Charles Aubrit Saint Pol

Le traité de philosophie que le Père Nathan vous propose, quoiqu’un peu difficile, est un outil qui se veut à la portée du plus grand nombre sans tomber dans le simplisme.

Il y a peu, un de mes correspondants me tint un discours fidéiste aux couleurs d’Occam-le-Malfaisant[1]. Il me soutenait que la foi lui semblait plus importante que la philosophie, ce qui laissait sous-entendre qu’il ne lui paraissait pas utile de comprendre Dieu et donc, par ricochets, l’homme, ce à quoi il convint. Le discours de cet ami est malheureusement courant de nos jours dans les milieux catholiques dominés par le « christianiste » selon le mot de Rémy Brague ; il se dissimule devant l’impératif de la charité que l’on confond trop souvent avec l’aumône. On retrouve cette désastreuse déviance dans les milieux fondamentalistes et progressistes, notamment chez les charismatiques où sévit en plus la dominante des affects les plus dangereux.

Je vous invite à lire avec attention et persévérance cette « Petite récréation philosophique » ; vous comprendrez mieux l’importance de défendre la vie à son début et jusqu’à sa fin naturelle. Vous découvrirez une profondeur peu habituelle, insoupçonnée de l’homme et de l’œuvre de Dieu en nous.

Dans l’Eglise, des femmes et des hommes dévoués au Christ, prêtres, religieux ou laïcs s’exposent, dans une profonde soumission au Magistère, pour affronter, relever les défis produits par ce monde néo-païen, blasphémateur. Ils s’enfoncent dans une vie de prière et d’études et ne se manifestent au public que pour faire entendre, tel Jean le Baptiste, le « NON » qui touche, tant qu’il est en encore possible, la conscience de chacun d’entre nous. Ne les ignorez pas, car associés dans une communion d’espérance aux plus pauvres, ils maintiennent, avec la grâce de Dieu, la respiration de chacun, même pour celui qui a décidé radicalement de se détourner du Mendiant d’Amour. Ne vous lassez pas de vouloir comprendre l’acte de Dieu et l’acte de l’homme, car sans cet effort, pour ceux qui le peuvent, comment serions-nous les amis de Jésus ?

 

 

PETITE RÉCRÉATION PHILOSOPHIQUE

Père Nathan

 

La philosophie est une matière séduisante, elle favorise la curiosité intellectuelle et dynamise les appétences liées au désir de vérité et de compréhension de soi et de toute la création. Tout le monde peut comprendre quelles que soient ses dispositions.

Dans la théologie et la méditation, ce n’est pas pareil. Certains mystères spirituels, selon les demeures où vous êtes, ne peuvent être compris dans leur plénitude ; certes on peut les comprendre intellectuellement, mais on en reste là, car on ne peut entrer dans le mystère. On ne peut comprendre leur substance, on ne la pénètre ni ne la voit. Mais dans la philosophie, on comprend tout de suite quelles que puissent être ses aptitudes.

Il n’y a pas d’imbécile en métaphysique, parce que l’intelligence est crée par Dieu et elle est toujours elle-même ; le péché originel n’a jamais détruit l’intelligence pure, celle qu’on appelle l’intellect agent, elle est indestructible. Il s’agit ici de l’intellect agent, pas du mental, pas du cerveau. Si notre cerveau « chauffe », c’est parce que nous sommes paresseux ; nous avons mis des blocages, car nous n’aimons pas la vérité. Débloquer le cerveau pour pouvoir être intelligent avec son cerveau est possible[2] ; avoir accès lumineusement, dans le bon sens et de manière très facile, limpide, immédiate et pure, avec le bon sens de l’appréciation, du discernement et plonger dans la vérité tout entière et dans la lumière. Nous sommes des êtres de lumière, nous ne devrions jamais l’oublier[3].

La philosophie est quelque chose de merveilleux[4]. Elle a des bases et des sommets ; c’est dans ces deux extrêmes qu’elle est la plus facile. Les contours sont plus difficiles, car ils ne sont pas la Vérité tout entière, mais des chemins qui y mènent ; il faut donc toujours la prendre dans ses bases et ses sommets. Exemple : vous n’avez jamais vu de la matière pure se déplacer sous vos yeux, parce que vous la voyez se déplacer dans la nature, mais revêtue de l’intérieur par une forme ; la forme humaine. Si on touche son semblable, on touche une matière qui a forme humaine. On voit une matière spéciale se déplacer. On voit une mouche, une plante, un atome : c’est toujours de la matière, seule la forme change. Mais une matière pure, sans forme, toute seule, on ne peut pas la voir. Il n’y a que le Verbe de Dieu qui la voit sans forme. Quand Il se l’intègre et quand Il disparaît dans l’unité des deux, là commence le Bereshit [5] de la création. Cet exemple est du bon sens et tout le monde peut le comprendre. Ce qui est matériel en fait, ne l’est pas.  Il existe pourtant, si on ne le voit pas se déplacer, c’est que sa forme est intérieure. Voyons cet exemple : un être humain est une matière vivante, et la forme qui est intérieure à la matière qui fait que ce soit un être humain est l’âme. L’âme est la forme substantielle du corps. C’est du bon sens ! Nous ne sommes pas des éléphants. Il faut revenir à des choses simples, à la simplicité[6].

Si par exemple, je m’approche de mon interlocuteur et que je le touche, je me dis : « Tiens, il a du muscle, de la chaleur ; je le vois et il a une odeur, il vit » ; quant à dire  il existe c’est tout à fait différent. Je ne vois pas qu’il y a quelque chose, mais qu’il existe ; je touche l’existence d’un être de vie. A travers la vie et sa forme dans la matière, je sais qu’il y a un être : il existe. Ce n’est pas un simple vivant, c’est un être humain que je vois et touche ; je vois qu’il est un être de vie. On fait un jugement, cet être de vie existe. C’est différent de dire : « J’existe » et puis « Je vis ». D’ailleurs, quand je touche un cadavre, je peux faire un jugement d’existence sur la personne qu’il fut. C’est un cadavre : je dirai c’est un corps sans vie ? à travers ce corps sans vie,  je fais le jugement d’existence suivant : (mon ami) il existe. C’est ce que fait Marie au pied de la Croix. Elle touche le corps de Jésus qui n’est plus un être de vie, c’est de la matière inerte, mais elle voit que Jésus existe.

L’être et la vie sont très différents. Il nous arrive de dire : « Ah, mon existence est merveilleuse ! – Eh non, c’est ta vie qui est merveilleuse, même si tu souffres, la vie est merveilleuse. Je dis souvent : « Ma vie est merveilleuse » ou « ce que je vis est merveilleux » et encore « mon existence est merveilleuse », pour beaucoup, ces trois expressions sont pareilles, alors qu’il n’en est rien.  L’existence est radicalement opposée à la vie ainsi que l’être et la vie.

Quand Jésus dit : « Ceci est mon corps », il ne dit pas : « Je vous donne ma vie », il dit : »Je vous donne le est, l’existence de mon corps ». Il ne nous donne pas la vie, il est mort. Dans son existence, il y a sa vie, mais c’est le est qu’il nous donne. Il nous donne l’existence dans son existence à travers son corps : « Hoc est enim corpus meum » : le mot le plus important est « est »

Je touche le est  avec mon intelligence humaine, pas avec mon cerveau et je peux le faire en état embryonnaire neuf mois avant ma naissance, avant que mon cerveau ne soit formé. L’intelligence humaine peut entrer dans le est, mais King Kong ne le peut pas, parce qu’il n’a pas d’intellect agent. Nous descendons du est, nous sommes des êtres métaphysiques, nous ne sommes pas des êtres darwiniens.

Je vais arrêter de regarder ma vie et je vais regarder le est : ce sont deux choses différentes, comme le noir et le blanc. Aristote, le vieux païen, enseigne que celui qui n’a pas vu la différence infinie qu’il y a entre le est – l’être – et la vie, ne s’est jamais servi une seule fois de son intelligence. Il n’y a pourtant rien de plus simple que de voir la différence entre le est – je me touche et je vois que j’existe – et la vie ! L’existence, l’être, vient de Dieu, la vie vient de notre âme, et notre âme et Dieu ce n’est pas la même chose. Mon âme est source de vie. Il y a une différence entre le est et la vie, mais en plus la source de l’être et la source de la vie sont totalement différentes. Peut-on faire quelque chose de plus différent, de plus éloigné, de plus substantiellement distinct que l’Acte Pur qui se termine à l’existence – il nous crée – et l’âme ? « « J’ai découvert mon âme ! Mais c’est divin ! J’adore. » : il y a des gens qui pensent qu’ils adorent Dieu lorsqu’ils ont touché la source de leur vie qui est l’âme ; ils ne savent pas qu’en adorant leur âme, ils adorent eux-mêmes. Ils n’adorent pas leur Créateur.

Le drame du monde d’aujourd’hui est que nous avons confondu la source de l’être et la source de la vie : nous avons confondu Dieu et nous[7].

C’est très simple sur le plan concret. Vous fermez les yeux : « La vie pure qui est en vous vous remplit totalement, mais elle jaillit d’une source qui l’unifie ; c’est un centre, une source profonde qui est le principe de votre vie qui est votre âme, cette source n’est pas Dieu.

Si vous faites l’expérience de la proximité de la mort (NDE) ou si on vous injecte de la morphine pour alléger vos souffrances alors, en dessous de cette souffrance, vous trouverez les profondeurs toutes pures, joyeuses et pacifiques d’une lumière de compassion ; vous vous étonnerez de voir que tout le monde vous aime, que l’amour est partout. Mais c’est en fait votre vie qui découvre qu’elle est elle-même, tout à fait elle-même, même dans les sources du psychisme et du métapsychique de l’âme. En conséquence, vous échappez à la mort spirituelle, vous ne vivez plus spirituellement, métaphysiquement votre mort qu’on vous a volée ; elle ne vous appartient plus, elle appartient à la morphine. Ce n’est plus hélas une mort humaine, c’est une mort de l’âme. Ce n’est pas l’existence, ce n’est pas l’esprit qui se remet substantiellement entre les mains de Dieu. L’esprit rend l’âme et remet l’âme, mais si vous êtes sous morphine ce n’est plus possible ; on vous vole votre mort. C’est une ruse du Malin ; que ne ferait-on pour échapper à la croix ?

Rien, n’est en fait plus contraire à la dignité de l’homme, que les soins palliatifs. Le manque d’intelligence métaphysique nourrit une grande détresse dans le monde d’aujourd’hui ! Nous vivons et mourons comme des bêtes, c’est-à-dire avec l’âme : une mort bouddhiste[8] ! Dieu n’a rien à voir avec l’âme, même si c’est Lui qui l’a donnée.

Or, nous, nous donnons spirituellement, métaphysiquement notre vie et notre âme à Dieu par l’adoration ; à ce moment-là notre âme touche Dieu ; mais d’elle-même l’âme n’est pas en contact avec Dieu, elle est libre. C’est cette liberté qu’il faut toucher, liberté primordiale et finale. Nous sommes des êtres humains, spirituels, métaphysiques…

Peut-on le prouver ? Nous qui sommes catholiques, nous pouvons faire de la philosophie librement, parce que nous sommes catholiques, donc nous n’avons aucun a priori. Mais dire que c’est indémontrable est un a priori ! Et pourtant, nous n’en avons pas, nous sommes catholiques. […[9]]

Est-il possible de comprendre que l’existence existe indépendamment de la vie ? C’est pourtant très facile ! L’univers existe, et il n’a pas d’âme ; nous pouvons comprendre que la source de la vie – l’âme – est différente de la source de l’existence, ce n’est pas la même chose. Le est et la vie ce n’est pas la même chose. Notre intelligence de lumière qui n’est pas cérébrale est libre et pénètre à l’intérieur du est. Nous pouvons assister à la Messe philosophiquement ; Jésus dit : « Ceci est mon corps ». On entend « est », et avec son intellect agent on s’engloutit tout de suite dans le est ; et comme une fusée du Saint-Esprit, on rentre dans la transsubstantiation.[… [10]]

Je ne suis pas substantiellement un mammouth ; il suffit de regarder un bœuf pour voir que j’ai une ousia[11]  substantielle et lui pas. Prenez un est  qui est le plus proche de vous, votre existence : j’existe. Laissez tomber la vie, laissez tomber l’âme. Faites un jugement d’existence, et dans le est  du jugement d’existence, pénétrez substantiellement. Il y a une détermination ontologique ; c’est substantiel. Et il n’y a pas de transsubstantiation entre la substance de mon existence et la substance de son existence. C’est ce qui fait de l’Eucharistie le mysterium le plus extraordinairement profond, car l’Eucharistie est une transsubstantiation. Jamais il n’y aura transsubstantiation entre la substance de mon frère, de mon épouse, ça n’existe pas et ça ne peut pas exister ; c’est un échange de don et d’accueil de la vie. Le Père ne sera jamais le Fils, le Saint-Esprit ne sera jamais le Verbe de Dieu ; il y a une différence d’hypostase. L’Epouse ne sera jamais l’Epoux, et l’Epoux ne sera jamais l’Epouse. Heureusement, sinon nous serions tous des homosexuels.

L’ousia, l’être, est immortel. Il n’y a ni la vie, ni la mort dedans ; c’est indépendant, c’est immortel. Dès que j’ai fait l’induction entre l’ousia à partir de mon existence, je sais que je suis immortel ; c’est ce que ne peuvent faire ni l’hippopotame, ni le cormoran, car il n’y a pas d’ousia en chacun d’eux ; il n’y a pas de substance dans la colombe. Ce sont des vivants – des êtres – qui n’ont qu’une âme sensitive, mais qui n’ont aucune substance au sens métaphysique et n’ont donc pas d’intelligence métaphysique. On ne fait pas de tombe pour un chien ! Sinon, on deviendra ce que l’on contemple[12].

C’est une solidité métaphysique, existentielle ; c’est une forme substantielle. C’est la substance, c’est l’ousia.

Pourquoi ce est ? Qu’est-il ? Peut-il s’améliorer ? Si ma lumière est attirée par cette substance au point de s’y laisser engloutir, afin de m’épanouir ; serait-ce que l’existence soit plus grande que le est ?  Cette existence peut-elle être plus substantielle, plus lumineuse, plus splendide ? L’existence ne peut être plus parfaite qu’elle n’est déjà. Elle a un principe final d’accomplissement d’elle-même : l’entéléchéia, l’acte pur.

Il y a donc un principe intérieur à l’ousia et à l’existence de ce qui existe et qui est l’accomplissement métaphysique lui-même, qu’on appelle l’entéléchéia, acte pur. Mais c’est en même temps avec l’induction de la substance, dans la lumière métaphysique pure.

Je ne vois rien, mais j’ai touché l’ousia, j’ai induit l’entéléchéia, et du coup je rebondis à l’intérieur et je vois que l’entéléchéia, l’acte pur, l’accomplissement de l’existence en tant qu’elle existe dans son accomplissement final, dans son principe d’accomplissement de l’existence en plénitude qui est en elle à l’état présent, rebondit :

-          En bien : en surabondance de Bien

-          En lumière

-          En Vie

-          En transsubstantiation, en devenir substantiel

-          En unité métaphysique totale, absolue, accomplie

Il y a un débordement en cinq modalités métaphysiques, toutes relèvent de l’énergeia, de l’entéléchéia, c’est-à-dire de l’acte comme principe. Bien sûr le bien existe, il est une modalité de l’acte ; le bien attire, spirituellement on est attiré par le bien absolu, immortel, accompli. Je suis attiré par la vérité immortelle, existante : elle existe, puisque je suis en train de toucher l’existence.

Je découvre à ce moment-là, que mon amour spirituel va être comblé par le bien métaphysique immortel accompli, et là mon intelligence va pénétrer de plus en plus et devenir contemplative dans la lumière. Je suis un être de lumière, un être d’amour immortel, éternel, de bien substantiel au-delà de quoi je ne peux pas aller. On est également fait pour retrouver l’Un dans une liberté où l’unité de l’Un est une modalité qui fait la transsubstantiation du bien dans la plénitude de la lumière. J’assiste enfin au passage, à ce moment-là, de l’Acte Pur qui fait passer de rien à l’existence. Dans l’Acte Pur, on découvre la présence, la possibilité, effectivement, du devenir substantiel, à partir de ce qui n’est pas dans le devenir, parce que le devenir est toujours dans la forme, le devenir est toujours dans la vie.

Etre métaphysicien, c’est entrer dans ce domaine de recherche et de vie intérieure.

Un catholique est libre[13], il n’est pas gêné pour chercher la vérité. L’Eglise catholique, lors du Premier Concile du Vatican, au XIXe siècle, enseigne que l’intelligence de l’homme, l’intelligence normale,  – Dieu nous a créés intelligents, il nous a créés avec une puissance de vie contemplative – est capable de toucher les choses dans la vérité de manière démonstrative, in-renversable du point de vue de la démonstration par exemple[14]. L’Eglise a dit que je n’ai pas besoin d’avoir la foi, je n’ai pas besoin d’avoir la Bible, je n’ai pas besoin d’avoir la grâce divine surnaturelle pour toucher, pour voir clairement et de manière parfaitement démonstrative, scientifiquement pour voir, constater, toucher avec mon intelligence l’existence de Dieu ; la démonstration de l’existence de Dieu n’appartient pas au domaine exclusif de la foi[15]. Il s’agit ici de bon sens, d’intelligence native.

Aristote, vieux païen, a démontré l’existence de l’Etre Premier, Acte Pur, créateur de tout ce qui existe. On n’a pas du tout besoin d’avoir la foi, on sait que Dieu existe, et en plus on en a la mémoire ; j’en ai la mémoire dans la lumière et dans l’Un. Je m’en rappelle très bien, pas par mon âme, mais corporellement je m’en rappelle, spirituellement également. Mon cerveau ne risque pas de s’en rappeler, il n’était pas encore là. Ma puissance d’amour y était, mais pas la mémoire du cœur spirituel.

Les Pères du Premier Concile du Vatican enseignent : « Bien sûr, l’intelligence est capable, philosophiquement, de toucher l’existence de Dieu » ; nos docteurs ont enseigné que cela pourrait se toucher par induction analogique synthétique.

Il n’y a rien de plus facile qu’une induction. Faire un travail par exemple de démonstration scientifique de l’existence de l’espace courbe dans la relativité générale, c’est très  compliqué et c’est faux, puisqu’il y a les tachyons[16]. Les travaux d’Einstein sont faux, on le sait maintenant, tous les scientifiques le savent, tout est tombé le 11 septembre 2011 (c’est plus utile que les deux tours Jumelles de New-York), puisque les tachyons vont plus vite que la vitesse de la lumières. Mais faire une induction n’est pas compliquée, et il n’est pas nécessaire de rechercher la complication, c’est au contraire la recherche de la simplicité de intelligence normale, native et pure, le bon sens[17] ; ça fait 123 ans que l’Eglise catholique dit qu’on doit faire la démonstration de l’existence de l’Acte Premier avec l’intelligence, sans la foi.

Si notre cerveau a du mal à comprendre, c’est qu’il est imbibé d’idéologies et de préjugés, d’a priori, renforcés tragiquement par le besoin compulsif de toujours se rassurer… Ce n’était pas le cas il y a cent cinquante ans ; les esprits d’alors avaient encore une bonne dose de bon sens ! Nous avons quatre générations de formatage idéologique athée…

L’intelligence est monarchique, royale. Elle est la reine de l’univers. Nous sommes au-dessus des animaux, du dragon à sept têtes et à dix cornes. Si  on fait une induction analogique synthétique, on arrache les cornes du dragon à sept têtes et on enlève le cancer de l’infestation de l’intelligence qui est dans l’idéologie et le crachat du blasphème disant : « Dieu n’existe pas. »[… [18]] Malgré cette situation oppressante, notre intelligence n’est pas abîmée, nous pouvons toujours faire l’induction analogique synthétique ; ne nous laissons pas happer par notre cerveau qui nous dit sept fois « Non, je ne comprends rien, non c’est impossible ! » N’accusez donc pas votre intelligence native.

Quand Dieu m’a créé et que j’étais juste un petit génome, avant que je devienne plusieurs cellules, Dieu est venu de l’intérieur du poids ontologique de l’unité sponsale de mes parents à l’instant – au milliardième de seconde – où apparaît mon génome, mon individuation biologique. De l’intérieur, Il y met de l’intériorité, Il me donne une âme. Mais en même temps, Il donne l’unité de l’existence de mon corps, de mon âme et de mon esprit avec cet aspect rudimentaire d’une mémoire biologique, mais qui est dans une  mémoire de Dieu.

Une totale liberté !

Mon âme est à ce moment-là dans la lumière, la lucidité et la liberté totale ! Je ne serai jamais aussi libre que durant les quarante premiers jours de mon existence, car il n’y a pas de cerveau ; le dragon n’a pas pu y pénétrer.

Un amour enfin !

Un contact direct par la lumière métaphysique de la paternité de Dieu avec tout ce que Dieu est en train de créer et de faire exister. Un contact direct, lucide, clair, libre pour le flux et le reflux, pour la réceptivité, la communication du oui et le rayonnement de l’acte pur créateur de Dieu dans tout ce qui existe à partir de moi. Je suis responsable du monde entier lucidement à ce moment-là. Le démon, avec les idéologies athées, me transforme en personne irresponsable. Je suis responsable de l’univers[19]. Bien sûr, je ne peux pas démontrer, puisque je ne peux pas toucher là, en ce moment, ce premier instant d’une liberté à l’état pur, d’une intériorité à l’état pur, d’une présence de Dieu à l’état pur au moment où elle apparaît. C’est pourtant, pour un catholique, facile à expliquer :

Supposons que vous ayez une apparition de Dieu Lui-même, vous ne voyez pas un visage. Dieu apparaît : vous êtes sortis du monde du temps, vous êtes rentrés dans l’instant éternel de Dieu, vous voyez Dieu : eh bien !  vous ne pouvez pas L’oublier.

Quiconque a eu des visites de Dieu lui-même – pas une forme intermédiaire –, il s’en rappelle, même s’il n’est plus dans l’état de l’apparition. Dieu l’a assumé, Il est entré en lui, ça lui dure quinze jours ou trois semaines. Il n’a jamais aussi bien travaillé ni ne s’est senti aussi bien ! Il est en Dieu ! Il s’en rappelle des jours durant. Eh bien ! c’est pareil au début de notre conception : nous nous en rappelons, nous sommes encore dans l’éblouissement de Dieu pendant les trente premiers jours, les dix-neuf premiers jours, les six premiers mois. La sanctification de l’embryon est souvent possible et parfois actuée au cinquième et sixième mois. L’éblouissement ayant laissé place à la Présence, la vie surnaturelle peut prendre place. C’est dans cet état d’éblouissement en Dieu qu’hélas nous laissons s’introduire les petites inversions du péché originel, chacun à sa manière à lui. Nous le faisons très librement, très lucidement.

Aujourd’hui, vous ne pouvez pas toucher à l’existence de la memoria dei dans l’unité de la Présence créatrice de Dieu ; et c’est pour ça que les philosophes et les théologiens disent : « c’est indémontrable », et que certains ajoutent : « Et il vaut mieux d’ailleurs que l’Eglise ne s’exprime pas là-dessus !» si Thomas d’Aquin a dit quarante jours pour les garçons et quatre-vingt jours pour la fille, il n’a pas voulu dire que Dieu créait les filles plus tard que les garçons ! Il a dit : « A l’époque où je suis, le seul moyen de savoir si c’est un garçon, c’est à quarante jours, parce qu’il y a la petite boursouflure du phallus, et la fente clitoridienne n’apparaît qu’au quatre-vingtième jour », ce qui est parfaitement exact, «  et c’est à l’apparition de la masculinité et de la féminité dans l’expression formelle du corps que Dieu crée » : « Zachar u nekeva bara Elohim », et aujourd’hui, nous savons que c’est le chromosome XX ou le chromosome XY, qui détermine cela ; saint Thomas est donc d’accord avec le Pape philosophe lorsqu’il dit : « C’est à l’apparition du génome », parce que l’être humain est masculin ou féminin à cet instant-là[20].

Si nous ne pouvons pas faire la démonstration par un jugement d’existence, puisque nous n’en faisons plus l’expérience à l’état présent de l’adulte, nous pouvons faire la démonstration de l’existence de la liberté primordiale dans la mémoire biologique vivante initiale de l’être humain dans l’acte créateur de Dieu. Oui, nous pouvons le démontrer dans le sens de l’amour, mais c’est insuffisant[21], nous regarderons du côté de l’individuation dans la matière, dans les individus, substantiellement ; mais ce serait encore insuffisant, nous pouvons donc regarder du côté de la lumière, et après, nous regarderons du côté de l’apparition  de la vie dans sa source. Nous pouvons faire les démonstrations qui ne peuvent arriver à un autre moment que ce moment-là, sinon nous ne sommes pas des êtres spirituels parfaitement créés. Il faut démontrer qu’il existe nécessairement une puissance  spirituelle intérieure de liberté absolue à cet instant-là.[… [22]]

Introduction à la démonstration analogique synthétique

par conjonction de ses cinq voies d’accès

[Il s’agit d’un raccourci que nous vous proposons, en une seule page, facile à saisir, à recevoir et à voir, parce que c’est au terme des cinq voies que l’existence de l’animation immédiate est induite.]

1-      Voie d’accès philosophique à la démonstration de l’existence spirituelle propre au nouvel être par la Mémoire ontologique : on propose ici une induction analogique synthétique sur la nécessité de l’existence de cette memoria dès le génome. Pour ça, je fais référence, si vous voulez bien, à tout ce que nous avons fait ici comme exercices naturels des retrouvailles de notre memoria Dei, dans les exercices – qui durent trois minutes, c’est tout – d’Agapè pneumato-surnaturelle sur le resurgissement de la memoria Dei à partir du corps spirituel primordial. C’est pour ça que les exercices proposés en Agapè pneumato-surnaturelle se présenter toujours selon les cinq modalités.

2-      L’analyse de l’acte premier d’Aristote confirmera cette démonstration : les organes existent en actes dans les chromosomes, en acte premier, sous la forme de l’organisation active génotypique. Oh que c’est beau, ça ! […[23]] Il suffit de faire la métaphysique de l’acte d’Aristote pour comprendre que ce n’est pas parce que je n’ai pas les yeux ouverts pour voir – je vais les ouvrir – que je n’ai pas la vue. Regardez : là, je suis en acte premier (les yeux fermés) ; là je suis en acte second, je vous vois (les yeux ouverts). Ce n’est donc pas un être en puissance qui va s’actuer, c’est un acte premier dans le génome, le génotype. Il n’y a aucune modification, tous les scientifiques le savent, aucune modification entre le génotype et le phénotype : aucune, jamais, à aucun moment. Nous nous trouvons en présence non pas d’un passage de la puissance à l’acte, mais d’un passage de l’acte premier à l’acte second. Si c’est l’acte, c’est l’entéléchéia, et si c’est l’entéléchéia, il existe.

3-      Troisième argument de base pour une intervention créatrice de Dieu au premier instant : il ne peut pas y avoir de cause diminuante en ontologie. Tu existes, tu ne peux pas avoir une diminution de ton existence, l’existence existe toujours. Je meurs, j’existe encore. En ontologie, tu ne peux pas diminuer l’existence de Dieu, Dieu existera toujours, même si tu blasphèmes. Il n’y a pas de cause diminuante en ontologie. Quiconque a fait l’induction de l’ousia  et l’induction de l’énergia  et de l’entéléchéia d’Aristote, du bon sens de l’enfant, comprend ça. L’initiative sponsale et  son alliance naturelle avec la Sagesse créatrice de Dieu portent donc une « personne potentielle » dans le poids ontologique de l’unité sponsale à travers le support biologique de la tension des patrimoines génétiques du père et de la mère jusqu’au terme du processus de fécondation, et seulement jusqu’à ce terme. Oui, il y a un être en puissance, qui va passer à l’acte premier avec l’existence ontologique de sa vie intérieure. Oui, il y a un être en puissance, mais c’est avant le génome. Il y  les parents et cette unité sponsale, et dans l’au-delà de cette unité sponsale, il y a quelque chose de staminal ; il y a quelque chose qui fait que la Sagesse créatrice de Dieu rentre dans l’unité sponsale. C’est un fait, il y a quelque chose de métaphysique, d’ontologique dans cette Sagesse créatrice de Dieu qui se saisit du poids ontologique de l’unité sponsale. Regardez : le patrimoine génétique du père et de la mère se trouvent dans la même enveloppe de l’œuf fécondé, quelquefois au bout de quarante-huit heures, quelquefois trente secondes après, ça dépend, si c’est le jour sommet. Puis dans l’ovule fécondé, là, pendant trente-trois heures, le patrimoine génétique du père et celui de la mère s’apprivoisent, sont en tension. C’est une danse extraordinaire, une danse magnifique, silencieuse, pacifique dans la Sagesse créatrice de Dieu, une préparation. Toutes les séquences génétiques du futur enfant sont là, dans la Sagesse créatrice de Dieu à l’état potentiel, c’est vrai. Mais il y a un poids ontologique très fort. Ce n’est ni le père, ni la mère, c’est le poids  ontologique de l’humanité intégrale dans la Sagesse créatrice de Dieu potentielle qui est là. C’est le moment le plus sacré de l’existence de l’homme et de la femme dans la Présence  de Dieu. On ne doit pas toucher à ça. Pilule du lendemain, une faute majeure[24] !  Ce n’est pas un avortement, mais c’est l’acte sacrilège à l’état pur, et pourtant, il n’y a pas d’enfant encore. Et d’un seul coup, le voile mitotique se déchire, et en l’espace d’un milliardième de seconde, toutes les séquences génétiques de tous les chromosomes du père et de la mère se déploient. Les bases azotées A (Adénine), C (Cytosine), G (Guanine) et T (Thymine) sont condensées dans un ressort très fin, lui-même condensé au point que si on déployait tous les chromosomes sans s’arrêter, sans aucune séparation moléculaire, on irait avec un seul génome de la terre jusqu’au soleil. Tout cela explose en l’espace d’un milliardième de seconde, se recompose et fait le génome. Et certains osent dirent : « Oh, attendons encore dix-neuf jours, l’implantation, pour toucher à quelque chose de sérieux ! » Mais il y a un problème à ce moment-là : la tension biologique et le poids ontologique de l’unité sponsale dans la Sagesse créatrice potentielle de Dieu n’existent plus, elle n’a plus son support biologique puisque c’est un génome qui a remplacé, et donc il y aurait une rupture ontologique, une diminution en ontologie, un vide. Or, c’est cela qui est strictement impossible, ontologiquement. Donc l’acte créateur se situe au plus tard à la disparition du poids ontologique de l’unité sponsale dans la fécondation inter-gamétique. C’est là une démonstration. […[25]]

4-      La métaphysique de l’individuation porte avec elle l’Energie de cette démonstration analogique du côté de la matière vivante et de la substance. Mais oui, la matière vivante organisée donne une individuation. Il n’y a aucune chance que votre mémoire génétique puisse être reproduite. Une des propriétés de l’ousia, de la substance, lorsqu’elle s’inscrit dans une matière, est l’individuation. La substance est individuée, c’est une des modalités de la substance… : ça sent le roussi ! Du côté de la matière, c’est une individuation, c’est absolument clair, et de la substance : devenir substantiel. C’est l’individuation qui montre ça.

5-      Cinquième voie d’accès : la nécessité Ethique du Bien, le Bien en soi. J’ai fait l’induction de l’entéléchéia,  de l’acte, donc je sais que c’est un accomplissement métaphysique indépendant du temps, de l’espace, de la création, de notre univers, qui existe, qui est la cause finale de l’existence de ce qui existe dans l’existence, indépendamment de l’avant et de l’après. La nécessité Ethique du Bien se conjoint à la réalité métaphysique de l’Un. L’Un, c’est la modalité de l’acte dans le bien, la lumière, le devenir substantiel, la vie à l’état métaphysique. Il y a cinq modalités. Si vous dites à Aristote qu’il n’y a que quatre modalités de l’entéléchéia, il va dire : « Mon Dieu, encore un crétin ! » L’Un devient l’objet originel de l’intériorité vivante libre dans le Don, montre que l’éthique ne peut rien comprendre aujourd’hui, ne peut rien dire sans cette métaphysique primordiale de l’Un, du Bien, de la vie, de la lumière et du devenir substantiel. Les cinq modalités de l’acte posent la nécessité de poser dans l’Un une puissance originelle de liberté, de vie, de Bien, dans le devenir substantiel de l’ontologie humaine.

Nous voyons très bien les quatre premières modalités de l’acte dans les quatre voies d’accès :

1-       Bien sûr que nous sommes un être d’amour au-delà de tous les amours de la terre, de la création et de l’univers, bien au-delà.

2-      Bien sûr que nous sommes un être de lumière pour voir la substance des choses.

3-      Bien sûr que nous sommes un être qui n’existait pas et qui est apparu à l’existence substantiellement.

4-      Bien sûr que nous avons une vie métaphysique spirituelle pure, que nous ne sommes pas des hippopotames.

Et puis, il y a une des modalités de l’acte qui se balade là, qui semble ne correspondre à rien. Elle a forcément un récepteur. On l’appelle la memoria Dei. C’est la puissance de liberté dans l’Un : Je suis libre par rapport à tout ce qui existe. Nous sommes unis les uns aux autres et nous nous donnons dans cette unité substantielle de tout, c’est une liberté totale. Quand je suis un peu séparé de mon mari, quand il y a une division, nous ne sommes plus libres. Quand l’unité est totale, nous sommes libres. Petite image de ce que nous avons vécu que nous gardons encore, que nous pouvons faire revenir par a mémoire ontologique. Je viens de faire monter les cinq modalités successivement en leur causalité respective. Et maintenant, j’établis l’induction analogique synthétique :

a-       Je prends la cinquième modalité dans la première

b-     Je prends la deuxième modalité dans la troisième

c-      Je prends la quatrième modalité dans la cinquième et la deuxième ;

J’y suis : induction analogique synthétique.

Je sais, philosophiquement, que j’existe depuis l’apparition du génome. Et je peux retrouver ça quand je veux à l’état adulte, multiplié par des milliards de fois, parce que j’ai aujourd’hui des milliards de cellules.

Tu peux retrouver ta liberté à l’état pur quand tu veux. Le Pape Jean-Paul II disait : « La liberté du don s’exprime dans la lumière à l’apparition du génome, expression de la signification ontologique de l’unité sponsale dans son aboutissement en Dieu. Tel est l’homme et la femme. »

Vous comprenez bien ! L’Un, c’est le repos, c’est la base, c’est la liberté. Je m’enfonce dans l’Un, c’est : je m’enfonce en Dieu lorsqu’il me crée, et de plus en plus, alors l’Un va à son accomplissement dans le Bien.

C’est ça, la vie humaine. C’est de la philosophie. Et quand l’Un se conjoint au Bien, c’est l’Ethique. Quand l’Un se conjoint au Bien, c’est toute notre vie.

Quand Plotin, qui était philosophe, était dans sa grotte – c’était un ermite –, en tant que professeur de philosophie, il ne disait jamais rien qui ne soit le débordement de sa contemplation surabondante et actuelle. Ses élèves de philosophie venaient à lui pour réveiller l’intelligence. Plotin leur disait : « J’essaie de conjoindre l’Un, le Bien qui est en moi et le Bien, l’Un  qui est dans l’univers » et il rentrait en extase, il était pris, assumé. Alors les élèves partaient et ils revenaient le lendemain pour la suite du cours.

On n’a pas besoin d’avoir la foi pour être saisi par l’Un et le Bien, mais une fois que je suis saisi, assumé par cette rencontre, ce flux et ce reflux, entre l’Un et le Bien, c’est-à-dire la base et l’accomplissement, alors à ce moment-là je suis libre d’aimer, de me plonger dans la vérité et de recevoir la lumière surnaturelle de la foi qui est tout autre chose et qui donne à la liberté de Dieu Lui-même de s’exprimer à travers moi.

L’intelligence est monarchique. Dieu existe, et nous aussi. L’intelligence angélique est au-dessus de nous, l’intelligence sortie des mains de Dieu est au-dessus de notre intelligence d’adultes, voilà pourquoi il faut s’approcher de Dieu dans la petitesse, pour être libre dans une intelligence indépendante, autonome, libre, et se débarrasser de toute inquiétude.

Voilà, c’était une petite récréation philosophique. Aristote disait : « Il faut quarante ans de métaphysique pour comprendre ça : », mais vous voyez comme le Bon Dieu, Jésus, nous redonne une intelligence. Il fait que nous voyions, et nous comprenons.

 

Je vous salue Marie pleine de grâce,

le Seigneur est avec vous.

Vous êtes bénie entre toutes les femmes

et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu,

priez pour nous pauvres pécheurs,

maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen.

 

 

 

 

 


[1] Occam, 1290-1349, fut un farouche opposant de st Thomas d’Aquin ; nominaliste, fondateur des idéologies modernes ; il prétendit qu’il était impossible de connaître Dieu en dehors de la Révélation et s’opposa à la métaphysique d’Aristote et de Thomas d’Aquin. Sa scolastique est aussi qualifiée de cabala ; c’est-à-dire d’ouvrage sur lequel se basent tous ceux qui s’opposèrent et s’opposent au Magistère. Il mourut excommunié et sans repentance.

[2] On  appelle ça le PPP2. Perspective en Personnalisation Profonde. Catholiquedu.free.fr (Agapé pneumato-surnaturelle 9. 10. 11. Et 12.

[3] Dieu veut que nous comprenions la Vérité, comment sans cela pourrions-nous répondre à la demande d’amitié que Jésus nous adresse ?

[4] Elle n’est certes pas une fin en elle-même, mais elle est une nécessité pour appréhender la Vérité qui est Dieu ; ne faut-il pas comprendre l’acte de Dieu et l’acte de l’homme pour éclairer notre jugement afin de décider     selon le libre mouvement de notre conscience ?

[5] Commencement

[6] C’est le seul moyen de laisser la vérité nous habiter et la condition impérative pour se redécouvrir libre.

 

[7] C’est une des conséquences majeures et directes de la scolastique d’Occam qui a prétendu qu’on ne pouvait comprendre Dieu ni son acte en dehors de sa Révélation ; et ce faisant, il a pris le contre-pied de saint Thomas, le docteur angélique.

[8] Les bouddhistes pénètrent avec une chignole dans la source de leur vie, s’engloutissent dans le principe même de leur vie dans l’état anatnamique de passivité, de réceptivité d’amour, de lumière et de compassion cosmique de toutes les sources de vie, et c’est pour ça qu’ils disent que Dieu n’existe pas.

[9] [Mon frère est allé aux Semaines Sociales à Paris. Les plus intelligents de tous les catholiques de France et d’Europe vont aux Semaines Sociales à Paris, ils sont deux à trois mille catholiques. Il y a bien sûr quelques ‘frères du réseau’ qui rentrent dedans, ils sont là ! Il y avait le représentant de la parole la plus intelligente de l’Église catholique, de la religion catholique en France, dans le comité de bioéthique fondé par Jospin. Ça discutait par sous groupes de vingt, et ensuite tout le monde se retrouvait. Les Semaines Sociales, c’est très vivant, très intéressant. Mon frère jumeau était là. Il dit : « Ça fait deux jours que nous tournons autour du pot en disant : «au deuxième jour vinrent les questions de l’Assemblée plénière sur la question de la dignité ontologique ? » – puisqu’il s’agissait de parler du clonage – « Est-ce qu’il y a quelque chose, ontologiquement, dans ce début ? Est-ce que c’est seulement potentiel, et puis ça va se développer petit à petit ? Finalement quand peut-on dire qu’il y a une âme spirituelle dans l’embryon qui a été conçu ? » Il est vrai que plusieurs personnes interrogeaient en évoquant des affirmations de Jean-Paul II en 1998 et même Pie XII (encyclique Sui Generi) Les caméléons aiment gober les moustiques, mais nous, non ! Il faut voir à quel point nous sommes devenus tarés, pour gober des trucs pareils ! Les plus intelligents de la terre ! Et c’est à peine caricaturé ! La réponse  fut déportée successivement du biogénéticien (Axel Kahn) au philosophe (éthique) et de ce dernier au politique (JF Mattei) qui, estimant ne pouvoir répondre se tournèrent vers le religieux (P. Olivier Dinechain); ce dernier répondit que l’Eglise ne s’était pas décidée sur la réponse à cette question, évoquant deux courants l’un traditionaliste ou créationniste de l’animation immédiate, et l’autre de l’animation tardive » manifestement sa préférence allait vers le second courant de « pensée ».

Des sous groupes furent constitués dont un de 5 à 700 personnes le plus important, traitait sur le thème « Eglise et bioéthique » en présence du représentant de l’Eglise catholique au Comité de bioéthique (le P7re de D.°Donc, mon frère dit : « Puisque nous sommes entre chrétiens, est-ce qu’on ne pourrait pas suggérer qu’il y a eu une parole du premier philosophe de l’histoire de l’humanité qui est devenu Pape ? Il a dit là-dessus une phrase : « L’âme spirituelle est créée par l’Acte pur, le Créateur, Dieu, à l’instant où apparaît le génome ». »

Premier cercle : « Oh, oui, mais enfin… ».

Puis l’après-midi, avec les milliers de personnes – on est autorisé à se lever –, à un moment mon frère se lève et il dit : « Puisque nous tournons autour de cette question, est-ce qu’on pourrait s’autoriser à dire que le Pape Jean-Paul II a dit une chose sur ce sujet, et qu’il a probablement des raisons de l’avoir dit, d’ailleurs, puisqu’il est philosophe, il y a un jugement d’existence derrière : « C’est à l’apparition du génome que l’acte pur créateur de Dieu apparaît pour donner la vie spirituelle de l’homme » ? » Alors le représentant de l’Eglise catholique au Comité de bioéthique (le Père de D. ) s’est levé et il a dit : « Moi, je suis un théologien » – il était gonflé d’ailleurs de dire ça – « et je peux vous dire la mysoginie de saint Thomas d’Aquin : par exemple, saint Thomas d’Aquin a dit que c’est au bout de quarante jours que Dieu crée l’âme dans l’embryon pour un garçon, et au bout de quatre-vingts jours, deux fois plus de temps, pour une fille. Et Rome l’a déclaré Docteur de l’Église :C’est ça, la théologie ? Alors il vaut mieux que l’Église se taise, et le Pape, n’en parlons pas. » Tout l’auditoire s’est levé  applaudissant pendant au moins une minute… Il y avait un seul catholique, qui disait : « Peut-être que le Pape a dit quelque chose », et les autres, quand il l’a simplement suggéré, se sont levés de cette manière : il n’avait plus qu’à se taire… comme le Pape !!! Voilà l’état dans lequel nous sommes. Alors peut-être qu’il faut arrêter d’être idiot.

Et quand Yves Dupoyet et l’autre jumeau allaient au Vatican pour voir les théologiens les plus proches du Saint-Père, pas un seul parmi ces théologiens n’acceptait ce que le Saint-Père avait dit : « Ce n’est pas acceptable », « Il faut le cacher, il ne faut pas en parler », « C’est idiot ». Vous voyez l’état des lieux de l’intelligence ? C’est incroyable ! Pourtant, des métaphysiciens, il y en a dans le monde ! Quand on les voit à Paray le Monial, qui défilent par centaines, par cohortes comme les chevaliers, portant la bannière de la vérité…]

[10] [Il n’y a pas de transsubstantiation dans la vie. Parce que la substance est la forme métaphysique du est. C’est extrêmement facile. L’intelligence est capable d’induire à l’intérieur du est cette détermination métaphysique qui fait que est existe dans le est : c’est l’ousia. L’être est substantiel. L’âme n’est pas substantielle, elle n’est substantielle que si elle existe spirituellement, parce que l’esprit est l’ousia de l’âme, parce que l’âme existe. C’est quand même très différent : j’ai un corps, j’ai une âme et j’ai une vie substantielle, l’esprit. Je ne suis substantiellement pas un mammouth. Il suffit de regarder un bœuf pour voir que j’ai une ousia substantielle.

[11] Se dit également en français : substance.]

[12] Ça c’est de la philosophie.

[13] Plus que tout homme, un catholique est libre, d’une liberté intérieure et extérieure ; il est libre de toutes entraves. Il jouit de la plénitude sacramentelle, de par sa foi, il se nourrit de la plénitude de la Vérité, même s’il ne parvient pas à l’appréhender dans son intégralité du point de vue intellectuelle, car la Vérité c’est Jésus-Christ, c’est une Personne.

[14] Ici, les Pères de ce concile, condamnèrent définitivement, les propositions affligeantes et destructrices d’Occam ; et tout l’effort  de l’Eglise et de certains intellectuels, qui ne se trouvent ni dans les courants libéraux, ni dans les courants très fondamentalistes, travaillent inlassablement à dégager les esprits droits de cette gangue mortelle. La scolastique occamienne est directement la source putride de tous nos maux actuels.

[15] Socrate crut naturellement en un Dieu unique, Platon en reconnut le principe universel, Aristote le démontra sans pouvoir pénétrer surnaturellement en Lui.

[16] Ce qui s’appelle aussi : les neutrinos ; cellules de matière se déplaçant plus vite que la lumière.

[17] Gardons-nous aujourd’hui et plus qu’hier, du discours de la science qui essaie de nous faire comprendre des choses en nous faisant mémoriser des idéologies, des principes, des a priori, et nous répétons alors bêtement les propagandes. Il faut faire attention !

[18][Quand je dis à ma mère : « Lâche-moi les baskets, enfin ! Laisse-moi respirer ! », c’est l’existentialisme de Sartre. « Mais tu me blesses, là, tu ne vois pas que tu me traumatises ? », c’est la deuxième tête du dragon, c’est Freud, « Vite une cellule de crise ! ». On fait une échographie : « Oh là ! Vite, la morphine ! » : positivisme. C’est de l’athéisme militant. « Enfin, qu’est-ce qu’il dit, lui ? Attends, contredire, et on va voir ce qui reste ! » : Hegel : on n’écoute plus, on analyse, on ne cherche plus la vérité, on cherche à être au-dessus pour juger, on n’est plus disciple. Enfin, les sept têtes du dragon ! Nous sommes bouffés par ça, c’est un cancer du cerveau.]

[19] Et même avec l’Eucharistie – c’est autre chose, ce n’est plus de la philosophie – je suis responsable de Dieu. Dieu fera ce que j’en fais. Il lâche tout. Il se donne dans l’Eucharistie, ça dépend de ma foi. Je suis responsable de Dieu. Mais ce n’est pas de la philosophie, et on ne peut pas expliquer ça à Marx.

[20] Comme on le voit, avoir du bon sens est important aujourd’hui !

[21] C’est insuffisant, parce que ça pourrait venir d’un démiurge…

[22] [Si je n’ai pas pris les cinq modalités de l’entéléléchéia  pour aboutir à la même conclusion, je n’ai pas fait la démonstration. Si je n’en fait  que quatre, la démonstration métaphysique n’est pas parfaite. Mais si j’ai les cinq voies d’accès pour y aboutir en même temps, alors ça y est, c’est une démonstration irrécusable, in-renversable, personne ne peut la critiquer. C’est philosophique et je n’ai pas besoin d’être croyant pour savoir que Dieu crée l’âme spirituelle à l’instant de l’apparition du génome.]

[23] [Eh oui ! les attardés, ceux qui ont cinquante ans de retard disent : « » Quand c’est un petit, c’est une petite cellule, puis quelques jours plus tard c’est un amas de cellules, c’est comme du sperme, c’est gluant, ce n’est pas intelligent ce truc-là ! » Ah bon ? ce n’est pas intelligent ? C’est toi qui es bête. « C’est en puissance, potentiellement ; ça va devenir un jour un être intelligent ». Parce que toi, tu es intelligent maintenant, et là tu n’es pas intelligent ? Tant que tu n’es pas bouffé par les idéologies athées, tu n’es pas intelligent ? Donc la seule intelligence, c’est celle qui vient du dragon ? Donc Dieu n’a créé comme intelligence que le dragon, et toi tu n’es pas intelligent ?, tu n’es pas spirituel ? Il y a un problème, là ! Les gens attardés disent : « C’est un être en puissance, c’est déjà la puissance à être actué dans l’être humain, c’est une vie incarnée, le corps vivant d’un individu qui va exister, donc il est potentiel. Il est en puissance, il n’est pas en acte. » Eh bien ce n’est pas vrai.]

[24] La pilule du lendemain est une pilule abortive ! Elle intervient en principe entre l’heure zéro de l’accouplement et la trentième heure ; elle s’oppose à l’acte créateur de Dieu puisqu’elle empêche la formation du génome ; toutefois elle peut être prise au-delà de la trentième heure, ce qui de vient alors un avortement puisque le génome est formé. Au-delà de la trentième heure, cette pilule peut produire de très graves incidences sur la santé de la mère irrémédiables.

[25][Chacune est une démonstration, mais elle ne suffit pas, parce que : « ça, ma foi, on le voit chez l’animal aussi. Et vous dites bien que Dieu ne crée pas l’âme de l’animal. Alors ? » C’est vrai, Dieu ne crée pas l’âme de l’animal (l’animal a une âme sensitive sans substance).

22 décembre 2012

« Français vous êtes cocus et contents de l’être… »

Classé dans : LA CITE DE L'HOMME - CITE DE DIEU — domanova @ 12 h 23 min

 

« Français vous êtes cocus et contents de l’être ! »

 

 

« Y a-t-il encore une culture démocratique

dans les instances de notre pays ? »

 

de

 

Pierre-Charles Aubrit Saint Pol


 

La question peut être posée différemment : « Y a-t-il encore le respect de la liberté de conscience dans nos institutions ? Question qui porte sur les fondements mêmes de la démocratie.

Le journal « Le Monde », en date du 20/12/2012 a publié une lettre ouverte[1] que quarante députés socialistes ont adressée au président de leur groupe.

Depuis la création de la Cinquième République, la question se pose ; peut-on, objectivement, considérer cette constitution comme réellement démocratique ?

Au nom d’une pseudo-stabilité des institutions et des majorités, n’est-ce pas précisément une lente, mais inexorable confiscation de la démocratie et du non-respect de la liberté de conscience qui nous sont confisqués ?

La  durée du mandat présidentiel réduite à cinq ans au lieu de sept, voulue par Giscard d’Estaing pour se venger de Chirac, a aggravé et accélérée la – corruption – de l’exercice du pouvoir politique. Il ne s’agit pas des « affaires », mais bien de la corruption des institutions et de l’exercice du pouvoir.

On touche ici, à la nécessité de revenir à la proportionnelle et à l’extension des primaires pour la désignation de tous les candidats, pour tous les mandats.

Car comment justifier l’irrespect de la liberté de conscience qui est inscrite dans la « Déclaration Universelle des Droits de l’Homme » et reprise par notre constitution ? si les majorités constituées, au nom de l’unité du parti et de la solidarité, imposent le déni de cette même liberté. Il semble donc bien certain que nous sommes en présence d’un régime très autoritaire et  qui, par son mouvement naturellement pervers, tend vers la dictature.

Il faut se souvenir que dans l’Ancien Régime, le Roi de France, n’avait jamais, à aucun moment, réuni un pouvoir aussi étendu sur le peuple de France… et nous nous taisons ! simplement contents d’avoir du pain et des jeux. Peut-être qu’aujourd’hui, les injurieuses paroles de De Gaulle « Français vous êtes des veaux ! » se justifient-elles ?

La logique de nos institutions en l’état actuel est d’aboutir à la dictature qui sera suivie de l’effondrement radical de la République et de toutes ses institutions, et ce sera alors le retour du Roi que j’appelle de tous mes vœux. Il est clairement établi, pour ceux qui ont l’intelligence de l’histoire et qui aiment leur pays, que seul le retour du Roi serait réellement profitable aux Français et au monde.

 

Il est invraisemblable que le pouvoir politique puisse indûment dévier le peuple de la loi morale naturelle sans qu’il puisse s’établir un débat réellement démocratique ! Nous sommes en présence d’une dictature idéologique décidée dans les souterrains des sociétés secrètes antichrétiennes et antifrançaises ; elles reçoivent leurs directives des instances occultes : illuminatis et fraternité blanche. C’est ce même pouvoir qui imposa, au Président Pompidou, la loi obligeant l’Etat à emprunter aux banques privées et non plus à la Banque de France[2] ce qui nous vaut toutes ces épreuves économiques, sociales et le bouleversement de la diplomatie envers les Etats du Moyen-Orient dans lesquels vivent de fortes communautés de chrétiens. Il faut appeler un chat, un chat ! Nos personnels politiques s’approchent à pas de loup de la forfaiture ! Nous le constatons par le mépris non –dissimulé qu’ils ont envers le peuple. La loi dite : mariage pour tous, si elle vient à être votée, et sans doute le sera-t-elle, enlèvera toute légitimité aux élus et aux institutions liées à cette constitution. On nous dit qu’il est interdit de faire la grève de l’impôt, peut-être ! mais quand il n’y a pu de légitimité, nul n’est alors tenu au respect de la loi.

Le Conseil Constitutionnel peut annuler cette loi et toutes celles qui, en amont, auront subi les violations explicitées plus haut, car un élu, quelle que soit la majorité à laquelle il appartient, est d’abord un élu du peuple, sa légitimité ne vient plus de ses seuls électeurs, mais de la reconnaissance universelle de son mandat du point de  vue de la légalité du vote, sanctionnée par le Conseil Constitutionnel dont le jugement se fait au nom du peuple souverain. Il est donc légitime d’opposer sa liberté de conscience même au gouvernement de sa majorité…

Français vous êtes cocus et contents de l’être !



[1] « Cher Président, Nous tenons tout d’abord à te dire que nous n’avons pas du tout apprécié la manière directive qui nous a privé de parole et de débat sur un sujet aussi sensible que la PMA.

-Nous te rappelons que cela ne figure pas dans l’engagement 31 de François HOLLANDE ;

-Le Président de la République a lui-même déclaré récemment et publiquement sur les antennes que s’il avait voulu la PMA il l’aurait faite inscrire dans le projet de loi. Il ne pouvait pas être plus explicite.

-Nous sommes 296 membres du groupe et certains retenus en Commission n’ont pas pu s’exprimer.

-Nous te demandons  ne pas nous inscrire comme signataire de l’amendement sur ce sujet dans le cadre du projet de la loi mariage  pour tous.

Merci de respecter notre liberté de conscience.

Bien cordialement. »

Signataires : BACQUET Jean-Paul, BAPT Gérard, BARBIER Frédéric, BOISTARD Pascale, DA SILVA Carlos, DESSUS Sophie, DUMAS Françoise, DUMAS William, FAURE Martine, FOURAGE Hugues, GAGNAIRE Jean-Louis, GOUA Marc, GOUGET Jean-Claude, HABIB David, IBORRA Monique, IMBERT Françoise, JUNG Armand, LACUEY Conchita, LE BRIS Gilbert, LEMASLE Patrick, MALLE Jean-Philippe, MESQUIDA Kléber, PEREZ Jean-Claude, POTIER Dominique, ROIG Frédéric, SAUGUES Odile, SAVARY Gilles.

[2] Dispositions prises en catimini sous les conseils insistants du banquier Rothschild et le représentant en France de la fondation Rockefeller, information communiquée par Marie-France Garaud, conseillère du Président Pompidou.

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